année 2007

RÉSEAU de DOCUMENTATION

des ECOLOGISTES

Morceaux choisis par biosphere :

1. L’ensemble de la planète est indivisible. Tous les éléments constitutifs de la biosphère sont interactifs. C’est-à-dire que rien de ce qui vit sur la planète ne fonctionne à lui tout seul,  pour lui tout seul.

2. L’homme sait, au fond de lui, que pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée. Comme une mère !

3. Tant que l’humain et la nature ne seront pas placés au cœur de nos préoccupations, l’évolution positive de l’histoire est impossible.

4. Tout ce que la nature génère, elle le recycle ; il n’y a pas de poubelle, c’est nous qui avons inventé cela !

5. Un camion de tomates a quitté la Hollande pour l’Espagne. Dans le même temps, un camion de tomates quittait l’Espagne pour la Hollande. Ils se sont percutés à mi-chemin, dans la vallée du Rhône. On est, loi du marché oblige, en pleine chorégraphie de l’absurde.

6. Une frugalité heureuse et joyeuse doit être considérée comme une option morale, mais aussi comme une démarche politique et de légitime résistance à la dictature marchande.

7. On peut produire biologique tant qu’on voudra, si les hommes ne changent pas, l’agriculture biologique ne changera pas grand chose. Il faut que chaque être humain prenne conscience de ses responsabilités.

8. Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer solaire et… exploiter votre prochain !

9. Une civilisation essentiellement urbaine n’est plus en contact avec les forces vives de la vie. Comment nous repérer par rapport aux forces auxquelles nous devons notre existence alors que nous n’avons plus de contact avec elles ?

10. Il y a aujourd’hui une pensée urbaine réductrice qui pousse à tout virtualiser et produit un être humain consentant et adapté.

11. Nos enfants sont élevés « hors-sol », comme les produits de l’agriculture moderne, dans un milieu artificiel, sans rapport avec la nature, alors que celle-ci est un livre ouvert où il y a tant à découvrir.

12. La télévision s’ouvre comme une vaste fenêtre sur le monde comme pour nous faire oublier l’espace exigu de notre quotidien.

13. La prolifération des écrans et l’usage immodéré qui en est fait par des enfants de plus en plus jeunes, ne peut que contribuer à les éloigner du monde concret et de la nature pourtant indispensable à leur équilibre.

14. La question n’est pas seulement de savoir : « Quelle terre laisserons-nous à nos enfants ? Mais tout autant : quels enfants laisserons-nous à cette terre ? »

15. Les religions devraient être au front de l’écologie. Toutes proclament que notre planète est l’œuvre du créateur, mais aucune ne s’offusque de la voir polluée et détruite. Il y a là une sacrée contradiction.

16. Il pourrait y avoir une magnifique plate-forme entre les religions qui pourraient s’entendre autour de ce dénominateur commun : protéger la terre, l’eau, la planète, la vie ; honorer « l’œuvre divine ».

17.  Prendre conscience de notre inconscience est le premier pas vers une véritable libération.

En définitive la charte internationale pour la terre et l’humanisme à l’initiative de Pierre semble proche de l’écologie profonde : « Nous nous engageons à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains ». Arne Naess écrivait déjà en 1971 dans son manifeste de l’écologie profonde : « Le bien-être et l'épanouissement de la vie humaine et non-humaine sur Terre ont une valeur intrinsèque. »