Mois : avril 2016

Bon anniversaire Nicolas HULOT, et vivement 2017

Nicolas Hulot est né le 30 avril 1955 à Lille. Il envisageait déjà en 2007 sa candidature à l’élection présidentielle pour que les questions écologiques urgentes pèsent dans la campagne électorale. Il écrivait sur son site : « Il faut placer les enjeux écologiques au cœur de l’élection présidentielle ! 9 Français sur 10 estiment nécessaire de changer profondément de politique pour faire face au risque écologique, 52 % souhaitent que la protection de l’environnement soit parmi les objectifs prioritaires du futur président. À l’aube des élections, je lance un appel à la raison en espérant que les candidats de l’ensemble des partis s’emparent de ces questions et fixent des priorités. Je souhaite que les politiques placent ces enjeux au cœur de leurs programmes électoraux. La Fondation et moi-même allons mettre toute notre énergie pour convaincre les candidats en ce sens. » Il se retire en janvier 2007, après la signature du Pacte écologique par les candidats des partis dits « de gouvernement ». Il a écrit plusieurs livres, seuls ou en association avec le comité d’experts qui le conseille. Un film réalisé avec Jean-Albert Lièvre, Le Syndrome du Titanic, marque sa radicalisation en octobre 2009 .

Pour la présidentielle 2012, il se sent obligé de participer à la primaire des écologistes. Il écrira : « Une candidature en solitaire aurait été une déclaration de guerre à EELV. C’est un regret que j’ai encore aujourd’hui, j’aurai dû me présenter seul, sans parti. Je voulais créer un nouvel imaginaire collectif. Construire un monde. Ne plus le regarder se défaire devant nos ordinateurs… En me présentant sous une étiquette, je me suis réduit à une formation politique. Lors des primaires, Stéphane Lhomme va trouver là une occasion de pouvoir proclamer au monde toute la haine qu’il me voue. Une haine sans limites dont la violence me stupéfie… (Plus haut que mes rêves – Calmann-lévy 2013)» C’est Eva Joly qui sera désigné par l’aveuglement des votants.

Pour la présidentielle 2017, sa candidature est plus que probable si on en croit sa cote de popularité. L’institut de sondage ODOXA* a sorti son baromètre politique d’avril 2016. Avec 42% au palmarès de l’adhésion, N. Hulot devance A. Juppé (40%) pourtant grand champion des sondages. Juppé est aussi détrôné par Hulot qui apparaît à la fois comme la personnalité la plus appréciée ET la moins rejetée. Nicolas fait également un score tout à fait remarquable auprès des sympathisants de gauche qui le positionnent comme leur personnalité préférée avec 55% d’adhésion, ex-aequo avec Martine Aubry. Notons que 57% des Français espèrent un « renouveau de la classe politique » avec des personnes qui n’ont pas déjà eu le pouvoirs d’Etat. Alors, Nicolas Hulot au second tour de la présidentielle 2017 comme cela s’est pratiqué récemment en Autriche ?

* http://www.midilibre.fr/2016/04/26/presidentielles-2017-hollande-s-effondre-hulot-et-macron-s-envolent,1322745.php

Secret des affaires ou transparence, un choix facile

Transparence démocratique contre secret des affaires, la controverse est vite tranchée quand on pense que la concurrence est un des principaux défauts de notre système économique. La disposition du «plan Macron 2015» qui prévoyait de protéger le secret des affaires a été rejetée par les députés en février 2015. ­Motif : la protection des journalistes et des lanceurs d’alerte était jugée insuffisante. Il ne s’agit pas simplement de dénoncer l’évasion fiscale, défendre la santé publique ou l’intérêt général, il s’agit de promouvoir la coopération entre entreprises et non la recherche du profit accaparé. Pourtant le Parlement européen adopte à une large majorité la directive sur la protection du «secret des affaires » pour préserver des informations stratégiques afin d’obtenir ou de conserver un avantage concurrentiel, il défend clairement le système libéral. D’ailleurs la définition du « secret des affaires » présente des contours tellement larges que toute information interne à l’entreprise peut potentiellement en faire partie. Les entreprises devront seulement prouver qu’elles n’ont pas autorisé l’obtention ou la publication du secret, tandis que les citoyens devront démontrer au juge qu’ils ont agi de façon compatible avec une des exceptions prévues… Ce sera l’intimidation permanente*.

Daniel ­Lebègue, président de la branche française l’ONG Transparency International rappelle que la transparence est un principe essentiel des démocraties modernes, et pourquoi ce principe doit s’appliquer au monde des affaires. D’abord, «il est inscrit dans la Constitution française », du fait de l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui lui sert de préambule : «La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.» Ensuite, on le retrouve dans toutes les démocraties représentatives. M. Lebègue détaille : « La volonté de transparence est au cœur des révolutions républicaines française et américaine, premiers régimes décidés à en finir avec l’arbitraire et le régime du secret des monarchies.»

Tous ceux qui exercent des responsabilités socio-politiques sont redevables de leur mandat devant les citoyens. Pourquoi les grandes entreprises y échapperaient-elles ? Tout profit accaparé par une entreprise et ses actionnaires est enlevé à l’intérêt commun. Des trois modes de régulation des rapports sociaux, la coercition, la coopération et la concurrence, l’idéologie libérale n’a voulu retenir que la troisième. L’idée qu’il faut continuer à mettre de la concurrence partout et tout le temps est devenue non seulement anachronique, mais dangereuse quand les ressources naturelles deviennent limitées. La bonne chose à faire est d’encourager la coopération et s’assurer que ses rentes seront limitées à ce qui est nécessaire pour assurer le bon fonctionnement de chaque entreprise. Notons d’ailleurs que la concentration des entreprises qui découle paradoxalement de l’évolution du capitalisme n’est, au-delà des apparences, que l’expression d’une coopération pragmatique, une institutionnalisation progressive. Le principe fondateur d’une activité économique n’est pas la concurrence comme le croit les libéraux, mais tout au contraire la coopération entre entreprises et consommateurs…

* LE MONDE du 29 avril 2016, Secret des affaires, transparence : où placer le curseur ?

Faut-il vraiment du tout-numérique à l’école ? NON

En novembre 2014, le Président de la République annonçait que tous les élèves de 6e seraient dotés de tablette dès la rentrée 2016. Il est fait de l’utilisation du numérique au collège une priorité…. Les adolescents passent de plus en plus de temps devant les écrans. On sait que cela entraîne des problèmes de concentration, des troubles de l’attention, du sommeil, voire de véritables addictions. Nous savons que certains parents sont dépassés par cette situation. Face à ce qui est devenu un fléau de société, que propose l’Education nationale ? Un temps supplémentaire accordé au numérique ! C’est bien la première fois qu’on préconise l’augmentation des doses dans un problème d’addiction.

De plus, les jeunes sont habitués aux effets techniques les plus époustouflants et le numérique que nous leur proposerons en classe sera toujours terne comparé à celui dont ils ont l’habitude. Ce n’est pas le numérique qui donnera aux élèves de l’appétence pour le savoir. Le numérique au collège pose également la question du divertissement. S’il existe peu de manière de détourner l’usage d’un cahier ou d’un livre, l’outil informatique, en soi, est un appel à des détournements illimités et les plus divers. Les tablettes sont connectées et les élèves iront forcément sur des sites non autorisés. La forme même du numérique entraîne le divertissement. L’élève n’est pas invité à une lecture profonde, mais bien plutôt à survoler de courts documents et à sauter de liens en liens. Ce type de lecture entraîne une discontinuité de la pensée et ne favorise pas la concentration. Nous disposons de suffisamment de recul pour savoir que pour construire une pensée il faut de la lenteur, de la concentration et du lien entre les connaissances. Soit l’exact opposé des valeurs portées par le numérique : vitesse, aspects ludiques et zapping. Devant une tablette, les élèves picorent du savoir, ils ne s’en imprègnent pas.

Sans numérique, les enseignants souffrent déjà des remarques continuelles et intempestives. Le numérique en classe va amplifier ce phénomène d’autant plus que la parole du professeur, son autorité seront sans cesse mis à mal par « l’apparente objectivité de ce qui est en ligne ». Il n’y a pas sur le net de hiérarchisation de l’information. Enfin soyons conscient que le numérique sera à l’origine de l’uniformisation de l’enseignement. En effet, notre métier d’enseignant est l’un des derniers métiers artisanaux. On sait depuis le début de la Révolution industrielle quel est le sort réservé aux différents secteurs qui se sont industrialisés : récupération des pratiques et savoir-faire par des bureaux d’études dans le but de les morceler et les intégrer dans des machines. On fera des gains de productivité, on économisera des profs…

Ce qui nous plaisait dans notre métier, c’était l’échange direct entre nos élèves et nous, indépendant de la quincaillerie informatique, afin de former des esprits libres.

(résumé d’un témoignage d’enseignants d’un collège)

L’Ecologiste n° 46 – janvier-mars 2016

Le démantèlement super-compliqué de Superphénix

Lionel Jospin Premier ministre de Jacques Chirac, prononça cette phrase le 19 juin : « Le surgénérateur qu’on appelle Superphénix sera abandonné. » L’autorisation de mise à l’arrêt définitif du réacteur a été prononcée par décret du 30 décembre 1998. Mais déconstruire, çà ne s’improvise pas : on a dû apprendre ce qu’on ne savait pas faire.

L’année 1999 fut consacrée aux discussions concernant le démontage du cœur. Le déchargement des éléments combustibles du cœur a duré trois ans. Le cœur de Superphénix (13 tonnes de plutonium et 163 tonnes d’uranium) est maintenant coulé par seize mètres de fond dans une piscine appropriée. La destination finale des assemblages enlevés du cœur n’est pas encore arrêtée ! Deux gros chantiers polarisent actuellement l’attention des acteurs de la centrale Superphénix : la découpe des gros composants dont une partie trempait dans la cuve du réacteur ; et la transformation du sodium, dont la majeure partie était irradiée. Les ateliers nécessaires n’ont pas été prévus à la construction de la centrale. Le démantèlement du bloc réacteur doit s’achever en 2024. La démolition du bâtiment réacteur (80 m de haut, 60 m de diamètre) est prévue entre 2024 et 2026. Le sodium liquide remplit encore aujourd’hui la cuve dans laquelle trempait le cœur énergétique. Ce sodium primaire est maintenu à la température de 180 °C pour rester à l’état liquide. On réalise actuellement les derniers essais pour traiter le sodium, dans l’atelier flambant neuf TNA. Les premières gouttes de sodium n’ont été traitées (transformées en soude) qu’en juillet 2009. Le début de vidange du sodium primaire contenu dans la cuve est prévu pour novembre 2010. Le sodium secondaire est entreposé à l’état solide. Rappelons que le sodium présente l’inconvénient d’exploser au contact de l’eau et de brûler au contact de l’air.

En conclusion, Christine Bergé s’interroge non seulement sur le coût prohibitif de la déconstruction d’un réacteur, mais aussi sur l’avenir des déchets nucléaires : « Quelles archives laisserons-nous pour avertir du danger sur le site d’enfouissement de Bure, pendant les siècles qui suivront ? » Pourtant ce livre se veut neutre par rapport aux surgénérateurs ; n’importe qui ne peut pas étudier un réacteur en déconstruction…

Source : Superphénix, déconstruction d’un mythe de Christine Bergé

(les empêcheurs de penser en rond, la découverte 2010)

Le démantèlement super-compliqué de Superphénix

Lionel Jospin Premier ministre de Jacques Chirac, prononça cette phrase le 19 juin : « Le surgénérateur qu’on appelle Superphénix sera abandonné. » L’autorisation de mise à l’arrêt définitif du réacteur a été prononcée par décret du 30 décembre 1998. Mais déconstruire, çà ne s’improvise pas : on a dû apprendre ce qu’on ne savait pas faire.

L’année 1999 fut consacrée aux discussions concernant le démontage du cœur. Le déchargement des éléments combustibles du cœur a duré trois ans. Le cœur de Superphénix (13 tonnes de plutonium et 163 tonnes d’uranium) est maintenant coulé par seize mètres de fond dans une piscine appropriée. La destination finale des assemblages enlevés du cœur n’est pas encore arrêtée ! Deux gros chantiers polarisent actuellement l’attention des acteurs de la centrale Superphénix : la découpe des gros composants dont une partie trempait dans la cuve du réacteur ; et la transformation du sodium, dont la majeure partie était irradiée. Les ateliers nécessaires n’ont pas été prévus à la construction de la centrale. Le démantèlement du bloc réacteur doit s’achever en 2024. La démolition du bâtiment réacteur (80 m de haut, 60 m de diamètre) est prévue entre 2024 et 2026. Le sodium liquide remplit encore aujourd’hui la cuve dans laquelle trempait le cœur énergétique. Ce sodium primaire est maintenu à la température de 180 °C pour rester à l’état liquide. On réalise actuellement les derniers essais pour traiter le sodium, dans l’atelier flambant neuf TNA. Les premières gouttes de sodium n’ont été traitées (transformées en soude) qu’en juillet 2009. Le début de vidange du sodium primaire contenu dans la cuve est prévu pour novembre 2010. Le sodium secondaire est entreposé à l’état solide. Rappelons que le sodium présente l’inconvénient d’exploser au contact de l’eau et de brûler au contact de l’air.

En conclusion, Christine Bergé s’interroge non seulement sur le coût prohibitif de la déconstruction d’un réacteur, mais aussi sur l’avenir des déchets nucléaires : « Quelles archives laisserons-nous pour avertir du danger sur le site d’enfouissement de Bure, pendant les siècles qui suivront ? » Pourtant ce livre se veut neutre par rapport aux surgénérateurs ; n’importe qui ne peut pas étudier un réacteur en déconstruction…

Source : Superphénix, déconstruction d’un mythe de Christine Bergé

(les empêcheurs de penser en rond, la découverte 2010)

Tchernobyl, trente ans déjà, nous n’avons rien appris

«Le temps s’est arrêté le 26 avril 1986 lorsque le réacteur 4 de la centrale V.I. Lénine, située à une quinzaine de kilomètres de la ville de Tchernobyl, a explosé, à la suite d’une erreur de pilotage. Dix jours durant, un panache de particules radioactives s’est répandu dans l’atmosphère. Trente ans après, des hommes tentent toujours d’enfermer le réacteur sous un nouveau sarcophage. Il faudra ensuite extraire, à l’aide de robots, les 1 400 tonnes de magma radioactif, puis démembrer pièce par pièce le réacteur. Cela prendra des décennies, au bas mot.

On ne sait pas combien des 600 000 « liquidateurs » de Tchernobyl, ces personnels civils et militaires mobilisés pour maîtriser le désastre, sont morts. Pas davantage combien de décès, de cancers, de malformations auront été provoqués dans les populations de la région directement contaminée, où vivent encore plus de 6 millions de personnes. Dans la zone interdite, les arbres sont gorgés de produits radioactifs et les terres souillées pour des siècles. Le césium 137 et le strontium 90 ne disparaîtront pas avant environ trois cents ans. Quant au plutonium 239, il perdurera des centaines de milliers d’années.

Tchernobyl n’a pas empêché Fukushima, et Fukushima n’évitera sans doute pas une autre catastrophe. En France, nous pouvons avoir des séismes ou des inondations supérieurs à ceux qui étaient prévus, des actes de malveillance contre une centrale… Penser que cela n’arrive qu’aux autres revient à ne pas tirer les conséquences d’un accident. François Hollande avait promis de baisser la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50 % d’ici à 2025. Donc d’arrêter des réacteurs. Or le chef de l’Etat a renvoyé toute décision concrète au prochain quinquennat, et le gouvernement vient de décider d’injecter 3 milliards d’euros dans EDF pour consolider la filière nucléaire française.»

Nous relayons avec ces extraits l’article du MONDE du 26 avril 2016 (Les leçons négligées de Tchernobyl) et l’interview du président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, Pierre-Franck Chevet (un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part). Puisse le souvenir changer l’avenir. Puisse la sortie du nucléaire être la plus proche possible. Puisse Nicolas Hulot remplacer François Hollande en 2017…

Tchernobyl, trente ans déjà, nous n’avons rien appris

«Le temps s’est arrêté le 26 avril 1986 lorsque le réacteur 4 de la centrale V.I. Lénine, située à une quinzaine de kilomètres de la ville de Tchernobyl, a explosé, à la suite d’une erreur de pilotage. Dix jours durant, un panache de particules radioactives s’est répandu dans l’atmosphère. Trente ans après, des hommes tentent toujours d’enfermer le réacteur sous un nouveau sarcophage. Il faudra ensuite extraire, à l’aide de robots, les 1 400 tonnes de magma radioactif, puis démembrer pièce par pièce le réacteur. Cela prendra des décennies, au bas mot.

On ne sait pas combien des 600 000 « liquidateurs » de Tchernobyl, ces personnels civils et militaires mobilisés pour maîtriser le désastre, sont morts. Pas davantage combien de décès, de cancers, de malformations auront été provoqués dans les populations de la région directement contaminée, où vivent encore plus de 6 millions de personnes. Dans la zone interdite, les arbres sont gorgés de produits radioactifs et les terres souillées pour des siècles. Le césium 137 et le strontium 90 ne disparaîtront pas avant environ trois cents ans. Quant au plutonium 239, il perdurera des centaines de milliers d’années.

Tchernobyl n’a pas empêché Fukushima, et Fukushima n’évitera sans doute pas une autre catastrophe. En France, nous pouvons avoir des séismes ou des inondations supérieurs à ceux qui étaient prévus, des actes de malveillance contre une centrale… Penser que cela n’arrive qu’aux autres revient à ne pas tirer les conséquences d’un accident. François Hollande avait promis de baisser la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50 % d’ici à 2025. Donc d’arrêter des réacteurs. Or le chef de l’Etat a renvoyé toute décision concrète au prochain quinquennat, et le gouvernement vient de décider d’injecter 3 milliards d’euros dans EDF pour consolider la filière nucléaire française.»

Nous relayons avec ces extraits l’article du MONDE du 26 avril 2016 (Les leçons négligées de Tchernobyl) et l’interview du président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française, Pierre-Franck Chevet (un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part). Puisse le souvenir changer l’avenir. Puisse la sortie du nucléaire être la plus proche possible. Puisse Nicolas Hulot remplacer François Hollande en 2017…

Que faire pour limiter les flux d’immigration/émigration

Aujourd’hui on assiste à une immigration massive de population érythréenne. Ce petit pays a vu sa population pratiquement doubler en 20 ans, le climat aride ne permet pas de garder une forte densité en milieu rural  et les villes n’offrent pas de perspectives de vie décente, le tout sous le régime despotique de Issaias Afeworke. Ceci entraîne une émigration massive de 4 à 5 000 personnes par mois. Toutes ces candidats à l’ émigration méritent le statut de réfugié politique vu les conditions effroyables imposées par le régime en place. Si l’Europe décide de les accueillir, c’est l’équivalent d’une petite ville de 5000 habitants qu’il faut construire par mois. Ce n’est sans doute pas insurmontable mais les Erythréens ne sont pas les seuls candidats.

Que faire pour limiter ce flux ? Agir en Erythrée, mais comment ?

C’est très certainement tout un faisceau de propositions qu’il faut mettre en avant. Il conviendrait d’instaurer un autre régime politique, mais comment sans être taxé de néo-colonialiste ? Plus de  40 % de la population a moins de  15 ans, il faudrait agir sur la démographie, mais comment sans être taxé de néo-malthusien ? Favoriser le développement local en soutenant les agricultures vivrières et la souveraineté alimentaire est très certainement un objectif, mais comment aider à sa mise en oeuvre, comment inciter la jeunesse de ce pays à s’investir dans la production locale et  à ne pas succomber au mirage de la société de consommation de type occidental ?

Ce qui me semble clair est qu’il faut sortir de l’optimisme béat  appelant à  abolir les frontières et mettant en place la libre circulation et installation des hommes à l’échelle mondiale. Le discours des écologistes est cohérent quand il prône la démondialisation des marchandises, la nécessité de protéger les marchés locaux, de favoriser les circuits courts. L’homme n’est certes pas une marchandise, mais les flux de population servent un marché de l’emploi qui met en concurrence tous les habitants de la planète. Sur ce marché de l’emploi, comme sur les autres il est nécessaire de mettre en place des régulations car il faut chercher des solutions de fond plutôt que traiter uniquement les symptômes.

l’appel à Nicolas Hulot pour se présenter en 2017

Je ne crois pas à l’homme ou à la femme providentiel.le  qui, à lui seul ou à elle seule pourrait sauver une société en perte de sens. Mais, paradoxalement en France, seul un ou une Président.e peut constitutionnellement changer les règles de notre « vivre ensemble » et lancer le processus qui dessinera enfin les contours d’une nouvelle République.
Face à la déroute des partis politiques traditionnels, j’ai acquis la conviction que seul.e un.e candidat.e issu.e de la société civile, en dehors des structures partisanes actuelles, peut incarner cet espoir. C’est une évidence : seul Nicolas Hulot est aujourd’hui en mesure de porter cette espérance et de gagner l’élection Présidentielle.

Nicolas Hulot n’est pas un professionnel de la politique, prisonnier des logiques du pouvoir. C’est un homme indépendant et libre, engagé et déterminé, qui aura le courage de prendre les décisions indispensables à la transformation de la société, en s’affranchissant des postures et des dogmes traditionnels. Il saura s’appuyer sans préjugés sur d’autres personnalités qui ont démontré, par leur expertise ou leurs actions, qu’elles étaient capables de changer le monde. Plus largement, il sera le porte-voix de celles et ceux qui inventent, qui créent, qui partagent. Loin des querelles politiques qui n’en finissent plus, loin des ambitions personnelles qui s’affrontent et paralysent l’action, il saura mettre en lumière les femmes et les hommes de terrain qui proposent des solutions concrètes.

Personnellement, cela fait près de 25 ans que je m’engage, à ma mesure, aussi bien dans la société civile, dans le monde politique que dans celui de l’entreprise. Je me suis trop souvent heurté aux structures verrouillées, aux égos surdimensionnés, au manque de passion, d’ambition et de détermination. Je dois bien avouer avoir failli renoncer à de nombreuses reprises. Mais aujourd’hui, jamais l’espoir n’a été aussi grand, aussi tangible : les derniers sondages permettent  de positionner Nicolas Hulot au second tour de la Présidentielle. Tout devient possible. Pour qu’il se présente, nous devons lui assurer que nous, citoyens, étudiants, salariés, entrepreneurs, chômeurs, artistes, militants associatifs, politiques, intellectuels, sommes et serons à ses côtés.

Pour agir, je vous invite donc à signer cet appel et ainsi rassembler celles et ceux qui comme moi, souhaitent que Nicolas Hulot se porte candidat à l’élection présidentielle de 2017.
Avec lui, nous écrirons une nouvelle page de l’histoire de notre République.
Franck Pupunat, fondateur du Mouvement Utopia

https://www.change.org/p/n-hulot-l-appel-%C3%A0-nicolas-hulot-pour-2017

l’appel à Nicolas Hulot pour se présenter en 2017

Je ne crois pas à l’homme ou à la femme providentiel.le  qui, à lui seul ou à elle seule pourrait sauver une société en perte de sens. Mais, paradoxalement en France, seul un ou une Président.e peut constitutionnellement changer les règles de notre « vivre ensemble » et lancer le processus qui dessinera enfin les contours d’une nouvelle République.
Face à la déroute des partis politiques traditionnels, j’ai acquis la conviction que seul.e un.e candidat.e issu.e de la société civile, en dehors des structures partisanes actuelles, peut incarner cet espoir. C’est une évidence : seul Nicolas Hulot est aujourd’hui en mesure de porter cette espérance et de gagner l’élection Présidentielle.

Nicolas Hulot n’est pas un professionnel de la politique, prisonnier des logiques du pouvoir. C’est un homme indépendant et libre, engagé et déterminé, qui aura le courage de prendre les décisions indispensables à la transformation de la société, en s’affranchissant des postures et des dogmes traditionnels. Il saura s’appuyer sans préjugés sur d’autres personnalités qui ont démontré, par leur expertise ou leurs actions, qu’elles étaient capables de changer le monde. Plus largement, il sera le porte-voix de celles et ceux qui inventent, qui créent, qui partagent. Loin des querelles politiques qui n’en finissent plus, loin des ambitions personnelles qui s’affrontent et paralysent l’action, il saura mettre en lumière les femmes et les hommes de terrain qui proposent des solutions concrètes.

Personnellement, cela fait près de 25 ans que je m’engage, à ma mesure, aussi bien dans la société civile, dans le monde politique que dans celui de l’entreprise. Je me suis trop souvent heurté aux structures verrouillées, aux égos surdimensionnés, au manque de passion, d’ambition et de détermination. Je dois bien avouer avoir failli renoncer à de nombreuses reprises. Mais aujourd’hui, jamais l’espoir n’a été aussi grand, aussi tangible : les derniers sondages permettent  de positionner Nicolas Hulot au second tour de la Présidentielle. Tout devient possible. Pour qu’il se présente, nous devons lui assurer que nous, citoyens, étudiants, salariés, entrepreneurs, chômeurs, artistes, militants associatifs, politiques, intellectuels, sommes et serons à ses côtés.

Pour agir, je vous invite donc à signer cet appel et ainsi rassembler celles et ceux qui comme moi, souhaitent que Nicolas Hulot se porte candidat à l’élection présidentielle de 2017.
Avec lui, nous écrirons une nouvelle page de l’histoire de notre République.
Franck Pupunat, fondateur du Mouvement Utopia

https://www.change.org/p/n-hulot-l-appel-%C3%A0-nicolas-hulot-pour-2017

L’écologie, ni gauche, ni droite, ni centre, mais supérieur

La question du positionnement « gauche » ou « droite » empoisonne la vie de l’écologie politique. Pourtant ce n’est que faux débat : un/e écologiste ne peut qu’être écologiste. Précisons en trois points.

1/3) Historiquement un parti écolo n’est ni droite ni gauche

C’est clairement exprimé après la création des Verts en 1984. Ce n’est que par les méfaits du scrutin majoritaire qui lamine la représentation des nouveaux partis aux législatives que les Verts ont été obligés tactiquement de s’allier au PS à partir de 1997. L’histoire de l’écologie politique n’est pas le prolongement de la lutte Travail (la gauche) contre Capital (la droite), c’est la considération d’un troisième élément non pris en compte par libéraux et socialistes, la préservation de la planète (le facteur Biosphère).

Quand René Dumont présente en 1974 sa candidature à la présidence de la République sur une plate-forme écologique, c’est le résultat de la publication en 1972 du rapport du Club de Rome (les méfaits des exponentielles dans un monde fini), de la déclaration de Menton (alerte de crise écologique) signée par des centaines de scientifiques, de la Conférence des Nations unies sur l’environnement à Stockholm en 1972. C’est le résultat de plusieurs années de prise de conscience militante, d’abord underground puis publique, des marches de Fessenheim, de Bugey, de Gravelines contre la construction de centrales nucléaires, des manifestations du Larzac, du débat sur le parc national de la Vanoise, des manifs à vélo de Paris. Cette histoire est d’origine récente, mais ce sera le combat du XXIe siècle qui se continue dans les ZAD et autres lieux de la contestation de la civilisation thermo-industrielle. On ne demande pas à un néo-luddite s’il est de gauche ou de droite, il vous tournerait le dos.

2/3) Concrètement tout le monde est potentiellement écologiste

Il n’y a pas de classes sociales en lutte pour les écologistes, tous les habitants de la planète ont un intérêt en commun, celui de protéger et de préserver les richesses de la planète pour eux, pour leurs générations futures, pour les autres êtres vivants. Il en va de notre survie en tant qu’espèce, liée à toutes les autres espèces animales et végétales. D’ailleurs je pourrai donner le nom de personnes qui sont classés à droite sur l’échiquier politique et qui sont beaucoup plus écolo que des gens qui se revendiquent de l’écologie politique. Il y a en fait une classe globale qui se permet d’avoir un véhicule individuel aux temps de la raréfaction des ressources fossiles et des émissions de gaz à effet de serre, une classe globale qui devrait prendre conscience que son comportement n’est pas écologiste.

Comme l’exprime le programme électoral de René Dumont en 1974, « L’Ecologie, c’est un mot simple. Il veut dire que l’homme comme toutes les espèces vivantes, est inclus dans un milieu qui comprend la nature, les autres espèces vivantes, les autres hommes et qu’il ne peut se permettre de détruire ce milieu sans se détruire lui-même. » On avait déjà compris que la défense de la nature ne se limite pas à tel ou tel point particulier, mais exige une remise en cause fondamentale pour aboutir à un double objectif :

– Réduction fondamentale des injustices sociales à l’échelle mondiale, en vue de la réduction prioritaire du gaspillage et des consommations abusives des riches ; donc de leur nombre comme de leur revenu.

– Elaboration d’une civilisation à basse consommation d’énergie, de viande et de métaux, économisant pour les générations futures les ressources rares de la planète, arrêtant le pillage du Tiers-Monde et la destruction de la nature, source de toute vie.

3/3) Le mot (gauche) est un mot valise vide de sens

L’aventure de la gauche plurielle avec Jospin (1997-2002) avait le mérite de dire que la gauche était multiple et qu’écologistes, communistes et socialistes pouvaient conserver leur identité propre. Aujourd’hui il y a éclatement interne de toutes les tendances et la recomposition politique se fait dans le désordre. Que voulait dire en décembre 2015 le refus de l’alliance avec le PS pour les régionales et l’alliance avec CAP21 (classé à droite) en Ile de France ou avec le Front de gauche dans d’autres régions ? Quelle est la gauche écologiquement compatible, la gauche marxiste, la gauche sociale-démocrate, la gauche libérale, la gauche des Frondeurs du PS, la gauche-gauche, le gauchisme selon F.de Rugy ? Il y a autant de conceptions de la gauche qu’il y a de personnes. L’écologie politique ne doit pas s’égarer dans ce genre d’étiquettes passéistes. L’écologie est l’acceptation de la diversité, l’écologie politique est avant tout écologiste.

Comme l’exprime aujourd’hui Nicolas Hulot, « Osons dire que l’écologie ne doit plus être un vulgaire enjeu partisan, elle est un enjeu politique au sens le plus noble. Ce n’est un sujet ni de gauche, ni de droite, ni du centre, c’est un sujet supérieur. C’est simplement l’avenir et la sauvegarde de la famille humaine et de son écosystème, la planète ».

Présidentielle 2017, le séisme ne sera pas où on l’attend

21 avril 2002, il ne s’agissait ni d’un « séisme », ni d’un « risque majeur » contrairement à ce qu’affirme LE MONDE. Le Front national au deuxième tour de la présidentielle n’était que la sanction d’une incapacité des politiques à ne pas faire autrement que de la politique politicienne. Le véritable séisme serait la candidature de Nicolas Hulot à la présidentielle 2017. Car l’écologie sera bientôt au pouvoir. Bientôt ! Nul ne peut affirmer à quelle date précise. Lors de la présidentielle 2017 ou 2022, lors d’une élection européenne, aux législatives ? Dans un monde surpeuplé, surexploité, exsangue, avec un chômage de masse et des conditions de travail qui poussent au burn out, ce sera l’écologie au pouvoir ou l’autoritarisme d’un gouvernement au service d’une caste. Car tout est lié à l’état de nos ressources naturelles, le terrorisme, le chômage, les migrations, la montée de l’extrême droite. On ne connaît la paix sociale, le travail pour tous, le bonheur de rester dans un territoire déterminé que si on vit une société en équilibre avec son écosystème. En période de pénurie croissante et de descente énergétique, situation que nous allons vivre de façon amplifiée et exacerbée au cours du XXIe siècle, les maux de la société actuelle seront exacerbés et les combats électoraux épiques : la ligne de fracture se situera entre ceux qui ont conscience des limites et ceux qui croient à la toute puissance de l’espèce homo sapiens et de sa technoscience, entre ceux qui voudront retrouver une harmonie entre les humains et leur milieu naturel de vie et ceux qui feront en sorte qu’on se batte les uns contre les autres.

– LE MONDE du 21 avril 2016, Le séisme annoncé du 21 avril 2017

EDITORIAL. L’imprévu de 2002 est en passe de devenir la fatalité de 2017. En 2002, la gauche a lourdement pâti de sa dispersion sur cinq candidats appartenant, peu ou prou, à la majorité sortante. Sans même compter les trois candidats trotskistes. Aujourd’hui, son éclatement est encore plus profond et ravageur. Entre les socialistes, eux-mêmes divisés, et leurs alliés historiques (communistes depuis quarante ans, écologistes depuis vingt ans), l’on est passé du soutien ou de la coopération à la défiance ou au rejet, à la détestation même. Le divorce est consommé. Il paraît irrémédiable. C’est déjà beaucoup. Mais c’est loin d’être tout. Un an avant 2002, Lionel Jospin bénéficiait d’un bilan et d’une image solides, même si cela n’a pas ne l’a pas empêché d’être battu. Un an avant 2017, François Hollande atteint des records totalement inédits d’impopularité et présente un bilan trop médiocre pour être convaincant. François Hollande ne peut s’en prendre qu’à lui-même

– LE MONDE du 21 avril 2016, L’élimination de Hollande au premier tour, en 2017, est « un risque majeur »

Le « 21 avril », c’était il y a 14 ans, mais ce pourrait bien être dans un an aussi. Les Verts semblent bien décidés à être représentés en 2017. Si l’hypothèse Hulot a les faveurs de tous, Cécile Duflot et Noël Mamère ont eux aussi annoncé leur disponibilité. « C’est une erreur de penser que la présence d’offres alternatives fait progresser le FN, juge David Cormand, secrétaire national d’EELV. Ce dernier progresse avec l’incapacité de la gauche de proposer une alternative. »

12 propositions pour les décideurs politiques en 2015

Le dernier opuscule de Nicolas Hulot liste 12 propositions essentielles pour les décideurs politiques :

Réguler enfin la finance ;

Mettre l’économie au service des humains ;

Mettre fin aux abus des multinationales ;

Produire et consommer dans un cercle vertueux ;

Démazouter les investissements ;

Intégrer la pollution au prix de vente ;

Garder la couleur bleue à la terre ;

Préserver les sols, supports de la vie ;

Nourrir sans détruire ;

Renforcer la justice sociale pour combattre le dérèglement climatique ;

Réinventer la démocratie ;

Donner une gouvernance mondiale à l’environnement.

Nicolas Hulot (Osons, plaidoyer d’un homme libre)

(éditions Les liens qui libèrent, octobre 2015)

12 propositions pour les décideurs politiques en 2015

Le dernier opuscule de Nicolas Hulot liste 12 propositions essentielles pour les décideurs politiques :

Réguler enfin la finance ;

Mettre l’économie au service des humains ;

Mettre fin aux abus des multinationales ;

Produire et consommer dans un cercle vertueux ;

Démazouter les investissements ;

Intégrer la pollution au prix de vente ;

Garder la couleur bleue à la terre ;

Préserver les sols, supports de la vie ;

Nourrir sans détruire ;

Renforcer la justice sociale pour combattre le dérèglement climatique ;

Réinventer la démocratie ;

Donner une gouvernance mondiale à l’environnement.

Nicolas Hulot (Osons, plaidoyer d’un homme libre)

(éditions Les liens qui libèrent, octobre 2015)

L’écologisation, un sujet central pour chacun de nous

Il y a plus de quarante ans avec René Dumont, il fallait écologiser les politiques et politiser les écologistes. Le résultat n’est pas bien convainquant. Aujourd’hui le thème de l’écologisation pour tous est à l’honneur avec Hubert Védrine :

« Nous n’avons pas réussi vraiment à créer une communauté internationale sur la base des valeurs occidentales universelles, malgré des texte magnifiques comme la charte des Nations unies (…) Est-ce que le seul vrai lien entre tous les habitants ne serait pas aujourd’hui le maintien de l’habitabilité de la planète ? »

En fait devrait succéder aux « droits » de l’homme la conception de nos « devoirs » envers la planète. C’est déjà inscrit depuis 2005 dans la Constitution française avec la Charte de l’environnement : « Aux côtés des droits de l’homme de 1789 et des droits sociaux de 1946, et au même niveau, nous allons reconnaître les principes fondamentaux d’une écologie soucieuse du devenir de l’homme ».

« Le peuple français, Considérant que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ; que l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ; que l’environnement est le patrimoine commun des êtres humains ; que l’homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ; que la diversité biologique, l’épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles ; que la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ; qu’afin d’assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins ; Proclame (lire la suite)

Charte de l’environnement de 2005, elle est déjà oubliée

Le 28 février 2005, la Charte de l’environnement était approuvée par les parlementaires français réunis en Congrès pour lui donner une valeur constitutionnelle : « Aux côtés des droits de l’homme de 1789 et des droits sociaux de 1946, et au même niveau, nous allons reconnaître les principes fondamentaux d’une écologie soucieuse du devenir de l’homme ». Il est heureux de voir enfin un texte souligner le fait que les êtres humains ont aussi des devoirs, et pas seulement des droits.

« Art. 2. – Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

« Art. 3. – Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

« Art. 4. – Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

« Art. 6. – Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.

« Art. 8. – L’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte.

« Art. 9. – La recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement.

source : https://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Charte-de-l-environnement-de-2004 )

Charte de l’environnement de 2005, elle est déjà oubliée

Le 28 février 2005, la Charte de l’environnement était approuvée par les parlementaires français réunis en Congrès pour lui donner une valeur constitutionnelle : « Aux côtés des droits de l’homme de 1789 et des droits sociaux de 1946, et au même niveau, nous allons reconnaître les principes fondamentaux d’une écologie soucieuse du devenir de l’homme ». Il est heureux de voir enfin un texte souligner le fait que les êtres humains ont aussi des devoirs, et pas seulement des droits.

« Art. 2. – Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

« Art. 3. – Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

« Art. 4. – Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

« Art. 6. – Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.

« Art. 8. – L’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte.

« Art. 9. – La recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement.

source : https://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Charte-de-l-environnement-de-2004 )

Nicolas Hulot, c’est l’antithèse d’Emmanuel Macron

On a reproché à Nicolas Hulot, beaucoup de choses, d’avoir conseillé à Jacques Chirac de constitutionnaliser la Charte de l’environnement, d’avoir poussé Nicolas Sarkozy à engager le Grenelle de l’environnent, d’avoir été pendant trois ans l’envoyé spécial de François Hollande pour la planète, d’avoir piloté des émissions grand public tournées vers l’amour de la nature et de ses sociétés premières, d’avoir tenté de sensibiliser de grandes entreprises à agir pour l’écologie, d’avoir affirmé que l’écologie n’était ni à droite ni à gauche, mais bien au-delà, d’avoir rencontré Bayrou, le pape François… ou Macron. Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage !

Les propos de Nicolas Hulot à propos de Macron : « Bien sûr qu’on a commencé à dialoguer. On a même commencé avant qu’Emmanuel Macron déclare son mouvement. Je n’étais pas au courant à ce moment-là »… « Il ne m’a pas échappé qu’il y a des convergences. Nous sentons qu’il faut écouter la société civile, que le clivage gauche-droite ne doit pas être une condition au dialogue mais il faut aller au-delà » … mais « J’ai besoin de connaître sa conception du libéralisme. Qu’y a-t-il derrière ce mot ? Au moment où nous avons besoin de régulation et de réglementation pour éviter les excès du capitalisme, qui creusent les inégalités, qui détruisent les ressources naturelles. » A propos d’un éventuel « ticket avec Emmanuel Macron », le démenti est sur Twitter,«Pas de ticket avec @EmmanuelMacron envisagé».

Tous les écologistes qui participent à des rumeurs non fondées sur Nicolas Hulot se tirent un balle dans le pied. Pour en terminer avec Emmanuel Macron, son projet politique est l’exact antithèse de celui de l’écologie : il est fondé sur le primat de la croissance sur toute autre considération et Hulot ne sera jamais en phase avec un tel programme :
– soutien aux déplacements en car plutôt qu’en train ;
– assouplissement des règles concernant l’implantation des grands panneaux publicitaires ;
– soutien à l’écoulement des boues rouges en Méditerranée ;
– soutien aux hypermarchés et aux projets du genre EuropaCity ;
– soutien à l’assouplissement des normes d’émission du diesel à Bruxelles.

Nicolas Hulot a une perception de l’avenir bien plus pertinente qu’un parti «en marche» bâti sur du sable (libéral). Interrogé* sur les ambitions politiques qu’on lui prête, il précise : « La seule chose que je peux dire c’est que tout seul, je serai incapable de faire grand-chose mais si lui (le chanteur Renaud), moi, et des tas d’autres, on arrive à se rassembler sur une vision (…) et bien regardons, parlons-nous. » Et de conclure : « Il n’y aura pas un homme, une femme, un ticket providentiel. Il peut y avoir une agrégation de mouvements, d’initiatives pour peu que sur des valeurs et sur des outils indispensables, on se mette d’accord. »
* http://lci.tf1.fr/politique/exclu-lci-homme-providentiel-hulot-repond-a-renaud-8732079.html#t=4

Nicolas Hulot, un présidentiable écolo crédible en 2017

Sondage exclusif We Demain / Harris Interactive (1)

En cas de candidature, Nicolas Hulot recueillerait entre 9 et 11 % des intentions de vote. Les Français le jugent plus apte à « bien diriger la France » que François Hollande et Nicolas Sarkozy. Concernant son image, 79 % des Français jugent Nicolas Hulot sympathique, 73 % qu’il a de bonnes solutions pour l’écologie, 70 % qu’il est courageux, 67 % dynamique, 54 % qu’il a de bonnes idées pour la France et 53 % qu’il est crédible et capable de tenir ses engagements.  27 % des Français souhaitent le voir se présenter à l’élection présidentielle de 2017.

Nicolas Hulot est jugé davantage apte à bien diriger la France que les deux derniers présidents de la République : 31 % pour Nicolas Hulot, contre 27 % pour Nicolas Sarkozy et 14 % pour François Hollande.

Harris Interactive a testé deux hypothèses pour un premier tour :

Première hypothèse, Nicolas Sarkozy et François Bayrou candidats : 

Marine Le Pen obtiendrait 27 %, Nicolas Sarkozy 19 %, François Hollande 14, François Bayrou 12 %, Jean-Luc Mélenchon 10 %, Nicolas Hulot 9 %… etc. Cécile Duflot n’obtiendrait que 1%.

Seconde hypothèse, Alain Juppé est le candidat des Républicains : 

Marine Le Pen 29 %, Alain Juppé 26 %, François Hollande 13 %, Nicolas Hulot 11 %, Jean-Luc Mélenchon 11 %. Dans cette hypothèse, Nicolas Hulot n’est qu’à deux points de François Hollande. Et Cécile Duflot est à 2 % des intentions de vote.

(1) Enquête réalisée en ligne du 11 au 13 avril 2016. Échantillon de 1 535 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e), ainsi que le comportement électoral aux élections précédentes pour les intentions de vote.

http://www.wedemain.fr/Sondage-exclusif-We-Demain-Harris-Interactive-Hulot-bouscule-les-lignes-de-la-presidentielle-2017_a1772.html

Nicolas Hulot, un présidentiable écolo crédible en 2017

Sondage exclusif We Demain / Harris Interactive (1)

En cas de candidature, Nicolas Hulot recueillerait entre 9 et 11 % des intentions de vote. Les Français le jugent plus apte à « bien diriger la France » que François Hollande et Nicolas Sarkozy. Concernant son image, 79 % des Français jugent Nicolas Hulot sympathique, 73 % qu’il a de bonnes solutions pour l’écologie, 70 % qu’il est courageux, 67 % dynamique, 54 % qu’il a de bonnes idées pour la France et 53 % qu’il est crédible et capable de tenir ses engagements.  27 % des Français souhaitent le voir se présenter à l’élection présidentielle de 2017.

Nicolas Hulot est jugé davantage apte à bien diriger la France que les deux derniers présidents de la République : 31 % pour Nicolas Hulot, contre 27 % pour Nicolas Sarkozy et 14 % pour François Hollande.

Harris Interactive a testé deux hypothèses pour un premier tour :

Première hypothèse, Nicolas Sarkozy et François Bayrou candidats : 

Marine Le Pen obtiendrait 27 %, Nicolas Sarkozy 19 %, François Hollande 14, François Bayrou 12 %, Jean-Luc Mélenchon 10 %, Nicolas Hulot 9 %… etc. Cécile Duflot n’obtiendrait que 1%.

Seconde hypothèse, Alain Juppé est le candidat des Républicains : 

Marine Le Pen 29 %, Alain Juppé 26 %, François Hollande 13 %, Nicolas Hulot 11 %, Jean-Luc Mélenchon 11 %. Dans cette hypothèse, Nicolas Hulot n’est qu’à deux points de François Hollande. Et Cécile Duflot est à 2 % des intentions de vote.

(1) Enquête réalisée en ligne du 11 au 13 avril 2016. Échantillon de 1 535 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e), ainsi que le comportement électoral aux élections précédentes pour les intentions de vote.

http://www.wedemain.fr/Sondage-exclusif-We-Demain-Harris-Interactive-Hulot-bouscule-les-lignes-de-la-presidentielle-2017_a1772.html