Mois : novembre 2018

Bonne nouvelle, la fin du fioul domestique dans 10 ans

Le gouvernement compte mettre fin aux chaudières au fioul d’ici dix ans*. Bonne idée ! Le fioul (ou fuel) est un combustible dérivé du pétrole, le baril doit donc être importé même s’il est transformé en France. C’est une énergie non renouvelable, émettrice de gaz à effet de serre, et en voie de disparition, le pic pétrolier est passé depuis plusieurs années. On ne remplacera pas le fuel par des bio-liquides, qu’ils aient pour origine des algues ou des résidus agricoles. Compter sur l’innovation « qui nous sauvera un jour » participe de l’aveuglement collectif qui nous empêche de réagir comme il le faudrait. Notons d’ailleurs que la biomasse n’a pas pour destination première le chauffage qui dissipe irrémédiablement l’énergie, elle entre dans le processus de recyclage des éléments nécessaires à la vie. Jusqu’à présent on a ajouté le sources d’énergies les unes aux autres sans jamais penser à restreindre nos besoins, d’où la crise climatique. Dire la vérité de l’impasse que constitue les carburants fossiles, c’est augmenter politiquement les prix (taxe carbone) pour changer les comportements, ainsi en l’occurrence revenir aux temps passé où la maison passive est celle qu’on ne chauffe pas si ce n’est pour confectionner les repas. Il y aura bien sûr des gilets jaunes qui défendront le fuel domestique, mais ce type de mouvement ne peut rien contre les réalités biophysiques des ressources limitées de la planète. Croire comme les entreprises du secteur que le fin du fioul est un mauvais choix relève donc de l’illusionnisme.

Ainsi ce communiqué de presse du 26/11/18 de la FEDIE (Fédération française représentant et défendant les distributeurs d’énergies indépendants) : « Fin du fioul domestique dans 10 ans ? 1600 entreprises en danger et 10 millions d’utilisateurs concernés. Alors que la transition énergétique est en route, l’énergie liquide dé-soufrée que l’on trouve déjà chez certains distributeurs ne pollue pas plus que le gaz(1) et avant dix ans, l’énergie liquide de chauffage, renouvelable, sans origine fossile, issue des déchets et résidus agricoles et forestiers sera certainement disponible à 90%. Aux arguments d’énergie polluante, étrangère et chère, nous répondons :

– Que le fioul est majoritairement issu de raffineries françaises et que le gaz, l’uranium et les métaux rares des batteries viennent de l’étranger,

– Que selon leurs propres chiffres(2), l’énergie liquide de chauffage est avec le bois et le gaz de réseau, dans le trio de tête des énergies de chauffage les moins chères, bien en

deçà de l’électricité, du propane et des réseaux de chaleur,

– Qu’il n’y a pas d’abonnement à payer ni de compteurs intelligents qui scrutent sa consommation,

– Que s’il est devenu aussi cher, c’est aussi en partie à cause des taxes (1/3 du prix final),

– Que notre énergie liquide est capable à terme de réduire ses émissions de 90% en ayant recours aux biocombustibles,

Et que de changer d’énergie coûtera cher aux français alors qu’il est plus économique de faire évoluer leur énergie liquide. Nous sommes persuadés qu’une autre transition écologique est possible, une transition qui n’exclue pas mais qui intègre toutes les énergies vers leur propre transition et qui ne surtaxe pas les français. »

* LE MONDE du 15 novembre 2018, Comment le gouvernement compte mettre fin aux chaudières au fioul

1 – Selon étude américaine du NORA sur les « ultra-low sulfur heating oil »
2 – Selon base Pégase du gouvernement : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/r/pegase.html

Les gilets jaunes commandent le président Macron

Lors de sa prestation sur la PPE, Macron a semblé obsédé par quelques rond-points qui ont été épisodiquement peints en jaune : «  Une grande concertation de terrain sur la transition écologique et sociale associera les représentants des gilets jaunes… Fin du monde et fin du mois, nous allons traiter les deux et nous devons traiter les deux… Nous devons entendre les protestations d’alarme sociale… Ne confondons pas les casseurs avec des concitoyens qui veulent faire passer un message… François de Rugy, le ministre de la transition écologique, recevra des membres des gilets jaunes » mardi après-midi à l’Elysée… Les concitoyens ont considéré qu’on leur imposait ce cap d’en haut… J’ai compris la crainte exprimée par nombre de nos concitoyens ces derniers jours : être laissés pour compte, payer la transition énergétique sans en bénéficier … »

Autant dire que les « gilets jaunes » ont eu apparemment gain de cause. La taxe carbone se voudra indolore, un comble. Le positionnement face au nucléaire est remis à plus tard. Rien n’a été dit sur la réduction nécessaires des besoins en énergie. La transition énergétique s’efface complètement devant les revendications multiformes d’individus qui croient que manifester en dehors de toute structure représentative vaut attitude démocratique : le pouvoir n’est pas dans la rue. Le laisser croire est indigne d’un président de la république. Quelques commentaires complémentaires sur lemonde.fr

Moka : du baratin, du baratin, toujours du baratin… A voir le reportage sur le président, un ex camarade de sa prépa disait de lui : sur un problème de math, alors qu’il n’y a que 2 possibilités, soit c’est juste, soit c’est faux, Macron arrivait à en trouver une 3e … qui in fine menait dans le mur, mais en noyant le poisson. On est en plein de dedans…

Pascal : Ce que j’en retiens, c’est que Macron s’est dégonflé devant les jaunards.

HdA : Je ne croirais à une politique énergétique que quand elle imposera des objectifs dans le cours du quinquennat : toutes les fermetures des centrales nucléaires sont prévues après 2022. Quant aux centrales au charbon, c’est d’ici 2022, ce qui veut dire entre juin et décembre 2022. J’attendais de Macron qu’il s’engage pendant son septennat, pas, comme les autres, à pondre un énième comité et faire des promesses qui seront reportées par le prochain locataire de l’Elysée.

PASCAL D : Emmanuel Macron a encore du chemin à faire. Il n’a pas osé annoncer que le manque à gagner sur les carburants serait couvert par une taxe additionnelle à la CSG, s’appliquant à partir d’un certain seuil (élevé) et fortement progressive: cette taxe (que l’on pourrait appeler CSO: contribution de solidarité obligatoire) pourrait ensuite être utilisée dans d’autres domaines que celui de l’énergie.

jean valjean : on en est au moins au 10ème grenelle de l’environnement ou sommet climat ou autre esbrouffe à bobos….. ça ne débouche jamais sur rien, les bonnes résolutions ne sont jamais suivies d’effets. Et là en plus, ça répond à côté de la plaque vu que le mouvement des gilets jaunes est social avant d’être écolo

SARAH PY : Et rien sur la dimension Européenne et internationale? Comme s’il n’était pas indispensable d’inclure un plan français dans une dimension plus large pour donner à chacun de nous le sentiment d’une seule planète en mouvement.

Gilles Est Gris : Qu’on en finisse. Que les gilets jaunes prennent le pouvoir ! Et qu’enfin apaisés nous puissions goûter à la plénitude…

Jiher @ Gilles : Beau foutoir en perspective. Comme il n’y en a pas deux qui revendiquent la même chose, on serait bien gouvernés !

* LE MONDE du 28 novembre 2018, Transition énergétique et « gilets jaunes » : ce qu’il faut retenir du discours de Macron

Les gilets jaunes commandent le président Macron

Lors de sa prestation sur la PPE, Macron a semblé obsédé par quelques rond-points qui ont été épisodiquement peints en jaune : «  Une grande concertation de terrain sur la transition écologique et sociale associera les représentants des gilets jaunes… Fin du monde et fin du mois, nous allons traiter les deux et nous devons traiter les deux… Nous devons entendre les protestations d’alarme sociale… Ne confondons pas les casseurs avec des concitoyens qui veulent faire passer un message… François de Rugy, le ministre de la transition écologique, recevra des membres des gilets jaunes » mardi après-midi à l’Elysée… Les concitoyens ont considéré qu’on leur imposait ce cap d’en haut… J’ai compris la crainte exprimée par nombre de nos concitoyens ces derniers jours : être laissés pour compte, payer la transition énergétique sans en bénéficier … »

Autant dire que les « gilets jaunes » ont eu apparemment gain de cause. La taxe carbone se voudra indolore, un comble. Le positionnement face au nucléaire est remis à plus tard. Rien n’a été dit sur la réduction nécessaires des besoins en énergie. La transition énergétique s’efface complètement devant les revendications multiformes d’individus qui croient que manifester en dehors de toute structure représentative vaut attitude démocratique : le pouvoir n’est pas dans la rue. Le laisser croire est indigne d’un président de la république. Quelques commentaires complémentaires sur lemonde.fr

Moka : du baratin, du baratin, toujours du baratin… A voir le reportage sur le président, un ex camarade de sa prépa disait de lui : sur un problème de math, alors qu’il n’y a que 2 possibilités, soit c’est juste, soit c’est faux, Macron arrivait à en trouver une 3e … qui in fine menait dans le mur, mais en noyant le poisson. On est en plein de dedans…

Pascal : Ce que j’en retiens, c’est que Macron s’est dégonflé devant les jaunards.

HdA : Je ne croirais à une politique énergétique que quand elle imposera des objectifs dans le cours du quinquennat : toutes les fermetures des centrales nucléaires sont prévues après 2022. Quant aux centrales au charbon, c’est d’ici 2022, ce qui veut dire entre juin et décembre 2022. J’attendais de Macron qu’il s’engage pendant son septennat, pas, comme les autres, à pondre un énième comité et faire des promesses qui seront reportées par le prochain locataire de l’Elysée.

PASCAL D : Emmanuel Macron a encore du chemin à faire. Il n’a pas osé annoncer que le manque à gagner sur les carburants serait couvert par une taxe additionnelle à la CSG, s’appliquant à partir d’un certain seuil (élevé) et fortement progressive: cette taxe (que l’on pourrait appeler CSO: contribution de solidarité obligatoire) pourrait ensuite être utilisée dans d’autres domaines que celui de l’énergie.

jean valjean : on en est au moins au 10ème grenelle de l’environnement ou sommet climat ou autre esbrouffe à bobos….. ça ne débouche jamais sur rien, les bonnes résolutions ne sont jamais suivies d’effets. Et là en plus, ça répond à côté de la plaque vu que le mouvement des gilets jaunes est social avant d’être écolo

SARAH PY : Et rien sur la dimension Européenne et internationale? Comme s’il n’était pas indispensable d’inclure un plan français dans une dimension plus large pour donner à chacun de nous le sentiment d’une seule planète en mouvement.

Gilles Est Gris : Qu’on en finisse. Que les gilets jaunes prennent le pouvoir ! Et qu’enfin apaisés nous puissions goûter à la plénitude…

Jiher @ Gilles : Beau foutoir en perspective. Comme il n’y en a pas deux qui revendiquent la même chose, on serait bien gouvernés !

* LE MONDE du 28 novembre 2018, Transition énergétique et « gilets jaunes » : ce qu’il faut retenir du discours de Macron

PPE, rien ne va plus, le gouvernement a les pétoches

Avec l’annonce de la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie) pour dix ans le 27 novembre, Macron cultive désormais la maxime « il est urgent d’attendre ». Quand il rapproche en même temps « Fin du monde et fin du mois », cela veut dire qu’il a perdu tout courage pour faire progresser la transition énergétique : un pas en avant et en même temps deux pas en arrière. Le philosophe as de la finance et maintenant président de la république ne voit qu’une chose, son avenir politique devient de plus en plus compromis. Et ce n’est pas en essayant de faire plaisir en même temps aux gilets jaunes et aux ceintures vertes qu’il va sauver son quinquennat. Il devient un président « normal » comme l’a été son prédécesseur Hollande, mou, flasque, sans idées structurelles, englué dans le court-termisme. Voici ses deux décisions qui constituent deux pas en arrière :

PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie)* : Treize experts ont inauguré le Haut Conseil pour le climat que le chef de l’Etat a mis en place le 27 novembre avec pour rôle d’évaluer les mesures prises par l’exécutif en matière de transition écologique. Un nouveau comité Théodule ! Un effet d’annonce pour un aéropage qui constatera que la France continue de ne pas respecter ses engagements sur le climat : les émissions nationales de CO2 sont reparties à la hausse depuis 2015 et ont excédé en 2017 de 7 % le plafond à ne pas dépasser pour parvenir à la neutralité carbone au milieu du siècle. Il est ridicule de lancer « Make our planet great again  » quand on a peur de tour ce qui pourrait fâcher le peuple des consommateurs français.

Loi mobilité** : Les péages urbains ont été retirés du projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM) qui doit être présenté le 26 novembre en conseil des ministres. Il s’agissait pourtant de limiter la circulation automobile dans les centres urbains et de réduire les nuisances environnementales, à commencer par la pollution de l’air. En fait pas de péages urbains parce que les élus chargés de le faire n’en veulent pas, Hidalgo en tête. Concernant la création d’une vignette pour les poids lourds, aucune décision n’était prise pour l’instant. Un blocage des routes par les poids lourds, c’est autre chose que quelques manifestants à pied et en gilet jaune. De toute façon le projet de loi mobilité ne mentionne pas l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050, ce qui est une aberration car les transports sont le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre.

* LE MONDE du 27 novembre 2018, Un Haut Conseil pour le climat, la nouvelle idée de l’exécutif pour expertiser les politiques publiques

** LE MONDE du 27 novembre 2018, le gouvernement renonce aux péages urbains et ajourne la vignette poids lourds

origine de l’expression « comité théodule » : L’essentiel pour le général de Gaulle, président de la République française, c’est ce qui est utile au peuple français. Ce n’est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte… » (Charles de Gaulle, 25 septembre 1963)

PPE, rien ne va plus, le gouvernement a les pétoches

Avec l’annonce de la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie) pour dix ans le 27 novembre, Macron cultive désormais la maxime « il est urgent d’attendre ». Quand il rapproche en même temps « Fin du monde et fin du mois », cela veut dire qu’il a perdu tout courage pour faire progresser la transition énergétique : un pas en avant et en même temps deux pas en arrière. Le philosophe as de la finance et maintenant président de la république ne voit qu’une chose, son avenir politique devient de plus en plus compromis. Et ce n’est pas en essayant de faire plaisir en même temps aux gilets jaunes et aux ceintures vertes qu’il va sauver son quinquennat. Il devient un président « normal » comme l’a été son prédécesseur Hollande, mou, flasque, sans idées structurelles, englué dans le court-termisme. Voici ses deux décisions qui constituent deux pas en arrière :

PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie)* : Treize experts ont inauguré le Haut Conseil pour le climat que le chef de l’Etat a mis en place le 27 novembre avec pour rôle d’évaluer les mesures prises par l’exécutif en matière de transition écologique. Un nouveau comité Théodule ! Un effet d’annonce pour un aéropage qui constatera que la France continue de ne pas respecter ses engagements sur le climat : les émissions nationales de CO2 sont reparties à la hausse depuis 2015 et ont excédé en 2017 de 7 % le plafond à ne pas dépasser pour parvenir à la neutralité carbone au milieu du siècle. Il est ridicule de lancer « Make our planet great again  » quand on a peur de tour ce qui pourrait fâcher le peuple des consommateurs français.

Loi mobilité** : Les péages urbains ont été retirés du projet de loi d’orientation sur les mobilités (LOM) qui doit être présenté le 26 novembre en conseil des ministres. Il s’agissait pourtant de limiter la circulation automobile dans les centres urbains et de réduire les nuisances environnementales, à commencer par la pollution de l’air. En fait pas de péages urbains parce que les élus chargés de le faire n’en veulent pas, Hidalgo en tête. Concernant la création d’une vignette pour les poids lourds, aucune décision n’était prise pour l’instant. Un blocage des routes par les poids lourds, c’est autre chose que quelques manifestants à pied et en gilet jaune. De toute façon le projet de loi mobilité ne mentionne pas l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050, ce qui est une aberration car les transports sont le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre.

* LE MONDE du 27 novembre 2018, Un Haut Conseil pour le climat, la nouvelle idée de l’exécutif pour expertiser les politiques publiques

** LE MONDE du 27 novembre 2018, le gouvernement renonce aux péages urbains et ajourne la vignette poids lourds

origine de l’expression « comité théodule » : L’essentiel pour le général de Gaulle, président de la République française, c’est ce qui est utile au peuple français. Ce n’est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte… » (Charles de Gaulle, 25 septembre 1963)

Il ne faut pas venir emmerder les autonomistes

John Chau voulait voir la tribu des Sentinelles, considérée comme la plus isolée de la planète. Ses membres vivent en autarcie depuis soixante mille ans sur l’île de North Sentinel dans l’océan Indien. John a reçu une volée de flèches dès qu’il a posé le pied sur leur île, il en est mort*. Il voulait « faire aimer Dieu » et avait débarqué sur l’île avec sa bible**. Si les premiers colonisateurs venant d’Europe avaient été abattus dès leur arrivée en Amérique, nous n’aurions pas connu la planète au pillage ni provoqué le réchauffement climatique… Voici en prime quelques commentaires sur le monde.fr qui peuvent vous intéresser :

ROGER DELATTRE : Cet homme se disait missionnaire »religieux » (voir son compte facebook)… son dieu l’a rappelé à lui !

Gilles Hégeaune : Quand on voit les tonnes de selfies que produisait ce brave John Chau, on se dit que son seul but était d’épater la galerie. D’une certaine manière, il a fini par réussir.

Loriot : Cette tribu a bien réagi, bravo. Quant on parle d’aventuriers, il s’agit très souvent d’imbéciles dont la seule motivation est d’avoir quinze minutes de gloire mondiale. Il les as eues, mais y a laissé sa sa vie. C’est très triste pour ses parents, qui ne pensaient pas sans doute pas avoir mis au monde un idiot pareil. La Terre a plus que jamais besoin de Sentinelles, pas d’aventuriers incultes.

le sceptique : Faut pas se tromper d’îlot en lisant son guide du routard. Blague à part, cette peuplade brutale fait ce qu’elle veut sur son coin de terre, mais qu’on ne me demande pas de l’admirer au plan moral et cognitif. Heureusement qu’Homos sapiens n’est pas resté un assemblage de tribus xénophobes et violentes.

R2B @le sceptique : Ça tombe bien, on ne vous demande rien, mais « eux » veulent qu’on leur foute la paix…

Rappel de bon sens : Voilà la mondialisation replacée à son juste niveau. Celui d’un concept has-been.

GEOFFREY BASSET : La politique anti-immigration des Sentinelles est assez…. disons…. radicale.

Nous c’est mal : Oui mais dans leur cas c’est bien.

Homer Simpson : Donc si quelqu’un vient dans notre pays sans y être invité, on a le droit de l’abattre ?

HdA : De tous temps, le premier don qu’Homo Sapiens a apporté aux terres vierges de sa présence ou de la présence de sa civilisation à été la maladie et la destruction. Entre 80 et 90 % des Indiens d’Amérique ont été décimés. Les grands oiseaux de Nouvelle-Zélande ont totalement disparus, les grands mammifères d’Amérique du Sud ou les chevaux qui y vivaient ont été exterminés par les Clovis. Les Neandertal ou les Denisova ont disparu juste après leurs premiers contacts avec HS, etc, etc…

bobo : La migration serait la nature même de l’être humain, selon les sirènes de la propagande actuelle… Ce peuple des profondeurs historiques montre que c’est tout le contraire. De quoi remettre en question le dogme migratoire actuel.

Terrence : Cette histoire a au moins le mérite de nous rappeler une chose : les frontières sont aussi vieilles que l’humanité et le « bon sauvage » n’existe pas. Ce dernier a par ailleurs parfaitement le droit de protéger le droit et le sol de sa communauté.

Chau froid : S’il n’en reste que 40, ils doivent être sacrément consanguins. Ils auraient dû utiliser Chau autrement.

arc bouté : Euh, sur la consanguinité, eût-ce été fatal, comment aurions-nous passé le cap des 40 premiers hommes ?

DOMINIQUE GREUSARD : La consanguinité est mortifère sur un certain nombre de générations, jusqu’à ce que les caractères létaux aient disparu… par leur propre action. Les groupes atteignent ensuite un équilibre. « Sur le long terme », celui-ci a tout de même 50 000 ans derrière lui.

AHMAD SHAH : Un seul contact non hostile, en 91, par une équipe officielle d’anthropologues indiens, dans cette vidéo plus bas. Toutes les autres rencontres, volontaires ou involontaires (naufrage), furent hostiles. En tous cas, physiquement, l’absence de diversité génétique semble leur réussir… https://www.youtube.com/watch?v=ExdEHU02Zk0

* Le Monde avec AFP 21 novembre 2018, Un homme tué par la tribu isolée des Sentinelles qu’il tentait d’approcher

** LE MONDE papier du 24 novembre, « L’île de North Sentinel est un piège mortel »

Il ne faut pas venir emmerder les autonomistes

John Chau voulait voir la tribu des Sentinelles, considérée comme la plus isolée de la planète. Ses membres vivent en autarcie depuis soixante mille ans sur l’île de North Sentinel dans l’océan Indien. John a reçu une volée de flèches dès qu’il a posé le pied sur leur île, il en est mort*. Il voulait « faire aimer Dieu » et avait débarqué sur l’île avec sa bible**. Si les premiers colonisateurs venant d’Europe avaient été abattus dès leur arrivée en Amérique, nous n’aurions pas connu la planète au pillage ni provoqué le réchauffement climatique… Voici en prime quelques commentaires sur le monde.fr qui peuvent vous intéresser :

ROGER DELATTRE : Cet homme se disait missionnaire »religieux » (voir son compte facebook)… son dieu l’a rappelé à lui !

Gilles Hégeaune : Quand on voit les tonnes de selfies que produisait ce brave John Chau, on se dit que son seul but était d’épater la galerie. D’une certaine manière, il a fini par réussir.

Loriot : Cette tribu a bien réagi, bravo. Quant on parle d’aventuriers, il s’agit très souvent d’imbéciles dont la seule motivation est d’avoir quinze minutes de gloire mondiale. Il les as eues, mais y a laissé sa sa vie. C’est très triste pour ses parents, qui ne pensaient pas sans doute pas avoir mis au monde un idiot pareil. La Terre a plus que jamais besoin de Sentinelles, pas d’aventuriers incultes.

le sceptique : Faut pas se tromper d’îlot en lisant son guide du routard. Blague à part, cette peuplade brutale fait ce qu’elle veut sur son coin de terre, mais qu’on ne me demande pas de l’admirer au plan moral et cognitif. Heureusement qu’Homos sapiens n’est pas resté un assemblage de tribus xénophobes et violentes.

R2B @le sceptique : Ça tombe bien, on ne vous demande rien, mais « eux » veulent qu’on leur foute la paix…

Rappel de bon sens : Voilà la mondialisation replacée à son juste niveau. Celui d’un concept has-been.

GEOFFREY BASSET : La politique anti-immigration des Sentinelles est assez…. disons…. radicale.

Nous c’est mal : Oui mais dans leur cas c’est bien.

Homer Simpson : Donc si quelqu’un vient dans notre pays sans y être invité, on a le droit de l’abattre ?

HdA : De tous temps, le premier don qu’Homo Sapiens a apporté aux terres vierges de sa présence ou de la présence de sa civilisation à été la maladie et la destruction. Entre 80 et 90 % des Indiens d’Amérique ont été décimés. Les grands oiseaux de Nouvelle-Zélande ont totalement disparus, les grands mammifères d’Amérique du Sud ou les chevaux qui y vivaient ont été exterminés par les Clovis. Les Neandertal ou les Denisova ont disparu juste après leurs premiers contacts avec HS, etc, etc…

bobo : La migration serait la nature même de l’être humain, selon les sirènes de la propagande actuelle… Ce peuple des profondeurs historiques montre que c’est tout le contraire. De quoi remettre en question le dogme migratoire actuel.

Terrence : Cette histoire a au moins le mérite de nous rappeler une chose : les frontières sont aussi vieilles que l’humanité et le « bon sauvage » n’existe pas. Ce dernier a par ailleurs parfaitement le droit de protéger le droit et le sol de sa communauté.

Chau froid : S’il n’en reste que 40, ils doivent être sacrément consanguins. Ils auraient dû utiliser Chau autrement.

arc bouté : Euh, sur la consanguinité, eût-ce été fatal, comment aurions-nous passé le cap des 40 premiers hommes ?

DOMINIQUE GREUSARD : La consanguinité est mortifère sur un certain nombre de générations, jusqu’à ce que les caractères létaux aient disparu… par leur propre action. Les groupes atteignent ensuite un équilibre. « Sur le long terme », celui-ci a tout de même 50 000 ans derrière lui.

AHMAD SHAH : Un seul contact non hostile, en 91, par une équipe officielle d’anthropologues indiens, dans cette vidéo plus bas. Toutes les autres rencontres, volontaires ou involontaires (naufrage), furent hostiles. En tous cas, physiquement, l’absence de diversité génétique semble leur réussir… https://www.youtube.com/watch?v=ExdEHU02Zk0

* Le Monde avec AFP 21 novembre 2018, Un homme tué par la tribu isolée des Sentinelles qu’il tentait d’approcher

** LE MONDE papier du 24 novembre, « L’île de North Sentinel est un piège mortel »

L’ECOLOGIE DISTRIBUTIVE selon Alain Armagnac

La référence à la nature aurait pu mettre Aristote en situation de théoriser le concept de « l’écologie distributive » tant il avait su étudier les relations entre les différents êtres vivant sur la Terre, les équilibres qui en découlent à travers les chaînes alimentaires et les autres réseaux de distribution qui permettent le développement des espèces. Pourtant, c’est le concept de «  la chrématistique » qu’il imagina car il voyait déjà combien certains humains pillaient la nature et mettaient en servitude d’autres humains pour rechercher « une opulence et un enrichissement infinis » et il percevait le danger que constituait « l’acquisition commerciale effrénée » qu’il appelait « la chrématistique mercantile » par opposition à « la chrématistique naturelle » nécessaire à la survie des vivants, par l’échange vital autosuffisant et non la mise en esclavage des uns et l’accumulation de denrées pour en faire commerce et permettre à d’autres de s’enrichir sans frein et sans fin par la création de la monnaie, remplaçant « le troc naturel ».

La chrématistique naturelle qui aurait pu devenir une économie de marché, sociale et solidaire, sera abandonnée au profit d’une chrématistique commerciale, basée sur des conditions de productions, d’échanges et de consommations toujours en vigueur qu’on appelle « marché libre et non faussé » mais qui, en réalité, est tout sauf libre et non faussé. Pendant des siècles, une minorité pratiquera sans contrainte ce processus pervers d’ « acquisition des moyens de production » pour s’approprier des richesses monétaires, avant que des économistes ne s’avisent que « cette exploitation de l’homme par l’homme » et que ce pillage des ressources naturelles devaient être dénoncés. En fait, il faudra attendre Karl Marx au XIXe siècle avec le « Capital » pour fustiger la concentration de celui-ci entre les mains de quelques uns et annoncer sa fin prochaine… on connaît la suite.. Plus près de nous, John Maynard Keynes n’aura de cesse de critiquer « l’amour de l’argent », de condamner l’appât du gain et montrera sa volonté de distribuer les revenus du travail de manière à permettre le plein emploi et un pouvoir d’achat proportionnel au développement des moyens de production. Mais où est l’écologie distributive dans tout cela ? Où est la chrématistique naturelle ?

« Le discours de la servitude volontaire » du Sarladais Etienne de La Boétie au XVIe siècle est de plus en plus mis en avant pour rappeler que « la nature nous a donné à tous toute la Terre et elle n’a pas envoyé ici-bas les plus forts et les plus adroits pour y traquer les plus faibles mais qu’en faisant les parts, aux uns plus grandes et aux autres plus petites, elle a voulu faire naître en eux l’affection fraternelle, les uns ayant puissance de porter secours et les autres besoin d’en recevoir ». Cette notion de planète Terre « donnée à tous » se retrouve dans les débats de « L’Humanité » (5 et 12 mai 2018) avec les réflexions de Kohei Saito qui dégage les fondements d’une « social-écologie » issue d’une écologie distributive qui préserverait notre « seul Bien commun à tous, la planète Terre » et qui arrêterait de « la détruire et de nous détruire ». L’auteur montre comment, à une époque où le mot « écologie » n’existait pas, Karl Marx arrive à dire (à la fin de sa vie) que « le capitalisme épuise l’homme comme la nature ». Pour parvenir à cette conclusion, celui qui s’est rendu célèbre dans le monde entier par des idées productivistes sans aucun souci pour leur caractère destructeur de l’environnement, fera appel à son esprit scientifique pour reconnaître que la chimie agricole intensive épuise les sols et que les déforestations massives dérèglent le climat. Il en déduira que le capitalisme provoque des ruptures métaboliques graves qui « compromettent les conditions matérielles d’un développement humain libre et soutenable ». Kohei Saito n’hésite pas à dire que cette nouvelle vision du marxisme « dissout complètement l’antagonisme entre la critique  ‘rouge’ de l’économie politique et la pensée écologique ‘verte’ ».

Dans ces conditions, pourquoi ne pas imaginer qu’une « Internationale social-écologique » puisse créer de nouvelles coopérations et de nouvelles solidarités pour mettre en place une « écologie distributive » chargée de partager équitablement les richesses produites par la nature et par le travail des humains ? Et faire que ce que dénonçait déjà Aristote il y a 2 500 ans puisse un jour cesser ?

Alain Armagnac

Le nucléaire, on n’en veut pas mais on en voudrait +

Les Français sont adeptes du « et en même temps ». A 43 %, ils estiment que la réduction à 50 % (contre près de 75 % aujourd’hui) de la part de l’électricité d’origine nucléaire doit être effective en 2025. Seuls 8 % souhaitent un report au-delà de 2035*. Un commentateur sur lemonde.fr s’exclame : « Et le pourcentage de français qui vont beugler comme des veaux quand l’électricité sera plus cher après la fermeture des centrales nucléaires, il est de combien ? ». On lui répond, «  99,72% d’après un sondage au doigt mouillé… »

Il est même fort probable qu’un référendum préconisant la construction de plusieurs EPR obtiendrait un oui massif quand on expliquera aux gens que sortir du nucléaire voudrait dire baisser le niveau de vie moyen. Les manifestations à rallonge des « gilets jaunes » contre quelques centimes de plus à la pompe montrent la répulsion des Français à mettre l’écologie en acte. Même les graves accidents de Tchernobyl et de Fukushima n’ont pas vraiment freiné l’attrait du nucléaire. Alors que devrait faire le gouvernement s’il était pédagogue ?

– Faire en sorte que la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie) soit non seulement discuté en Assemblée nationale (ce qui ne sera pas le cas), mais fasse l’objet de plusieurs émissions de télévision à des heures de grande écoute.

– Montrer que si le nucléaire connaît très peu d’accidents de personnes comparés par exemple aux mines de charbon, l’irradiation d’une zone par dysfonctionnement d’une centrale oblige à un déplacement forcé de population.

– Expliquer que faire passer la durée de vie des centrales de 40 ans à 50 ans, voire 60 ans, c’est accroître les risques d’accident dans un pays où les centrales nucléaires sont toujours à proximité de bassins de vie très peuplés.

– Constater que dans un scénario maximaliste qui verrait tous les réacteurs prolongés jusqu’à leurs 60 ans, la France passerait entre 2038 et 2050 de 63 gigawatts de capacité installée à… 14 gigawatts. Soit une baisse radicale de 75 % de la production d’électricité nucléaire en un temps record. C’est ce qu’on appelle l’« effet falaise »**.

Même le scénario favori d’EDF – la construction de six EPR outre celui de Flamanville entre 2030 et 2050 – serait largement insuffisant pour combler le déficit créé par les fermetures d’un parc en fin de vie.

Montrer la difficulté technique de construire des nouveaux réacteurs. Les travaux pour l’EPR (réacteur pressurisé européen) de Flamanville, seul projet en cours, a débuté en 2007 et connaît contre-temps sur contre-temps sans compter l’explosion des coûts.

– Les coûts du démantèlement sont sous-évalués et qui paiera quand EDF n’aura plus ses recettes du nucléaire pour y pourvoir ?

– Politiquement nos élus ne savent plus que penser, de toute façon le pouvoir depuis 1974 ne leur a jamais demandé leur avis. Fin juin 2018, 100 parlementaires LRM signaient une tribune dans Le Monde pour demander que la PPE soit examinée à l’Assemblée. Le gouvernement y a opposé une fin de non-recevoir***. Les citoyens ont été mis devant le fait accompli. Comment défendre un projet qui n’a aucune assise démocratique ?

– C’est demain 27 novembre que le gouvernement doit présenter la feuille de route énergétique de la France (la PPE) pour les dix prochaines années. La ligne de crête est étroite pour Emmanuel Macron, qui pourrait être tenté par l’immobilisme.  « Au sein de la PPE, les sujets les plus importants sont ce qui concerne les transports et le logement », évacue un conseiller de l’exécutif****.

Conclusion : Il ne faut pas ce raconter d’histoires, fournir de l’électricité deviendra de plus en plus difficile. Il nous faudra donc réduire drastiquement nos besoins, que les gilets jaunes pro-nucléaires le veuillent ou non…

* LE MONDE du 23 novembre 2018, Une majorité de Français souhaite une baisse rapide du nucléaire

** LE MONDE du 22 novembre 2018, L’« effet falaise », ou pourquoi il faut préparer des fermetures de centrales nucléaires

*** LE MONDE du 22 novembre 2018, Nucléaire : les députés macronistes peinent à se forger une opinion

**** LE MONDE du 22 novembre 2018, Diminuer la part du nucléaire ? Macron tenté par l’immobilisme

Le saccage des Champs-Élysées, aveuglement passéiste

Il y a trois conceptions de notre présent, la passéiste qui se déchaîne en ce moment, l’illusion qui prévaut en politique et l’utopie qui va se réaliser. Il y a donc le mouvement « à la base », délétère et qui ne débouche sur rien, des gilets jaunes qui s’accrochent de façon aveugle à la bagnole dans une période de réchauffement climatique et d’épuisement des nappes pétrolières. Ils n’ont aucun argument de fond mais emmerdent les automobilistes (un comble pour des gens qui veulent défendre les automobilistes) et saccagent les Champs-Élysées (créer un contexte où on arrive à ce résultat, c’est déjà être complice).

Il y aura incessamment sous peu une énième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) où on évitera soigneusement la question nucléaire et où on mettra encore en avant, ce qui se dit depuis des années et ne se fait pas, la baisse de la consommation. Cela passera par le logement, éradication des « passoires » énergétiques « d’ici à 2025 » et un parc de logements basse consommation « à l’horizon 2050 ». Un vrai cadeau pour le prochain quinquennat ! On agira sur la mobilité : covoiturage, vélo, transports en commun, réduction de la distance entre domicile et emploi, etc. En clair, à chacun de se démerder comme il peut. Et puis on réveillera les vieilles lunes, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Autant dire que cela n’arrivera pas dans les proportions qu’il faudrait. Alors surviendra l’effondrement de notre civilisation, et les perspectives deviendront tout autre.

«Cette question-là est assez obsédante. Comment fait-on pour éviter que notre société humaine n’arrive pas au point où elle serait condamnée à s’effondrer ?» se demandait déjà le Premier ministre Edouard Philippe en juillet dans une vidéo Facebook, après avoir évoqué l’un de ses livres de chevet : Effondrement, signé du géographe américain Jared Diamond. Le collapsologue Pablo Servigne met en garde : «Le seul point commun aux effondrements étudiés par Jared Diamond, ce sont les mauvaises décisions des élites au dernier moment.» Reste une inconnue : quel délai nous sépare de cette crise systémique ? Alarmiste, Yves Cochet affirme : «Je suis sûr de son imminence.» D’après lui, l’effondrement pourrait avoir lieu dans les années 2020, puis laisser place à quelques dizaines d’années où les rescapés vivront sur les ruines de notre modèle actuel.

«Il s’agit de limiter la casse », explique Yves Cochet. Président de l’institut Momentum, qui travaille en ce moment à des scénarios d’adaptation de la région parisienne, il précise : «Il y a aujourd’hui 12 millions de Franciliens. En 2050, ils ne seront peut-être que 6 millions, dont 600 000 dans Paris.» En Ile-de-France, Yves Cochet imagine une confédération de huit bio-régions, autonomes du point de vue alimentaire, énergétique et politique. Pour lui, le réformisme tiède ne marche pas : en matière d’énergie, il faut des scénarios radicaux. Pour les transports, il faut développer les hippomobiles, des voitures tractées par des chevaux, prévoir qu’il y aura peut-être moins de 100 000 véhicules en Ile-de-France en 2050, contre environ 6 millions aujourd’hui. Il faut cesser de donner la priorité aux produits high-tech, qui n’existeront plus, et développer les low-tech. (source de ce dernier §, Libération, Effondrement, le début de la fin !)

Le saccage des Champs-Élysées, aveuglement passéiste

Il y a trois conceptions de notre présent, la passéiste qui se déchaîne en ce moment, l’illusion qui prévaut en politique et l’utopie qui va se réaliser. Il y a donc le mouvement « à la base », délétère et qui ne débouche sur rien, des gilets jaunes qui s’accrochent de façon aveugle à la bagnole dans une période de réchauffement climatique et d’épuisement des nappes pétrolières. Ils n’ont aucun argument de fond mais emmerdent les automobilistes (un comble pour des gens qui veulent défendre les automobilistes) et saccagent les Champs-Élysées (créer un contexte où on arrive à ce résultat, c’est déjà être complice).

Il y aura incessamment sous peu une énième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) où on évitera soigneusement la question nucléaire et où on mettra encore en avant, ce qui se dit depuis des années et ne se fait pas, la baisse de la consommation. Cela passera par le logement, éradication des « passoires » énergétiques « d’ici à 2025 » et un parc de logements basse consommation « à l’horizon 2050 ». Un vrai cadeau pour le prochain quinquennat ! On agira sur la mobilité : covoiturage, vélo, transports en commun, réduction de la distance entre domicile et emploi, etc. En clair, à chacun de se démerder comme il peut. Et puis on réveillera les vieilles lunes, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Autant dire que cela n’arrivera pas dans les proportions qu’il faudrait. Alors surviendra l’effondrement de notre civilisation, et les perspectives deviendront tout autre.

«Cette question-là est assez obsédante. Comment fait-on pour éviter que notre société humaine n’arrive pas au point où elle serait condamnée à s’effondrer ?» se demandait déjà le Premier ministre Edouard Philippe en juillet dans une vidéo Facebook, après avoir évoqué l’un de ses livres de chevet : Effondrement, signé du géographe américain Jared Diamond. Le collapsologue Pablo Servigne met en garde : «Le seul point commun aux effondrements étudiés par Jared Diamond, ce sont les mauvaises décisions des élites au dernier moment.» Reste une inconnue : quel délai nous sépare de cette crise systémique ? Alarmiste, Yves Cochet affirme : «Je suis sûr de son imminence.» D’après lui, l’effondrement pourrait avoir lieu dans les années 2020, puis laisser place à quelques dizaines d’années où les rescapés vivront sur les ruines de notre modèle actuel.

«Il s’agit de limiter la casse », explique Yves Cochet. Président de l’institut Momentum, qui travaille en ce moment à des scénarios d’adaptation de la région parisienne, il précise : «Il y a aujourd’hui 12 millions de Franciliens. En 2050, ils ne seront peut-être que 6 millions, dont 600 000 dans Paris.» En Ile-de-France, Yves Cochet imagine une confédération de huit bio-régions, autonomes du point de vue alimentaire, énergétique et politique. Pour lui, le réformisme tiède ne marche pas : en matière d’énergie, il faut des scénarios radicaux. Pour les transports, il faut développer les hippomobiles, des voitures tractées par des chevaux, prévoir qu’il y aura peut-être moins de 100 000 véhicules en Ile-de-France en 2050, contre environ 6 millions aujourd’hui. Il faut cesser de donner la priorité aux produits high-tech, qui n’existeront plus, et développer les low-tech. (source de ce dernier §, Libération, Effondrement, le début de la fin !)

Protéger l’emploi, dans le nucléaire ou l’agriculture ?

Certains aiment opposer emploi et écologie, mais ils s’appuient sur une raisonnement parcellaire et trop souvent sectoriel. Ainsi Marie-Hélène Autissier : « Les scénarios Ampère et Volt sont définis par RTE (Réseau de transport d’électricité). Pour réduire la part du nucléaire à 50 % de la production totale à l’horizon de 2030, Ampère préconise la fermeture de 16 réacteurs entre 2020 et 2030, réduisant le parc nucléaire de 63 gigawatts à environ 50 GW. Pour arriver à 50 % d’électricité nucléaire en 2035, Volt préconise pour sa part la fermeture de 9 réacteurs et un parc nucléaire de 55 GW. De tels scénarios conduiront inéluctablement à des arrêts d’activité dans nos régions et généreront des pertes d’emplois – avec leurs conséquences sur la vie locale. Le scénario Ampère entraînera la suppression de 70 000 à 120 000 emplois directs, indirects et induits, tandis que le scénario Volt ferait perdre entre 35 000 et 65 000 emplois. »*

Le système actuel fait qu’il y a destruction créatrice, les emplois perdus dans une filière sont jusqu’à présent créés ailleurs.  Et les métiers d’avenir, c’est le retour à la paysannerie et à l’artisanat relocalisés. Les commentaires sur lemonde.fr disqualifient la vision Autissier de protection de son propre emploi :

Consterné : Ce genre d’argument laisse toujours dubitatif devant l’intelligence humaine. On a dans le même genre : « je gagne du pognon avec les armes, il ne faudrait surtout pas que l’on arrête de s’étriper » , ou bien « je me gave en vendant des antirétroviraux, il faut absolument que les gens continuent de se refiler le SIDA ».

kwa ti yanga : Il y a quelques années, « au nom de l’emploi », certains regrettaient la fermeture d’usines d’armement fabriquant, entre autres, des mines anti-personnel. Personnellement, je trouvais que c’était plutôt une bonne nouvelle. Des emplois il y en a à pourvoir dans les EPHAD, comme assistant de vie scolaire auprès des enfants handicapés ou dans les filières ayant vocation à respecter l’environnement plutôt que de compromettre l’avenir. De mémoire, la demi-vie du plutonium est de 30 000 ans…

Anti septique : Bof, les emplois des intérimaires des sous-traitants, contaminés dans les centrales pourront être avantageusement remplacés par des emplois dans les économies d’énergie… D’autre part, des emplois dans la gestion des déchets, il y en a pour des millions d’années, à Bure par exemple.

Julien de Prabère : Serions-nous condamné à poursuivre indéfiniment cette filière infernale pour maintenir des emplois ? Faudrait-il continuer à ériger des mastodontes diffusant dans notre environnement deux fois plus d’énergie sous forme de chaleur qu’ils n’en produisent ?

Jean TRESPEUCH : Cet argument, maintes fois évoqué, de la justification d’une activité parce qu’elle crée des emplois ne tient pas la route, en effet. C’est comme si on affirmait qu’il faut plus d’accidents de la route pour fournir des emplois aux médecins, aux chirurgiens, aux infirmières et à bien d’autres encore !!! Ce qui est recevable, en revanche, c’est d’anticiper la fin de l’énergie nucléaire, (dangereuse et maintenant trop coûteuse) pour éviter de nouveaux déserts industriels (cf. mines, sidérurgie).

VV : Les centrales nucléaires ne sont pas éternelles de toute façon. Mais la reconversion fait partie du chantier. Il y a déjà le chantier énorme de déconstruction. Ensuite la production future qui si l’on en croit nos pro-nucléaire coûte plus cher. Plus cher donc plus d’emploi sur tout le territoire national.

ALAIN PANNETIER : « Il faut continuer le nucléaire parce que c’est mon gagne-pain » n’est pas un argument très convaincant. Surtout au vu des injections de capital qui ont été nécessaires pour conserver Areva et EDF à flot. On aurait peut-être pu utiliser cet argent si rare dans le budget de l’état pour s’engager plus résolument vers des technologies plus novatrices, plus génératrices d’emplois non subventionnés.

MICHEL SOURROUILLE : Pleurons la disparition d’emploi… dans l’agriculture ! La population active agricole, familiale et salariée, atteignait 6,2 millions de personnes en 1955, soit 31 % de l’emploi total en France. En 2000, cette part est tombée à 4,8 % avec 1,3 million de personnes. En 2017, la ferme France compte 453 113 chefs d’exploitation en comptant non seulement les agriculteurs mais aussi les entrepreneurs paysagistes, exploitants de centres équestres, entrepreneurs de travaux agricoles !!

* LE MONDE du 24 novembre 2018, « Tout le monde n’est pas d’accord pour réduire la part du nucléaire »

NB : Marie-Hélène Autissier est employée de la filière nucléaire depuis quarante ans et syndiquée à l’UNSA SPAEN (Syndicat professionnel autonome des agents de l’énergie nucléaire).

Le bilan de Nicolas Hulot, positif ou négatif ?

Nicolas Hulot sur le plateau de « L’Emission politique » de France 2 : « Pour aller bien, il faut ne pas regarder la réalité en face… Je me suis battu, et notamment les semaines qui ont précédé mon départ, pour qu’on change complètement d’échelle dans l’accompagnement social de la transition énergétique et écologique, avec des propositions concrètes. Je n’ai pas été entendu… » Il prône l’arrêt de six réacteurs avant 2028 : « Si on attend les dernières années [pour arrêter des réacteurs], je vous fiche mon billet que ça ne se fera pas », a-t-il prophétisé. Il se dit aussi hostile à toute programmation de construction de nouveaux EPR : « Relancer les EPR maintenant, c’est condamner le développement des énergies renouvelables », prévient-il, en appelant à « mettre le paquet sur l’efficacité énergétique et la réduction de la consommation ». « Si on fait trois ou quatre EPR, ça veut dire qu’on va faire trois ou quatre Bure ? Eh bien bon courage ! » Sa conception générale est de ne pas opposer « les fins de mois difficiles des Français » et « la fin du monde, en tout cas d’un monde pacifique » annoncée par « la crise écologique »*.

Le bilan qu’on peut faire sur Nicolas Hulot, que ce soit dans cette émission du 22 novembre ou dans les dizaines d’années qui précèdent, est largement positif. Pourtant certains s’acharnent encore à ne voir chez lui que le vendeur de gel douche ou ses 9 véhicules. Pour avoir un meilleur jugement, il faut lire « Nicolas Hulot, la brûlure du pouvoir » qui apporte un point de vue documenté sur les faits et gestes de Nicolas. Ainsi ce passage sur son patrimoine, signe de réussite ou enrichissement personnel ? :

«  Pendant que je partais à la rencontre des derniers gorilles ou des tribus amazoniennes, la déclinaison de la marque Ushuaïa se transformait en fabuleux business. Je n’en profite qu’indirectement puisque je suis salarié de TF1, et que la manne est censée compenser le coût de l’émission. Je n’ai pas une vision diabolique du monde économique. Tous ses acteurs ne sont pas des exploiteurs, et ces grandes entreprises, c’est aussi le monde du travail. Pour mener mon combat, il faut de l’argent. Quand on n’a pas de fortune personnelle, et que l’on n’a pas envie de grever davantage le budget de l’État, reste la philosophie de Clemenceau : « Quand la maison brûle, on ne regarde pas qui passe les seaux d’eau. » Le Canard enchaîné assurait dans son édition du 5 juillet 2017 que j’avais perçu 290 000 euros en 2013 grâce à la société Éole Conseil et aux produits Ushuaïa, shampoings et autres gels douche. Ma fondation aurait perçu 460 000 euros de chèques versés par EDF jusqu’en 2012. Conflit d’intérêts quand je dois prendre position sur l’EPR de Flamanville ? Édouard Philippe est venu à mon secours : « Tout sera déclaré à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. C’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts ».

Conformément à la loi relative à la transparence de la vie publique adoptée en 2013, la HATVP a publié le 15 décembre les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement. Le patrimoine le plus élevé est détenu par Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, qui a déclaré posséder pour plus de 7,5 millions d’euros de biens. J’arrive juste après, avec un patrimoine de plus de 7,2 millions d’euros, composé d’une maison en Corse (1 million d’euros), ainsi que de plusieurs autres biens immobiliers dans les Côtes-d’Armor et en Savoie, d’une valeur totale de 1,9 million. À cela s’ajoute la société Eole, qui encaisse les droits d’auteur et royalties des produits dérivés Ushuaïa, dont la valeur est estimée à 3,1 millions d’euros, ainsi que des valeurs mobilières d’environ 1,2 million d’euros. Détail que je ne trouve pas amusant, le quotidien Le Monde insiste sur mes neuf véhicules à moteur. La transparence ; oui, le voyeurisme ; non ! J’utilise à 95 % ma BMW électrique et mon scooter (électrique). J’ai acheté il y a deux ans une vieille 2CV pour ma fille. Je possède aussi un Renault de livraison… d’âge vénérable. Quant à mon vieux Land Rover, il me sert à crapahuter en Corse les rares moments où je suis en vacances. Pourquoi ne pas tout dire dans les médias ? Sur mes 6 voitures, 4 sont des antiquités. Scandaleux ? Restent 2 voitures pour circuler régulièrement, ce qui est presque la norme actuellement pour un couple de Français. Ah mais oui, je devrais montrer l’exemple et lire à la bougie !

Notez que mon engagement comme ministre est d’autant plus remarquable que j’aurais pu continuer à très bien gagner ma vie en « vendant » des gels douches. J’ai renoncé au confort des retraités aisés pour me battre pour des idées et servir l’intérêt commun. Écologie ne doit pas rimer avec privation. »

* LE MONDE du 23.11.2018 Taxe carbone : « Il manque un accompagnement social », affirme Nicolas Hulot

Trois éditoriaux dévastateurs dans LE MONDE

Le quotidien LE MONDE croit enfin à la possibilité d’une apocalypse, d’où ces trois éditoriaux successifs que nous accompagnerons de quelques réactions significatives sur lemonde.fr

1) Il faut prendre des mesures courageuses dans le but de diminuer la dépendance à un pétrole dont on sait que le prix, au-delà des soubresauts conjoncturels, ne cessera d’augmenter, un pétrole qui, à la fin des fins, contribue à rendre notre planète invivable. (LE MONDE du 17 novembre 2018, Transition énergétique et crise sociale)

2) Si la communauté internationale se refuse à faire plus pour lutter contre le réchauffement climatique, ce sont les catastrophes produite par 2°C ou 3°C supplémentaires qu’il faudra gérer. Nul ne peut dire, à cette heure, si cela sera simplement possible. (LE MONDE du 18-19 novembre 2018, Climat : l’heure des comptes)

3) Nous sommes tous climatosceptiques à des degrés divers, dans la mesure où nous n’acceptons ni « la vérité sur ce que nous avons fait subir à la Terre » ni le changement de vie radical qu’impose le réchauffement climatique, et encore moins la remise en cause du principe de modernité et d’un progrès linéaire qui tend vers le toujours plus. Combien faudra-t-il d’études comme celle publiée dans Nature Climate Change et de catastrophes aux effets dévastateurs pour se rendre compte que le coût de l’inaction reste très supérieur à celui de la lutte contre les changements climatiques ? (LE MONDE du 20 novembre 2018, Changement climatique, une bombe à retardement)

A bas le travail ! : Ce cri d’alarme va se perdre dans l’infini de la bêtise sociale… puisque les mêmes gens iront tous demain au boulot pour continuer à augmenter encore l’émission de gaz à effet de serre – et on aura en plus d’autres obtus pour venir nous faire la réclame du nucléaire… afin de continuer à produire encore plus… et donc à aggraver le changement climatique.

MICHEL BRUNET : Genre d’édito « inaudible » à nos gilets jaunes sur leurs barrages…

Vert est mieux que Jaune : J’allais le dire. Des gens qui aiment la bagnole, avec ses SUV et 4/4, qui viennent demander solidarité pour réduire de quelques centimes le coût de l’essence. C’est honteux.

Yogi : L’humanité ne comprend rien en dessous de plusieurs dizaines de millions de morts, et encore. Il faudra en passer par là, c’est le prix de la stupidité.

Virgule : De toutes façons ce qui est chouette, c’est qu’un jour le fossile va finir. Et on sera tous comme des c…

Patou : Pendant ce temps là l’Etat donne des primes à la conversion dont la seule utilité est, si l’on prend en compte le coût écologique de la construction et de la déconstruction des voitures, de soutenir l’industrie automobile. Il ne fait rien pour favoriser les circuits courts, au contraire. On continue de négocier des traités de libre échange tout autour de la planète…

PASCAL D : Tant que les Etats n’auront pas compris que, comme en tant de guerre, il faut restreindre la liberté de faire ce que l’on veut, la planète continuera à se réchauffer.

Patou : Vous avez probablement et malheureusement raison. Si tous les hommes réalisent leur rêves de consommation, de voyages, de bagnoles, alors ils condamnent leurs enfants.

le sceptique : Même après les canicules où l’on a perdu des proches, même après des inondations et incendies où l’on a perdu des biens, on continue de produire et consommer. La solution proposée aujourd’hui est (pour aller vite avec un chouïa de caricature 🙂 : regarde pousser ta carotte bio en gagnant 1000 € à vie dans une économie circulaire locale. Aucun intérêt pour les masses. Quand ce sera « Tesla pour tous ! », les gens diront « chouette, c’est une belle bagnole, c’est génial la lutte anti-carbone ! ».

VV : Et oui, le commun des mortels est « sceptique » par défaut. Tant qu’il n’est pas touché directement (avec un mètre de flotte dans sa maison, par exemple), son comportement ne change pas. Prévoir, anticiper en changeant son style de vie, c’est trop dur… Économiser, une aberration économique. La nature humaine, quoi…

CB : Allons y gaiement. Quitte à foncer autant y aller pied au plancher. Cela permettra à l’humanité de se recréer plus rapidement. Parce que aucun doute que l’humanité survivra et s’adaptera. Seulement pas à 7,8,9, 10 milliards. Les dégâts seront considérables, mais comme nous sommes incapable (moi compris) de fondamentalement changer nos modes de vie autant assumer le mur qui se rapproche et se préparer à s’adapter. Darwin avait raison: les plus adaptés survivront!

SARAH PY : La crise climatique va nous poser la question de la démocratie, de la nécessité de réglementations, de contraintes, de la re-centralisation du pouvoir étatique, celle du dirigisme économique, de la remise en cause de certains de nos modes ou habitudes de vie. Elle peut signifier des chamboulements dans les logiques économiques avec ses conséquences sociales … Il s’agit d’une situation plus ou moi proche de celles des situations de guerre. Plus nous tardons, plus nous nous en rapprocherons.

CLAUDE CHAMBON : Toujours pas un mot sur la bombe démographique mondiale !

GERONIMO @ Chambon : Non car ce serait fustiger d’autres peuples que les Occidentaux…. Tabou et politiquement incorrect. La transition démographique s’achève partout, y compris en Afrique du nord et en Inde. Partout sauf en Afrique subsaharienne. On va passer de 500 millions d’habitants en 1950 à 2,3 milliards en 2100. Les ressources sont incapables d’être autre chose que massacrées avec une telle démographie irresponsable.

Sans soutien-gorge ni voiture, telle est la femme écolo

Place au naturel, à l’acceptation de son corps sans artifices. Fini les seins entravés et les poitrines obligatoirement hautes, fermes et rebondies. Vive le « No Bra » (« pas de soutien-gorge »)*. Pour un écologiste, il ne s’agit certes pas de défendre un féminisme qui a de trop multiples facettes, mais de savoir ce qui dans notre rapport à la nature est utile ou inutile. Pour argumenter pour ou contre le soutif, l’écologisme essaye de s’appuyer sur des réalités mesurables. Écoutons ce que dit Jean-Denis Rouillon**, médecin du sport et l’un des rares chercheurs à avoir étudié l’impact du soutien-gorge sur la poitrine : « L’ensemble des femmes de mon panel qui ont abandonné le SG voyaient au bout de trois ans un raffermissement de leurs seins et une diminution des vergetures. Les femmes se sentaient plus à l’aise et avaient une meilleure posture, d’où une diminution des douleurs dorsales. En laissant les seins libres, les tissus fibreux et les ligaments de Cooper, responsable du maintien et de la fermeté de la poitrine, sont stimulés et se renforcent. Avec un soutien-gorge, l’appareil suspenseur ne travaille plus correctement et se distend plus rapidement. De plus une activité physique nourrit les tissus et peut muscler le haut du corps. Par contre les Wonderbra et autres push-up compriment les tissus, gênent la circulation sanguine et lymphatique… Les résultats préliminaires de mes travaux incitent à reconsidérer la véritable utilité de cette pièce de lingerie. »

En d’autres termes la nature est bien faite qui a modelé notre corps depuis des milliers d’années, alors pourquoi devenir victime de la mode ? Le soutien gorge est une construction sociale qui a commencé avec le brevet en 1889 d’un corselet-gorge impunément appelé « Bien être ». Le premier modèle de soutien-gorge deux triangles date de 1913. La marque lejaby a son origine en 1930, son expansion profite de l’invention du nylon. La star des tiroirs devient le push-up, inventé dans les années 1960. La marque américaine Wonderbra fait en 1994 un tabac mondial avec son modèle ampliforme. La publicité amplifie le pouvoir des marques, par la suggestion elle impose aux femmes leur tenue vestimentaire. Supprimez la publicité et il y a de fortes chances que nous en reviendrons à n’acheter que ce qui est vraiment utile.

Quant à la voiture, il en est de même. Elle atrophie nos membres inférieurs en réduisant l’usage naturel de nos jambes, elle nous est imposé par les marques et le matraquage publicitaire, elle débouche sur l’utilisation inconsidéré des ressources de la planète et nous amène à des femmes qui portent à la fois le soutien-gorge et le gilet jaune…

* LE MONDE l’époque du 18-19 novembre 2018, « Tu n’as pas peur que ça tombe ? »

**LE MONDE l’époque du 18-19 novembre 2018, Et la science dans tout ça

L’énergie contrainte rend la démocratie impossible

Pour cette journée de manifestation contre la hausse du prix des carburants, il est utile de (re)lire ce texte de JANCOVICI qui remet les pendules à l’heure : la démocratie est un système fragile qui s’effondre quand l’énergie vient à manquer.

« La démocratie commence à buter sur le monde fini (à cause du plafonnement énergétique), alors qu’elle a essentiellement vu le jour et prospéré dans le monde en croissance. La généralisation à toute l’Europe de ce régime politique, qui laisse à la population une large voix au chapitre pour dire par qui elle veut être gouvernée, provoque mécaniquement l’apparition de candidats surenchérissant de promesses de monde meilleur. L’énergie abondante permet d’augmenter la production de tout et n’importe quoi, elle a donc permis d’augmenter la redistribution. La démocratie correspond de fait à ce système qui permet aux plus nombreux d’exiger la plus grosse part du gâteau.

Il est des libertés « démocratiques » qui ne peuvent plus s’exercer dans le monde fini. Dans un monde en expansion, votre liberté d’avoir un logement plus grand, voire un logement tout court, ne gêne pas l’exercice de la même liberté par votre voisin. Par contre dans un monde en contraction, ce n’est plus la même chanson. Comment décider « démocratiquement » que la surface de logement par personne doit rester stable, ou, pire, être réduite ? Commet gérer cela quand, au surplus, la liberté de se séparer après avoir fait des enfants (autrement dit le divorce ou ce qui y ressemble) fait mécaniquement augmenter la surface de logement par personne ? Il est facile de voir que, dès qu’une assemblé élue est appelée à se prononcer, elle sait mieux s’accorder sur la manière de donner plus que sur la manière de donner moins. Dans le second cas, les débats sont longs, souvent pleins de malentendus, et tout le monde se voile la face sur la réalité de l’obstacle à franchir. Mais avant que la classe politique, et la classe médiatique qui lui donne la réplique, ne comprenne qu’à cause de la raréfaction des combustibles fossiles il faut arrêter les promesses du toujours plus, il risque hélas de couler encore un peu d’eau sous les ponts.

Plus nous chercherons la « démocratie parfaite » à court terme, celle où tout le monde a le droit de tout faire, et moins nous serons efficaces face au défi à relever, courant alors le risque maximum que le problème se règle d’une manière qui ne nous aura rien demandé, puisque les lois de la physique seront de toute façon respectées. Quel prix sommes-nous prêts à payer pour éviter de déclencher, bien avant la fin de ce siècle, le retour à la barbarie généralisée sur une planète irréversiblement appauvrie ? Certes il y avait encore des tickets de rationnement en France après la seconde guerre mondiale, mais le système avait été instauré à un moment où la démocratie n’était plus vraiment de mise. Quand nous sommes dans un monde où il n’y a plus à espérer davantage demain qu’aujourd’hui, il est plus facile de se contenter de l’ordre établi.« 

Jean Marc Jancovici (Dormez tranquilles jusqu’en 2100, réédition 2017 en livre de poche)

Transition ? Plutôt révolution énergétique en marche

La grogne sur les carburants ne doit pas faire oublier qu’une majorité de nos concitoyens est désormais sensibilisée à l’urgence écologique. Le gouvernement le ressent et commence à prendre des directions impensables il y a quelques temps. Ainsi il compte mettre fin aux chaudières au fioul d’ici dix ans* alors que près de dix millions de Français utilisent encore ce mode de chauffage très polluant. L’État prendrait en charge « un tiers du coût global de transformation ». Comme sur le carburant, le gouvernement joue aussi sur le levier fiscal : le prix du fioul est également alourdi de taxes qui représentent déjà un tiers de son prix. La conversion vers des solutions alternatives n’est toutefois pas une mince affaire pour les gens concernés. Rappelons un précédent. En 2011, le gouvernement grec avait remonté à 80 % la taxe sur le fioul domestique, largement utilisé en Grèce, pour l’aligner sur celle appliquée au carburant pour voiture. Le prix du litre avait doublé, trop pour une population paupérisée. Les écoles d’une dizaine de municipalités du nord du pays ont prévenu qu’elles fermeraient leurs portes lors des grands froids. Dans une interview du 2 juillet 2005, le ministre de l’environnement britannique, Elliot Morley, encourageait ses concitoyens à « penser l’impensable » : la mise en place de cartes de rationnement énergétiques individuelles. On s’approche, on s’approche de la carte carbone.

Autre signe que la révolution écologique est en cours. Après la France et le Royaume-Uni, le gouvernement espagnol souhaite interdire la vente de voitures diesel et essence dès 2040**. Ce projet entre dans le cadre d’une future loi sur la transition énergétique qui vise à « décarboniser » son économie d’ici à 2050 avec un système électrique qui devrait exclusivement reposer sur des sources d’énergies renouvelables. Cependant, le vote de la loi sur la transition énergétique n’est pas acquis ! Le gouvernement n’a pas la majorité des sièges au Parlement. Rappelons qu’après l’attaque de Pearl Harbor, les États-Unis se sont retrouvés en guerre du jour au lendemain, sans avoir rien planifié. Le président Roosevelt a immédiatement interdit de vendre une voiture neuve aux États-Unis. Point à la ligne.

De toute façon en 2050 le prix du baril sera à 200 ou 300 euros hors taxes, le fioul aura disparu parce que hors de la portée des bourses et les voitures thermiques deviendront aussi recherchées qu’un minitel en 2018.

* LE MONDE du 15 novembre 2018, Comment le gouvernement compte mettre fin aux chaudières au fioul

** Le Monde avec AFP 14 novembre 2018, L’Espagne veut interdire la vente de véhicules essence et diesel dès 2040

Un seul scénario nous promet de ne pas mourir de faim

Comment nourrir de façon saine et durable une population de près de 10 milliards de personnes en 2050 sans étendre les surfaces agricoles mondiales… tout en respectant simultanément les objectifs d’atténuation du changement climatique et de protection de la biodiversité ? Pour répondre à cette question, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont conduit durant quatre ans une démarche prospective pour construire cinq scénarios. Quatre scénarios nous font découvrir des avenirs menaçants : « Des usages des terres pilotés par la métropolisation », prolongement des tendances à l’œuvre ; « Des usages des terres pour des systèmes alimentaires régionaux », des accords limitent les échanges entre grandes régions du monde ; « Des usages des terres pour des ménages pluriactifs et mobiles », chacun fait ce qu’il veut ; « Des usages des terres pour des communautés rurales dans un monde fragmenté », avec des effets contrastés au sein de chaque région. Le scénario qui dessine une voie étroite et praticable vers la sécurité alimentaire dans un environnement préservé serait celui-ci : «  Des usages des terres pour des régimes alimentaires sains et de qualité. »*

Avec un tel titre, il paraîtrait impensable de ne pas s’en sortir ! Le problème, c’est qu’on ne voit nulle part les prémices d’un changement de pratique agricole. Le monde reste divisé entre un secteur agro-industriel sans avenir et une agriculture paysanne qui peine à survivre. De toute façon il n’y a pas et il n’y aura pas de gouvernance mondiale. Les commentateurs sur lemonde.fr étrillent cette prospective théorique :

le sceptique : Résumé rapide pour lecteur pressé : « à la demande des meilleurs décideurs-bureaucrates, nous avons mobilisé les meilleurs experts-bureaucrates pour penser l’avenir de la planète. Sur 5 scénarios, un seul promet de sauver le monde: celui qui repose sur des politiques publiques fortes, c’est-à-dire sur l’extension de la bureaucratie du bonheur dont nous sommes les modestes serviteurs. Merci de votre attention, payez bien vos impôts.« 

On attend des explications : Curieuses simulations qui globalisent d’un côté. Mais le Burkina et la Beauce suivraient-ils la même trajectoire et seraient-ils soumis à la même politique ? Et qui particularisent de l’autre avec une agriculture toute seule sans lien avec les mobilités, les industries, la vie ?

Claude Hutin : On ne peut pas dire que cela soit très concret. Sans doute pour éviter les polémiques, les auteurs évitent les questions qui divisent : OGM; pesticides, courants européens bio, nouvelles technologies génétiques (riz doré, …), subventions… On suppose qu’il faut se reporter aux scénarios in extenso pour en comprendre vraiment le contenu.

PIERRE DUMONT : Tout scénario qui ne prend pas en compte l’impact socio-économique des dégâts du dérèglement ni les fortes probabilités pour des affrontement armés de moyenne intensité est un scenario de fantaisie. Et c’est bien le problème des spécialistes, un gourou des cerfs volants y trouvera une solution universelle…

MP : « Comment nourrir de façon saine et durable une population de près de 10 milliards de personnes en 2050 sans étendre les surfaces agricoles mondiales, tout en respectant simultanément les objectifs d’atténuation du changement climatique et de protection de la biodiversité ? » Réponse : ça ne se produira pas ! Soit on ne sera pas 10 milliards en 2050, soit la moitié de la population crèvera de faim.

Realiste : le problème, la démographie humaine ! A notre petit niveau en France, on continue à subventionner les naissances, alloc., congés maternité, etc !!

Jérôme : Je serais favorable pour supprimer toute incitation à avoir + de 1 ou 2 enfants. Mais démographiquement le problème ne se pose pas en France (pas par le solde naturel). C’est plutôt du côté de l’Asie et surtout de l’Afrique que ça risque de devenir très compliqué pour nourrir la population. La population africaine devrait tripler d’ici la fin du siècle. Je doute que leur prod agricole, déjà insuffisante, en fasse autant.

* LE MONDE du 15 novembre 2018, « Cinq scénarios pour l’avenir alimentaire de la planète en 2050 »

Un seul scénario nous promet de ne pas mourir de faim

Comment nourrir de façon saine et durable une population de près de 10 milliards de personnes en 2050 sans étendre les surfaces agricoles mondiales… tout en respectant simultanément les objectifs d’atténuation du changement climatique et de protection de la biodiversité ? Pour répondre à cette question, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont conduit durant quatre ans une démarche prospective pour construire cinq scénarios. Quatre scénarios nous font découvrir des avenirs menaçants : « Des usages des terres pilotés par la métropolisation », prolongement des tendances à l’œuvre ; « Des usages des terres pour des systèmes alimentaires régionaux », des accords limitent les échanges entre grandes régions du monde ; « Des usages des terres pour des ménages pluriactifs et mobiles », chacun fait ce qu’il veut ; « Des usages des terres pour des communautés rurales dans un monde fragmenté », avec des effets contrastés au sein de chaque région. Le scénario qui dessine une voie étroite et praticable vers la sécurité alimentaire dans un environnement préservé serait celui-ci : «  Des usages des terres pour des régimes alimentaires sains et de qualité. »*

Avec un tel titre, il paraîtrait impensable de ne pas s’en sortir ! Le problème, c’est qu’on ne voit nulle part les prémices d’un changement de pratique agricole. Le monde reste divisé entre un secteur agro-industriel sans avenir et une agriculture paysanne qui peine à survivre. De toute façon il n’y a pas et il n’y aura pas de gouvernance mondiale. Les commentateurs sur lemonde.fr étrillent cette prospective théorique :

le sceptique : Résumé rapide pour lecteur pressé : « à la demande des meilleurs décideurs-bureaucrates, nous avons mobilisé les meilleurs experts-bureaucrates pour penser l’avenir de la planète. Sur 5 scénarios, un seul promet de sauver le monde: celui qui repose sur des politiques publiques fortes, c’est-à-dire sur l’extension de la bureaucratie du bonheur dont nous sommes les modestes serviteurs. Merci de votre attention, payez bien vos impôts.« 

On attend des explications : Curieuses simulations qui globalisent d’un côté. Mais le Burkina et la Beauce suivraient-ils la même trajectoire et seraient-ils soumis à la même politique ? Et qui particularisent de l’autre avec une agriculture toute seule sans lien avec les mobilités, les industries, la vie ?

Claude Hutin : On ne peut pas dire que cela soit très concret. Sans doute pour éviter les polémiques, les auteurs évitent les questions qui divisent : OGM; pesticides, courants européens bio, nouvelles technologies génétiques (riz doré, …), subventions… On suppose qu’il faut se reporter aux scénarios in extenso pour en comprendre vraiment le contenu.

PIERRE DUMONT : Tout scénario qui ne prend pas en compte l’impact socio-économique des dégâts du dérèglement ni les fortes probabilités pour des affrontement armés de moyenne intensité est un scenario de fantaisie. Et c’est bien le problème des spécialistes, un gourou des cerfs volants y trouvera une solution universelle…

MP : « Comment nourrir de façon saine et durable une population de près de 10 milliards de personnes en 2050 sans étendre les surfaces agricoles mondiales, tout en respectant simultanément les objectifs d’atténuation du changement climatique et de protection de la biodiversité ? » Réponse : ça ne se produira pas ! Soit on ne sera pas 10 milliards en 2050, soit la moitié de la population crèvera de faim.

Realiste : le problème, la démographie humaine ! A notre petit niveau en France, on continue à subventionner les naissances, alloc., congés maternité, etc !!

Jérôme : Je serais favorable pour supprimer toute incitation à avoir + de 1 ou 2 enfants. Mais démographiquement le problème ne se pose pas en France (pas par le solde naturel). C’est plutôt du côté de l’Asie et surtout de l’Afrique que ça risque de devenir très compliqué pour nourrir la population. La population africaine devrait tripler d’ici la fin du siècle. Je doute que leur prod agricole, déjà insuffisante, en fasse autant.

* LE MONDE du 15 novembre 2018, « Cinq scénarios pour l’avenir alimentaire de la planète en 2050 »

Ecolomaniak et la transmission intergénérationnelle

Je suis grand-père et écolo, ce n’est pas incompatible. Mais j’éprouve avec douleur le fait de voir que la transmission entre générations est actuellement défaillante, que ce soit pour mon cas ou pour beaucoup d’autres seniors. J’étais objecteur de conscience, mon fils est devenu officier de marine. Je suis opposé à l’extraction pétrolière, mon fils s’est reconverti au service d’une multinationale du pétrole. Je pense depuis le 1er choc pétrolier (en 1974) que la Formule 1 doit être totalement interdite, elle encourage la vitesse et cultive le culte de l’automobile ; mais mon fils arbore un tee shirt à la gloire de la Formule 1, sponsorisée par son entreprise ! Moindre mal, mon fils respecte mon point de vue d’écolomaniak, ou plutôt il y reste indifférent : il fait sa vie comme il l’entend, il choisit en fait la voie que notre système croissanciste lui impose. Il est loin le temps où les hommes de ma famille pratiquaient le même métier sur des générations. Aujourd’hui on cultive la mobilité géographique et professionnelle, on fait en sorte que les plus aptes sachent se vendre au plus offrant. Misère, misère.

Heureusement j’ai mes deux petites fille de 5 ans et 7 ans. Aux dernières vacances scolaires d’octobre, je leur ai fait planter à chacune un poirier dans notre verger, vider à l’entrée de notre ruche les pièges qui s’étaient remplis de méchants frelons asiatiques, admirer sur pied notre première production de kiwis, les cueillir, nourrir les composteurs, etc. Mon plus grand plaisir c’est de les voir marcher dans l’herbe par tous les temps… pieds nus. La petite met l’orteil sur une pomme pourrie : « Tiens, j’ai marché sur une pomme pourrie ». Elle manifestait le calme olympien de celle qui vit déjà une certaine harmonie avec la nature. Terre mère, faite que cela dure…

Car notre société va mal, le temps s’est rétréci à la dimension du présent. Ce sacre du présent fragilise l’autorité des pères, mères et autres éducateurs. Nous avons perdu le sens de l’antériorité, cette antécédence qui fait autorité, cet ordre de succession des anciens vers les jeunes qui garantissait le fil de la continuité générationnelle. Lorsque le présent et ce qui l’accompagne (la mode, la consommation, la publicité, le smartphone…) s’imposent fortement, alors la culture des pères cède le pas devant le culte des pairs. (1938 caractères)

NB : si vous voulez nous transmettre votre vécu d’écolomaniak en 2000 caractères environ, nous sommes preneur. Ecrivez-nous à biosphere@ouvaton.org