3/4) Programme écologique « distribution »

Secteur de la production et du commerce. Notre société produit énormément de marchandises et de services. Ceux-ci ne sont pas toujours d’une utilité manifeste. Alors à grand renfort de publicité et d’informations trompeuses diffusées par les médias, on nous fait croire qu’il nous faut le dernier appareil ou le dernier vêtement ou le dernier meuble à la mode. On crée l’obsolescence automatique pour entretenir un commerce de choses qui sont en réalité inutiles voire néfastes. Et il y a beaucoup de pertes, c’est à dire de services ou de produits jetés.

Et le pire c’est que ces choses nécessitent beaucoup d’énergie pour être fabriquées. Or nous savons que toute source d’énergie est plus ou moins polluante de notre environnement, plus ou moins émettrice de GES. Que nous propose t on pour lutter contre ce gâchis lié à la surproduction ? Rien ! En fait les producteurs, les distributeurs, les revendeurs ne veulent pas entendre parler d’une baisse de leur chiffre d’affaires, d’une baisse des ventes. Pire encore, les plus gros producteurs instaurent une concurrence mondiale effrénée qui n’a d’autre but que de tuer la production locale en circuit court. Que pouvons nous faire, quelles solutions sont bonnes pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Premièrement, il faut réduire cette production en volume. Par exemple, se contraindre à baisser la production de 10 % par an. Cela paraît énorme, mais c’est peu au regard de l’incidence sur le réchauffement climatique ! Deuxièmement, il faut privilégier les circuits courts qui génèrent moins de besoin de transport et qui sont plus facilement ajustables ; ainsi toute la production est consommée en minimisant les pertes. De plus dans les circuits courts, les consommateurs et les producteurs ont leur mot à dire, l’adaptation aux besoins réels est bien plus efficace. Troisièmement, il faut limiter puis réduire la population mondiale. Cela se produira peut être automatiquement par la pénurie alimentaire, la maladie, les guerres. Mais ne serait-il pas plus raisonnable de programmer cette réduction par des accords internationaux sans doute difficiles mais bien plus utiles que les accords commerciaux souvent néfastes !

De la part de notre correspondant Christian Rozé

6 réflexions sur “3/4) Programme écologique « distribution »”

  1. C’est la course économique qu’il faut stopper, car c’est pour elle qu’on surproduit et qu’on nous pousse à consommer, c’est par une consommation orchestrée par des mouvement écolos qu’on peut obliger tous les gouvernements à cesser la course au PIB.
    https://lejustenecessaire.wordpress.com/2019/04/22/resistance/
    Ensuite toutes les suggestions écolos peuvent être appliquées, mais, tant que le néolibéralisme régnera l’écologie ne sera qu’une consommation supplémentaire.

  2. « Alors je suppose que c’est pour sauver l’humanité, autrement dit notre espèce. Et là je d »

    bien entendu et surtout pour sauver ma peau et celle de mes compatriotes animés d’ idées semblables aux miennes qui veulent rendre la vie sur terre agréable !

    « alors il n’y a plus rien à espérer de bon en ce bas monde. »
    C’ est malheureusement ainsi , je le crains, à des exceptions notables malgré tout (ceux animés d’ une vraie conscience environnementaliste) .
    Mes propos peuvent choquer car ma misanthropie tend vers l’ infini mais en comparaison de ceux du professeur Pianka (université du Texas) ou d ‘un Lovelock, je passe pour un enfant de choeur .

    D’ accord avec votre corrélation croissance démograp^hique – croissance consommatoire , c’ est indiscutable et cela mène au désastre .

    1. –  » … et surtout pour sauver ma peau et celle de mes compatriotes animés d’ idées semblables aux miennes qui veulent rendre la vie sur terre agréable ! »

      Mais moi aussi, mon cher MARCEL, je voudrais bien rendre la vie sur terre agréable. Et comme le dit ce chanteur que j’aime bien, ne serait-ce qu’une seconde. Et comme lui, « ma vie j’la donnerais pour pouvoir vivre cette seconde, caresser au moins de l’œil cette seconde, entr’apercevoir les ailes de cette seconde. » («M’effacer» par Abd Al Malik)

      Seulement nous savons aussi que les pires personnages de notre histoire étaient eux-aussi animés de cette volonté de « rendre la vie sur Terre plus agréable ». Nous savons que l’enfer est pavé de bonnes intentions.

  3. On ne peut qu’ approuver C. Rozé dans son dernier paragraphe !
    La méthode anti démographique » sera la plus aisée à appliquer : que l’ on arrive à une très forte diminution de la population par la voie brutale ou la voie douce , l’ essentiel réside dans le fait que l’ on y arrive vite et bien .(la fin justifie les moyens) et la brutalité des méthodes utilisées ne m’ arrachera pas la moindre larme à l’ endroit d’ une créature éminemment détestable et ravageuse pire que des nuées de moustiques ou de mouches tsé – tsé
    Si la voie brutale est la voie la plus efficace et la plus irréversible , alors empruntons – la :

    Mis à part le contenu de l’ article consacré au logement , la sobriété consommatoire de M. Rozé ne m’ effraie pas le moins du monde vu que je fais de mon mieux pour contenir mon niveau (bas) de consommation et de ne pas succomber aux sirènes vulgaires et imbéciles de la consommation .

    1. « la fin justifie les moyens » … en effet c’est ce qui se dit.
      Mais c’est quoi ici « la fin », autrement dit le but ? On dit « une très forte diminution de la population ». OK, mais déjà, combien ?
      Et puis on dit « l’ essentiel réside dans le fait que l’ on y arrive vite et bien ». Je sais ce que veut dire « vite », mais soyons précis, combien de temps ? Et puis, qu’est-ce qu’on entend ici par « bien » ? Tant qu’on y est, ne vaudrait-il pas mieux parler d’efficacité ou de productivité, utiliser le langage de l’industrie ?
      Mais peu importe finalement (façon de dire), puisque la question essentielle est POURQUOI ?

      POURQUOI vouloir à tout prix atteindre ce but de X terriens, et je suppose pas n’importe lesquels ? Pour sauver la planète, peut-être ? La bonne blague ! Pour pouvoir continuer à quelques-uns à nous baffrer toujours plus, comme nous en avons pris la sale habitude ? Hélas ça ne tient pas la route, j’ai déjà expliqué que le toujours plus (croissance) nous con damnait à être toujours trop nombreux. Et qu’à la fin il ne resterait plus que le dernier homme trônant fièrement sur une montagne de déchets et de cadavres.
      Alors je suppose que c’est pour sauver l’humanité, autrement dit notre espèce. Et là je dis OK, sage résolution. Mais ce sauvetage (avec ou sans guillemets) ne risque t-il pas de ramener l’homme au stade d’un vulgaire animal, au pire stade bestial ? Et à ce moment là, le « jeu » en vaut-il la chandelle ?

      Finalement, la question essentielle c’est celle de l’idée qu’on se fait de l’homme, ou de l’Homme. Mais bien sûr quand on en est à penser que l’homme est « une créature éminemment détestable et ravageuse pire que des nuées de moustiques ou de mouches tsé – tsé », alors il n’y a plus rien à espérer de bon en ce bas monde.

  4. Oui, là aussi je veux bien, puisque ça ne mange pas de pain.
    Mais premièrement… hélas les YACA et autres FAUCON (« il faut réduire […] il faut limiter ») ne font rien avancer du tout. Moi aussi je peux dire YACA ne pas acheter tous ces nouveaux gadgets à la con, YACA consommer local et de saison, etc. et puis YACA arrêter de vouloir péter plus haut que son cul et FAUCON arrête de mirer les miroirs aux alouettes etc. etc. Et une fois avoir dit ça, tout le monde et moi le premier se retrouve aussi con qu’avant. D’autant plus que tout ça, tout le monde le sait, il reste juste à le croire.
    Deuxièmement, encore une fois je dis que chacun devrait réfléchir à ce dont il a réellement BESOIN. Oui mais voilà, là encore il y un problème. Rien n’est fait pour nous encourager à réfléchir, bien au contraire. Et en plus réfléchir ça fait mal à la tête.
    Et finalement, quel que soit le côté où on aborde le Problème, on voit qu’on n’avance pas, qu’on ne fait que tourner en rond, en attendant.

    –  » Troisièmement, il faut limiter puis réduire la population mondiale. »
    Mais évidemment … mais encore une fois, personne n’a de baguette magique ! En tous cas, en « osant » dire ça Christian Rozé devrait remonter dans l’estime de certains. Enfin… normalement.

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