Les arguments de Claude Allègre en débat

Nous avons (sur ce blog ou ailleurs) été souvent confrontés à l’interrogation de citoyens qui avaient vu (ou lu) Allègre: « Il paraît crédible, je ne sais plus quoi penser, où est la vérité ? »  Claude Allègre a en effet les faveurs des médias, écrit des livres aussi souvent qu’il respire, s’impose un peu partout. Claude Allègre est donc quelqu’un de foncièrement dangereux car il participe d’une manipulation de l’opinion publique par la négation du réchauffement anthropique, le culte du progrès technique, le dénigrement de l’écologie véritable, la désinformation scientifique. Quel est son discours ? Que peut-on répondre ?

8/14) Claude Allègre contre les conférences internationales

Allègre) : Kyoto a été l’exemple de cette attitude incantatoire autant qu’inefficace : dix ans après, les émissions de CO2 ont augmenté de 50 % ! Et Copenhague s’annonce comme devant être du même tabac ! Croit-on qu’avec un tintamarre diplomatique ou médiatique l’Inde et la Chine vont abandonner leur développement fondé sur le charbon ?

Biosphere : Claude, pour une fois, je suis entièrement d’accord avec toi, les palabres diplomatiques de la mise en œuvre du protocole de Kyoto n’aboutissent pas à une action à la hauteur des enjeux. L’échec de Copenhague en est la démonstration finale.Mais il ne suffit pas de constater, il faut se mettre au service de ceux qui oeuvrent pour changer nos modes de vie qui utilisent pétrole et charbon à profusion. Or tu te contentes de dénigrer. Ce n’est pas très « productif ». Je peine à savoir avec toi ce qu’il faudrait faire pour lutter contre le réchauffement climatique, à part ta croyance absolue dans de possibles innovations techniques.

9/14) Claude Allègre pour techniciser la planète entière

Allègre : La solution, n’est-elle pas dans l’innovation ? Ne faut-il pas d’abord développer les technologies de capture et de stockage du CO2, les voitures électriques, hybrides ou à hydrogène et les technologies alternatives pour le chauffage comme le photovoltaïque, la géothermie et l’isolement ? Mais là encore en étant conscient des problèmes sachant par exemple que dans l’état actuel des choses les réserves mondiales d’indium, métal indispensable à la technologie photovoltaïque, sont inférieures à dix ans !

Biosphere : Tu rabâches, Claude, tu rabâches. Toujours ton antienne sur l’innovation qui va sauver (peut-être). Une attitude responsable serait de présenter des solutions à nos problèmes créés par la technique en utilisant les techniques actuelles. Comme on ne peut pas le faire, il faut se résoudre à prendre les problèmes à leur racine, et critiquer les techniques qui nous mènent au désastre. Il ne faut pas rêver de voitures électriques, il faudrait condamner résolument l’utilisation de véhicules personnels, procès de déplacement qui n’a aucun avenir durable. Le fordisme a réussi, il couvre nos territoires d’autoroutes, il n’entraîne pas plus de bonheur et détraque les équilibres naturels. Mais le pic pétrolier est pour bientôt, il n’y a pas que l’indium qui viendra à manquer.

10/14) Claude Allègre contre le nouvel ordre écologique

Allègre : Je ne veux pas comme le dit Marcel Gauchet que « l’amour de la nature dissimule la haine des hommes ». Et tant pis si ce n’est pas à la mode, si je me réclame de la philosophie des Lumières et si, comme Luc Ferry, je refuse le Nouvel Ordre écologique.

Biosphere : Luc Ferry est bien plus  nuancé que tu ne veux le dire. Il avoue en fin de livre que le « nouvel ordre écologique » pose de vraies questions : « Personne ne fera croire à l’opinion publique que l’écologisme, si radical soit-il, est plus dangereux que les dizaines de Tchernobyl qui nous menacent. Et l’on pourra disserter tant qu’on voudra sur l’inanité des thèses anti-modernes agités par les nouveaux intégristes, il n’en reste pas moins insensé d’adopter aujourd’hui encore l’attitude libérale du « laisser faire, laisser passer ». Il faut, écrivait-il aussi, admettre que les écosystèmes sont mieux agencés par eux-mêmes alors que la plupart des constructions humaines s’avèrent le plus souvent si fâcheuses qu’elles requièrent la plus grande prudence. Il faudrait donc élaborer une théorie des devoirs envers la nature. Comme tu le vois, Claude, ta copie sur l’écologie « non productive » est vraiment trop superficielle et mérite qu’on t’enlève ton statut de scientifique pour revêtir celui d’intégriste de la croissance. La preuve, ta capacité à faire parler de toi dans les médias montre bien que tu as les faveurs d’un système thermo-industriel qui est en train de saccager notre planète.  Le journal Libération n’est plus tellement cet instrument de libération de l’homme qu’il voulait être à ses débuts.

11/14) Claude Allègre pour le négationnisme climatique

Dans la rubrique Vu&commenté du Monde du 20 mai 2008, le faux écolo Claude Allègre ne croyait pas à un réchauffement climatique d’origine anthropique. Il parlait même d’une escroquerie scientifique menée par des centaines de spécialistes du climat dans le cadre du GIEC.

Pourquoi donc LeMonde a-t-il donné tant de fois la parole à cet égocentrique cultivant une notoriété malfaisante grâce à ses jugements personnels à l’emporte-pièce ? Pourquoi LeMonde a-t-il cultivé un sensationnalisme inutile ? Il est donc évident que si un ancien ministre, scientifique de formation, peut se permettre encore un négationnisme climatique, c’est qu’il se sent soutenu à la fois par des scientifiques dévoyés par l’appât du gain ou de l’esbroufe, et par des médias au service d’une société tout entière vouée au dieu Hydrocarbure. Dans ce contexte, quel politique aurait le courage de prôner la taxe carbone généralisée sans exonérations ni exemptions ?

12/14) Claude Allègre confond la météorologie et la climatologie

Claude Allègre : « Dès lors qu’on est incapable de prédire le temps de façon sérieuse au-delà de quatre jours, anticiper le climat à un siècle de distance est une fumisterie. » (Le Figaro magazine, 28 novembre 2009).

Stéphane Foucart sur la question Peut-on prédire le climat quand on ne sait pas prévoir la météo au-delà de quelques jours ? : « La météorologie s’intéresse à des phénomènes chaotiques, dont l’évolution au-delà de quelques jours est par essence imprévisible. Elle tente de décrire l’évolution du temps à partir d’une connaissance fine des conditions atmosphériques en cours, que les modèles numériques prolongent. La climatologie est une science statistique. Elle s’appuie sur les bases de données de la météorologie et se nourrit des moyennes des mesures physiques, dans l’espace et dans le temps. Mais elle se nourrit d’autres disciplines, comme la glaciologie, l’océanographie, l’astronomie, pour reconstituer les climats du passé et tester ses modèles numériques. Ceux-ci peuvent ensuite simuler l’avenir, en fonction de la variation de la concentration des gaz à effet de serre. Pour prendre une image, la trajectoire de chacun des jets d’un pommeau de douche est difficile à prévoir (météo), mais on peut prédire quand la baignoire débordera (climatologie). » (LeMonde du 6-7 décembre 2009)

 

13/14) Claude Allègre ignore le CNES

Claude Allègre va encore râler, lui qui est à classer parmi les négationnistes (négateurs) du réchauffement. En effet, depuis environ un siècle et demi que les températures sont régulièrement relevées, aucun décennie ne s’est révélée plus chaude que 2000-2009. Et l’année 2010 pourrait battre tous les records malgré un soleil en faible activité (LeMonde du 29 décembre). Pourtant Allègre se permettait de dire dans le Figaro magazine du 28 novembre que les climatologues, gens « scientifiquement pas sérieux », se consacrent à la modélisation « sans aucune considération pour l’observation » et qu’« il faudrait un grand plan spatial pour améliorer nos connaissances sur l’atmosphère et l’océan, car il n’y a plus de grandes missions sur le climat depuis vingt ans ».

Un démenti cinglant lui ait apporté par Jacques Blamont, conseiller du président du CNES (centre national d’études spatiales) dans le Figaro magazine du 24 décembre : « De nombreux instruments portés par des satellites fournissent quotidiennement les bases de la discussion en cours sur le climat. La constellation de cinq satellites A-Train (2004) étudie les nuages et les aérosols ; les glaces polaires sont connues grâce aux images de EOS, Envist et DMSP, et aux mesures de gravité de Grace et Goce ; le niveau des mers par Topex-Posédion, Jason I et II ; les variations spatio-temporelles des émissions des gaz par Iasi, OCO et Gosat ; la salinité de la surface océanique par Smos, lancé il y a peu. Le cycle de l’eau sous les tropiques sera étudié par Megha, et j’en oublie. A partir des données recueillies s’élaborent des modèles qui tentent de traduire la complexité des phénomènes. Contrairement à ce qu’affirme l’ex-ministre (qui, lorsqu’il était au gouvernement, a diminué les crédits du CNES deux années de suite), la communauté scientifique et ses agences spatiales assurent aujourd’hui le programme mondial de recherches climatiques qu’exige la situation. Il est constitué d’une quantité de missions, déjà fort coûteuses, loin de l’idée d’une « grande mission », bonne pour les tréteaux médiatiques. »

 14/14) Claude Allègre et la fuite en avant technologique

En novembre 2007, lors du lancement d’un fonds d’investissement dédié aux valeurs d’environnement, Claude Allègre prit la parole. Il s’insurgea contre le concept de décroissance, « cette idée qui me paraît horrible, à savoir : nous nous sommes goinfrés, et par conséquent nos enfants doivent vivre dans la frugalité, ils devront se serrer la ceinture ». Non, proclama-t-il, « il faut que l’écologie soit le moteur de la croissance ». Et de lâcher la clé de l’idéologie dominante : « La bonne voie est : tout  ce qui ne rentre pas dans l’économie ne rentre pas dans la marche de la société. » Ensuite il lista les problèmes environnementaux : « Il y a des sécheresses épouvantables, des inondations. La technologie existe, on sait fabriquer des aquifères artificiels, récurer les fleuves, les désensabler… Le prix de l’énergie va se stabiliser grâce aux huiles lourdes et aux sables bitumineux. Le CO2 ? On a la technologie, la séquestration du gaz carbonique. La biodiversité ? Naturellement, la solution, dans ce domaine, c’est les OGM, il n’y a pas d’autre solution. »

Claude Allègre a dit autrefois des choses intelligents, il a même été un bon scientifique. Mais ses capacités scientifiques n’ont pas résisté à l’exposition médiatique. Il soutient ouvertement et de façon active un capitalisme qui cherche à détourner l’attention du public, de plus en plus conscient du désastre écologique imminent, en dénigrant autrui et en faisant croire que la technologie pourrait surmonter tous les obstacles.

 

22 réflexions sur “Les arguments de Claude Allègre en débat”

  1. Françoise Sigaut

     Par le passé, il y a eu des épisodes de réchauffement sans pétrole!!! La recherche doit être un moteur de croissance écologique. Il faut remettre en route les surgénérateurs pour régénérer les déchets nucléaires et produire de l’énergie non polluente. Assez de cette nouvelle religion de la peur relayée par de nombreux médias scientifiquement ignares

  2. Monsieur Biosphère a écrit : « On pourrait dire que l’emploi du mot « négationniste » est un procédé détestable car il renvoie au fait de nier l’élimination du peuple juif pendant la seconde guerre mondiale. Pourtant, en matière de climat, le terme « négationniste » n’est pas assez fort car ce n’est pas un peuple particulier qu’on agresse en niant les risques, c’est la Biosphère tout entière, tous les êtres vivants, les humains compris bien sûr car nous nous ferons des « guerres climatiques ». »

    Plus inadmissible encore que l’opprobre morale que prétend jeter ce qualificatif sur les contestataires des thèses du GIEC, est sa confusion des genres. Douter d’une théorie avancée par des scientifique dont les prédictions seront vérifiables au plus tôt dans quarante ou cinquante ans n’a rien à voir, sur le plan scientifique, méthodologique et épistémologique avec la négation d’un fait historique ayant eu lieu dans le passé et aussi solidement établi que l’utilisation des chambres à gaz dans l’extermination des populations juives d’Europe. C’est une expression qui trompe le lecteur. C’est un mensonge éhonté. C’est de la propagande de bas étage. C’est de la logomachie comme en raffole Monsieur Biosphère.

  3. Monsieur Biosphere est surtout tres tres mecontent que sa demande d’asile ecologique a la Coree du Nord, LE pays de la democration consciente, lui ait ete refuse, d’ou ses delires.

    Non Monsieur Biosphere, RIEN, ABSOLUMENT RIEN, ne doit entraver la liberte individuelle et la democratie. A partir du moment ou on trouve des justification a ces entraves, ca s’appelle du fascisme. Pente sur laquelle ce blog glisse un peu plus tous les jours…

    Au moins sa lecture a une vertu, celle de montrer au grand jour les intentions des integristes ecologistes.

  4. Monsieur Biosphère a écrit : « Dans une démocratie consciente, les responsables doivent savoir user d’un « droit de veto » quand les risques écologiques deviennent prépondérants ».

    Et la démocratie devrait avoir un droit de veto contre les ennemis de la démocratie, dont font partie les adversaires de la liberté d’expression. C’est quoi cette connerie de distinction entre avoir le droit de s’exprimer en privé et en public. Dans une démocratie toutes les décisions d’ordre politique doivent pouvoir être débattues et délibérées publiquement, le contraire c’est une dictature. Monsieur Biosphère est un dictateur dans l’âme et ça me fait froid dans le dos rien que de penser à ce qui nous arriverait si ses amis accédaient un jour au pouvoir.

  5. « Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l’écrire. C’est une honte qu’il soit devenu le gourou de l’écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère » n’était qu’une réponse à une prise de position publique encore plus violente d’Hulot contre Allègre qui a eu pour effet d’empêcher Allègre d’accéder à une fonction ministérielle qu’il est en droit d’estimer mériter.

    Hulot n’a récolté que la volée de bois vert qu’il mérite et on ne peut tenir rigueur à Allègre de ces propos.

  6. A un commentateur qui lui reproche ses vélléités de censeur, Monsieur Biosphère a répondu : « Le débat n’est pas ouvert pour un citoyen ordinaire, les climatologues du GIEC sont arrivés à un résultat qui fait se réunir même les dirigeants de notre planète ».

    Monsieur Biosphère manifeste par là ses tendances dictatoriales et totalitaires. Il montre aussi qu’il ne comprend rien à la science et à la démarche scientifique. Puisqu’il propose de faire taire des gens, je suggère que Monsieur Biosphère commence par lui-même et qu’il mette fin à ce blog inepte.

  7. Je suis assez choque par l’aggressitivite du ton, meme si je partage certains arguments du blog (grandes messes mediatiques sur le climat, solutions techniques qui n’en ont que le mot etc…).
    Ce que je ne partage pas, et qui me revolte, et de croire que les personnes ne se pretant pas au jeu de « la fin du monde est proche car la planete se rechauffe » sont des negationistes. La liberte d’expression est sans doute le droit fondamentale et inalienable de nos systemes democratiques europeens.

    Juste une question: pourquoi personnes (scientifiques et ecologistes tenant du rechauffement climatique) ne pose-t-ils pas les questions:
    – quid du cycle de temperature sur 1000 ou 2000 ans ?
    Les donnees scientifiques existent, mais ne sont jamais commentees (sont elles niees…)
    – qiud du combat sur la taxe ecologique qui epargne 80% des sites les plus pollueurs de France (et declaree anticonstitutionnelle car elle ne couvre qu’une petite portion des payeurs-cible) ?

    Le debat est encore et toujours approximatif. Le siecle des lumieres utilisait la raison et la methode du discours pour progresser dans l’avancee scientifique et humaine. Maintenant, c’est TV, grandes messes et insinuations (encore le terme de negationiste).

    Je ne peux pas etre convaincu par un discours qui comprend une menace (verbale, physique (legale?) ). Je devrai suivre sans doute (je suis pere de famille et revolutionaire que dans ma tete), mais je serai confirme dans ma certitude d’etre abuse.

    Le discours de ce blog s’adresse a mon sens aux ecologistes convaincus, et dont les arguments de Mr Allegre entament une breche dans leur … foi chaleureuse ?!

  8. D’après C. Allègre « La bonne voie est : tout ce qui ne rentre pas dans l’économie ne rentre pas dans la marche de la société. » Veut-il nous dire que les théories économiques sont plus fiables, robustes et scientifiques que la climatologie ? Si pour lui l’économie est la norme de la scientificité, on peut réellement douter de la qualité de son raisonnement rien qu’en ne considérant les dérapages de nos distingués économistes ces derniers mois.

  9. …on parle de négationniste surtout pour les scientifiques puisque ce sont eux qui sont au plus près des sources documentaires ! Rien d’anormal.
    Dois je rappeler que CA (Claude Allègre) n’est pas le seul ) être sceptique, loin de là? Ce sont surtout les astrophysiciens et les géologues qui sont contre les modèles élaborés par les climatologues. Si on écoute bien ces derniers, ils sont très prudents sur le rôle à accorder au CO2.
    Et il y a un facteur de doute très élevé et deux facteurs essentiels du réchauffement climatique mal connu qui font trois raisons d’émettre des doutes sérieux:
    1. la validité de la hausse thermométrique depuis 1850
    2. la valeur constante de la vapeur d’eau relative dans l’atmosphère (sans compter la dynamique des nuages et du couplage sur l’océan)
    3. l’occupation du sol
    Bref, le CO2 est encore une théorie (n’est pas une certitude) et le problème vient de ce que les scientifiques sont couplés aux politiques.
    Conclusion: plus d’indépendance, moins de médiatisation, plus de pondération. Et continuons à écouter aussi les sceptiques qui font un travail excellent d’analyse critique des données.

  10. Puisque nos lecteurs demandent gentiment encore plus de détails sur les propos de Claude Allègre, voici un nouvel exemple :

    Claude Allègre tacle sévèrement Nicolas Hulot, chantre de l’écologie, et dénigre une nouvelle fois les théories sur le changement climatique. « Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l’écrire. C’est une honte qu’il soit devenu le gourou de l’écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère ». Claude Allègre raille aussi les théories sur le réchauffement climatique, qualifiées de « vaste plaisanterie » dont les promoteurs apportent «des réponses simplistes à un système complexe et prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu’on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours ».

    En général, Nicolas Hulot «évite» de répondre aux «injures» de Claude Allègre mais là c’en était trop :
    « L’injure et le mensonge ne remplacent pas la vérité scientifique », a insisté Nicolas Hulot qui considère que Claude Allègre « joue avec le feu », profitant de sa « niche médiatique » et de son «aura scientifique».
    « Quel gâchis que cette intelligence soit utilisée à si mauvais escient.».

  11. Claude Allègre n' »a pas été un bon scientifique ». Si je ne me trompe pas, il est avec d’autres à l’origine de la compréhension de la tectonique des plaques. C’est tout de même pas rien, donc c’est un grand scientifique. Je pense qu’il se bat pour une réaction raisonnée au problème du réchauffement. Il passe son temps à dire que les techniques qui permettraient une diminution brutale des émissions de CO2 existent. Il dit donc que les pouvoirs politiques ne veulent pas les utiliser. Dans cet article, il est désigné comme étant à la solde du grand capital, mais justement il dit que les pouvoirs publics ne sont pas assez forts pour imposer une politique qui viserait le bien de tous ce qui serait l’inverse d’une politique capitaliste. De plus, il répète à maintes reprises que le problème de l’eau risque de faire mourir dans un avenir proche un grand nombre d’êtres humains, alors que c’est ce qu’on redoute dans un avenir plus lointain avec le réchauffement climatique. Ne serait-il pas en train alors de dénoncer le fait que le problème de l’eau étant un problème des pays du sud, on s’y intéresse moins que le réchauffement qui aura des conséquences aussi au nord. Et qu’en clair, les boliviens qui vont crever de soif on s’en tape alors que sauver le plateau de la Somme pour ne pas retrouver Paris sous les eaux c’est plus important. Il dit aussi que c’est ridicule de se focaliser sur le réchauffement climatique maintenant alors que nous vivons une crise économique rappelant à bien des égards la période d’avant la deuxième guerre mondiale. On aura l’air de quoi dans cinquante ans si l’arme atomique rend la Terre inhabitable et qu’on aurait pu éviter ça au lieu de se focaliser sur le climat ?

  12. J’ai tendance à penser que plus une personne est agressive pour défendre ses convictions, plus ses convictions paraissent douteuses. Cet article a un fort parfum de totalitarisme.

    Heureusement qu’il y a des gens comme Allègre pour ne pas bêler avec le troupeau !!

  13. On comprend mieux, à la lecture de ce texte, comment autant d’ex cocos, maoïstes, khmer rougistes et autres partisans des dictatures du prolétariat se sont si aisément convertis ces dernières années en écolos/altermondialistes…

    Poursuivez donc votre croisade fanatique contre vos ennemis intérieurs de la biosphère, le parfum que dégage votre prose me guérit en tous cas de toute envie d’épouser vos thèses.

  14. Pensez-vous que les conclusions du GIEC soient toujours fiables et basées comme il est dit sur les résultats publiés dans des revues à comité de lecture (peer reviews)? Ce n’est pas toujours le cas. J’en veux pour preuve cette affirmation selon laquelle les glaciers de l’Himalaya devraient avoir disparus d’ici à 2035. D’où sort cette date?? La référence est un rapport de 1996 fait par Vladimir Kotlyakov de l’Académie des Sciences de Russie dans le cadre du programme international d’hydrologie (Variation of snow and ice in the past and at present on a global and regional scale). Dans ce rapport, il est mentionné que si le réchauffement constaté à l’époque se poursuivait (conséquence partielle des gaz à effet de serre anthropiques), les glaciers himalayiens étaient condamnés à disparaître… en 2350!!!!! et pas en 2035. Belle différence,non? Et depuis ces 10 dernières années, nous sommes persuadés par ces experts onusiens que cela se passera en 2035 avec toutes les conséquences catastrophiques asociées pour qq millions de chinois et d’indiens, pour la plus grande joie des journalistes qui adorent annoncer les catastrophes, et aussi pour nos écologistes (adeptes de l’écologisme et non de la disciplice scientifique de l’écologie). Donc, à mon sens, le doute est quelquefois permis.

  15. Bonjour,

    Sur le fond : bien entendu il est indispensable de trouver une manière plus « propre » de gérer notre économie et notre croissance, bien entendu il serait vivement souhaitable de ne pas laisser une planète souillée aux générations futures, et bien sur, personne, pas même M. Allègre, ne songe à contester la réalité du réchauffement climatique.
    Ce que conteste Claude Allègre, c’est le fait que ce réchauffement soit d’origine humaine, et, ne connaissant pas grand chose au sujet, je trouve que son point de vue est loin d’être ridicule. N’est-on pas, encore une fois, en train de croire que tout l’univers tourne autour de nos insignifiantes petites personnes ?

    Donc, plutot que d’affirmer que untel à nécessairement tort, et untel nécessairement raison, pouvez-vous répondre à cette simple question de béotien : existe t’il au moins une preuve (et pas une « présomption ») que le réchauffement de la planète est d’origine humaine (anthropique, c’est bien le terme ?) ? Et pitié, pas d’argument basé sur une corrélation statistique : en Alsace il nait statistiquement plus d’enfants au printemps. C’est également à cette période de l’année que les cigognes reviennent. Et pourtant, je puis vous affirmer que ce ne sont pas les cigognes qui déposent les bébés devant les chaumières…

    Sur la forme : je vous trouve bien peu modéré dans vos propos, ce qui, comme l’a vertement signalé Jean-Gabriel, aurait plutôt tendance à amoindrir la portée de vos écrits et leur crédibilité pour le lecteur non-initié et peu familier du sujet que je suis.

    Bien cordialement

  16. Un petit ajout :

    le seul devoir du journaliste est de chercher la vérité et de la dire au plus grand nombre. C’est sa raison d’être, son honneur.
    Le vil métier que vous décrivez ci-dessus, que vous pratiquez selon vos aveux, et que vous recommandez aux autres journalistes, a un nom autre que « journalisme » : ce métier, c’est « propagandiste ».

    Salutations,
    Jean-Gabriel Mahéo

  17. @ tous les rédacteurs de ce blog extraordinaire :

    relisez-vous ce que vous écrivez ? Le commentaire ci-dessus est un manifeste totalitaire exemplaire, qu’on croirait tiré du 1984 d’Orwell. Il va être très utile, je vous remercie, pour signifier clairement à vos visiteurs ce que vous êtes réellement.

    J’ai éclaté de rire en le lisant. Il semble apparemment que vous croyiez en votre rôle de berger et de gardien de la pensée de la plèbe versatile, et votre suffisance exceptionnelle m’indique assez la nature de votre environnement économico-social. Nous finirons bien par savoir qui vous êtes, de toute façon.

    En attendant, Votre prétention n’a d’égale que votre ignorance et votre barbarie, chacun de vos articles et de vos commentaires le montre chaque jour un peu plus, et vous creusez votre tombe et celle de l’écologie radicale.
    D’ailleurs, à ce sujet, je vous remercie encore du fond du coeur, la disparition de la Deep Ecology est un bienfait pour l’humanité.

    Avec tout le respect du aux agonisants, je vous salue,
    Jean-Gabriel Mahéo

  18. @ Simon
    Le débat n’est pas ouvert pour un citoyen ordinaire, les climatologues du GIEC sont arrivés à un résultat qui fait se réunir même les dirigeants de notre planète.

    Mais la liberté d’expression personnelle des négationnistes n’est pas en cause, chacun peut croire ce qu’il veut du moment que cela reste dans la sphère privée. L’expression publique, par contre, est normalement contrôlée par les responsables de la médiatisation, livres, journaux, télévisions. Un comité de lecture ou un comité de rédaction fait un choix entre toutes les informations qui lui parviennent, il trie selon la pertinence de l’information.

    Dans une démocratie consciente, les responsables doivent savoir user d’un « droit de veto » quand les risques écologiques deviennent prépondérants. Mais comme il ne doit pas y avoir d’atteinte à la liberté de la presse, c’est aux journalistes (ici les modérateurs de ce blog) d’user de leur capacité à trier l’information. S’ils ne le font pas, adieu la question écologique… car nous resterons enfermés dans des querelles sémantiques (« penser, croire ou laisser dire en discutant du pourquoi du comment », etc.).

    NB : On pourrait dire que l’emploi du mot « négationniste » est un procédé détestable car il renvoie au fait de nier l’élimination du peuple juif pendant la seconde guerre mondiale. Pourtant, en matière de climat, le terme « négationniste » n’est pas assez fort car ce n’est pas un peuple particulier qu’on agresse en niant les risques, c’est la Biosphère tout entière, tous les êtres vivants, les humains compris bien sûr car nous nous ferons des « guerres climatiques ».

  19. Je pense que Claude Allègre n’a pas tout à fait raison concernant sa vision du réchauffement climatique.
    En revanche le taxer de négationniste est un peu insultant et je trouve que postuler que des personnes pensant comme lui ne devrait pas intervenir dans les médias (on a même l’impression que vous souhaiteriez que les médias « censure » ce type d’individu) est contre-productif. La théorie du réchauffement si elle est fiable peut subir les critiques et doit y apporter des réponses, sinon elle ne vaut pas plus que n’importe quelle élucubration.
    Dernier point de ma contribution, la climatologie n’est pas aussi différente de la météorolgie que vous le stipulez. Il s’agit de modèles cherchant à prédire l’avenir en fonction d’une série de données et de phénomènes chaotique. La théorie du réchauffement provient de la tendance globale de la somme des modèles climatologiques existant aujourd’hui à travers le monde. Aucun modèle unique fiable et incontesté n’existe actuellement, donc le débat reste ouvert.

  20. Au vu des échanges violent et haineux entre pro et anti théorie du réchauffement climatique et au vu du fond il est permis à tout citoyen honnête de douter de l’équation

    Empreinte carbone = empreinte écologique

    S’il est permis de douter de cette équation, toute taxe ou impot ou système d’échange de droit a polluer basé sur cette métrique est suspect. Pire, si la théorie du réchauffement climatique s’avère fausse, c’est toute la pensée écologique qui sera rejetée en bloc par les citoyens.

    Revenons à l’empreinte écologique.

    Les trois problèmes certains et urgent d’épuisement des ressources de la planete sont

    P1 – l’épuisement de la ressource pétrole (= comment
    P2 – l’épuisement des ressource en eau potable ou leur pollution
    P3 – l’épuisement des terres cultivable ou des foret (= comment va-t-on nourrir la population)

    Il me paraîtrait plus pertinent de se débarasser du Co2 et de définir une nouvelle métrique avec des poids pondérés qui se base sur les trois ressources sus-citées.

    La technologie vient ensute car c’est par le biais de l’efficacité des processus (transformation, transport, isolation) que l’pn peut déterminer la quantifé de population qui peuvent vivre étant donné une quantité de ces trois ressources. Sans être obsédé de cette dernière, c’est certainement le levier sur lequel il faut agir le plus.

    Enfin la maîtrise de la population et de son placement géographique / aux dites ressources est certainement le troisième levier. Levier qui a des implications politiques et idéologiques assez térrifiantes.

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