Al Gore aux avants-postes de la lutte climatique

Seul avec son ordinateur, Al Gore va de ville en ville pour animer le débat autour d’un diaporama consacré au réchauffement de la planète. Le plus extraordinaire est que cet homme seul n’est pas n’importe qui : c’est celui qui, après avoir été vice-président pendant huit ans, aurait pu devenir Président des Etats-Unis si Bush n’avait pas gagné l’élection de l’an 2000.

Depuis, Al Gore se consacre à la cause écologique. Même avec cet appui de poids, « Une vérité qui dérange » (titre d’un documentaire réalisé sur son combat) doit se frayer un chemin difficile contre les intérêts particuliers, ainsi des fabricants de tondeuses à gazon qui se battent aujourd’hui en Amérique pour refuser les normes restrictives d’émission de gaz à effet de serre. Al Gore constate aussi que la télévision étouffe le débat car, aux Etats-Unis, elle est aux mains de quelques grandes sociétés pour lesquelles les programmes de divertissement doivent s’infiltrer même au cœur des émissions d’information. Pourtant les scientifiques pensent qu’il nous reste juste dix ans avant le point de non-retour, quand la fonte des glaces des pôles et du Groenland deviendra incontrôlable. Comme le pense Al Gore, le changement climatique devrait être en tête de l’ordre du jour de toutes les campagnes électorales dans le monde entier.

Mais la Biosphère constate que c’est bien seul qu’une ancienne gloire des Etats-Unis agit en dehors des voies officielles. Sur la possibilité qu’il se fasse projeter Une vérité qui dérange, le Président actuel G.W.Bush s’est contenté de répondre : « J’en doute. » Il faudra bien des ouragans et bien des malheurs pour que les humains prennent conscience de leur remarquable bêtise !
(écrit le 27.07.2006 par Michel Sourrouille)

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