Allègre, le chouchou du Figaro

LE FIGARO est un média qu’on peut classer parmi les soutiens des climato-sceptiques.  Son numéro du 24 décembre 2009 était même innommable en présentant « L’éveil de la conscience verte » dans un dossier 2000-2010, Dix révolutions qui ont changé notre vie. Nicolas Hulot était qualifié de « très alarmiste sur le réchauffement climatique », et dénigré sciemment : « On lui reproche le mélange des genres et un certain affairisme ». Al Gore, n’était que « l’ex-vice-président de Bill Clinton », qui « milite activement contre le réchauffement climatique », mais « à contre-courant de l’opinion américaine » ! Par contre Allègre était effrontément privilégié : « Ancien directeur de l’institut de physique du globe, Claude Allègre est à ranger dans le camp des climato-sceptiques. Pourfendeur des théories d’Al Gore, il dénonce sans relâche la menace d’une dictature des khmers verts. L’imposture climatique  sera le titre de son prochain ouvrage. »

Aujourd’hui, c’est Allègre qui devient l’imposteur, les chercheurs en science du climat ripostent massivement. le Monde du 2 avril titre en première page : « Réchauffement climatique, 400 chercheurs contre Allègre ». Le Figaro du 2 avril titre timidement en page 11 : « l’Académie des sciences va organiser un débat sur la question du climat ». Il faut lire attentivement le texte pour s’apercevoir que c’est surtout Allègre qui est mis sur la sellette. Pire, LE FIGARO présente un graphique qui montre visuellement pour le lecteur peut attentif une baisse des températures annuelles : il faut lire le graphique de droite à gauche et non de gauche à  droite comme habituellement dans les séries chronologiques.

Y’a pas photo, mieux vaut lire le Monde que LE FIGARO

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8 réflexions sur “Allègre, le chouchou du Figaro”

  1. Antibiosphère

    La censure, sous n’importe quel ptétexte, toujours la censure !

  2. Antibiosphère

    La censure, sous n’importe quel ptétexte, toujours la censure !

  3. Bien sûr Biosphère sait quels scientifiques ont raison et quels scientifiques ont tort. En vérité il croit savoir. Il croit ce qui va dans le sens de ses préjugés idéologiques. Point barre.


    Remarque de la modératrice du blog biosphere :

    L’auteur de cette remarque nous a écrit plusieurs fois sous des pseudos différents. Ces autres messages ont donc été effacés. Point de suspension…

  4. Bien sûr Biosphère sait quels scientifiques ont raison et quels scientifiques ont tort. En vérité il croit savoir. Il croit ce qui va dans le sens de ses préjugés idéologiques. Point barre.


    Remarque de la modératrice du blog biosphere :

    L’auteur de cette remarque nous a écrit plusieurs fois sous des pseudos différents. Ces autres messages ont donc été effacés. Point de suspension…

  5. Pour mieux comprendre la citation de Ferdinand, un résumé du texte de Bourg et Hulot :
    Plus de la moitié des services écologiques de fourniture et de régulation que nous procurent les écosystèmes sont dégradés ; les autres sont en voie de l’être. D’où la responsabilité morale insupportable que prennent aujourd’hui les légions de climato-sceptiques, en réalité d’écolo-sceptiques, qui s’affirment de toutes parts. Les climato-sceptiques découragent un effort collectif destiné à éloigner des dangers bien réels.

    Ils se conforment à la logique naguère dénoncée par l’humoriste Pierre Desproges : « Je n’ai pas le cancer et je ne l’aurai jamais : je suis contre ! »

    NB : Sur ce blog, nous préférons une argumentation qui forme un tout plutôt qu’un renvoi à un ailleurs…

  6. Pour mieux comprendre la citation de Ferdinand, un résumé du texte de Bourg et Hulot :
    Plus de la moitié des services écologiques de fourniture et de régulation que nous procurent les écosystèmes sont dégradés ; les autres sont en voie de l’être. D’où la responsabilité morale insupportable que prennent aujourd’hui les légions de climato-sceptiques, en réalité d’écolo-sceptiques, qui s’affirment de toutes parts. Les climato-sceptiques découragent un effort collectif destiné à éloigner des dangers bien réels.

    Ils se conforment à la logique naguère dénoncée par l’humoriste Pierre Desproges : « Je n’ai pas le cancer et je ne l’aurai jamais : je suis contre ! »

    NB : Sur ce blog, nous préférons une argumentation qui forme un tout plutôt qu’un renvoi à un ailleurs…

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