Astrid, une belle salope…

Astrid, un joli nom pour une belle saloperie ! ASTRID, c’est l’Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration. Le groupe nucléaire Areva et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ont signé un accord* de collaboration portant sur les premières études de conception du prototype de ce réacteur de 4ème génération. Il serait construit à Marcoule à partir de 2017. Pour connaître un emballement du cœur de ce réacteur, il suffit d’une fuite de sodium peut provoquer la catastrophe. L’explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d ‘« excursion nucléaire ». Nous préférons les excursions amoureuses.

Astrid possédera un cœur à neutrons rapides refroidi au sodium. Pas de quoi tomber amoureux. Il ressemblera tellement à son grand frère de Creys-Malville, Superphénix ! La mise à l’arrêt définitif de Superphénix a été prononcée par décret du 30 décembre 1998. Aujourd’hui, en 2010,  les 5500 tonnes de sodium, dont la majorité est irradiée, ne sont pas encore traitées. Les ateliers nécessaires n’avaient pas été prévus à la construction de la centrale ! Le sodium primaire est donc maintenu depuis douze ans à la température de 180 °C pour rester à l’état liquide. Or le sodium liquide s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau.

Le début de vidange du sodium primaire contenu dans la cuve était prévu pour novembre 2010**. Mais nos technocrates nucléaires préfèrent la fuite en avant technologique en annonçant la venue d’Astrid !

* dépêche AFP du 9 novembre 2010

** Superphénix, déconstruction d’un mythe de Christine Bergé (La découverte, 2010)

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8 réflexions sur “Astrid, une belle salope…”

  1. Monju, le grand frère d’Astrid
    La surgénération produit des matières fissiles… quand ça marche ! La construction du surgénérateur de Monju au Japon a commencé en 1986, il a été connecté au réseau en 1995,. Une grave fuite de sodium s’est traduite par l’arrêt de l’installation pendant quinze ans. Il est à nouveau à l’arrêt depuis 2010 à cause d’un accident matériel. Il n’a généré de l’électricité que pendant une heure pour un coût depuis le début des travaux de 8,4 milliards d’euros. Mais les acteurs du nucléaire japonais persistent à vouloir redémarrer le surgénérateur…
    LeMonde du 21 juin 2011, La saga du surgénérateur maudit de Monju n’en finit pas.

  2. Monju, le grand frère d’Astrid
    La surgénération produit des matières fissiles… quand ça marche ! La construction du surgénérateur de Monju au Japon a commencé en 1986, il a été connecté au réseau en 1995,. Une grave fuite de sodium s’est traduite par l’arrêt de l’installation pendant quinze ans. Il est à nouveau à l’arrêt depuis 2010 à cause d’un accident matériel. Il n’a généré de l’électricité que pendant une heure pour un coût depuis le début des travaux de 8,4 milliards d’euros. Mais les acteurs du nucléaire japonais persistent à vouloir redémarrer le surgénérateur…
    LeMonde du 21 juin 2011, La saga du surgénérateur maudit de Monju n’en finit pas.

  3. Bonjour Mameuh
    Nous constatons que vous critiquez principalement l’action de D.Voynet, vous ne dites pratiquement rien sur le sodium qu’il faudra traiter au goutte à goutte alors qu’il y en a près de 6 tonnes à Creys Malville. Mieux vaut s’attacher maintenant à ASTRID :

    ASTRID est financé par une subvention d’Etat engagée pour 650 millions d’euros. Il s’agit d’un programme de développement industriel et commercial impliquant l’ensemble de la population du fait de la dangerosité potentielle des matières utilisées. Nous demandons la suspension du programme ASTRID. Car nous exigeons le préalable suivant :
    – L’achèvement et la publication du retour d’expérience des programmes PHENIX et SUPERPHENIX.
    – Le démantèlement complet de l’ensemble des installations de SUPERPHENIX.
    – Une consultation publique démontrant que la population française accepte la multiplication des stocks de plutonium sur le territoire national.

  4. Bonjour Mameuh
    Nous constatons que vous critiquez principalement l’action de D.Voynet, vous ne dites pratiquement rien sur le sodium qu’il faudra traiter au goutte à goutte alors qu’il y en a près de 6 tonnes à Creys Malville. Mieux vaut s’attacher maintenant à ASTRID :

    ASTRID est financé par une subvention d’Etat engagée pour 650 millions d’euros. Il s’agit d’un programme de développement industriel et commercial impliquant l’ensemble de la population du fait de la dangerosité potentielle des matières utilisées. Nous demandons la suspension du programme ASTRID. Car nous exigeons le préalable suivant :
    – L’achèvement et la publication du retour d’expérience des programmes PHENIX et SUPERPHENIX.
    – Le démantèlement complet de l’ensemble des installations de SUPERPHENIX.
    – Une consultation publique démontrant que la population française accepte la multiplication des stocks de plutonium sur le territoire national.

  5. Non mais c’est pas possible qu’on continue à raconter des trucs pareils sur le sodium.

    Est ce la faute des technocrates si une ministre, Madame Voynet, a mis la charrue avant les boeufs en décrétant UNILATERALEMENT l’arrêt d’une centrale que nous avons du coup payé 3 fois ???? (oui oui trois fois à cause des pénalités dues à l’Italie et à la suisse en cas d’arrêt prématuré de la centrale, ce qui fut le cas. Merci Dominique on dit !)

    Un scénario de démantèlement, il faut minimum 15 ans pour obtenir TOUTES les autorisations nécessaires des ASN.
    Et le volet sodium est en cours d’ajustement suite aux dernières remarques de celle ci. Donc bon, tout foutre sur le dos d’EDF (car Areva n’y est pour rien là dedans) c’est n’importe quoi. La solution pour son retraitement ne sera pas là avant minimum 2020.
    N’importe qui dans le milieu dit du nucléaire le savait bien. Simplement, madame Voynet a fait la sourde oreille et à décidé toute seule comme une grande en promettant le retour de Phénix, chose impossible ce que là aussi tout le monde savait (à cause de problèmes de sismicité entre autres petits détails que les ASN avaient souligné à cette chère dame).

    Qu’on arrête de taper sur les gens qui ne sont pas responsables, et qu’on s’attaque plutôt à LA SEULE personne suffisamment débile pour arrêter une centrale ENFIN fonctionnelle (après plus de 10 ans de problèmes divers et variés dus à des malversations lors de la construction du côté des fournisseurs italiens) : Dominique Voynet. Ajoutez y le gouvernement de l’époque et son cabinet.

  6. Non mais c’est pas possible qu’on continue à raconter des trucs pareils sur le sodium.

    Est ce la faute des technocrates si une ministre, Madame Voynet, a mis la charrue avant les boeufs en décrétant UNILATERALEMENT l’arrêt d’une centrale que nous avons du coup payé 3 fois ???? (oui oui trois fois à cause des pénalités dues à l’Italie et à la suisse en cas d’arrêt prématuré de la centrale, ce qui fut le cas. Merci Dominique on dit !)

    Un scénario de démantèlement, il faut minimum 15 ans pour obtenir TOUTES les autorisations nécessaires des ASN.
    Et le volet sodium est en cours d’ajustement suite aux dernières remarques de celle ci. Donc bon, tout foutre sur le dos d’EDF (car Areva n’y est pour rien là dedans) c’est n’importe quoi. La solution pour son retraitement ne sera pas là avant minimum 2020.
    N’importe qui dans le milieu dit du nucléaire le savait bien. Simplement, madame Voynet a fait la sourde oreille et à décidé toute seule comme une grande en promettant le retour de Phénix, chose impossible ce que là aussi tout le monde savait (à cause de problèmes de sismicité entre autres petits détails que les ASN avaient souligné à cette chère dame).

    Qu’on arrête de taper sur les gens qui ne sont pas responsables, et qu’on s’attaque plutôt à LA SEULE personne suffisamment débile pour arrêter une centrale ENFIN fonctionnelle (après plus de 10 ans de problèmes divers et variés dus à des malversations lors de la construction du côté des fournisseurs italiens) : Dominique Voynet. Ajoutez y le gouvernement de l’époque et son cabinet.

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