écologie appliquée

Nature de la sexualité et droit à la sexualité

1) sexualité chez les écologistes. Les bonobos ne s’embarrassent pas de lois contraignantes, mâles et femelles aiment faire l’amour, point final. Oubliant cette possibilité naturelle de faire baisser les tensions sociales, les nanas d’EELV (l’écologie institutionnelle) se déchaînent contre un mâle que se voulait dominant, Denis Baupin. Devant un tribunal Cécile Duflot résume, en pleurs : « Il me regarde bizarrement et me dit : “Je savais que tu en avais autant envie que moi.” Il a posé la main sur mon cou. Je lui ai dit : “Ça va pas, arrête !” Je lui ai donné un grand coup de pied dans le tibia. Je l’ai repoussé des deux mains et j’ai fermé la porte. »* C’est tout ! Il y a différentes conceptions du féminisme face à l’agression sexuelle, par exemple celle-ci : « En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d’importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. »** Voici quelques commentaires complémentaires sur lemonde.fr :

CL : J’essaie de comprendre où est la violence dans ce qu’à fait Baupin. C’est quand il touche son cou ? Quand il repousse la porte qu’elle essaie de fermer ? Tout ça m’a l’air d’un dragueur maladroit refoulé mais pas plus. C’est insipide, mais c’est lui-même qui a voulu ce procès.

Incompréhensible : J’ai l’âge de C. Duflot, je ne comprends absolument pas ses propos, ni sur la « normalité » de propositions salaces récurrentes, et moins encore sur le fait de céder plutôt que de s’épuiser à résister ! Quel message dévastateur sur la sexualité des femmes, dont la finalité n’est pas d’avoir la paix, mais une satisfaction personnelle… C. Duflot généralise une pathologie de groupe.

Pierre Castaing : J’ai été agressé par un nombre incroyable de jeunes femmes françaises et américaines tout au long de mon adolescence. Quelques actrices françaises en faisaient partie et même une femme d’homme politique borgne. Chaque mois… je parle des pages centrales de Lui et Play-boy. Cécile me décide par son courage à porter plainte contre X.

2) sexualité devant le conseil constitutionnel. La mesure phare de la loi du 13 avril 2016 sur la prostitution, l’interdiction de l’achat d’un acte sexuel, communément appelée la « pénalisation des clients », a été jugé conforme au droit par le Conseil constitutionnel :  « en faisant le choix de pénaliser les acheteurs de services sexuels, le législateur a entendu, en privant le proxénétisme de sources de profits, lutter contre cette activité et contre la traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle, activités criminelles fondées sur la contrainte et l’asservissement de l’être humain. Il a ainsi entendu assurer la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre ces formes d’asservissement et poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public et de prévention des infractions »***. Donc une loi morale reposant sur une infantilisation des personnes prostituées nous prive du « droit de disposer de son corps ». On constate déjà que la pénalisation des clients a entraîné une dégradation des conditions de travail des prostituté(e)sVoici quelques commentaires sur lemonde.fr :

Etrange : Ces arguments sont tout de même assez tendancieux. Les juges autorisent à interdire une activité car ils considèrent qu’elle est fortement liée à la traite d’êtres humains… Ne devraient-ils pas s’attaquer directement à celle-ci.

Kent : Il serait intéressant de connaître le nombre de membres du Conseil Constitutionnel ayant eu recours à des escort-grils, par exemple, qui se souvient de Roland Dumas?

PIERRE DUMONT : Sur le fond ce conservatisme idiot est accablant. Soutenu d’ailleurs -au nom d’arguments idéologiques- par un certain nombre de grandes associations moralistes dûment subventionnées. Il y a un mélange constant et volontaire entre prostitution et traite des êtres humains, dans le but évident de ne jamais aboutir. Les prohibitionw ne sont qu’idioties qui font croître ce qu’elles son censées combattre. Avons-nous vu une diminution de la prostitution ?

Lo : Le problème posé par cette loi anti-clients n’est sans doute pas d’ordre constitutionnel, il est d’ordre logique, dans l’absurdité qu’il y a à pénaliser le recours à un service qu’il n’est pas interdit d’offrir. C’est juste un non-sens.

Georges : Si on donnait des droits aux prostituées : -Droit d’expression -Droit du travail -Droit à la sécurité sociale et à la retraite -Droit à la sécurité physique -Droit à formation pour changer de métier si elle le désire.

Henri : Nous sommes gouvernés par des gens pudibonds qui piaffent d’impatience devant la PMA, fabrique de mères célibataires et GPA, location/vente du ventre d’autrui (compassionnel au départ), mais qui ne veulent pas de sexe tarifés dans ses rues.

Bibifok : puisqu’il est légal de vendre un produit mais pas de l’acheter, je vais devenir dealer.

Denis Courvoisie : Q: les producteurs de films pornographiques et/ou leurs clients pornocinéphiles rentrent-ils dans le champ d’application de cette loi ?

Allez donc comprendre : Par contre quand on est handicapé, ce n’est pas un délit, on y a droit… https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/01/accompagnement-sexuel-des-handicapes-j-aime-la-vie-le-contact-avec-les-corps_5391288_3224.html

Pour en savoir plus sur l’écologie de la sexualité grâce à ce blog biosphere :

l’écologie face aux abolitionnistes de la prostitution

La bipédie, origine de notre sexualité très encadrée

Sexualité et harcèlement, l’homme, un animal dénaturé

nature et sexualités : le débat sur le genre humain

* LE MONDE du 9 février 2019, Les regrets de Cécile Duflot, victime silencieuse de Denis Baupin

** LE MONDE du 10 janvier 2017, Nous serons libre quand nous pourrons exprimer notre désir)

*** LE MONDE du 2 février 2019, Prostitution : la pénalisation des clients jugée conforme par le Conseil constitutionnel

Tri sélectif, la guerre des poubelles a déjà commencé

Entre mauvais élèves et chevaliers blancs du recyclage, les conflits se multiplient entre voisins. « Qui est l’abruti qui a jeté ses cartons d’emballage dans le bac vert ? », s’enflamme l’un. « Rien se sert de trier si on enferme tout dans des sacs en plastique », s’agace l’autre. « De toute façon, ce n’est pas ça qui pollue le plus », se dédouane l’hermétique au tri ­sélectif. « Qui sont les psychopathes qui s’érigent en justiciers verts et fouillent dans mes poubelles ? », s’insurge un dernier. Les commentateurs du MONDE* relayent abondamment ce pugilat, un vrai régal. Le peuple écolo est en marche, mais il trébuche souvent :

Pégase : Je suis heureux de ne pas habiter un appartement car je ne pense pas que j’apprécierais que mes voisins viennent vérifier mes poubelles..

JB : Évidemment qu’il faut fliquer ses voisins sinon notre propre acharnement à bien trier ne sert à rien…

Pierre Marescol : « Fliquer ses voisins » : voilà une expression bien puérile. Il faut être adulte et responsable. Celui ou celle qui nuit à la collectivité par l’égoïsme de son comportement doit être sanctionné.

Amundsen : Je réfute l’expression « fliquer ses voisins »… Je dirais plutôt « sensibiliser ses voisins ». Sinon, comment se comporter face à un voisin qui urine sur le palier ? La tolérance aux incivilités doit-elle se relâcher ou se renforcer ?

respect de la vie privée : Je trie normalement mais il m’arrive bien évidemment de laisser passer qq emballages recyclables quand mon espace de stockage est plein. Mais alors si quelqu’un vient me voir pour me faire la morale sur ça, je ne trierai plus, juste pour l’emmerder.

Au Pays Des Shadoks : Dès que votre poubelle est dans la rue elle ne vous appartient plus.

Cb : A quand les comités d’immeuble et/ou de quartier (comme dans la Chine de Mao) pour contrôler le comportement des citoyens en matière de poubelles (pour commencer) ? Est-ce que le contrôle pas par l’ouverture des sacs poubelles ? Bien que pratiquant le tri dans les règles autant que possible, je pense que ce voisin me serait rapidement très inamical !

BC : Celui qui ne commet pas d’excès de vitesse ne craint pas les radars. Celui qui trie correctement ne craint pas ses voisins. La peur obscure de la dénonciation cache une très mauvaise conscience. Je ne suis pas sûre que vous triez si consciencieusement que vous le dites.

Gilet Jaune Des poubelles : Pas à nous de trier, c’est le boulot de l’état. Macron Démission. Sur nos ronds-points, on brûle tout, radar, péage, préfecture, magasins. Même les poubelles. Faut pas commencer à nous demander d’être responsables de notre avenir. Nous, on veut Macron démission et un RIC pour ne pas trier les poubelles. Sinon, révolution avec Rouillan en tête des gilets jaunes des poubelles.

Roland Flageollet @ GJ : Humour très secondaire mais excellent !

Frogeater : Aux amoureux de la Suisse et ses votations populaires, allez y vivre ! C’est la commune qui fouille les poubelles au cas où vous n’achetez pas les sacs taxés (1 euro le sac poubelle tout-venant 17L à acheter à la poste), où vous n’empilez le papier correctement avec la ficelle recyclable autour, déposé le bon jour du mois, le verre dans des bacs blanc/vert/marron dans la rue pas après 19h et pas le week-end pour éviter le bruit…

Alienfive : Habitant Paris, je me contrefiche des poubelles qui, une fois sur le trottoir sont fouillées et refouillées par une multitude de « recycleurs » plus ou moins légaux… avant que de n’être emportées vers un destin qui m’est et me restera inconnu et dont je ne me soucie…

JPP : Fort heureusement bientôt chacun sera facturé pour ses déchets au poids et vous vous soucierez peut-être du sort de vos déchets, mais vous vous soucierez de façon certaine à la note qui finira par être salée si vous persistez. En tout cas vous nous éclairez sur la profondeur possible de la bêtise humaine.

CLAUDE HUTIN : Qu’on trie raisonnablement pour faciliter le recyclage, c’est une bonne chose. Que des intégristes écolos fouillent dans ce qui relève de l’intimité des gens pour satisfaire leurs névroses, c’est intolérable. Ils inspectent les serviettes hygiéniques usagées ?

apiculteur amateur : Vous ne semblez pas savoir que les erreurs de tri dans la poubelle jaune provoquent un refus de ramassage et éventuellement une amende au frais de l’immeuble.

a.gao : Je suis atterré par bien des commentaires. La France trie déjà peu par rapport aux autres pays européens. Pour les Parisiens c’est encore pire. Une visite du centre de traitement des déchets du SYCTOM Ivry lors de journées du patrimoine avait beaucoup amélioré ma compréhension des enjeux et augmenté ma motivation au tri. Mais on peut aussi rouler au diesel, se chauffer sans souci d’économies d’énergie, gaspiller sans vergogne et ne pas trier ses déchets… ce n’est pas sanctionné.

Flore Berlingen, directrice de Zero Waste France : « pour que le geste ­devienne automatique, il faut qu’il y ait la même obligation à la maison, mais aussi dans les entreprises, les commerces, les transports, l’espace public… »

* LE MONDE l’époque du 3-4 février 2019, Les agités du local

de Rugy détricote toutes les avancées écologiques

Emmanuel Macron relance le nucléaire civil. Il fait comme Sarkozy, « l’écologie, ça commence à bien faire ». En affirmant le 24 janvier que l’objectif de sortie du glyphosate en trois ans n’était « pas faisable », le chef de l’Etat avait fait un geste en direction de la FNSEA : « Il n’y a aucun rapport indépendant ou pas indépendant qui a montré que le glyphosate était mortel .» Il reniait ainsi un engagement qu’il avait pris personnellement. Cela s’ajoute à l’abandon de la taxe carbone, annoncée par son sous-fifre de Rugy. Que reste-t-il des velléités de Macron pour sauver la planète, rien de rien. Macron nous avait vendu le renouvellement, nous avons obtenu l’insignifiance !

Lors de l’annonce de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie), le gouvernement proposé deux fermetures de réacteurs en 2027 et 2028, mais l’essentiel des arrêts se fera entre 2029 et 2035… comme l’espérait EDF. Si le président Macron ne s’est pas engagé de manière claire sur la construction de nouveaux EPR, il a ouvert la porte à cette possibilité, en demandant à la filière nucléaire de présenter un plan pour mi-2021*. François de Rugy, son ministre de l’écologie se parjure et dit comme son maître. Critique de longue date de l’énergie nucléaire, le ministre a maintenant insisté sur le fait que « dans la feuille de route énergétique de la France le nucléaire joue un rôle important …  Il ne s’agit pas, je tiens à le dire très clairement, d’une stratégie de sortie du nucléaire, mais d’un rééquilibrage, dans lequel le nucléaire a toute sa place… Nous considérons que dans la production d’électricité, en France, et sans doute dans le monde, le nucléaire peut jouer un rôle, puisqu’il présente une production totalement décarbonée ». Pourtant dans son programme lors de la primaire de la gauche en 2017, de Rugy plaidait pour une sortie progressive du nucléaire et un passage au 100 % d’énergies renouvelables en 2050. Quelques jours après son entrée en fonctions, il estimait encore que le nucléaire n’était pas une énergie d’avenir. Il déclarait aussi  : « Le réacteur EPR n’a pas démontré sa fiabilité technologique, sa sécurité et sa compétitivité… Je ne vois pas comment on pourrait décider aujourd’hui de commander de nouveaux EPR. » Dorénavant il évoque la possibilité de créer des filiales, permettant ainsi à EDF de faire face aux nombreux investissements qui seront nécessaires pour prolonger la durée de vie du parc nucléaire…**

Nicolas Hulot,le prédécesseur de Rugy, a démissionné au bon moment, le 28 août 2018. Voici la position qu’il exprimait (cf. « Nicolas Hulot, la brûlure du pouvoir », un livre de Michel Sourrouille) :

Nucléaire : « Fraîchement nommé ministre de la transition écologique et solidaire, j’annonçais début juillet 2017 qu’il faudrait fermer « peut-être jusqu’à 17 réacteurs nucléaires » d’ici à 2025 pour faire descendre la part de l’atome dans la production électrique française à 50 %. La plupart des cinquante-huit réacteurs du parc hexagonal ont été mis en service entre la fin des années 1970 et celle des années 1980. Ils approchent donc du seuil de quarante ans d’exploitation, la durée de vie pour laquelle ils ont été conçus. D’ici à la fin du quinquennat en cours, vingt-trois d’entre eux auront atteint cet âge. Janvier 2018, lors de mes vœux à la presse j’annonçais qu le gouvernement sera très précis sur les réacteurs qu’il faudra fermer dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). »

Glyphosate : « Je pense toujours qu’il y a un faisceau de présomptions sur sa nocivité qui mériteraient qu’on applique le principe de précaution. L’interdiction du glyphosate d’ici à 2021 n’a pas été acté par la loi agriculture et alimentation, j‘avais exprimé ma déception. Les alternatives existent, ce sont le biocontrôle [en recourant à des organismes vivants ou des substances naturelles] et le choix de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. »

Taxe carbone : « Il s’agit de soumettre à une fiscalité importante tout ce qui participe à la destruction ou à l’épuisement de la planète. La taxe carbone que je propose vise à rationaliser les émissions de carbone mais aussi l’usage de l’électricité. Car nous n’atteindrons pas l’objectif de division par deux des émissions de gaz à effet de serre sans réduire notre consommation de façon drastique. Dès lors que l’objectif est de décarboner l’économie, il faut fixer un prix du carbone avec un cliquet anti-retour. Cela permettrait d’anticiper et de mettre en place des incitations solides, dont la règle ne change pas sans cesse. »

* LE MONDE du 28 novembre 2018, Nucléaire : satisfaction chez EDF, colère des ONG écologistes

** LE MONDE du 29 janvier 2019, François de Rugy, un peu moins critique sur la filière nucléaire que par le passé

*** LE MONDE du 26 janvier 2019, Emmanuel Macron renonce à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021

Même le vin bio, c’est pas bien, c’est pas beau

«  Le vin n’est pas un alcool comme un autre », ose le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Didier Guillaume. « Je n’ai jamais vu un jeune qui sort de boîte de nuit et qui est saoul parce qu’il a bu du côtes-du-rhône ». Le fait qu’il soit élu des Côtes-du-Rhône éclaire son propos ! Emmanuel Macron boit au même tonneau : « Moi, je bois du vin, le midi et le soir. Même si ce n’est plus la mode, paraît-il… » Il ajoutait : « Tant que je serai président, il n’y aura pas d’amendement pour durcir la loi Evin ». Sa conseillère à l’agriculture dirigeait Vin & société, un important organisme d’influence du monde viticole !! Pourtant sa ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait été claire : « Aujourd’hui, l’industrie du vin laisse à croire que le vin est un alcool différent des autres alcools. Or, en termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky. Il y a zéro différence ! » Une analyse, portant sur quelque 700 études scientifiques sur le sujet, avait abouti à une conclusion on ne peut plus claire : pour être en bonne santé, il ne faut pas boire d’alcool.*

Il est vrai que c’est dur pour un écolo de refuser de trinquer Oui, il est dur d’être écolo car il nous faut aller à contre-courant en France, pays du vin ! C’est dur, il s’agit de refuser le vin bio car c’est toujours ingurgiter de l’éthanol. C’est dur, il s’agit souvent de renoncer à ses propres habitudes culturelles, inscrites dans son milieu familial : ni apéro, ni vin vieux, ni digestif. C’est dur, il s’agit de refuser l’alcool à table quand on est invité par des amis. C’est dur, il s’agit aussi de refuser l’alcool dans les moteurs, les agrocarburants. C’est dur politiquement, il s’agit de combattre les lobbies de l’alcool, tellement influents auprès des parlementaires. Mais si c’est dur d’être écolo, c’est d’autant plus palpitant quand on veut montrer l’exemple à suivre. Pas de vin, mangeons bio, buvons de l’eau. Même une petite goutte d’alcool n’apporte rien à l’organisme. D’autre part la monoculture de la vigne ne prend pas soin du sol, le rendement de la vigne baisse avec la stérilisation des sols. Dernier problème, et pas le moindre, les vignes empiètent tant sur les autres cultures que sur l’espace nécessaire pour assurer la biodiversité. Laissons les compléments aux commentateurs sur lemonde.fr :

Phil2 : Combien de bouteilles de grand cru vont finir dans la cave d’un proche de ce ministre. c’est l’exemple parfais de ce qui n’est plus supportable dans ce pays.Un ministre de plus qui cire les pompes des lobbies.

Gus : C’est consternant d’avoir (encore) un ministre ou un parlementaire qui dise cela. Le fait qu’il soit élu des Côtes-du-Rhône n’est pas une circonstance atténuante, au contraire.

Loriot : Parlons chiffres officiels : il y a par année 600 000 décès en France, dont 80 000 dus au tabac, 50 000 à l’alcool et 150 seulement à la consommation de stupéfiants (héroïne, cocaïne, cannabis, …). Vous me direz alors, il faut bien mourir de quelque chose, d’accord, mais pourquoi interdire les stupéfiants et pas le tabac et l’alcool, monstrueusement plus mortifères ?

AL : L’alcool dont le vin est impliqué dans quantité de violences intrafamiliales et conjugales, de drames de la route et d’addictions sur le lieu de travail. En dépit de notre attachement à ce produit de terroir, le vin n’a pas à être promu comme un substitut aux autres alcools.

JMG : Le vin n’est pas un alcool mais une boisson alcoolisée. L’alcool en question est l’éthanol. Le même qui se retrouve dans le whisky, la vodka, le saké ou la bière. L’éthanol est la drogue qui occasionne la plus forte mortalité (plusieurs millions de personnes par an). 1 verre de boisson alcoolisée contient 10 grammes d’éthanol. Un verre de whisky «standard» contient la même quantité d’alcool qu’un demi de bière ou qu’un ballon de rouge et tous ont les mêmes effets délétères.

JR : Quand on veut être précis, il faut l’être tout à fait: 8 cl de vin à 12° contiennent 9,6 g d’alcool, l’équivalent que 2 cl de whisky à 48° ou 20 cl de bière à 4,8°

* LE MONDE du 17 janvier 2019, Le vin est « un alcool comme un autre », n’en déplaise au ministre de l’agriculture

Cultiver la nature en ville ou désurbanisation ?

Il y a les adversaires déclarés du mouvement écologique, qui pensent comme des conservateurs : business as usual, nucléaire c’est propre, pesticide c’est utile, la voiture c’est mieux, etc. Et puis il y a les controverses internes de la mouvance écolo. « A Paris, les germes de la discorde freinent l’essor de l’agriculture urbaine » titre LEMONDE*. D’un côté Le Paysan urbain, l’entreprise choisie par la mairie pour exploiter le toit du réservoir enterré de Charonne (6 747 m²). De l’autre France nature environnement (FNE) qui défend des espaces de respiration dans une cité pauvre en jardins publics. D’un côté produire chaque année 25 à 30 tonnes de graines germées dans des bacs. De l’autre FNE : « Le projet de Charonne paraît vertueux, mais dans les faits, on supprime une prairie pour la couvrir de serres en plastique ! » Les bienfaits de la nature en ville contre la ville des jardins potagers.

Face à ce dilemme, quel est le point de vue de ce blog biosphere ? Certains essayent désespérément de trouver des solutions agricoles en milieu urbain. Il y a les tentatives de villes en transition (Rob Hopkins), la bonne idée des AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), la vogue des locavores, les incroyables comestibles, etc. Mais les villes étendent leurs tentacules dans toutes les directions et stérilise toujours plus loin les sols. Les bétons et goudrons de la capitale française ne se prêtent pas aux plantations en pleine terre. La solution de long terme se trouve dans la désurbanisation, l’exode urbain qui succédera à l’exode rural. Rappelons-nous. Vers 650 de notre ère, un effondrement vertigineux a frappé l’empire romain. La cité de Rome comptait près de 700 000 habitants, il n’y en avait plus que… 20 000. Après l’effondrement de la civilisation thermo-industrielle, nous redeviendrons paysan à la campagne. Place maintenant aux commentateurs qui s’écharpent sur lemonde.fr.

Vu d’Abidjan : Article du MONDE très intéressant car il montre parfaitement que l’enfer est pavé de bonnes intentions en matière d’écologie et d’aménagements urbains.

Prosper : Bataille de bobos dans la boue de Paris : J’attends avec impatience le résultat de ce match de catch !

Henri : Les bobos n’existent pas, lire ce livre : « Son usage et ses variantes (« boboïsation », « boboïsé ») tendent à simplifier, et donc aussi à masquer, l’hétérogénéité des populations et la complexité des processus affectant les espaces urbains qu’ils prétendent décrire ». En revanche l’aspiration des habitants, des enfants des villes, à connaître la nature signe une aspiration au bonheur. L’existence d’espace sauvage entre dans cette démarche.

CLAUDE HUTIN : La nature, ce n’est ni le potager en terrasse dans le 8ème, ni même le bois de Boulogne : il n’y a rien de sauvage dans ces espaces hyper-urbains. La place est chère à Paris, consacrons-la à des bars en rooftop, à des terrains de basket ou de badminton, à des jeux pour enfants, bref au bien-être de la population. Les bobos écologistes prendront le train, comme tous les parisiens, pour aller montrer la nature, la vraie, à leurs enfants.

Youp la Boum @ CH :Vous devriez vous renseigner auprès de vos amis sur le coût réel de dépollution de friche industrielle (également payé par des impôts lorsque lesdits industriels changent de raison sociale)

CLAUDE HUTIN @Youp : Selon l’ADEME, 55 € HT/m2 de surface de plancher (https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/etude-economique-sur-reconversion-friches-urbaines-polluees-2012.pdf). Je vous rappelle que le prix du m2 parisien habitable est de l’ordre de 10 000 euros (et il y a plusieurs étages dans un immeuble)…donc quand on convertit un réservoir en potager au lieu de bâtir, on fait bien n’importe quoi au plan économique.

Jeavie : Article grotesque, c’est Marie Antoinette hidalgo qui joue à la fermière. Ces quelques milliers de m2 de culture en plein Paris sont totalement ridicules. Allez donc vous approvisionner sur les marchés ou les maraîchers d’Essonne et de Seine et Marne, qui, eux,ont de la place, apportent chaque jour des produits frais qui ne font que quelques km pour arriver.

Buenaventura @ Jeavie : Quelle blague ! On détruit chaque années des millions d’hectares de terres agricoles, qu’on transforme en zones commerciales, en zones industrielles, en parkings, en élargissements de routes et de carrefours…

le sceptique : Les écolos qui lisent si nombreux ces pages devraient quand même débattre avec leurs camarades de l’image qu’ils donnent. On avait déjà la guerre judiciaire pour le friche de Romainville où un projet d’inspiration plutôt écolo est attaqué par des écolos, maintenant c’est la bataille à boboland entre circuit court et espace vert. Cela devient pathétique, il est fort difficile d’intéresser le lambda aux questions environnementales, nos purs esprits s’entre-déchirent pour être plus pur que pur.

Dance Fly @ le sceptique : vous nous l’aviez pas encore faite celle-là. Eh oui il y a parfois des divergences entre écolos. Je reconnais volontiers que dans le camp adverse (auquel vous appartenez avec Untel, Claude Hutin & co) il n’y a que des convergences : pro-pesticides, pro-nucléaire, pro-OGM….

* LE MONDE du 22 janvier 2019, A Paris, les germes de la discorde freinent l’essor de l’agriculture urbaine

500 personnes (plus moi) appellent au lundi végétarien

Sur ce blog biosphere, nous faisons depuis presque dix ans la promotion du lundi végétarien. L’idée progresse, ainsi de l’appel* des 500 personnalités pour un « lundi vert » : « Nous nous engageons à titre personnel à . Voici les arguments qui nous semblent décisifs… Actuellement, en une année, 74 milliards d’animaux terrestres (mammifères et oiseaux) et entre 500 et 1 000 milliards d’animaux aquatiques sensibles (poissons, crustacés décapodes, et mollusques céphalopodes) sont tués pour la consommation humaine. Les recherches récentes en éthologie indiquent que ces animaux disposent de structures anatomiques et de capacités cognitives et sensorielles… L’image commerciale d’animaux heureux en élevage est presque toujours fausse. En France, 99 % des lapins, 95 % des cochons, 90 % des veaux et 82 % des poulets de chair sont élevés de manière intensive, c’est-à-dire qu’ils sont confinés dans des cages jusqu’à leur abattage précoce… En conclusion, pour l’un ou plusieurs des arguments que nous venons de mentionner (la planète, la santé et les animaux), il nous semble à la fois rationnel, souhaitable et réaliste d’infléchir nos habitudes, en commençant par nos repas chaque lundi en remplaçant la viande et le poisson (ou à aller plus loin dans ce sens). Bien que ces évolutions de pratiques individuelles ne soient pas suffisantes pour produire tout le changement nécessaire, nous pensons qu’elles y contribuent. C’est donc l’engagement que nous prenons publiquement et que nous vous invitons à prendre avec nous. » Place aux commentaires plus ou moins éclairés sur lemonde.fr :

Antoine : Je suis un bien pensant qui pense que toutes les initiatives sont bonnes a prendre face a la catastrophe ecologique vers laquelle nous avançons tel le Titanic vers son iceberg. Chers lecteurs « mal-pensant », oserez vous dire que vous connaissiez deja TOUTES les informations données par cette tribune? Les gens du « showbiz » utilisent leur notoriété pour nous interpeller et nous faire réfléchir, un peu. Mais, franchement, ou est le mal???

le sceptique @ Antoine : Un lecteur du Monde peut difficilement ignorer ces informations, on a déjà eu 50 articles et tribunes contre la viande en 2018, du militant végan qui filme des cochons à l’abattoir au chercheur concerné de science planétaire qui voit dans sa boule de cristal informatisée une limite d’usage des sols vers 2078. Pendant ce temps-là, le gilet jaune s’achète son pack de 30 steak Leclerc en pestant sur son pouvoir d’achat, car il ne lit pas Le Monde et pense que Vilani est une marque de ravioli.

Voltaire : Autant les arguments sont assez justes, autant chacun est libre de faire comme il l’entend et les auteurs font comme ils le veulent. Par contre, je dois avouer que j’en ai marre de tous ces donneurs de leçons qui veulent imposer leur mode de vie aux autres.

ChP @ voltaire : Vous n’avez pas lu le texte jusqu’à la fin et votre sang froid s’échauffe un peu vite: « C’est donc l’engagement que nous prenons publiquement et que nous vous invitons à prendre avec nous. ». Où est la contrainte?

Untel : Pas beaucoup de médecins dans la liste mais des actrices, le lobby écolo, un moine… Il feraient mieux de s’occuper de leurs oignons et laisser les analyses sur le cancer aux vrais spécialistes.

F. :Ah tous ces commentaires franchouillards sur l’air du « ces-people-donneurs-de-leçons ». Je ne suis pas végétarien, encore moins vegan, mais je vois bien que la consommation de viande pose problème. Arrêtons deux secondes l’hypocrisie et les petits arrangements. Oui, le fois gras c’est délicieux, oui un bon steak c’est formidable. Mais ces plaisirs-là ont un prix – environnemental, sanitaire, et même moral. Ne le nions pas.

Euh… : Y-a-t-il encore beaucoup de gens qui mangent de la viande tous les jours, pour lesquels « se priver » un jour par semaine serait un défi ? Cela fait des années que les nutritionnistes conseillent au plus un repas de protéines animales par jour, et cela peut aussi bien être à base d’œufs..

Dance Fly : Ils prennent le train en marche: la consommation de viande (hors volaille) dégringole depuis 20 ans et 1/3 des français sont déjà flexitariens…Et c’est compréhensible: ingurgiter un steak assez cher mais pas très bon provenant d’une vache qui n’a jamais vu la lumière du soleil et qui a été nourrie avec un soja OGM cultivé au Brésil à coup de pesticides en lieu et place de ce qui était une belle forêt tropicale: non merci.

le sceptique : Pour compenser ce lundi maigre, qui sera suivi d’appels à un mardi sans voiture, un mercredi sans plastique, un jeudi sans écran, un vendredi sans course et un samedi sans supermarché, je propose la règle du dimanche sans vert. Vous faites des efforts dans la semaine et le dimanche, vous relâchez la pression.

MICHEL SOURROUILLE @ le sceptique : beau programme que celui où on attend le dimanche pour manger la poule au pot, le seul repas carné qu’on pourra tous s’offrir dans une société appauvrie mais égalitaire. Ne vous inquiétez pas, avec la descente énergétique qui s’annonce, on y arrivera bientôt, le passé montre notre avenir…

Victor : C’est d’abord sur la natalité qu’il faut agir. Il vaut mieux redescendre à deux milliards d’habitants et vivre normalement que de souhaiter un monde de vingt milliards de moines végétariens. De plus l’élevage en prairie naturelle laisse vivre toutes les espèces. C’est la culture intensive de végétaux qui tue vers de terre, insectes et donc oiseaux.

* LE MONDE du 4 janvier 2019, « Nous nous engageons à remplacer la viande et le poisson chaque lundi »

L’essentiel de l’écologie en 2018 avec ce blog biosphere

Quelques articles de 2018 à consulter sur ce blog dont voici l’essentiel :

Nous sommes 7,5 milliards au 1er janvier 2018

Le 13 novembre dernier, plus de 15 000 scientifiques du monde entier proposaient un ensemble de 13 mesures parmi lesquelles celle-ci, faisant directement référence à la démographie. : Déterminer à long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement défendable tout en s’assurant le soutien des pays et des responsables mondiaux pour atteindre cet objectif vital…

80 km/h maximum sur route, pourquoi pas 20 km/h ?

Les uns glorifient la liberté procurée par la bagnole, la griserie de la vitesse et les problème des rurbains sans transports en commun. Les autres comme le premier ministre Edouard Philippe s’appuient sur les nécessités de la sécurité routière, sans peur des populistes…

NDDL, la violence symbolique de l’écologie politique

L’écologie politique condamne fermement les jets de pierre et de cocktails Molotov contre les gendarmes agissant à Notre-Dame-Des-Landes. L’écologie politique veut agir autrement pour faire avancer la conscience collective de l’urgence écologique sans agresser physiquement les personnes…

L’Assemblée nationale nous fait bouffer du glyphosate

Rejet à l’Assemblée de l’inscription dans la loi de la date de sortie du glyphosate. Pourtant plusieurs amendements ne faisaient que traduisant la promesse d’Emmanuel Macron d’interdire en France cette substance, principe actif du Roundup de Monsanto…

Le football est coupable de notre décervelage

La Coupe du monde de foot va nous emmerder à longueur de journées du 14 juin au 18 juillet. Un long calvaire lié à la futilité de courir après un ballon, la corruption de la FIFA, le chauvinisme des supporteurs et par dessus tout la crétinisation des masses…

Le Jour du dépassement, aujourd’hui 1er août 2018

Il existe un indicateur qui a l’avantage de faire une sorte de synthèse d’un grand nombre des impacts écologiques dus aux activités humaines : il s’agit de l’empreinte écologique. C’est la surface nécessaire pour produire les ressources qu’un individu consomme et pour absorber les déchets qu’il génère.

Hulot a pris la décision de quitter le gouvernement

Ce qui était prévisible vient d’arriver, Hulot a démissionné. Dans cette perspective trop probable, Michel Sourrouille avait préparé un livre qu’on pouvait déjà sous-titrer « chronique d’une démission annoncée ». Il paraîtra le 1er octobre en librairie avec le titre « Nicolas Hulot, dans la peau d’un ministre écolo »…

Taxe carbone, un vrai serpent de mer

…« Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose contre le réchauffement climatique .» Ce n’est pas un scientifique ni un politique qui lance cet avertissement, mais Kristalina Georgieva, la directrice de la Banque mondiale. Comment ? « Nous pensons très fermement que nous pouvons envoyer un signal économique en lançant un prix fictif sur le carbone. »…

Dire la vérité, c’est augmenter le prix du carburant

« Conduire pollue, et cette pollution tue, et tuera pour plusieurs siècles en ce qui concerne le gaz carbonique. La levée de boucliers concernant la hausse du prix du carburant constitue un moment de vérité écologique. Le principe pollueur-payeur justifie que ces dommages soient intégrés au prix des carburants à la pompe…

Manifester le 17 novembre, une hérésie anti-climat

Le blocage national du 17 novembre approche à grand pas. A moins de quelques jours des manifestations « spontanées », les « gilets jaunes » maintiennent plus que jamais leur colère face à l’augmentation du carburant…

La catastrophe en marche, c’est l’ONU qui le dit

Les engagements des Etats, à supposer qu’ils soient tenus, mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3,2 °C d’ici à la fin du siècle. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017, elles ont atteint le record historique de 53,5 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt) équivalent CO2…

Malheur, les Gilets jaunes enterrent la taxe carbone

Honte à lui, Matignon annonce un moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants. Comme si céder à quelques agités disséminés en France allait calmer les esprits ! L’une des figures du mouvement des « Gilets jaunes » réclame encore des « états généraux de la fiscalité », « une nouvelle répartition des richesses en France » et l’instauration de « référendums réguliers sur les grands enjeux sociétaux »…

COP24, une mascarade sur le climat, un échec avéré

Il est possible que nos sociétés industrielles, suite au déséquilibre des écosystèmes, se dégradent beaucoup plus rapidement que l’empire romain. Notre système socio-économique a en effet la caractéristique d’avoir tout interconnecté de manière rapide et homogène (la globalisation), ce qui accélère les dynamiques de ruptures catastrophiques. Il y a effets en chaîne, des cercles vicieux…

L’essentiel de l’écologie en 2018 avec ce blog biosphere

Quelques articles de 2018 à consulter sur ce blog dont voici l’essentiel :

Nous sommes 7,5 milliards au 1er janvier 2018

Le 13 novembre dernier, plus de 15 000 scientifiques du monde entier proposaient un ensemble de 13 mesures parmi lesquelles celle-ci, faisant directement référence à la démographie. : Déterminer à long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement défendable tout en s’assurant le soutien des pays et des responsables mondiaux pour atteindre cet objectif vital…

80 km/h maximum sur route, pourquoi pas 20 km/h ?

Les uns glorifient la liberté procurée par la bagnole, la griserie de la vitesse et les problème des rurbains sans transports en commun. Les autres comme le premier ministre Edouard Philippe s’appuient sur les nécessités de la sécurité routière, sans peur des populistes…

NDDL, la violence symbolique de l’écologie politique

L’écologie politique condamne fermement les jets de pierre et de cocktails Molotov contre les gendarmes agissant à Notre-Dame-Des-Landes. L’écologie politique veut agir autrement pour faire avancer la conscience collective de l’urgence écologique sans agresser physiquement les personnes…

L’Assemblée nationale nous fait bouffer du glyphosate

Rejet à l’Assemblée de l’inscription dans la loi de la date de sortie du glyphosate. Pourtant plusieurs amendements ne faisaient que traduisant la promesse d’Emmanuel Macron d’interdire en France cette substance, principe actif du Roundup de Monsanto…

Le football est coupable de notre décervelage

La Coupe du monde de foot va nous emmerder à longueur de journées du 14 juin au 18 juillet. Un long calvaire lié à la futilité de courir après un ballon, la corruption de la FIFA, le chauvinisme des supporteurs et par dessus tout la crétinisation des masses…

Le Jour du dépassement, aujourd’hui 1er août 2018

Il existe un indicateur qui a l’avantage de faire une sorte de synthèse d’un grand nombre des impacts écologiques dus aux activités humaines : il s’agit de l’empreinte écologique. C’est la surface nécessaire pour produire les ressources qu’un individu consomme et pour absorber les déchets qu’il génère.

Hulot a pris la décision de quitter le gouvernement

Ce qui était prévisible vient d’arriver, Hulot a démissionné. Dans cette perspective trop probable, Michel Sourrouille avait préparé un livre qu’on pouvait déjà sous-titrer « chronique d’une démission annoncée ». Il paraîtra le 1er octobre en librairie avec le titre « Nicolas Hulot, dans la peau d’un ministre écolo »…

Taxe carbone, un vrai serpent de mer

…« Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose contre le réchauffement climatique .» Ce n’est pas un scientifique ni un politique qui lance cet avertissement, mais Kristalina Georgieva, la directrice de la Banque mondiale. Comment ? « Nous pensons très fermement que nous pouvons envoyer un signal économique en lançant un prix fictif sur le carbone. »…

Dire la vérité, c’est augmenter le prix du carburant

« Conduire pollue, et cette pollution tue, et tuera pour plusieurs siècles en ce qui concerne le gaz carbonique. La levée de boucliers concernant la hausse du prix du carburant constitue un moment de vérité écologique. Le principe pollueur-payeur justifie que ces dommages soient intégrés au prix des carburants à la pompe…

Manifester le 17 novembre, une hérésie anti-climat

Le blocage national du 17 novembre approche à grand pas. A moins de quelques jours des manifestations « spontanées », les « gilets jaunes » maintiennent plus que jamais leur colère face à l’augmentation du carburant…

La catastrophe en marche, c’est l’ONU qui le dit

Les engagements des Etats, à supposer qu’ils soient tenus, mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3,2 °C d’ici à la fin du siècle. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017, elles ont atteint le record historique de 53,5 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt) équivalent CO2…

Malheur, les Gilets jaunes enterrent la taxe carbone

Honte à lui, Matignon annonce un moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants. Comme si céder à quelques agités disséminés en France allait calmer les esprits ! L’une des figures du mouvement des « Gilets jaunes » réclame encore des « états généraux de la fiscalité », « une nouvelle répartition des richesses en France » et l’instauration de « référendums réguliers sur les grands enjeux sociétaux »…

COP24, une mascarade sur le climat, un échec avéré

Il est possible que nos sociétés industrielles, suite au déséquilibre des écosystèmes, se dégradent beaucoup plus rapidement que l’empire romain. Notre système socio-économique a en effet la caractéristique d’avoir tout interconnecté de manière rapide et homogène (la globalisation), ce qui accélère les dynamiques de ruptures catastrophiques. Il y a effets en chaîne, des cercles vicieux…

rappel : l’époque où Macron se croyait écolo !

Emmanuel Macron il y a un an* : Notre modèle de développement n’est pas viable pour l’humanité. Il faut donc un choc dans nos modes de production :
COP21 à Paris. Cet accord ne comporte pas de mécanisme de sanction. Les engagements internationaux nous placent aujourd’hui sur une trajectoire de 3,5°C de réchauffement de la planète. Ce qui sauvera le climat, ce ne sont plus des grands sommets diplomatiques classiques. Depuis l’accord de Paris, plein de sujets ont été abandonnés ou laissés en jachère.
Renoncement à exploiter les réserves mondiales de ressources fossiles, qui représentent 85 % des émissions humaines de gaz à effet de serre : la France est le premier pays à le faire concrètement a l’horizon 2040. Chacun va dorénavant devoir se mettre en cohérence avec ses engagements internationaux.
Deux coalitions pour accélérer les investissements dans le renouvelable et dans les nouveaux modes de production : la coalition des philanthropes pour contribuer beaucoup plus à la lutte climatique avec, en particulier, les financeurs américains qui sont prêts à compenser une partie de l’engagement public fédéral américain, et une coalition des fonds souverains. Grâce, notamment, à l’implication très forte de la Norvège, plusieurs fonds souverains vont s’engager à financer massivement la transition énergétique. Outre la Norvège, il s’agit des fonds souverains des Emirats arabes unis, du Koweït et de la Nouvelle-Zélande. Ils représentent, ensemble, des milliers de milliards de dollars.
Taxe sur les transactions financières (TFF) à l’échelle européenne, mais celle-ci continue de diviser les Européens : Nous relancons la coalition autour du modèle de TTF à la française. La Belgique est prête à la faire, nous pouvons avoir une vraie discussion avec l’Italie, et l’Allemagne peut également se joindre à nous. Nous affrontons sur beaucoup de sujets tout le problème du fonctionnement de l’Europe. Il faut assumer d’avoir une avant-garde composée de pays qui ont envie d’aller plus loin, notamment sur les questions énergétiques.
Un prix plancher de la tonne de CO2 à 30 euros à l’échelle européenne pour faire changer les comportements. Là où le sommet fera apparaître un manque européen, c’est sur le prix du CO2. Il faut prévoir un mécanisme qui associe le plus grand nombre d’Etats possible. Je sais que beaucoup de lobbys sont contre – le lobby de l’automobile, celui de l’industrie lourde –, mais sans ce choc pour modifier les comportements productifs, nous n’obtiendrons pas de résultat.
Sortie du nucléaire. Nous allons descendre le plus vite possible vers 50 % de nucléaire, mais à condition de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre. Je souhaite que la programmation pluriannuelle de l’énergie qui sera présentée en 2018 puisse fixer une trajectoire qui soit, cette fois-ci, crédible.Si l’on est d’accord pour considérer que la première priorité, c’est le réchauffement climatique, l’urgence est alors de fermer des centrales thermiques et celles au charbon. Or, personne ne l’avait fait. Nous allons le faire avant la fin du quinquennat, je ne renvoie pas cette décision à mes successeurs. La dépend d’une accélération sur la production d’énergie renouvelable, de l’avancée de nos recherches sur le stockage pour compenser l’intermittence des énergies renouvelables, et le calendrier de l’ASN [Autorité de sûreté nucléaire] sur le plan de la sûreté des centrales nucléaires aujourd’hui en service. Je ne transigerai en rien sur la sûrete.
Sur le glyphosate… J’entends et je respecte les activistes qui voudraient sortir avant-hier, mais je suis en charge de l’intérêt général. Je refuse les débats polarisés entre ceux qui ne veulent jamais rien changer et ceux qui voudraient tout changer tout de suite. Aujourd’hui, il y a des agriculteurs français qui, en toute honnêteté, ne savent pas faire sans Roundup. Nous allons accélérer la recherche et lancer une coopération renforcée au niveau europeen. Je me bats aussi contre les lobbys et au niveau européen pour avoir une expertise indépendante. Il est intolérable d’avoir une expertise faussée par des intérêts partisans.
Notre-Dame-des-Landes. Les intérêts climatiques seront évidemment pris en compte dans notre décision. Il y a aussi les aspects démocratiques et économiques. Quelle que soit notre décision, la cohérence avec tous nos choix environnementaux au niveau national, européen et mondial, sera un des éléments de notre choix.

* LE MONDE du 13 décembre 2017, Emmanuel Macron  : « Il faut un choc dans nos modes de production »

rappel : l’époque où Macron se croyait écolo !

Emmanuel Macron il y a un an* : Notre modèle de développement n’est pas viable pour l’humanité. Il faut donc un choc dans nos modes de production :
COP21 à Paris. Cet accord ne comporte pas de mécanisme de sanction. Les engagements internationaux nous placent aujourd’hui sur une trajectoire de 3,5°C de réchauffement de la planète. Ce qui sauvera le climat, ce ne sont plus des grands sommets diplomatiques classiques. Depuis l’accord de Paris, plein de sujets ont été abandonnés ou laissés en jachère.
Renoncement à exploiter les réserves mondiales de ressources fossiles, qui représentent 85 % des émissions humaines de gaz à effet de serre : la France est le premier pays à le faire concrètement a l’horizon 2040. Chacun va dorénavant devoir se mettre en cohérence avec ses engagements internationaux.
Deux coalitions pour accélérer les investissements dans le renouvelable et dans les nouveaux modes de production : la coalition des philanthropes pour contribuer beaucoup plus à la lutte climatique avec, en particulier, les financeurs américains qui sont prêts à compenser une partie de l’engagement public fédéral américain, et une coalition des fonds souverains. Grâce, notamment, à l’implication très forte de la Norvège, plusieurs fonds souverains vont s’engager à financer massivement la transition énergétique. Outre la Norvège, il s’agit des fonds souverains des Emirats arabes unis, du Koweït et de la Nouvelle-Zélande. Ils représentent, ensemble, des milliers de milliards de dollars.
Taxe sur les transactions financières (TFF) à l’échelle européenne, mais celle-ci continue de diviser les Européens : Nous relancons la coalition autour du modèle de TTF à la française. La Belgique est prête à la faire, nous pouvons avoir une vraie discussion avec l’Italie, et l’Allemagne peut également se joindre à nous. Nous affrontons sur beaucoup de sujets tout le problème du fonctionnement de l’Europe. Il faut assumer d’avoir une avant-garde composée de pays qui ont envie d’aller plus loin, notamment sur les questions énergétiques.
Un prix plancher de la tonne de CO2 à 30 euros à l’échelle européenne pour faire changer les comportements. Là où le sommet fera apparaître un manque européen, c’est sur le prix du CO2. Il faut prévoir un mécanisme qui associe le plus grand nombre d’Etats possible. Je sais que beaucoup de lobbys sont contre – le lobby de l’automobile, celui de l’industrie lourde –, mais sans ce choc pour modifier les comportements productifs, nous n’obtiendrons pas de résultat.
Sortie du nucléaire. Nous allons descendre le plus vite possible vers 50 % de nucléaire, mais à condition de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre. Je souhaite que la programmation pluriannuelle de l’énergie qui sera présentée en 2018 puisse fixer une trajectoire qui soit, cette fois-ci, crédible.Si l’on est d’accord pour considérer que la première priorité, c’est le réchauffement climatique, l’urgence est alors de fermer des centrales thermiques et celles au charbon. Or, personne ne l’avait fait. Nous allons le faire avant la fin du quinquennat, je ne renvoie pas cette décision à mes successeurs. La dépend d’une accélération sur la production d’énergie renouvelable, de l’avancée de nos recherches sur le stockage pour compenser l’intermittence des énergies renouvelables, et le calendrier de l’ASN [Autorité de sûreté nucléaire] sur le plan de la sûreté des centrales nucléaires aujourd’hui en service. Je ne transigerai en rien sur la sûrete.
Sur le glyphosate… J’entends et je respecte les activistes qui voudraient sortir avant-hier, mais je suis en charge de l’intérêt général. Je refuse les débats polarisés entre ceux qui ne veulent jamais rien changer et ceux qui voudraient tout changer tout de suite. Aujourd’hui, il y a des agriculteurs français qui, en toute honnêteté, ne savent pas faire sans Roundup. Nous allons accélérer la recherche et lancer une coopération renforcée au niveau europeen. Je me bats aussi contre les lobbys et au niveau européen pour avoir une expertise indépendante. Il est intolérable d’avoir une expertise faussée par des intérêts partisans.
Notre-Dame-des-Landes. Les intérêts climatiques seront évidemment pris en compte dans notre décision. Il y a aussi les aspects démocratiques et économiques. Quelle que soit notre décision, la cohérence avec tous nos choix environnementaux au niveau national, européen et mondial, sera un des éléments de notre choix.

* LE MONDE du 13 décembre 2017, Emmanuel Macron  : « Il faut un choc dans nos modes de production »

Les décroissants à l’honneur dans LE MONDE

Denis Meadows a les pétoches aujourd’hui : « Là où je vis, les tempêtes provoquent régulièrement des coupures d’électricité, parfois pendant plusieurs jours. Je me suis donc équipé d’un générateur de secours. J’ai des réserves de nourriture au sous-sol. Je fais le plein lorsque le réservoir de mon véhicule est à moitié vite, afin de ne jamais être à court d’essence en cas d’urgence. »* Denis est un précurseur de la décroissance, il avait en 1972 supervisé un rapport sur les limites de la croissance. Il n’a pas été écouté. A son avis il est trop tard pour bien faire : « Il était plus facile d’envisager des changements fondamentaux avant les années 1990, lorsque nous pouvions nous concentrer sur autre chose que les dommages liés à la multiplication des crises financières et climatiques. Notre mode de vie, gourmand en biens matériels et en énergies fossiles, n’est pas tenable. Mais je vois mal comment les gens pourraient accepter de vivre avec moins. Nous ne choisirons donc pas le changement : il nous sera imposé, plus ou moins brutalement, par la hausse du prix des énergies fossiles et la limitation des ressources. »* En clair il nous prédit la décroissance. Celle-ci fait d’ailleurs l’objet d’un dossier du Monde sur trois jours dont voici l’essentiel :

1/3) Faut-il en finir avec la croissance ? L’expansion économique ne permettant plus de réduire les inégalités et alimentant le réchauffement climatique, le débat sur la post-croissance ressurgit. Le débat émerge même au sein de l’Eglise, d’ordinaire peu impliquée dans le débat économique. « L’heure est venue d’accepter une certaine décroissance », lançait ainsi le pape François lors de l’encyclique Laudato si, en 2015. Mais ces idées peinent encore à trouver un écho sérieux dans l’arène politique. D’ailleurs, ses tenants sont souvent caricaturés comme des doux dingues prônant le retour à la bougie. Cela tient peut-être au vocabulaire qu’ils emploient. A l’origine conçu comme un bon coup marketing, le mot décroissance, évoquant la régression et le repli, ne fait guère rêver. Difficile en effet de remettre en cause ses habitudes de consommation lorsque cela implique de renoncer à son confort. Surtout quand tout incite à faire le contraire. Entre l’obsolescence programmée des produits, les 500 milliards de dollars (439 milliards d’euros) de dépenses publicitaires annuelles mondiales, la course aux promotions, tout incite à consommer.**

2/3) Mode d’emploi de la décroissance : Sur le papier, les transformations appelées par la mouvance décroissante ont de quoi séduire. Mais leur mise en œuvre soulève une série de questions d’autant plus complexes qu’elles supposent un changement profond des mentalités et des habitudes. Réduire les inégalités suppose un grand ménage fiscal, expliquent les décroissants : supprimer les niches profitant aux plus aisés, augmenter la progressivité des impôts pour lisser les écarts de revenus ou, encore, imposer plus fortement le capital. Certains suggèrent d’introduire un revenu maximal, en imposant un seuil aux hauts salaires. Pour donner du travail à tous, ils proposent la réduction du temps de travail. Ce n’est pas tout ; la hausse des prix des ressources naturelles favoriserait des secteurs plus consommateurs en travail, comme l’agriculture biologique. Le mouvement décroissant est aussi traversé par des courants malthusiens, préconisant la mise en place de politiques de contrôle de la natalité.***

3/3) exubérance du mouvement de la décroissance :En France, c’est la rencontre à la fin des années 1990 entre des théoriciens critiques du développement et des militants fustigeant le consumérisme et, notamment, le rôle joué par la publicité, qui popularisent l’idée de décroissance. Marche citoyenne, états généraux, création du journal La Décroissance, naissance en 2006 d’un parti politique… Rapidement un schisme intervient : « Pour M. Cheynet, l’élite éclairée doit imposer ses choix aux autres à travers des restrictions, plutôt que de mener une transformation culturelle de la société », regrette Vincent Liegey, coordinateur du collectif organisant les conférences internationales de la décroissance. Surtout, M. Cheynet, que nous avons tenté en vain de joindre, adopte une posture ni droite ni gauche. Une hérésie pour M. Ariès, qui s’oppose à la vision « d’une décroissance austère, moralisante et rigoriste de droite », celle-ci devant rimer avec « joie de vivre, et non avec la privation et le manque ». Depuis, le mouvement s’est désagrégé. Mais face aux défis climatiques et sociaux, à l’accroissement des inégalités, mais aussi en raison de la montée en puissance d’une nouvelle génération de militants, cette thématique prend corps dans toutes les sphères idéologiques. La relocalisation est par exemple régulièrement reprise par la droite identitaire et particulièrement prisée par la droite catholique, ainsi dans la revue Limite... ****

* LE MONDE du 3 décembre 2018, Dennis Meadows : « La démocratie a échoué à traiter le problème environnemental »

** LE MONDE du 30 novembre 2018, Montée des inégalités, changement climatique… Faut-il en finir avec la croissance ?

*** LE MONDE du 1er décembre 2018, Les théories de la décroissance sont-elles vraiment applicables ?

**** LE MONDE du 3 décembre 2018, Derrière la décroissance, une multitude de chapelles

Sans soutien-gorge ni voiture, telle est la femme écolo

Place au naturel, à l’acceptation de son corps sans artifices. Fini les seins entravés et les poitrines obligatoirement hautes, fermes et rebondies. Vive le « No Bra » (« pas de soutien-gorge »)*. Pour un écologiste, il ne s’agit certes pas de défendre un féminisme qui a de trop multiples facettes, mais de savoir ce qui dans notre rapport à la nature est utile ou inutile. Pour argumenter pour ou contre le soutif, l’écologisme essaye de s’appuyer sur des réalités mesurables. Écoutons ce que dit Jean-Denis Rouillon**, médecin du sport et l’un des rares chercheurs à avoir étudié l’impact du soutien-gorge sur la poitrine : « L’ensemble des femmes de mon panel qui ont abandonné le SG voyaient au bout de trois ans un raffermissement de leurs seins et une diminution des vergetures. Les femmes se sentaient plus à l’aise et avaient une meilleure posture, d’où une diminution des douleurs dorsales. En laissant les seins libres, les tissus fibreux et les ligaments de Cooper, responsable du maintien et de la fermeté de la poitrine, sont stimulés et se renforcent. Avec un soutien-gorge, l’appareil suspenseur ne travaille plus correctement et se distend plus rapidement. De plus une activité physique nourrit les tissus et peut muscler le haut du corps. Par contre les Wonderbra et autres push-up compriment les tissus, gênent la circulation sanguine et lymphatique… Les résultats préliminaires de mes travaux incitent à reconsidérer la véritable utilité de cette pièce de lingerie. »

En d’autres termes la nature est bien faite qui a modelé notre corps depuis des milliers d’années, alors pourquoi devenir victime de la mode ? Le soutien gorge est une construction sociale qui a commencé avec le brevet en 1889 d’un corselet-gorge impunément appelé « Bien être ». Le premier modèle de soutien-gorge deux triangles date de 1913. La marque lejaby a son origine en 1930, son expansion profite de l’invention du nylon. La star des tiroirs devient le push-up, inventé dans les années 1960. La marque américaine Wonderbra fait en 1994 un tabac mondial avec son modèle ampliforme. La publicité amplifie le pouvoir des marques, par la suggestion elle impose aux femmes leur tenue vestimentaire. Supprimez la publicité et il y a de fortes chances que nous en reviendrons à n’acheter que ce qui est vraiment utile.

Quant à la voiture, il en est de même. Elle atrophie nos membres inférieurs en réduisant l’usage naturel de nos jambes, elle nous est imposé par les marques et le matraquage publicitaire, elle débouche sur l’utilisation inconsidéré des ressources de la planète et nous amène à des femmes qui portent à la fois le soutien-gorge et le gilet jaune…

* LE MONDE l’époque du 18-19 novembre 2018, « Tu n’as pas peur que ça tombe ? »

**LE MONDE l’époque du 18-19 novembre 2018, Et la science dans tout ça

Ecolomaniak et la transmission intergénérationnelle

Je suis grand-père et écolo, ce n’est pas incompatible. Mais j’éprouve avec douleur le fait de voir que la transmission entre générations est actuellement défaillante, que ce soit pour mon cas ou pour beaucoup d’autres seniors. J’étais objecteur de conscience, mon fils est devenu officier de marine. Je suis opposé à l’extraction pétrolière, mon fils s’est reconverti au service d’une multinationale du pétrole. Je pense depuis le 1er choc pétrolier (en 1974) que la Formule 1 doit être totalement interdite, elle encourage la vitesse et cultive le culte de l’automobile ; mais mon fils arbore un tee shirt à la gloire de la Formule 1, sponsorisée par son entreprise ! Moindre mal, mon fils respecte mon point de vue d’écolomaniak, ou plutôt il y reste indifférent : il fait sa vie comme il l’entend, il choisit en fait la voie que notre système croissanciste lui impose. Il est loin le temps où les hommes de ma famille pratiquaient le même métier sur des générations. Aujourd’hui on cultive la mobilité géographique et professionnelle, on fait en sorte que les plus aptes sachent se vendre au plus offrant. Misère, misère.

Heureusement j’ai mes deux petites fille de 5 ans et 7 ans. Aux dernières vacances scolaires d’octobre, je leur ai fait planter à chacune un poirier dans notre verger, vider à l’entrée de notre ruche les pièges qui s’étaient remplis de méchants frelons asiatiques, admirer sur pied notre première production de kiwis, les cueillir, nourrir les composteurs, etc. Mon plus grand plaisir c’est de les voir marcher dans l’herbe par tous les temps… pieds nus. La petite met l’orteil sur une pomme pourrie : « Tiens, j’ai marché sur une pomme pourrie ». Elle manifestait le calme olympien de celle qui vit déjà une certaine harmonie avec la nature. Terre mère, faite que cela dure…

Car notre société va mal, le temps s’est rétréci à la dimension du présent. Ce sacre du présent fragilise l’autorité des pères, mères et autres éducateurs. Nous avons perdu le sens de l’antériorité, cette antécédence qui fait autorité, cet ordre de succession des anciens vers les jeunes qui garantissait le fil de la continuité générationnelle. Lorsque le présent et ce qui l’accompagne (la mode, la consommation, la publicité, le smartphone…) s’imposent fortement, alors la culture des pères cède le pas devant le culte des pairs. (1938 caractères)

NB : si vous voulez nous transmettre votre vécu d’écolomaniak en 2000 caractères environ, nous sommes preneur. Ecrivez-nous à biosphere@ouvaton.org

Ecolomaniak et la transmission intergénérationnelle

Je suis grand-père et écolo, ce n’est pas incompatible. Mais j’éprouve avec douleur le fait de voir que la transmission entre générations est actuellement défaillante, que ce soit pour mon cas ou pour beaucoup d’autres seniors. J’étais objecteur de conscience, mon fils est devenu officier de marine. Je suis opposé à l’extraction pétrolière, mon fils s’est reconverti au service d’une multinationale du pétrole. Je pense depuis le 1er choc pétrolier (en 1974) que la Formule 1 doit être totalement interdite, elle encourage la vitesse et cultive le culte de l’automobile ; mais mon fils arbore un tee shirt à la gloire de la Formule 1, sponsorisée par son entreprise ! Moindre mal, mon fils respecte mon point de vue d’écolomaniak, ou plutôt il y reste indifférent : il fait sa vie comme il l’entend, il choisit en fait la voie que notre système croissanciste lui impose. Il est loin le temps où les hommes de ma famille pratiquaient le même métier sur des générations. Aujourd’hui on cultive la mobilité géographique et professionnelle, on fait en sorte que les plus aptes sachent se vendre au plus offrant. Misère, misère.

Heureusement j’ai mes deux petites fille de 5 ans et 7 ans. Aux dernières vacances scolaires d’octobre, je leur ai fait planter à chacune un poirier dans notre verger, vider à l’entrée de notre ruche les pièges qui s’étaient remplis de méchants frelons asiatiques, admirer sur pied notre première production de kiwis, les cueillir, nourrir les composteurs, etc. Mon plus grand plaisir c’est de les voir marcher dans l’herbe par tous les temps… pieds nus. La petite met l’orteil sur une pomme pourrie : « Tiens, j’ai marché sur une pomme pourrie ». Elle manifestait le calme olympien de celle qui vit déjà une certaine harmonie avec la nature. Terre mère, faite que cela dure…

Car notre société va mal, le temps s’est rétréci à la dimension du présent. Ce sacre du présent fragilise l’autorité des pères, mères et autres éducateurs. Nous avons perdu le sens de l’antériorité, cette antécédence qui fait autorité, cet ordre de succession des anciens vers les jeunes qui garantissait le fil de la continuité générationnelle. Lorsque le présent et ce qui l’accompagne (la mode, la consommation, la publicité, le smartphone…) s’imposent fortement, alors la culture des pères cède le pas devant le culte des pairs. (1938 caractères)

NB : si vous voulez nous transmettre votre vécu d’écolomaniak en 2000 caractères environ, nous sommes preneur. Ecrivez-nous à biosphere@ouvaton.org

Hauts et bas du mensuel « La Décroissance »

Ce journal, contestation radicale de la société croissanciste, nous semble dans le vrai. Mais, comme tout un chacun, il a aussi ses insuffisances. Dans la rubrique lecteurs de ce mensuel qui vient de paraître, trois témoignages en tracent le tableau suivant :

Guillaume Vallet : Merci pour le numéro d’octobre, toujours aussi salutaire au milieu du naufrage intellectuel ambiant. Je me permets tout de même de vous exprimer ma confusion à la lecture de l’article « Catastrophiques catastrophistes » ! Une charge contre la collapsologie* que je n’ai pas bien saisie. Le chroniqueur semble reprocher à Pablo Servigne de « provoquer la peur » ». Faudrait-il ne rien dire des dangers qui nous guettent ? Ou le dire avec légèreté ? (…) Je termine sur les solutions, éternel point faible du journal, puisque la position choisie est celle du tireur embusqué qui canarde à peu près toutes les initiatives, ici « l’entraide dans les écovillages », tout en devenant soudain bien nébuleux, retranché derrière quelques grandes phrases, « assumer de dire maintenant ce qui est presque indicible », «  ne plus nous laisser anéantir », etc. Pour les petites gens, je doute que ce soit ça qui les mobilise…

Cédric Moulet-Marquis : Au chapitre des regrets, j’ajouterai l’absence totale que vous portez à la question démographique. Je ne me souviens pas vous avoir vu une seule fois aborder ce sujet, sinon pour hurler à la misanthropie**. Faut-il être journaliste à « La Décroissance » pour penser qu’une croissance infinie de la population est possible dans un monde fini ?

Marie-Claire Hauville : Quel plaisir de retrouver votre journal. J’ai un mal fou à faire prendre conscience aux amis et à la famille des effets néfastes, éthiques et écologiques, de l’utilisation inconsidérée des outils high tech. J’avoue que parfois, je baisse les bras lorsque l’on me traite de passéiste et je ne sais quels autres soi-disant termes péjoratifs ! Votre journal me réconforte et je me dis que l’espoir est là…

* pour connaître le livre de Servigne et Stevens, lire sur notre blog

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2015/04/25/collapsologie-leffondrement-demographique-previsible/

** pour en savoir plus sur l’anti-malthusianisme de « La décroissance », lire sur notre blog

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2013/11/07/malthus-merite-detre-rehabilite-nen-deplaise-a-certains/

Recherche témoignage d’un (ou une) écolomaniak

Un (ou une) écolomaniak (ou maniaque de l’écologie) est constamment en butte aux qualificatifs désobligeants : ayatollah de l’écologie, khmer vert, écotartufe, nostalgique de la bougie, adepte du retour aux cavernes… entre autres diminutifs. Il faut dire que leur discours résonne (raisonne) mal, même aux oreilles de leurs meilleurs amis : fais-pas-ci, fais-pas-ça, végétarien un jour, végétarien toujours, éteins la lumière, n’allume pas la lumière, température de confort à 13 °C, auto-caca, vélo-c’est-bô, j’en passe et des meilleures. Leur comportement est bien souvent en harmonie avec leurs paroles souvent extrémistes, ils envisagent sérieusement un possible effondrement de la société thermo-industrielle. Souvent ils s’y préparent de multiples façons : simplicité volontaire, childfree, sobriété énergétique, communauté de résilience, écoactivisme, etc.

Si tu te reconnais dans le tableau que nous venons de brosser, sache que tu appartiens à une branche des hominidés victime d’une mutation culturelle récente. Fais-nous partager ton existence (mal)heureuse, en butte parfois à l’incompréhension, le déni, ou plus rarement la rupture avec des proches. Sur ce blog, nous accueillons ces précurseurs de la pensée du XXIe siècle, les maniaques de l’écologie qui disent enfin ce qu’ils font et font ce qu’ils disent quoi qu’il en coûte.

Un texte d’environ 2000 caractères bien sentis, et nous te publions. Écris-nous à biosphere@ouvaton.org, merci.

Recherche témoignage d’un (ou une) écolomaniak

Un (ou une) écolomaniak (ou maniaque de l’écologie) est constamment en butte aux qualificatifs désobligeants : ayatollah de l’écologie, khmer vert, écotartufe, nostalgique de la bougie, adepte du retour aux cavernes… entre autres diminutifs. Il faut dire que leur discours résonne(raisonne) mal, même aux oreilles de leurs meilleurs amis : fais-pas-ci, fais-pas-ça, végétarien un jour, végétarien toujours, éteins la lumière, n’allume pas la lumière, température de confort à 13 °C, auto-caca, vélo-c’est-bô, j’en passe et des meilleures. Leur comportement est bien souvent en harmonie avec leurs paroles souvent extrémistes, ils envisagent sérieusement un possible effondrement de la société thermo-industrielle. Souvent ils s’y préparent de multiples façons : simplicité volontaire, chidfree, sobriété énergétique, communauté de résilience, écoactivisme, etc.

Si tu te reconnais dans le tableau que nous venons de brosser, sache que tu appartiens à une branche des hominidés victime d’une mutation culturelle récente. Fais-nous partager ton existence (mal)heureuse, en butte parfois à l’incompréhension, le déni, ou plus rarement la rupture avec des proches. Sur ce blog, nous accueillons ces précurseurs de la pensée du XXIe siècle, les maniaques de l’écologie qui disent enfin ce qu’ils font et font ce qu’ils disent quoi qu’il en coûte.

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Un (ou une) écolomaniak (ou maniaque de l’écologie) est constamment en butte aux qualificatifs désobligeants : ayatollah de l’écologie, khmer vert, écotartufe, nostalgique de la bougie, adepte du retour aux cavernes… entre autres diminutifs. Il faut dire que leur discours résonne(raisonne) mal, même aux oreilles de leurs meilleurs amis : fais-pas-ci, fais-pas-ça, végétarien un jour, végétarien toujours, éteins la lumière, n’allume pas la lumière, température de confort à 13 °C, auto-caca, vélo-c’est-bô, j’en passe et des meilleures. Leur comportement est bien souvent en harmonie avec leurs paroles souvent extrémistes, ils envisagent sérieusement un possible effondrement de la société thermo-industrielle. Souvent ils s’y préparent de multiples façons : simplicité volontaire, chidfree, sobriété énergétique, communauté de résilience, écoactivisme, etc.

Si tu te reconnais dans le tableau que nous venons de brosser, sache que tu appartiens à une branche des hominidés victime d’une mutation culturelle récente. Fais-nous partager ton existence (mal)heureuse, en butte parfois à l’incompréhension, le déni, ou plus rarement la rupture avec des proches. Sur ce blog, nous accueillons ces précurseurs de la pensée du XXIe siècle, les maniaques de l’écologie qui disent enfin ce qu’ils font et font ce qu’ils disent quoi qu’il en coûte.

Un texte d’environ 2000 caractères bien sentis, et nous te publions. Écris-nous à biosphere@ouvaton.org, merci.

Recherche témoignage d’un (ou une) écolomaniak

Un (ou une) écolomaniak (ou maniaque de l’écologie) est constamment en butte aux qualificatifs désobligeants : ayatollah de l’écologie, khmer vert, écotartufe, nostalgique de la bougie, adepte du retour aux cavernes… entre autres diminutifs. Il faut dire que leur discours résonne(raisonne) mal, même aux oreilles de leurs meilleurs amis : fais-pas-ci, fais-pas-ça, végétarien un jour, végétarien toujours, éteins la lumière, n’allume pas la lumière, température de confort à 13 °C, auto-caca, vélo-c’est-bô, j’en passe et des meilleures. Leur comportement est bien souvent en harmonie avec leurs paroles souvent extrémistes, ils envisagent sérieusement un possible effondrement de la société thermo-industrielle. Souvent ils s’y préparent de multiples façons : simplicité volontaire, chidfree, sobriété énergétique, communauté de résilience, écoactivisme, etc.

Si tu te reconnais dans le tableau que nous venons de brosser, sache que tu appartiens à une branche des hominidés victime d’une mutation culturelle récente. Fais-nous partager ton existence (mal)heureuse, en butte parfois à l’incompréhension, le déni, ou plus rarement la rupture avec des proches. Sur ce blog, nous accueillons ces précurseurs de la pensée du XXIe siècle, les maniaques de l’écologie qui disent enfin ce qu’ils font et font ce qu’ils disent quoi qu’il en coûte.

Un texte denviron 2000 caractères bien sentis, et nous te publions. Écris-nous à biosphere@ouvaton.org, merci.

Une nouvelle espèce d’homo sapiens, l’écolomaniak

Après moultes recherches, nous avons repéré ce qui semble (avec une probabilité de 92,5 %) une mutation de certains membres de l’espèce homo sapiens. Le nombre de ces transhumains est encore infime, mais leur effectif semble connaître une évolution de type exponentielle. Pour mieux les définir, on peut dire qu’ils sont l’inverse d’une autre transgenèse, les autistes. Ce n’est pas l’individu qui a du mal à bien percevoir les relations sociales à entretenir, c’est le milieu social qui les rejette. Le nombre de termes pour les déconsidérer est extraordinaire. On les appelle les ayatollahs de l’écologie, les khmers verts, les écolos bobos, des écotartufes, les chercheurs de bougie, les primitifs des cavernes… entre autres diminutifs.

Il faut dire que ces types, ou même parfois des nanas, sont chiantEs à l’extrême : fais pas ci, fais pas ça, végétarien un jour, végétarien toujours, éteins la lumière, n’allume pas la lumière, température de confort à 13 °C… ou moins, auto-caca, vélo-c’est-beau, j’en passe et des meilleures. Ces maniaques de l’écologie, on peut les caractériser par un néologisme bien adapté, les écolomaniaks.

Si tu te reconnais dans le tableau clinique que nous venons de brosser, sache que tu appartient à une branche des hominidés victime d’une mutation culturelle récente. Fais-nous partager ton existence malheureuse, en butte à toutes les incompréhensions, les dénis le plus absolu, et même parfois les injures. Sur ce blog, nous protégeons ce genre de transhumains. Un texte d’environ 2000 caractères bien sentis, et nous te publions. Ecris-nous à biosphere@ouvaton.org

La biosphère  te remercie 😆