écologie appliquée

Les coulisses du commerce équitable

 En Europe 75 % du commerce équitable est sous le contrôle de Max Havelaar. Cette entreprise, fondée en 1988 par un prêtre hollandais, est attaquée par un livre de Christian Jacquiau, les coulisses du commerce équitable (mensonges et vérités sur un petit business qui monte). D’abord  ce symbole de rapports améliorés entre le Nord et le  Sud ne peut s’autoproclamer « label du commerce équitable », car ce n’est en fait qu’une marque commerciale. Un label suppose au contraire la définition d’un cahier des charges, la mise en place de contrôles indépendants, le recours à un organisme de certification lui-même indépendant et agréé par les pouvoirs publics. Chez Max Havelaar, dont l’objet est de mettre en contact des producteurs du Sud avec des industriels, rien de tout cela : les normes sont maison et les contrôles aussi, laissant place à des dérives dont C.Jacquiau ne manque pas de fournir des exemples. Max Havelaar représente  donc une tentative réussie, grâce à une intense propagande, de revaloriser l’image des multinationales et de la grande distribution. Max Havelaar culpabilise le consommateur et donne en même temps les moyens de se confectionner une bonne conscience en buvant du café avec de l’éthique sur l’étiquette. La pause-café équitable dans les pays riches semble source de satisfaction pour tous, mais cela implique un soutien des cultures d’exportation dans les pays pauvres au détriment des cultures vivrières.Buvez local, mangez local, la Biosphère s’en portera mieux ! Conclusion : Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation. Pour en savoir plus, tu peux consulter le site :http://www.biosphere.ouvaton.org/

Fitoussi

L’analyse de JP Fitoussi (Le Monde du 27 septembre 2006) repose sur l’hypothèse de la substitution toujours possible des facteurs de production : du capital et du travail (connaissances, innovation, investissement) pourra remplacer un manque de ressources naturelles. Et si notre croissance économique était au contraire absolument complémentaire de la disponibilité de l’environnement, en particulier les énergies fossiles ? Alors JPB Fitoussi serait à mettre au rang des rêveurs comme ceux qui ont dit que la grande crise de 1929 ne pouvait durer ou ceux qui ont pensé que la deuxième guerre mondiale n’allait pas arriver…

Une telle pensée, ce que Nicholas Georgescu-Roegen appelle « le sophisme de la substitution perpétuelle », n’est pas sérieuse. Il faut en effet avoir une vue bien erronée du processus économique pour ne pas remarquer qu’il n’existe pas de facteur matériel autres que les ressources naturelles. Plus que l’impact du progrès technique sur la consommation de ressources par unité de PIB, ce qui doit attirer notre attention, c’est l’accroissement du taux d’épuisement des ressources comme effet de ce progrès.