sciences et techniques

greenwashing

La Biosphère décerne une médaille en or à Pierre Bacher qui,  dans le courrier des lecteur Lemonde du 20 novembre, montre que la BMW Hydrogen 7, c’est du pipeau (pardon à la petite flûte à six trous pour cette expression toute faite) en ce qui concerne sa performance écologique.

 La Biosphère donne une mention spéciale au journal Lemonde qui accepte que le même Pierre Bacher parle de la complicité du Monde avec cette firme BMW qui se peint en vert. Un délinquant qui accepte de reconnaître sa faute est déjà sur la voie du salut…

transversalité !!!

EDF se présente comme ayant le meilleur bilan CO2 de tous les grands groupes énergétiques européens puisque pratiquement 80 % de sa production est d’origine nucléaire. Mais on se garde bien de nous parler de l’épuisement des ressources en uranium, des risques de la prolifération nucléaire mondiale et de l’accumulation des déchets radioactifs. La Biosphère a pour habitude de gérer la complexité des cycles de vie, les humains ont oublié que la vie est complexe.

 

Les CFC (chlorofluocarbures) sont des composés chimiques commercialement appelés Fréon. Incolores, inodores, ininflammables, non-corrosifs à l’état gazeux ou liquide, ils ne sont pas intrinsèquement toxiques, mais certains de leurs produits de décomposition peuvent être dangereux. Les deux principaux dérivés des CFC sont les Halons et les HCFC. Les premiers membres de ce groupe ont été utilisés comme réfrigérants dans les années 1930. Ils ont également été utilisés comme gaz propulseur des aérosols, comme matières premières dans la synthèse de composés organiques, comme solvants, comme extincteurs et comme agents d’expansion dans les mousses de matières plastiques. Les CFC sont responsables de la dégradation de l’ozone qui protège la Terre à haute altitude (stratosphère). En 1987 à Montréal, les principaux pays producteurs de Halons décidèrent d’en stopper la production. La dernière conférence de Montréal, qui s’est achevée le 22 septembre 2007, a accéléré  le calendrier d’élimination des HCFC dont la date butoir est quand même fixée à 2020 ou 2040 !

 

Cependant la famille des substituts aux HCFC, dénués de chlore, ont un fort coefficient de réchauffement climatique : le HFC152 a par exemple un effet 140 fois supérieur à celui du CO2, le HFC 23 un effet 11300 fois supérieur. La conférence n’a pas abordé cet « inconvénient » puisque son objet n’était pas le changement climatique. Il en est donc  au niveau international comme au niveau individuel : dans la société thermo-industrielle ou la spécialisation des personnes est poussée à son paroxysme, il ne faut pas s’attendre à une analyse transversale des problèmes.

 

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Techno-nature !

Un « spécial high tech écologique » du  journal Le Monde du 15 juin nous propose des manières d’être : « Partir sans attendre, s’évader de la touffeur de la ville en s’émerveillant de la fraîcheur d’un arbre et de la couleur du ciel, partager un rêve de nature en choisissant l’objet du désir. » Voilà où le bât blesse, l’objet qui va s’interposer entre la nature et l’homme. On nous propose ainsi du high-tech version écologique ! « L’innovation technologique signée Dunhill  allie la technicité et le respect de l’environnement. Conçu pour les voyageurs, le Solar Bag se recharge naturellement. Avec des panneaux solaires, ce sac en nylon ultra-léger et résistant permet de charger une batterie dissimulée à l’intérieur. Au lithium-ion, elle garantit un débit régulier d’électricité. Ce bagage astucieux convient aux téléphones portables, assistants numériques, caméras vidéo numériques, lecteur MP3 et iPod. Seule objection, la charge n’est pas suffisante pour alimenter les ordinateurs portables. » La rédactrice en chef s’éclate : « Le travailleur impénitent ne pourra que recharger ses batteries corporelles au soleil et retrouver son stylo plume le temps d’une missive sentimentale. »

 

Mais la Biosphère est déconsidérée quand on voyage en son sein avec des préoccupations strictement humaines, utilisant des médiateurs qui font du bruit, de la photo ou du non-sens et s’interposent entre la fraîcheur d’un arbre et le regard humain. La Biosphère préfère le concept de sac à dos écologique, c’est-à-dire le poids nécessaire en termes de matière et d’énergie à la fabrication de chaque objet que nous utilisons : tu n’es pas assez costaud pour porter le  Solar Bag !

 

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OGM for ever ?

L’amiante, les pesticides, les incinérateurs, l’envol du nucléaire, et maintenant la volonté de généraliser des OGM. Oh, ma Biosphère, réveille-toi, ils sont devenus fous !

 

En passant des hybrides aux chimères, les rendements doublent et les exploitations prospèrent. Les insectes ravageurs du maïs, comme la sésamie qui attaque la tige par le bas, ou la pyrale par le haut sont endigués puisque le maïS Bt génétiquement modifié pour produire une protéine (issue d’une bactérie) tue ces insectes. Cette protéine qui sert d’insecticide est détruite dans l’estomac acide des mammifères. Douze rangs de maïs en bord de champ suffisent apparemment pour prévenir toute dissémination. En effet les distances exigées de séparation avec les champs voisins sont sans doute suffisants pour le maïs, une plante qui offre moins de risque de contamination que le colza. Et puis, d’autres pays comme l’Espagne se lancent dans les OGM, pourquoi pas la France ? Les partisans des transgéniques disent donc qu’aller contre les OGM, c’est aller contre le progrès.

 

Pour les opposants, ce n’est pas parce que les OGM n’ont pas tué des humains que c’est un progrès. Au début on est rassuré, mais les zones de refuge n’empêchent pas les insectes de développer des résistances, et quelques années après tout le monde déchante. Les faucheurs volontaires d’OGM persistent dans leur action au nom du principe de précaution et de la lutte contre l’appropriation des semences par des entreprises multinationales ; ils ont raison.

  

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Prius propre ?

Parlons ensemble de la deep ecology…

La Toyota Prius, un hybride qui fonctionne à l’essence et à l’électricité, est plus polluante que le monstrueux 4×4 Hummer de l’armée étasunienne. C’est ce qu’affirme une étude scientifique qui prend en compte l’écobilan global (fabrication, utilisation, élimination) des deux véhicules, méthode qu’on appelle aussi analyse du cycle de vie d’un produit. Une voiture avec deux moteurs est par le fait plus polluante à produire. De plus la fabrication de la Prius, véhicule à haute technologie, nécessite d’importantes quantités de produites toxiques. Ainsi l’extraction de nickel contenu dans ses batteries entraîne de véritables ravages pour l’environnement. En effet le nickel est transformé en Europe, puis transféré en Chine pour fabriquer les batteries. Le journal The Recorder de l’université Central Connecticut State affirme donc que la Prius nécessite 50 % d’énergie en plus que le Hummer pour l’ensemble de son cycle de vie. (information du mensuel la Décroissance n° 39)

 

Le chemin vers une société en paix avec la Biosphère ne peut s’appuyer sur des techniques complexes, mais sur des idées simples. Par exemple, il faudrait considérer que le culte de la vitesse et de la puissance est une forme de barbarie. Arrêtons de glorifier la croissance, et la marche redeviendra la base principale de nos transports.

 

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techniques et liberté

Parlons ensemble de la deep ecology…

« Tandis que le progrès technique restreint continuellement notre sphère de liberté, chaque nouvelle avancée technique considérée isolément semble désirable. L’électricité, la plomberie intérieure, les communications rapides à longue distance … Quels arguments pourrait-on avoir contre une de ces choses, ou contre tout autre des innombrables avancées technologiques qui ont fait la société moderne ? Il aurait été absurde de résister à l’introduction du téléphone, par exemple ; il offre beaucoup d’avantages et aucun inconvénient. Pourtant toutes ces avancées techniques prises ensemble ont créé un monde dans lequel le destin de l’homme moyen n’est plus entre ses propres mains ou entre les mains de ses voisins et amis, mais dans celles de politiciens, de cadres de société ou des techniciens et bureaucrates distants et anonymes que, en tant qu’individu, il n’a aucun pouvoir d’influencer.

Le même processus continuera dans l’avenir. Prenez le génie génétique, par exemple. Peu de gens résisteront à l’introduction d’une technique génétique qui éliminerait une maladie héréditaire. Elle ne fait aucun mal apparent et empêche beaucoup de souffrance. Pourtant un grand nombre d’améliorations génétiques prises ensemble feront de l’être humain un produit manufacturé plutôt qu’une création libre du hasard (ou de Dieu, ou de ce que vous voulez, selon vos croyances religieuses).Une autre raison pour laquelle la technologie est une force sociale si puissante est que, dans le contexte d’une société donnée, le progrès technique avance dans une seule direction; il ne peut jamais être inversé complètement. Une fois qu’une innovation technique a été introduite, les gens en deviennent d’habitude dépendants, à moins qu’elle ne soit remplacée par une autre innovation encore plus avancée. Non seulement les gens deviennent dépendants en tant qu’individus d’un nouvel élément de technologie, mais même le système dans son ensemble en devient dépendant. (Imaginez ce qui arriverait aujourd’hui à la société si les ordinateurs, par exemple, étaient éliminés). Ainsi le système ne peut évoluer que dans une direction, vers plus de technicisme. De façon répétée et constante, la technologie force la liberté à faire un pas en arrière. Il serait pourtant désespéré pour les révolutionnaires d’essayer d’attaquer le système sans utiliser un peu de technologie moderne. Au minimum ils doivent utiliser les médias de communications pour répandre leur message. Mais ils devraient utiliser la technologie moderne dans UN SEUL but : attaquer le système technique. »

 

La Biosphère approuve cet extrait du Manifeste de Théodore Kaczynski, elle n’approuve pas ses colis piégés envoyés à des scientifiques !

 

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nécessaire révolution

La Révolution Industrielle et ses conséquences ont été un désastre pour la race humaine. Elle a énormément augmenté l’espérance de vie de ceux d’entre nous qui vivons dans des pays « avancés », mais elle a complètement déstabilisé la société, a rendu la vie peu satisfaisante, a soumis les êtres humains à des indignités, a conduit à des souffrances psychologiques généralisées (à des souffrances physiques aussi dans le Tiers-Monde) et a infligé des dégâts sévères au monde naturel. La poursuite du développement de la technologie ne pourra qu’empirer la situation. Elle soumettra les êtres humains à des indignités plus grandes et infligera des dégâts plus grands au monde naturel, elle mènera probablement à une rupture sociale et des souffrances psychologiques plus grandes et elle peut mener à plus de souffrances physiques, même dans les pays « avancés ». Il se peut que le système techno-industriel survive ou qu’il s’écroule. S’il survit, il peut finalement permettre un bas niveau de souffrance physique et psychologique, mais seulement après le passage par une période longue et très douloureuse d’ajustement et seulement au prix d’avoir réduit de manière permanente les êtres humains et beaucoup d’autres organismes vivants en produits manufacturés et en simples rouages de la machine sociale. Si le système s’écroule les conséquences seront également très douloureuses.

 Plus gros le système devient, plus désastreux seront les résultats de son effondrement, donc s’il doit s’écrouler, il vaut mieux qu’il s’écroule plus tôt que plus tard. Nous préconisons donc une révolution contre le système industriel. Cette révolution peut ou non se servir de la violence ; elle peut être brutale ou résulter d’un processus relativement graduel s’étendant sur quelques décennies. Nous ne pouvons rien prévoir de cela. Mais ce ne doit pas être une révolution politique. Son objet sera de renverser non des gouvernements, mais la base économique et technologique de la société actuelle. (extraits du Manifeste de Théodore Kaczynski)

lobbies anti-écolo

Ce n’est ni la démocratie ni la science qui font la loi sur notre Terre, ce sont les lobbies de la société thermo-industrielle. Le premier groupe pétrolier privé mondial, ExxonMobil, a dépensé au moins 19 millions de dollars depuis 1997 pour financer un réseau d’une dizaine d’officines d’études et de recherche afin d’introduire aux Etats-Unis le doute sur les émissions de gaz à effet de serre dans les médias et le public. Le président d’ExxonMobil jusqu’en 2005, Lee Raymond, a longtemps expliqué que le réchauffement climatique était « une invention de chercheurs en mal de financement ». Son influence sur l’administration Bush était considérable : le chef de cabinet du Conseil sur l’environnement de la Maison Blanche a été même obligé de démissionner car il n’avait cessé de censurer les rapports scientifiques publics afin de nier le lien entre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. En janvier 2005, le nouveau PDG d’Exxon a une politique encore plus hypocrite, il dit que les responsables sont les consommateurs et les gouvernements, pas les compagnies pétrolières ! Paul Krugman, le chroniqueur du New York Times, traite donc ExxonMobil d’« ennemi de la planète ». Robert Kennedy junior, avocat du Conseil de défense des ressources naturelles, évoque une « guerre contre la science ».  Si depuis des années la stratégie d’ExxonMobil d’évitement et de dénigrement  se révèle si similaire à celle suivie autrefois par l’industrie du tabac, les enjeux sont pourtant différents. Le tabagisme est un comportement individuel qui ne lèse pas profondément le contexte social quand on lui fait la guerre, l’addiction au pétrole est un comportement collectif et généralisé qui implique des milliards d’actes individuels… Le sevrage va donc être beaucoup plus difficile ! 

Pour en savoir plus, tu peux consulter le site :

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débilité techniciste

Le fer facilite la croissance du phytoplancton, or celui-ci fixe du carbone sous forme organique. Ces micro-algues marines absorbent déjà une quantité annuelle estimée à 60 milliards de tonnes de CO2. Certains technoscientifiques voudraient donc doper artificiellement le plancton pour éponger une partie des émissions humaines de gaz à effet de serre. Mais l’efficacité d’un épandage de fer a été remise en question  par des travaux parus dans la revue Nature (26 avril 2007). Des océanographes ont étudié l’efficacité du piégeage de carbone dans une zone bénéficiant d’une fertilisation en fer naturelle et massive. Les résultats d’une comparaison indiquent que la fertilisation artificielle est 10 à 100 fois moins importante que les processus naturels. Les expériences de fertilisation utilisent simplement du sulfate de fer alors que les formes naturelles sont beaucoup plus complexe et peuvent, par exemple, être liées à des molécules organiques.

De plus pour que le stockage de carbone soit effectif et durable, il est nécessaire que la biomasse produite plonge vers le plancher océanique. Mais certains scientifiques redoutent que cette accumulation de biomasse ne favorise des processus d’appauvrissement en oxygène des eaux profondes. Des bactéries sont alors susceptibles de dégrader les nitrates en protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2 qui subsiste dans l’atmosphère pendant 120 ans. Comme d’habitude, les humains font du bricolage technique, ils ont beaucoup de mal à imiter les processus naturels qui combinent nitrates, phosphates et silicates dans la floraison du plancton.

 La société thermo-industrielle simplifie la Nature, elle détruit la biodiversité pour ne sélectionner que les semences agricoles apparemment rentables, sa richesse repose sur les ressources fossiles accumulées par la Biosphère après des millions d’années de travail, ce système ne sait plus trop quoi faire des déchets inhérents à la croissance économique … Il faudra bientôt ré-apprendre la coopération avec les cycles naturels de notre petite planète, cher homo sapiens.

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L’impérialisme OGM

La question de la coexistence entre culture OGM et cultures traditionnelles entraîne des réponses contradictoires. Le président de l’association générale des producteurs de maïs estime qu’en laissant 25 mètres entre les champs, ou en plantant douze rangs de maïs conventionnel autour du champ, cela préserve les parcelles alentour. Mais il s’appuie sur un taux de contamination toléré de 0,9 %, cette norme adoptée pour le seuil d’étiquetage des produits finis qui doit être signalé aux consommateurs. Selon les opposants, ce droit à polluer anéantit la possibilité de rester sans OGM au niveau agricole. Le chiffre adéquat serait celui de la limite de détection des traces d’OGM, soit 0,1 %. A ce moment, il faudrait des distances entre les champs de plusieurs centaines de mètres. L’Autriche  et la Hongrie ont ainsi fixé des seuils très bas, donc des distances de séparation entre les champs si élevées qu’elles découragent la culture de variétés OGM. Selon la Commission européenne, il s’agit là d’entraves au commerce. Cette opposition est significative du combat entre ceux qui veulent sauvegarder une nature relativement autonome et ceux qui veulent imposer l’emprise de l’agro-industrie sur toute la surface de la Terre.

 

La Biosphère est clairement du côté des faucheurs volontaires qui ont détruit en France près de la moitié des 35 parcelles d’expérimentation OGM en 2006. Cette désobéissance civique s’attaque aussi dorénavant aux champs à destination commerciale… Bravo !

 

 

Conclusion : Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation.

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POLLUTEC

Dans la France de 1986, Pollutec (Salon international des équipements, des technologies et des services à l’environnement) rassemblait 220 exposants sur 4 000 m2 de stands. En 2006, Pollutec réunissait à Lyon 2500 exposants sur 53 000 m2. La médiatisation des questions environnementales permet en effet la multiplication des éco-entreprises. En 2004, les activités de protection de l’environnement ont généré en France 33,5 milliards d’euros de dépenses (soit 2 % du PIB) et procuré l’équivalent de 370 000 emplois (1,5 % de l’emploi total). Le secteur de l’eau et des déchets représentait près de 92 % du chiffre d’affaires global des éco-activités, loin devant les énergies renouvelables, la lutte contre le bruit, la réhabilitation des sols pollués et la pollution de l’air. En fait cette progression du « verdissement » du PIB n’est pas bon signe. Cela démontre que la richesse du pays, mesurée par le produit intérieur brut, a une composante négative dont l’expansion marque les inconvénients de la croissance économique : on note comme positif des activités qui ne font pour la plupart que compenser les inconvénients du progrès technique.

Les atteintes à la Biosphère ont jusqu’à présent été considéré comme violences sans conséquences. Mais nous pouvons d’ores et déjà dire qu’en réalité le PIB surévalue notre niveau de richesse. Il n’y a de véritable richesse qu’immatérielle, relationnelle, de proximité.

  Conclusion : Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation.

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Cent millions d’hectares OGM !

 

C’était hier, en 1994 seulement, que la tomate « flavour savor » est devenue le premier organisme génétiquement modifié. C’est en 1996 que les OGM commencent véritablement à être cultivées. Mais dix ans plus tard elles couvrent déjà 100 millions d’hectares, un chiffre en progression de 13 % par rapport à 2005. Quatre plantes représentent la totalité des OGM cultivés, le soja (57 %), le maïs (25 %) le coton (13 %) et le colza (5%). Quatre pays concentrent les cultures, dont principalement les Etats-Unis (53 %) et l’Argentine (18%). La France se contente pour l’instant de 4500 hectares. Les Amis de la Terre énumèrent les revers enregistrés par les cultures transgéniques, comme le refus en Europe ou l’abandon en Indonésie. Mais la principale critique, admise d’ailleurs par les biotechnologues eux-mêmes, consiste dans la montée irrépressible des résistances des insectes ainsi que des herbes adventices aux propriétés pesticides des OGM. De plus les études sont indécises et ne démontrent pas de meilleurs rendements ou une moindre consommation de pesticides. Enfin les OGM sont cultivés par environ 9 millions d’agriculteurs, soit moins de 1 % des paysans du monde. Mais ils accaparent quand même 7 % de la superficie arable mondiale !Ne mangeons pas des produits trans-naturels, ne dévorons pas des chimères qui transgressent la barrière des espèces : ces OGM n’ont pas meilleur goût, ils ne sont pas moins chers pour les consommateurs et c’est un coût supplémentaire pour l’agriculteur ! Les seuls avantages sont pour les multinationales productrices de semences… Conclusion : Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation. Pour en savoir plus, tu peux consulter le site :http://www.biosphere.ouvaton.org/

Des nanoparticules insidieuses

 

            Les nanoparticules sont de la taille du milliardième de mètre, soit dix fois la taille d’un atome. Pourtant elles ont déjà des applications industrielles : nano-tubes de carbone dans les raquettes de tennis, nano-machines de dioxyde de titane dans les peintures et les crèmes solaires, silice dans les vernis des automobiles, argent dans certains cathéters médicaux. Le marché est appelé à exploser alors même que les études d’innocuité en sont encore à leurs balbutiements. D’ailleurs l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) estimait en juin 2006 que les études toxicologiques établissent l’existence de risques potentiels, le Comité de prévention et de précaution (CPP) mettait en garde début juillet (« la réactivité cellulaire et tissulaire peut constituer un danger pour l’homme si celui-ci est exposé par inhalation, ingestion ou passage transcutané »), le CNRS prônait en octobre la « vigilance éthique et sociale ». Même si les études scientifiques sur le nanomonde sont encore très lacunaires, des expériences menées sur des souris font apparaître des réactions inflammatoires des poumons, des vaisseaux sanguins et même du cerveau. Et la toxicité de certaines nanoparticules artificielles, telles que les particules diesel, est établie. Nous sommes donc entrés sans le vouloir dans un nouvel état de la matière, un infiniment petit aux propriétés chimiques, électriques et magnétiques radicalement nouvelles, mais nous nous enduisons gaiement de nanoparticules avec nos crèmes solaires !             Pendant que les comités d’éthique vont se pencher doctement sur la question, les industriels utiliseront  la recherche-développement pour contourner les lois de la Biosphère. Autant dire que tout devient imprévisible ! 

Conclusion : Les sociétés humaines sont plus ou moins bien adaptées au milieu environnant, la société thermo-industrielle est la moins durable car elle détruit les écosystèmes. Les amoureux de la Nature et les objecteurs de croissance ont donc un objectif commun, prendre la défense des intérêts de la Biosphère et dénoncer avec force cette société de prédation.

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quelle recherche ?

une recherche sans avenir
Le Parlement examinera avant l’été (Le Monde du 28/01) la loi d’orientation et de programmation sur la recherche. Déjà le mouvement « Sauvons la recherche » dénonce un projet de loi inacceptable, déjà un député PS passe en première ligne pour soutenir les OGM. Pourtant la question essentielle est ailleurs : il faudrait considérer la recherche non comme un tout dont l’objectif serait d’accaparer au moins 3 % du PIB, mais comme des études spécifiques dont les domaines d’application seraient réellement utiles et sans danger pour la société humaine et pour le reste de la planète. Par exemple, faut-il financer principalement la biologie moléculaire et les OGM ou faut-il favoriser la recherche des naturalistes sur les avantages de la biodiversité dont on nous a rappelé lors de la dernière conférence internationale à Paris qu’elle était en péril extrême. Faut-il consacrer plus de 80 % du financement de la France en matière d’énergie à la recherche nucléaire et laisser seulement quelques miettes pour les énergies renouvelables. Faut-il toujours plus de recherche en tous genres sans s’interroger sur les risques pour la santé humaine de nos applications techno-scientifiques alors que nous accumulons déjà des tas de produits chimiques dans notre corps et que les cas de cancers et d’allergie se multiplient. Finalement notre polarisation sur d’éventuels sauts technologiques dans la recherche à la mode (une mode déterminée par les industriels) nous empêche de consacrer toutes nos forces et notre attention à l’endiguement des dégâts que nous infligeons aujourd’hui à notre planète, donc à nous-mêmes. Le débat politique ne peut plus porter sur une enveloppe financière globale qui va sauver quelques emplois de chercheurs, mais sur notre manière de penser et de vivre qui pèse beaucoup trop sur la Biosphère et pénalise le sort des générations futures.