Climat : les trois chiffres clés, zéro / zéro / cent

A Lima au Pérou la lutte contre le changement climatique est dans l’impasse, comme d’habitude…. Lire commentaire ci-dessous. Pour Greenpeace*, la route à suivre est pourtant simple. Elle tient en trois chiffres clés : zéro. zéro. cent.

Zéro fossiles : le rapport du GIEC montre qu’il est indispensable de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre – et donc de réduire drastiquement nos émissions. Limiter d’ici la fin du siècle la hausse des températures à 2 °C suppose aussi de réduire les émissions mondiales entre 40 % et 70 % d’ici 2050 et de les ramener à un niveau proche de zéro, d’ici la fin du siècle. C’est pourquoi, selon les recommandations de l’Agence Internationale de l’Énergie, les réserves de charbon, de pétrole et de gaz qui n’ont pas encore été exploitées doivent rester dans le sol. Pour cela, il faudra une réorientation massive des investissements vers les énergies renouvelables dans les décennies à venir. Il faut donc que les négociations sur le climat actent explicitement le début de la fin de l’ère des énergies fossiles.

Zéro fausses solutions :

pour faire baisser les émissions de GES, la sortie des fossiles est la seule solution. Les autres options ne sont que des subterfuges : nucléaire, capture et stockage de carbone, géo-ingénierie, agrocarburants ou encore la compensation et les marchés du carbone… Il est urgent de changer de modèle énergétique mais sans se tromper de direction.

Cent : 100% d’énergies renouvelables!

Pour remplacer les combustibles fossiles et enclencher une mutation de nos sociétés qui soit juste et respectueuse du climat, nous avons toute une panoplie d’alternatives. Mais avant tout, nous devons renforcer notre efficacité énergétique, c’est-à-dire la façon dont nous stockons, transportons et utilisons l’énergie, de façon à en perdre et à en gaspiller le moins possible. Sur d’autres fronts, nous devrons aussi stopper la déforestation et rendre la production alimentaire plus durable. Le potentiel des ENR est quant à lui loin d’être exploité ! Chaque région du monde peut produire assez d’énergie renouvelable pour couvrir 2,6 fois ses besoins…
La transition vers une énergie 100 % renouvelable peut contribuer à garantir un accès universel à l’énergie d’ici à 2030, objectif que s’est fixé l’ONU, et donc à aider les populations les plus démunies.

Agir contre les changements climatiques, tout en aidant les populations les plus vulnérables à s’adapter est un devoir moral pour les pays les plus riches.

Source :http://energie-climat.greenpeace.fr/climat-vers-100-denr-pour-100-des-populations?utm_source=email&utm_medium=newsletter&utm_term=recette,COP20&utm_campaign=Climate&__surl__=Igehx&__ots__=1417860826999&__step__=1

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3 réflexions sur “Climat : les trois chiffres clés, zéro / zéro / cent”

  1. C’est vrai finalement on a les dirigeants qu’on mérite. La transversalité d’internet fait rapidement bouger les esprits tout de même, mais est-ce assez…

  2. On peut se poser des questions quant à l’importance du CO2 dans les changements séculaires du climat. Depuis l’an 2000 ou 1997, la température globale n’a pas augmenté malgré une forte croissance de la teneur en CO2. Les petites variations, en plus ou en moins de la température autour de la moyenne des 14 à 17 années passées, marquent cette stabilité.
    Une autre question à se poser, si l’on donne de l’importance au CO2 d’origine humaine, c’est : quel est le meilleur moyen de produire de l’électricité sans trop émettre de CO2 ?
    Les énergies renouvelables produisent toujours plus d’électricité, déjà deux fois plus que le nucléaire, alors que celui-ci est en recul depuis son maximum de 2006.
    Une étude fait le point et apporte une réponse :
    http://energeia.voila.net/electri/co2_ges_nucle_renouv.htm

  3. Climat : la conférence de Lima se solde par un désaccord
    « … La question des efforts supplémentaires de réduction d’émissions d’ici à 2020, c’est-à-dire avant que n’entre en vigueur le futur accord, ne trouve à Lima aucune réponse concrète. Le fossé entre la croissance actuelle des émissions mondiales, qui conduit vers un réchauffement compris entre 3° C et 4° C, et la trajectoire qu’il faudrait retrouver, a été évaluée à 10 milliards de tonnes d’équivalent-CO2. par les Nations unies… Si la capitalisation du Fonds vert pour le climat, à hauteur de 10,2 milliards de dollars, reste la bonne nouvelle de ces deux dernières semaines, elle ne masque pas le fait qu’aucune réponse n’a été donnée sur la façon de parvenir à rassembler les 100 milliards de dollars d’aide annuelle annoncée lors de la conférence de Copenhague en 2009. Cinq ans après, cette promesse non tenue continue d’alimenter la défiance des pays en développement… »
    (Le Monde.fr du 14/12/2014)
    commentaire : Ces élites à Lima étaient parfaitement représentatives de celles et ceux qui les ont élues et donc en phase avec nos sociétés : demandez donc à Monsieur Toutlemonde de laisser sa voiture au garage, de ne pas acheter le nouveau « Shitphone » en 4G, de se chauffer à 18°, etc. On ne change pas du jour au lendemain le diesel français et le charbon chinois.

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