Conférence mondiale sur la biodiversité, bavardage !

Dans le sud de l’Inde, à Hyderabad, 11e conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique (CDB)*. Nous pourrions reprendre tel quel l’article que nous avions fait à propos de la précédente conférence il y a deux ans seulement : rien n’a changé :

« Aucune conférence internationale n’arrivera à solutionner quelque problème que ce soit. A Nagoya, la dixième conférence des parties à la CDB ne fera pas exception à la règle. Que LeMonde (19 octobre 2010) consacre une page à la disparition des espèces n’y changera rien ! Une conférence internationale est par définition une rencontre entre nations : chacun défend les intérêts de son pays, pas l’intérêt commun. En 2002, on s’était déjà engagé à freiner la disparition accélérée des espèces d’ici à 2010, aucun pays n’a respecté cet objectif. Les scientifiques démontrent qu’il n’y aura pas de planète de rechange, pourtant  rien ne change politiquement. La superficie et la qualité des habitats naturels continuent à se dégrader presque partout. Le rythme auquel disparaissent les espèces est de 100 à 1000 fois plus rapide que ce qui s’est passé au cours des 500 derniers millions d’année.

Que la vie dans les forêts, les océans et les écosystèmes de notre planète constituent les fondements de notre société et de notre économie, au fond tout le monde s’en fout : nous n’en voyons pas encore la réalité dans notre quotidien ! La perte de biodiversité est encore une abstraction aux yeux des travailleurs : le chômage d’abord, le pouvoir d’achat ensuite ! La perte de biodiversité est toujours un avantage pour les industriels et les consommateurs : tout le monde est donc complice ! Personne ne manifestera dans les rues pour protéger la richesse de la biodiversité. »

* Le Monde.fr avec AFP | 19.10.2012 Les pays riches sous pression au dernier jour de la conférence sur la biodiversité

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3 réflexions sur “Conférence mondiale sur la biodiversité, bavardage !”

  1. L’accord* stipule que les pays développés doubleront d’ici 2015 leurs contribuions aux pays en voie de développement afin d’aider ces derniers à financer leurs programmes de préservation de la biodiversité… Toutefois les document final adopté à Hyderabad ne cite aucun chiffre censé représenter la basse de départ au « doublement » annoncé !
    De toute façon, quand on voit le sort qui a été fait au protocole de Kyoto en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre…
    * LE MONDE du 21-22 octobre 2012, Biodiversité : les pays développés s’engagent…

  2. A suivre cette année: Le Brésil! Il va être très intéressant de voir leurs positions et réactions vis à vis de la déforestation de l’amazonie qui atteint un stade critique et menace tous les jours de nouvelles espèces végétales et animales!

  3. financement absent, la biodiversité fout le camp
    En 2010, à Nagoya (Japon), les gouvernements avaient adopté d’ambitieux engagements, avec notamment 20 objectifs pour 2020, appelés les « cibles d’Aïchi », telles la suppression des subventions « néfastes » à l’environnement, la multiplication du nombre d’aires protégées sur terre et en mer et la lutte contre la surpêche. Mais ils avaient remis à plus tard la question centrale des financements permettant d’atteindre ces objectifs. Deux ans plus tard en Inde, « Au regard des conditions économiques difficiles en Europe, il est peu probable que nous ayons un grand accord financier » (Lasse Gustavsson, directeur des programmes de WWF).
    Nous vous l’avions bien dit, rien ne bouge, les humains sont des prédateurs sans scrupule et sans lendemain.

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