crise démographique

La gouvernance écologique commence par la planification démographique. Pour l’écologie profonde, l’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. Et la Biosphère ajoute avec Arne Naess : « L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution. »

 

Malthus à la fin du XVIIIe siècle liait croissance démographique et ressources alimentaires : il faudrait limiter l’accroissement naturel de la population humaine, sinon nous n’aurions pas assez de ressources pour bien vivre ensemble, d’où famine, épidémies, guerres. Aujourd’hui il existe une relation bien plus subtile, entre population humaine et  écologie, mais Malthus a toujours raison. Ainsi le Soudan a vu sa population s’accroître de 2,6 % chaque année, soit un doublement tous les 27 ans pour atteindre aujourd’hui près de 40 millions d’habitants. Cette explosion démographique se conjugue avec l’aggravation du climat régional, les précipitations ont régulièrement diminué. Les experts du PNUE (programme des Nations unies pour l’environnement) peuvent donc écrire sans se tromper : « Il y a un lien très fort entre la dégradation des sols, la désertification et le conflit du Darfour. Au Darfour nord, la croissance démographique exponentielle et le stress environnemental qui lui est lié ont créé les conditions des conflits qui ont été lancés puis entretenus par des différences politiques et tribales : il peut être considéré comme un exemple tragique de la rupture sociale qui peut résulter d’un effondrement écologique ». Pour le PNUE, la gouvernance écologique devrait donc être considérée comme un outil vital pour la prévention des conflits et pour la pacification.

 

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2 réflexions sur “crise démographique”

  1. Clarisse : « Je pourrait avoir s’il vous plait la définition de la crise démographique »

    Biosphere : il y a deux crises démographiques, l’une qui correspond à l’analyse malthusienne, les ressources alimentaires vont maintenant progresser moins vite que la population humaine (il y a déjà 1 milliard de personnes qui ne sont pas alimentées comme il le faudrait), et l’autre qui correspond à Arne Naess, la population humaine étouffe toutes les autres espèces (perte de biodiversité).

  2. Je pourrait avoir s’il vous plait la définition de la crise démographique je sais que vous voudriez peut-être pas le faire je vous demande aimablement de bien le faire. Vous me l’envoyer sur mon adresse e-mail.Votre texte que j’ai lue est bien. Je ne vais pas faire un discours sur sa c’est tout.

    Merci, Clarisse

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