Eco-anxiété, dépression verte, « solastalgie »

« L’article du MONDE (ainsi titré) n’est qu’un galimatias de journalistes pour le coup franchement bobo. Stop stop à ce déferlement de pessimisme, l’ humanité sait s’adapter. » Pour savoir ce que ce commentateur sur le monde.fr critique, voilà quelque ressentis de ceux qui se sentent mal à la Terre :

En novembre 2018, Clémence Bertolini apprenait que les deux tiers de ses compatriotes accordaient plus d’importance au pouvoir d’achat qu’à la transition écologique. « La goutte d’eau, trois mois après la démission de Nicolas Hulot du gouvernement… J’ai réalisé que rien ne changerait. C’était foutu. » Clémence a abandonné ses illusions de pionnière de la couche lavable pour se claquemurer durant huit mois chez elle. : « J’étais dévastée, je ressentais la culpabilité dévastatrice d’avoir donné vie à deux enfants qui allaient connaître des guerres et des rationnements de nourriture… J’ai fait une dépression. » Comme l’icône suédoise de la jeunesse en rébellion écologique, Greta Thunberg, qui, à 11 ans, a sombré après avoir vu un documentaire sur les ours polaires. Ou encore Aurélie Valognes, depuis peu « consciente que la planète commence à exploser ». Au point de ne plus pouvoir écrire une autre histoire que celle d’une conversion écologique (La Cerise sur le ­gâteau). Le vidéaste écolo Vincent Verzat confie « avoir du mal à dormir une nuit sur trois… En décembre 2018, je me suis rendu compte que, mes vidéos satisfaisaient un besoin de sens et de communauté mais n’allaient pas changer la donne ». Pour Clément Sénéchal, chargé de campagne chez Greenpeace France, travailler sur le sujet est « usant » : « Cela crée un rapport au monde en tension permanente ». Un trajet en voiture ? « La dégradation des conditions de survie de l’humanité. » Une balade dans un square ? « La préservation du vivant. » Forcément se pose la question de la paternité « car mettre au monde des enfants accroît l’empreinte carbone dans un monde dont on ne sait pas s’il va durer ».

La psychiatre Antoine Pelissolo : « La crise environnementale est un parfait sujet d’anxiété. Il est potentiellement très grave, nous n’avons pas de prise directe, nous sentons le danger approcher… Il peut donc devenir envahissant, alimenter une sensibilité à la dépression, et priver les soignants de leviers pour remobiliser la personne, comme la projection dans l’avenir. » Les adolescents que reçoit la psychiatre Marion Robin ne se privent pas de lui faire savoir auque« les adultes ont bousillé la planète ». Laissons la conclusion à un autre commentateur sur lemonde.fr, Gérard de Vire : « Je fais partie de ces angoissés. Ça a commencé au milieu des années 2000. Il y avait certes, le réchauffement climatique mais c’est davantage le manque de ressources qui m’inquiétais. Tous les événements géopolitiques, toutes les études scientifiques, tout donne raison à cette musique devenue assourdissante dans ma tête. Je travaille dans l’industrie chimique, je me bats au quotidien pour limiter les gaspillages énergétiques et les émissions de protoxyde d azote. J’en éprouve une forme extrême de solitude lorsque je vois l’énergie à dépenser juste pour convaincre de ne plus utiliser de gobelets en plastique… Bref, le burn-out est pour bientôt. »

NB : solastalgie, sentiment d’être en deuil du monde qu’on imaginait pour nos enfants

L’IFOP évaluait, en octobre 2018, à 85 % la proportion des Français inquiets du réchauffement climatique, 8 points de plus qu’en 2015. Chez les 18-24 ans, ce taux culmine à 93 %.

9 réflexions sur “Eco-anxiété, dépression verte, « solastalgie »”

  1. @ Michel C
    Ben justement, vous avez bien fait de rappeler les famines du passé à Paris ! Dans le passé, il n’y avait pas plus de 2 millions d’habitants à Paris, et encore moins plus de 10 millions en Ile de France ! Le passé nous dit que Paris et la région parisienne peuvent déjà connaître les famines en ayant beaucoup moins d’habitants qu’aujourd’hui ! Dois-je aller chercher les chiffres ou auras tu la bonne foi de nous les révéler ? Combien d’habitants à chaque date de famine ? En outre, à ces époques là, on ne cramer pas non plus des combustibles fossiles pour augmenter les productions agricoles, alors la déplétion d’énergies fossiles nous laisse déjà l’avenir prédictible !

    1. C’est bien ce que je disais, c’était une autre époque. Et comme chacun sait, il y avait beaucoup moins de monde au « bon » vieux temps. Et comme je disais aussi, merci je connais la rengaine.
      Pendant les grandes famines on mangeait n’importe quoi, des racines, des glands. Déjà les glands, ce n’est pas ce qui manque aujourd’hui. Aujourd’hui des tonnes et des tonnes de cerises se perdent, les merles se régalent. De mon côté j’ai fait ma réserve de confitures. En été ce seront des tonnes et des tonnes de prunes, de pêches, de tomates etc. Et en automne des tonnes et châtaignes (fruit du châtaigner).
      J’ose dire que si nous savions ce qu’est la famine, il en serait autrement. Et je rajoute qu’il y a des tomates et des marrons qui se perdent.

      1. Le gaspillage n’est pas du à ce que les gens en achètent trop, mais c’est le contraire, beaucoup n’ont pas les moyens d’acheter des légumes frais dans les étalages, alors ils achètent des boîtes de conserve, genre cassoulet, avec plus de gras que de viande et légumes…. D’autant, qu’avec les divorces et le célibatariat généralisé, et ben il n’y a plus de planning familial pour se répartir les tâches, tout le monde doit préparer individuellement ses plats à la maison… alors beaucoup renoncent et mangent des boîtes de conserve ou du fast food, et ne savent plus cuisiner…

        C’est simple, pour pouvoir manger sainement, il ne faut pas acheter de voitures, comme pour mon cas. En outre, faire du jardin, ce que je fais aussi.

        Pour m’en sortir, j’ai multiplié les solutions =
        1/ jardinage (potager et verger)
        2/ pas de voiture (pas de carburant/pas d’assurance/pas de parcmètre/pas de contrôle technique). Pour le bus, je n’avais pas le droit à l’abonnement gratuit, alors je payais mes tickets, mais ça me revenait trop cher, alors j’allais à pied pour l’allée et le retour en bus pour diviser mes frais de transport par deux…
        3/ je cuisine tous mes plats (les produits industriels sont rares)
        4/ même les biscuits et pâtisserie je les prépare (je n’ai pas les moyens de me payer des parts de gâteaux à 3/4 euros la part. Quant aux biscuits je m’en prépare toutes les semaines
        5/ je fabrique ma lessive
        6/ je ne souscris jamais à des crédits
        7/ je me suis mis en colocation pour réduire le maximum de charges
        8/ je bricole et répare le maximum de choses par moi-même
        9/ je ne pars jamais en vacance
        10/ fringues je n’achète que dans des magasins pas chers et je n’en achète pas des masses.

        Pourtant, même en réunissant toutes ces mesures, je ne parviens pas à économiser…. Alors oui avec 1000 ou 1200 euros par mois, la plupart des gens n’ont pas accès à de la nourriture saine. Mais les supermarchés préfèrent détruire plutôt que de réduire les prix des légumes.

  2. @bga80 :
    « il y aura les Barbares et les Bisounours !  »

    Les journalopes gauchiottes (pléonasme) , les pseudo artistes , les associatifs humanitaires (ce mot me fait hurler de rire de la part de scélérats ) à haute densité en multiculti , les politichiens devront courir très vite pour échapper aux machettes et coutelas de leur chère diversité : peur du sourire kabyle ou de la cravate colombienne ! ===> Un telle perspective me fait m’ esbaudir : biosphere va me sucrer mon commentaire inhumaniste !
    Ingrats qu’ ils seront envers les islamocollabos et les racailles lovers !

  3. 85 ou 93% de français inquiets du réchauffement climatique … admettons.
    Et en même temps, d’autres sondages nous révèlent que les français sont, quasiment dans les mêmes proportions, heureux.
    On savait déjà qu’on pouvait être con et heureux, maintenant on sait qu’on peut être inquiet et heureux. On peut aussi être pauvre et heureux, vilain et heureux, dernier de cordée et heureux etc. Et même malade et heureux. Mais inquiet, pauvre, looser, vilain et malade … là je crois qu’il faut être vraiment con pour être heureux. Quoi qu’il en soit, en attendant (la Grosse Cata) … à quoi bon se pourrir la vie ? Faudrait vraiment être malade. Ou alors vraiment trop con. Et qu’on n’aille pas penser que j’encourage là à vivre comme des porcs.

    1. Ben tu vois, entre 85 à 93 % de gens inquiets mais cons et heureux, on arrive aux même proportions de gens non raisonnables (animés par l’expansion de plaisir). Et oui, ils sont écolos dans les sondages mais prennent l’avion et consomment outrageusement, bref parce qu’ils croient en la croissance verte…. Mais quoi qu’il en soit, même si tu leurs fais prendre conscience des problèmes écologiques, tu ne parviens pas à stopper leur rythme de croissance de consommation.

      Pour moi, c’est très clair, lorsqu’il n’y aura plus assez de ressources, ben ils s’entretueront, et ça non pas pour effectuer une transition écologique, mais pour pouvoir continuer à consommer au même rythme, bref il s’agira de tuer les concurrents voulant accéder aux ressources. La vraie transition écologique souhaitable n’aura lieu qu’une fois qu’il n’y aura plus rien en ressources métalliques et fossiles à extraire… Je ne dis pas que c’est que je souhaite, mais que ça se passera inéluctablement comme ça, bref lucide ! Tout autre scénario faisant croire naïvement que tout le monde va se mettre d’accord pour se répartir les ressources restantes à la méthode Bisounours, peuvent fermer les yeux, serrer les dents, croiser les dents puis y croire très très fort s’ils veulent mais ce scénario Bisounours ne se produira jamais ! Preuve en est, même en étant riches et en se goinfrant comme jamais, même en période de surabondances, les gens parviennent déjà à se prendre la gueule, voir se tuer pour obtenir encore plus. Quand on constate, que les gens sont prêts à tuer juste pour une cigarette, alors tout est dit…..

      1. Je l’ai toujours dit les choses ne sont pas binaires, il n’y a pas d’un côté des Bisounours et de l’autre des sauvages prêts à tuer pour une clope ou un litre d’essence. Non, c’est juste « un peu » plus compliqué que ça. Et voir le monde ainsi, ce n’est pas sombrer dans ces caricatures qu’on cherche à faire du RELATIVISME, quand ce n’est pas de l’HUMANISME.

        1. Beaucoup plus de choses sont beaucoup plus binaires que tu ne le penses ! Mais tu ne rends pas compte parce que le jeu est faussé ! Par exemple, Paris n’a même pas une autonomie alimentaire de 7%, je crois que ce n’est que 3% dans les faits, mais peu importe, on est pas à 4% près parce que le score reste ridicule aussi bien à 3 qu’à 7%. Et donc, le jour où Paris ne pourra plus s’approvisionner en denrées alimentaires, puisque Paris et même l’Ile de France dans son ensemble importe la majeure partie de ses denrées alimentaires. Et donc, que va-t-il se passer les jours de pénuries de nourriture ? Selon moi, c’est très simple, le jeu ne pourra plus être faussé, et cette fois il y aura les Barbares et les Bisounours ! Même les gens du star-système et les journalistes vont en revenir à la massue de captain’cavern…. Le show-bizness va regretter d’avoir importer autant de migrants qui vont leurs devenir des concurrents pour l’accès à la nourriture….(j’ai déjà un rictus sur le coin de la joue)… Ben oui, tant que les ventres sont remplis par les allocs le jeu est faussé, mais le jeu va reprendre le vrai cours de la partie lorsque le système social va couler…

          1. L’avenir ne s’annonce pas rose, ni vert, mais c’est quand même étrange ce besoin de le peindre tout en noir super noir. Et quand je disais que la douleur faisait bander certains, nous en avons encore ici la preuve.
            Dans le passé Paris et la France ont connu des famines et autres moments difficiles, et bien sûr ce ne fut pas la fête. Mais ce ne fut pas pour autant la guerre de tous contre tous, à grands coups de massues, de fourches et de machettes. Mais on va me dire que c’était une autre époque, que la France n’était alors pas envahie par des millions de migrants et patati et patata. Merci, je connais la rengaine.

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