Econologie : des véhicules de société plus « propres »

Les entreprises vont-elles adhérer à l’éconologie (contraction d’économie et d’écologie) ? Pour favoriser cette évolution, la loi de finances 2006 incite les entreprises françaises à avoir des flottes plus propres. En effet la taxe sur les véhicules de sociétés ne sera plus désormais fonction de la puissance fiscale du véhicule, mais du gaz carbonique (CO2) rejeté. Cette mesure est prise dans la foulée du protocole de Kyoto afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il y aura sept tranches, de moins de 100 g/km de CO2 (428 euros de taxes) aux véhicules de plus de 250 g/km (5 301 euros de taxes). Cette taxe fiscale n’est pas la seule incitation : depuis le 1er janvier 2005, une nouvelle norme européenne antipollution est entrée en vigueur qui contraint à abaisser de 30 % les émissions d’oxyde d’azote, de monoxyde de carbone et d’hydrocarbures imbrûlés, mais les constructeurs ont obtenu que son application soit retardée d’un an.

De toute façon LE MONDE (11/05/2006), qui nous donne toutes ces informations, termine par une présentation de véhicules pour VIP : la Jaguar S-Type, la Citroën C6 très prisée des présidents des entreprises du CAV 40 ou les SUV (sports utility vehicles ou 4×4) de luxe !

Comme d’habitude les plus riches vont continuer à polluer la Biosphère davantage que les autres, ils peuvent se payer les taxes et les gadgets techniques. Au-delà des contraintes étatiques, la lutte contre la société thermo-industrielle implique aussi de passer à l’action directe contre les 4X4 et autres riches pollueurs….
(écrit le 13.07.2006 par Michel Sourrouille)

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