la fin de l’avion plus lourd que l’air

« Le transport aérien n’est pas prêt de décoller ».  C’est le point de vue de Breakingsviews (LeMonde du 19 septembre). En fait on se contente de pleurer sur le recul des voyages d’affaires dans un contexte de crise financière. Dans le même temps, les compagnies européennes continuent d’étendre leur flotte ! Ce paradoxe marque l’irréalisme des transporteurs aériens qui se croient encore exonérés de la lutte contre le réchauffement climatique. Pourtant, pour la période 2002-2050, le poids des transports aériens dans le réchauffement climatique devrait passer de 3,5 % à environ 10 %. Les climatologues rappellent aussi qu’à consommation égale un avion a un impact climatique qui vaut plusieurs fois celle d’un transport routier, en raison des émissions de gaz à haute altitude. Avec un transport aérien qui connaît une croissance annuelle de 10 % et qui représente une source majeure de pollution au CO2, certains veulent donc limiter les déplacements en avion. L’Association Flight Pledge prône une telle mesure, notamment pour les vols de loisirs de courtes distances et les courts séjours, rendus récurrents depuis l’avènement du low cost et qui sont aujourd’hui une tendance forte.

La dérive mortifère de tous ceux qui prennent l’avion à volonté pour passer quelques jours au soleil ou en voyage d’affaires est inquiétante. L’amour du « déracinement » de la classe globale et son mépris des vidéoconférences n’est pas loin d’être un crime contre ce bien commun qu’est la stabilité climatique, contre cette régulation qui devrait rester naturelle, c’est-à-dire non appropriée par quiconque. Le concept de « classe globale » concerne les groupes sociaux qui présentent un peu partout sur la planète des aspirations calquées sur le modèle économique occidental actuel au moment même où ce dernier accuse ses limites et où il convient de le redéfinir. La difficulté de convaincre cette classe globale de la nuisance de son mode de consommation réside dans le fait qu’elle aspire à une mobilité sans restriction, alors qu’il faudrait qu’elle prenne conscience des conséquences de son comportement. Le climat de la Biosphère n’est pas près de s’améliorer tant que le kérosène sera détaxé. Mais de toute façon la classe globale devra, après le pic pétrolier, ne plus prendre l’avion pour un oui ou pour un non comme elle se passera un jour de sa voiture individuelle.

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18 réflexions sur “la fin de l’avion plus lourd que l’air”

  1. L’avion est incontestablement plus polluant que les transports routiers. Il libère énormément plus de CO2 au km qu’une voiture ou qu’un camion. Ne parlons pas des hélicoptères, véritables gouffres à kérosène. Le problème réside dans la rapidité de notre système économique. Les financiers placent l’argent au 1/100 de seconde. Les voyages doivent donc être rapides pour ne pas être trop pénalisant. Sans changer cette habitude de rapidité il n’y aura aucune solution à la pollution de la planète par le CO2 (il est indéniable que le pétrole, le gaz et le charbon extrait du sol se rerouvent dans l’atmosphère). Se passer de la rapidité nous ferait surement revenir à des habitudes oubliées, mais à l’heure de l’internet, je crois que ces changements ne seraient pas aussi effrayant qu’ils puissent le paraitre.

  2. L’avion est incontestablement plus polluant que les transports routiers. Il libère énormément plus de CO2 au km qu’une voiture ou qu’un camion. Ne parlons pas des hélicoptères, véritables gouffres à kérosène. Le problème réside dans la rapidité de notre système économique. Les financiers placent l’argent au 1/100 de seconde. Les voyages doivent donc être rapides pour ne pas être trop pénalisant. Sans changer cette habitude de rapidité il n’y aura aucune solution à la pollution de la planète par le CO2 (il est indéniable que le pétrole, le gaz et le charbon extrait du sol se rerouvent dans l’atmosphère). Se passer de la rapidité nous ferait surement revenir à des habitudes oubliées, mais à l’heure de l’internet, je crois que ces changements ne seraient pas aussi effrayant qu’ils puissent le paraitre.

  3. « n’est pas loin d’être un crime contre ce bien commun qu’est la stabilité climatique »… N’ayez pas peur de dire : « est un crime contre l’humanité » !
    Boycott ? Un ami me dit : « si je ne prends pas cet avion, il volera quand même. » Oui, certes, mais vue à court terme et individuelle. Que 1 puis 10, puis 100, puis 1000 refusent de prendre tel ou tel avion, des lignes ne seront plus rentables – tant mieux, seront supprimées – tant mieux, des compagnies seront en faillite – tant mieux, et donc moins d’avions dans le ciel, moins de CO2.
    On pourra tenir le même raisonnement en refusant de manger du boeuf et ses rôts de méthane.

  4. « n’est pas loin d’être un crime contre ce bien commun qu’est la stabilité climatique »… N’ayez pas peur de dire : « est un crime contre l’humanité » !
    Boycott ? Un ami me dit : « si je ne prends pas cet avion, il volera quand même. » Oui, certes, mais vue à court terme et individuelle. Que 1 puis 10, puis 100, puis 1000 refusent de prendre tel ou tel avion, des lignes ne seront plus rentables – tant mieux, seront supprimées – tant mieux, des compagnies seront en faillite – tant mieux, et donc moins d’avions dans le ciel, moins de CO2.
    On pourra tenir le même raisonnement en refusant de manger du boeuf et ses rôts de méthane.

  5. Pas certain que le CO² soit responsable du réchauffement. Les preuves de ces dernières années fondent peu à peu comme les perspectives des modèles. Lutter contre la hausse probable donne du boulot mais s’adapter me semble plus juste. Vivons dans les pays riches avec moins de pollution et surtout aidons les pays pauvres.

  6. Pas certain que le CO² soit responsable du réchauffement. Les preuves de ces dernières années fondent peu à peu comme les perspectives des modèles. Lutter contre la hausse probable donne du boulot mais s’adapter me semble plus juste. Vivons dans les pays riches avec moins de pollution et surtout aidons les pays pauvres.

  7. L’avion est le seul moyen économique et rapide qui me permet de voir mes enfants et petits-enfants, en Inde, en Chine et en Norvège. réduire de manière drastique le transport aérien c’est le retour au chacun pour soi, les voyages permettent quand même de voir autre chose que le clocher et les copains du village. L’avion à ce jour est le moyen de transport le plus efficient et constitue une cible facile, commes les camions, les voitures sans voir qu’il y des pollueurs sur lesquels les personnes ayant une fibre écologique demesurée ne préfère pas s’attarder. Le transport ferroviaire par exemple devrait être la panacée face au transport routier, ce qui n’est pas dit c’est que les tratrices tournent au fuel lourd (très polluant) et peuvent rester des heures à tourner à l’arrêt, résultat le bilan écologique réel du transport ferroviaire est catastrophique.
    Autre exemple, les stations de compostage et co-compostage sont des sources de pollutions extrêmement importantes en CO2 et équivalent CO2 (méthane principalement), hydrogène sulfuré, dioxine, et autres gaz peu innocents. La station de co-compostage de mon village émet 22000 tonnes équivalent CO2 chaque année. Précision cette station de co-compostage ne sera pas assujetit à la taxe carbone.

  8. L’avion est le seul moyen économique et rapide qui me permet de voir mes enfants et petits-enfants, en Inde, en Chine et en Norvège. réduire de manière drastique le transport aérien c’est le retour au chacun pour soi, les voyages permettent quand même de voir autre chose que le clocher et les copains du village. L’avion à ce jour est le moyen de transport le plus efficient et constitue une cible facile, commes les camions, les voitures sans voir qu’il y des pollueurs sur lesquels les personnes ayant une fibre écologique demesurée ne préfère pas s’attarder. Le transport ferroviaire par exemple devrait être la panacée face au transport routier, ce qui n’est pas dit c’est que les tratrices tournent au fuel lourd (très polluant) et peuvent rester des heures à tourner à l’arrêt, résultat le bilan écologique réel du transport ferroviaire est catastrophique.
    Autre exemple, les stations de compostage et co-compostage sont des sources de pollutions extrêmement importantes en CO2 et équivalent CO2 (méthane principalement), hydrogène sulfuré, dioxine, et autres gaz peu innocents. La station de co-compostage de mon village émet 22000 tonnes équivalent CO2 chaque année. Précision cette station de co-compostage ne sera pas assujetit à la taxe carbone.

  9. L’avion représente moins de 3% des émissions « responsables » de l’effet de serre…
    C’est aussi l’un des secteur qui consacre le plus de moyens à la lutte cotre la pollution. Les chapitres concernant les émission NOx et CO² sont parmis les normes les plus sévères. Les industriels de l’automobile sont loin d’en faire autant.

    Je crois que vous vous égarez ou alors vous ne supportez pas l’avion (les compagnies aériennes ont des programmes pour aider les passagers qui ont peur en avion, vous devriez essayer !)

  10. L’avion représente moins de 3% des émissions « responsables » de l’effet de serre…
    C’est aussi l’un des secteur qui consacre le plus de moyens à la lutte cotre la pollution. Les chapitres concernant les émission NOx et CO² sont parmis les normes les plus sévères. Les industriels de l’automobile sont loin d’en faire autant.

    Je crois que vous vous égarez ou alors vous ne supportez pas l’avion (les compagnies aériennes ont des programmes pour aider les passagers qui ont peur en avion, vous devriez essayer !)

  11. Il est certain que si la « classe globale » commence à vouloir vivre comme les riches que nous avons toujours été, cela va devenir difficile.
    On pourrait peut-être les obliger à voyager dans les soutes à bagages, histoire d’essayer de leur passer le gout de l’avion.
    Et puis…
    Pourquoi veulent-ils devenir riches…??? Quelle drôle d’idée.
    Cela ne doit être réserver qu’à une élite. Pas à des populaces juste bonnes à nous envier et qui essayent en plus de nous envahir.

    Nous devons rester l’élite car nous le valons plus que bien.

    (si ce message vous fait réagir, c’est qu’il a atteint son but)(bonjour chez vous à midi à votre porte)

  12. Il est certain que si la « classe globale » commence à vouloir vivre comme les riches que nous avons toujours été, cela va devenir difficile.
    On pourrait peut-être les obliger à voyager dans les soutes à bagages, histoire d’essayer de leur passer le gout de l’avion.
    Et puis…
    Pourquoi veulent-ils devenir riches…??? Quelle drôle d’idée.
    Cela ne doit être réserver qu’à une élite. Pas à des populaces juste bonnes à nous envier et qui essayent en plus de nous envahir.

    Nous devons rester l’élite car nous le valons plus que bien.

    (si ce message vous fait réagir, c’est qu’il a atteint son but)(bonjour chez vous à midi à votre porte)

  13. Le transport aérien doit être taxé sur tous les plans au même niveau que le sont les transports terrestres émetteurs de CO2. Parler de conséquences économiques bénéfiques des voyages aériens est d’une rare stupidité quant on veut raisonner autrement qu’à très court terme. Le transport aérien à coût artificiellement bas empêche de produire localement les produits que nous consommons et il favorise la dangereuse diffusion des virus et autres agents pathogènes hors de leurs biotopes d’origine . La limitation drastique du transport aérien qui émet du CO2 se révèlerait être une fantastique mesure de lutte contre l’effet de serre tant sur le plan quantitatif que celui plus subtil de la modification de nos modes de vie. S’il est un comportement imbécile à éliminer au plus vite sur notre planète quant on se rend compte de la catastrophe écologique qu’il induit, c’est bien celui de produire du CO2 pour sacrifier annuellement et massivement à une transhumance de loisirs au delà des mers et des océans. 80% des voyages dits d’affaires se révèlent inutiles et pourraient être facilement remplacés par un retour à la maîtrise de l’expression écrite de nos hommes et femmes d’affaires dans leur communication ainsi que par l’utilisation des outils de travail interactif.

  14. Le transport aérien doit être taxé sur tous les plans au même niveau que le sont les transports terrestres émetteurs de CO2. Parler de conséquences économiques bénéfiques des voyages aériens est d’une rare stupidité quant on veut raisonner autrement qu’à très court terme. Le transport aérien à coût artificiellement bas empêche de produire localement les produits que nous consommons et il favorise la dangereuse diffusion des virus et autres agents pathogènes hors de leurs biotopes d’origine . La limitation drastique du transport aérien qui émet du CO2 se révèlerait être une fantastique mesure de lutte contre l’effet de serre tant sur le plan quantitatif que celui plus subtil de la modification de nos modes de vie. S’il est un comportement imbécile à éliminer au plus vite sur notre planète quant on se rend compte de la catastrophe écologique qu’il induit, c’est bien celui de produire du CO2 pour sacrifier annuellement et massivement à une transhumance de loisirs au delà des mers et des océans. 80% des voyages dits d’affaires se révèlent inutiles et pourraient être facilement remplacés par un retour à la maîtrise de l’expression écrite de nos hommes et femmes d’affaires dans leur communication ainsi que par l’utilisation des outils de travail interactif.

  15. Les avions consommeront moins de carburant dans quelques annees, grace au gain de poids obtenu en remplacant leur carcasse metallique par des materiaux composites. Ils degageront autant de CO2 en moins.
    Si l’avion pollue, il est pourtant la seule solution rapide pour les voyages intercontinentaux – a moins d’avoir de longues semaines a perdre sur un bateau.
    M’est avis que dans un premier temps, on economiserait plus de CO2 d’autres facon, par exemple en effectuant ses petits trajets quotidiens en velo plutot qu’en voiture, en installant des panneaux solaires sur son toit (ca devient abordable), ou encore en se mettant un jardinage, pour ceux qui en ont la possibilite. Ces changement de comportement sont bien plus simples a mettre en place, et plus acceptables pour la population, que la diminution forcee du trafic aerien. Car dans l’imaginaire des gens, cela en revient a ne plus pouvoir partir en vacances au soleil. Appeler les vacances une « derive mortifere » est franchement abusif, car ces voyages ont aussi des consequences benefiques (economiques, culturelles, etc).
    S’il faut betement interdire tout ce qui produit du CO2, alors arretons tous de respirer… maintenant. TOP !

  16. Les avions consommeront moins de carburant dans quelques annees, grace au gain de poids obtenu en remplacant leur carcasse metallique par des materiaux composites. Ils degageront autant de CO2 en moins.
    Si l’avion pollue, il est pourtant la seule solution rapide pour les voyages intercontinentaux – a moins d’avoir de longues semaines a perdre sur un bateau.
    M’est avis que dans un premier temps, on economiserait plus de CO2 d’autres facon, par exemple en effectuant ses petits trajets quotidiens en velo plutot qu’en voiture, en installant des panneaux solaires sur son toit (ca devient abordable), ou encore en se mettant un jardinage, pour ceux qui en ont la possibilite. Ces changement de comportement sont bien plus simples a mettre en place, et plus acceptables pour la population, que la diminution forcee du trafic aerien. Car dans l’imaginaire des gens, cela en revient a ne plus pouvoir partir en vacances au soleil. Appeler les vacances une « derive mortifere » est franchement abusif, car ces voyages ont aussi des consequences benefiques (economiques, culturelles, etc).
    S’il faut betement interdire tout ce qui produit du CO2, alors arretons tous de respirer… maintenant. TOP !

  17. Plutôt que fustiger l’avion, pourquoi ne pas d’intéresser aux sources massives d’émissions que sont les centrales électrique à charbon, à fioul, à gaz, auprès desquelles l’avion est dérisoire ?

    Si le but est bel et bien de garder la Terre vivable, pour le bien de tous, il conviendrait me semble-t-il de commencer par là. Puis ensuite au transports terrestres. Puis à l’habitat. etc…

    Il y a dans tous ces domaines des économies à faire, qui ne sont pas moins vertueuses.
    Elles ont le mérite d’être faisable techniquement, sans perte d’usage ou de confort, tandis que l’avion est le seul exemple ou les hydrocarbures ne peuvent pour l’instant être substitués.

    L’écologie et la préservation de notre avenir dépend de tous, car nous sommes tous massivement pollueurs. Clouer au pilori une minorité nous conduira dans le mur, faute de résoudre le problème.

  18. Plutôt que fustiger l’avion, pourquoi ne pas d’intéresser aux sources massives d’émissions que sont les centrales électrique à charbon, à fioul, à gaz, auprès desquelles l’avion est dérisoire ?

    Si le but est bel et bien de garder la Terre vivable, pour le bien de tous, il conviendrait me semble-t-il de commencer par là. Puis ensuite au transports terrestres. Puis à l’habitat. etc…

    Il y a dans tous ces domaines des économies à faire, qui ne sont pas moins vertueuses.
    Elles ont le mérite d’être faisable techniquement, sans perte d’usage ou de confort, tandis que l’avion est le seul exemple ou les hydrocarbures ne peuvent pour l’instant être substitués.

    L’écologie et la préservation de notre avenir dépend de tous, car nous sommes tous massivement pollueurs. Clouer au pilori une minorité nous conduira dans le mur, faute de résoudre le problème.

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