L’après Covid-19 se prépare déjà en coulisses

L’ONU reconnaissait début 2018 près de 16 000 associations environnementales dans le monde, mais ce n’est qu’une des branches d’un activisme multiformes qui peut prendre aussi l’aspect de nombreuses Nimby plus ou moins déclarées. Au niveau de la France, les Assises de l’écologie et des solidarités avaient été lancées officiellement par EELV en mars 2018 avec l’objectif de faire émerger un nouvel espace pour l’écologie politique. Voici une présentation de la dernière réunion des Assises a réuni le mercredi 22 avril 2020 en visioconférence près de 40 personnes représentants 25 organisations :

9 associations de gauche ou écologiste,

– l’Arc en Ciel des jours heureux, qui regroupe une quinzaine de personnalités médiatiques, de la politique ou de la société civile, représentée par Marie Monique Robin

– Le collectif Big Bang représenté par Clémentine Autain

– La coalition des jeunes pour le climat représenté par Romain Olla

– Le Festival des idées représenté par Christian Paul

– La Fondation Copernic représentée par Pierre Khalfa et Willy Pelletier

– Les Convivialistes représentés par Alain Caillé

– Le collectif Résilience commune représenté par Grégoire Verrière

– Le collectif Unis pour le climat représenté par François Dubreuil

– Le pacte du pouvoir de vivre représenté par Philippe Lemoine

14 organisations partenaires des assises de l’écologie et des solidarités

– le parti AEI représenté par Julien LOpez

– le parti CAP21 représenté par Jean Rapenne, Philippe Segers et Béatrice Hovnanian

– la coopérative EELV représentée par Brigitte Giry et Denis Guenneau

– Le Mouvement européen DIEM25 représentée par Christine Patte

– Le parti EELV représenté par Julien Bayou, Hélène Hardy et Alain Coulombel

– Le parti Ensemble! représenté par Clémentine Autain, Roland Mérieux et Francis Sitel

– La fédération des élus verts et écologiste représentée par Catherine Hervieux

– Le parti GénérationS représenté par Claire Monod

– Les jeunes écolos représentés par Claire Lejeune, Romane Rozen et William Doré

– Le parti MEI représenté par Francine Herbaut et Antoine Waechter

– Le parti Nouvelle Donne représenté par Anne Hessel, Aline Mouquet et Elizabeth Gleizes

– L’archipel Osons les jours heureux représenté par Patrick Viveret et Marie Hélène Iznarn

– Le mouvement PEPS représenté par Patrick Farbiaz

– L’association d’éducation populaire UTOPIA représentée par Denis Vicherat et David Flachet

2 partis politiques n’étant pas partenaires des assises

– Place publique représenté par son président Jo Spiegel

– Le Parti socialiste représenté par Océane Charet Godart, membre du bureau du PS

Les Assises avaient décidées en septembre 2019 de passer d’une structure proche d’un archipel à durée temporaire à une structure permanente. La réunion d’avril 2020 d’une durée de trois heures fut essentiellement informative. Elle s’est conclue sur la volonté de faire rapidement une autre réunion. Cette tentative de rassemblement n’est encore qu’une ébauche, mais un jour ou l’autre l’écologie politique prendra la pouvoir, c’est une évidence, nous avons tous intérêt à ce que l’espèce humaine vive en harmonie durable avec les possibilités de la planète. Il nous faut d’urgence un CNR (Conseil National de la Renaissance), sinon nous crèverons collectivement du « narcissisme des petites différences » qui taillade les mouvements écolo-progressistes depuis des décennies.

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11 réflexions sur “L’après Covid-19 se prépare déjà en coulisses”

  1. « Les grèves et les manifestations étant difficilement imaginables dans les semaines à venir, la création rapide d’un « Conseil National de la Transition » est probablement le seul moyen d’instaurer un début de rapport de force politique crédible face à l’idéologie de la majorité macroniste et du MEDEF. En l’absence d’un rapport de force, la proposition d’EELV d’un « Grenelle du monde d’après » est aujourd’hui probablement prématurée. Par contre un « Grenelle du pouvoir de vivre » est incontournable. Pour faire face à l’explosion du chômage et à la baisse généralisée du pouvoir d’achat. Pour enclencher un processus de réduction drastique des inégalités. » – Extraits de Pour un « Grenelle du pouvoir de vivre » et un « Conseil National de la Transition » … à lire sur http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article1492

  2. La tribune récente #NousLesPremiers est une lettre ouverte à Emmanuel Macron qui demande de prendre en compte les recommandations de la Convention Citoyenne pour le Climat (installée par Macron) et appelle à « une démarche démocratique en trois étapes » :
    1) permettre à chaque citoyen de participer à construire le « monde d’après »… ce qui est un vœu pieux, Macron est spécialiste de la mise en place d’instances de discussion qui ne débouchent sur rien d’autres que la seule parole de Macron ;
    2) mettre en place des Fabriques de la Transition au niveau local et un Conseil national de la Transition… comme si les instances actuelles n’étaient pas déjà institutionnalisées, commune, département, région, etc. ;
    3) préfigurer une Assemblée citoyenne du futur… comme si Macron n’avait pas déjà repris l’idée à son compte : « Le CESE doit devenir la Chambre du futur, où circuleront toutes les forces vives de la nation (Discours du président devant le congrès le 5 juillet 2017).

    1. Des assemblées citoyennes, c’est bidon, c’est juste un cache-minou des gouvernements UmPs pour donner une façade de démocratie.Comme je le disais dans mon précédent commentaire, ça passe par l’instauration d’un Tribunal de l’environnement, de l’écologie et de la santé publique.Regardez en Allemagne, par exemple, les allemands ont le Tribunal de Karlsruhe, n’importe quel citoyen peut s’y rendre afin d’exiger que les lois et traités soient respectés, raison pour laquelle Angela Merkel a dit non aux coronabonds, car ils n’auraient jamais pu aboutir, et n’importe quel allemand même pauvre aurait pu faire capoter ce projet.
      Pour que la démocratie soit effective en terme d’écologie d’environnement et de santé publique, ça implique au préalable que les candidats aux élections précisent des mesures précises qu’ils voteront en faveur de l’écologie l’environnement et la santé publique, puis la mise en place d’un Tribunal afin que les mesures votées soient respectées.D’autres exemples :
      1/ Lorsqu’on a voulu protéger les salariés, alors a été mis en place un Tribunal aux conseils de Prud’hommes
      2/ Lorsqu’on a voulu protéger les intérêts des commerçants, alors a été mis en place un Tribunal de commerce.
      3/ Lorsqu’on a voulu protéger les mineurs et les enfants, alors a été mis en place un Tribunal pour mineurs et des juges pour enfants.
      Et bien d’autres Tribunaux spécifiques ont été mis en place pour le droit civil, la criminalité etc Alors penses tu que l’on puisse faire autrement pour l’écologie, l’environnement, la protection des animaux et la santé publique ?
      D’ailleurs, souvent les écologistes se plaignent que les intérêts commerciaux passent toujours en priorité sur la défense de l’écologie ! C’est normal, les entreprises ont leurs tribunaux spécifiques et ont même des juristes dans l’entreprise. Les commerciaux sont armés du droit et les outils qui vont avec (Tribunaux) pour y parvenir…. Quant à l’écologie ce ne sont juste que des associations, elles peuvent toujours causer, elles ne sont pas armées, alors rien n’aboutira !

  3. – «Cette tentative de rassemblement n’est encore qu’une ébauche, mais un jour ou l’autre l’écologie politique prendra la pouvoir, c’est une évidence […] »
    Cette idéologie politique qui prendra le pouvoir n’aura d’écologie que le nom. Elle sera vert kaki.

    1. Michel, « prendre le pouvoir » n’est pas péjoratif, c’est le premier objectif de tout parti politique. L’écologie politique n’est pas une idéologie, c’est un mouvement qui essaye de faire en sorte que le pouvoir prenne en charge les contraintes biophysiques, c’est vouloir prendre des décisions quand les études scientifiques montre qu’il nous faut agir. En termes simples, la gauche s’attachait au facteur travail, la droite au facteur capital, l’écologie voudrait une relation saine et durable avec le facteur Terre. L’expression « vert kaki » n’a pas de sens en soi contrairement à des mots souvent utilisés pour dénigrer les écolos, Khmers verts et écolofacistes.
      Le kaki ou khaki est un nom de couleur qui désigne une teinte brun jaunâtre, associée à l’uniforme militaire depuis les premières années du XXᵉ siècle. Nous sommes au XXIe siècle, victimes de la guerre que nous menons à la planète, et celle-ci est en train de gagner bataille après batailles par réchauffement climatique et politique de la terre brûlée, stérilisation des sols, raréfaction des ressources halieutiques, etc. Et maintenant un minuscule virus met à terre le système thermo-industriel, entraînant une récession qu’on n’avait jamais connue aussi profonde en temps de paix.
      La situation montre que nous vivons confiné comme en temps de guerre, le vert kaki est désormais la couleur de n’importe lequel d’entre nous, soumis à des contraintes de type militaire, assignation à résidence, laisser-passer, etc.

      1. @ Biosphère. Lorsque j’entends «prendre le pouvoir», moi non plus je ne pense pas spontanément à un coup d’état, à un putsch, j’entends simplement «arriver au pouvoir», par les urnes par exemple. Lorsque j’entends «idéologie», je ne pense pas de suite au dogmatisme, d’un régime totalitaire ou de telle ou telle religion, j‘entends tout simplement ce mot par ce qu’il est sensé désigner. L’écologisme (que nous appellons à tort écologie) est une idéologie, une doctrine, un courant de pensée, un système d’idées.
        Quand j’entends «écologie politique», je pense de suite à un énorme foutoir (rien à voir avec l’anarchie), une «maison» ou une famille dans laquelle on trouve de tout et n’importe quoi. J’ai dit X fois qu’il existait autant de sortes d’écologist(m)es qu’il existait de gens qui se disent écolos. Ce qui d’une certaine façon est une bonne chose en soi, puisque je ne souhaite absolument pas que nous devenions des clones. Seulement là encore, entre le grand n’importe quoi et l’uniformisation, je pense qu’il doit y avoir un juste milieu. D’autre part, parce que j’entends le mot «politique» dans son sens le plus large, j’entends «écologie politique» comme un pléonasme. C’est exactement comme avec ce fumeux éco-citoyen. Pour moi, un véritable citoyen ne peut qu’être écologiste. Comme il ne peut être qu’adulte, libre et responsable. Un citoyen digne de ce nom ne peut donc pas désirer la servitude, il ne peut pas voter pour une dictature, s’il le fait c’est qu’il a perdu la raison, c’est qu’il confond la liberté et l’esclavage, la droite et la gauche, etc.
        Le vert kaki me fait bien sûr penser à l’armée, mais aussi aux régimes totalitaires. Nous savons que les couleurs servent entre autres à marquer les esprits, le noir par exemple sert aussi bien à peindre la Bête que la mort ou encore l’anarchie. Les couleurs servent donc à illustrer des idéologies et ce n’est pas pour rien qu’on parle de couleurs politiques. Notons aussi qu’une même couleur peut être appropriée par des idéologies n’ayant rien en commun, le vert par exemple est aussi la couleur de l’Islam. Mais si je parle du vert kaki, c’est surtout parce que je nous vois foncer plein pot vers un régime autoritaire (genre 1984). Et bien sûr ce régime n’aura d’écologiste que le nom. Nous avons suffisamment d’exemples d’usurpations dans notre histoire pour savoir que l’habit ne fait pas le moine, que l’étiquette ne fait pas le produit, etc. Quand je vois ce que les dits citoyens acceptent au nom de telle ou telle «guerre» (contre le terrorisme, contre le Covid), je me dis que demain ils accepteront sans difficulté bien pire, au nom cette fois d’une «guerre» pour sauver la planète. Alors qu’en réalité il ne s’agira comme toujours que de sauver le sacro-saint Ordre Établi. Ce régime qui arrivera au pouvoir n’aura même pas besoin de le prendre par la force, ce seront les dits éco-citoyens qui l’auront «choisi». Là encore nous avons des exemples.
        Ceci dit je ne suis pas là en train de dénigrer l’écologie (isme), dont je me fais une haute idée (tout autant que la démocratie, l’anarchie), je me moque tout simplement d’un ramassis d’écolos qui n’en ont que le nom, autrement dit d’écotartufes. Et puis j’essaie, comme je peux, de peindre cette grande confusion (voir La Décroissance juillet-août 2019) qui règne dans les esprits. Et dans le mien probablement aussi. 😉

  4. Pourquoi quasiment toutes ces associations et partis n’ont aucune répercussion sur l’écologie ?
    a/ beaucoup d’entre elles font du green_washing, ce sont leurs agences de communication
    b/ beaucoup d’entre elles sont rouge à l’intérieur et vertes sur la pelure et sont les agences communistes
    c/ beaucoup se préoccupent plus d’importations de migrants en Europe que d’écologie

    Pourquoi un Ministère de l’environnement n’a aucun impact pour obtenir des décisions écologiques ?
    a/ ce Ministre représente le pion avancé des 3 points vu ci-dessus
    b/ il se préoccupe plus de ses gamelles roses que d’écologie (des planques bien payées à ne rien foutre que pourrait fournir un gouvernement UmPs)
    c/ pour financer son green-washing il n’instaure que des taxes qui n’auront aucun impact sur l’environnement…. Alors que des normes auraient beaucoup plus d’efficacité.

    Donc tout ça c’est une grosse farce qui nous coûte cher pour aucun impact sur l’environnement! Et le plus curieux dans tout ça c’est qu’aucun d’entre eux n’a songé à instauré de vrais normes mais surtout un Tribunal de l’écologie ! Et oui, et je vais vous le prouver ! Reprenons, comment le secteur Marchand a réussi à faire valoir ses droits ? Et ben il a mis en place un Tribunal de commerce ! Bah oui pour faire appliquer des droits pour le commerce il faut bien instaurer des lois, mais pour veiller que les lois du commerce soient appliquées il a fallu un Tribunal de commerce… Et ben pour l’écologie c’est exactement la même chose, s’il n’y a aucune norme écologique et s’il n’y a pas de tribunal afférent aux affaires écologiques alors il n’y aura aucune avancée en la matière !

  5. Certaines assoc n’ ont pas été mentionnées comme :
    – les bisounours peints en vert parrainée par Greta Carbone et son Soros
    – sauve ton migrant climatique parrainée par Claire Nouvian
    – Touche pas à ma banquise représentée par Van Ippersiel

  6. 16.000 associations environnementale dans le monde ; 197 si ce n’est 324 pays dans le monde ; environ 500 partis et mouvements politiques en France ; je ne sais combien de partis et d’assos environnementales rien qu’en France… Autant dire qu’il ne sera pas facile de faire émerger de tout ça quelque chose qui tienne réellement la route. Ne serait ce qu’en France.
    Mais est-ce seulement possible ? Je ne le crois pas.

  7. Bien entendu l’activisme associatif ne doit pas faire oublier la nécessité d’une simplicité volontaire de la part des individus ni l’accompagnement de la rupture écologique par les États. Cela bouge aussi de ce côté là même si aucun gouvernement ne prône encore la sobriété partagée. Réunis lundi 27 et mardi 28 avril en visioconférence lors du dialogue de Petersberg, une trentaine de pays, dont plusieurs gros émetteurs de gaz à effet de serre, ont tenu à rappeler que la crise sanitaire ne doit pas occulter la crise climatique. Et que les plans de relance de l’économie devront intégrer les objectifs environnementaux et climatiques afin de rendre les sociétés et les économies plus résilientes aux prochains chocs. La chancelière allemande a reconnu qu’« il va y avoir un débat très difficile sur l’allocation » des milliards qui vont être mobilisés par les Etats pour remettre sur pied leur économie. Angela Merkel a défendu une « coopération internationale cruciale », a notamment appelé à « tourner le dos aux énergies fossiles ».«  Face aux risques majeurs liés au changement climatique, l’ensemble des Etats devraient adhérer à une trajectoire de développement verte et bas carbone tout en poursuivant la relance économique », a jugé le vice-ministre de l’environnement en Chine.
    Rappelant que 2019 a été la deuxième année la plus chaude de l’histoire, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a de son côté prévenu que « tout report dans la lutte contre le dérèglement climatique nous coûtera chaque année bien plus en termes de vies et moyens de subsistance perdus, d’entreprises paralysées et d’économies dévastées ».

    1. Paroles, paroles, tout n’est que parole de la part de ces dirigeants. Il faudra attendre que le blocage énergétique pénètre dans notre maison et que le réchauffement climatique fasse beaucoup de morts pour que la rupture écologique s’amorce. La relance verte n’est qu’un oxymore. Tout au long de notre histoire nous avons exploité les ressources naturelles du simple au plus difficile. Aujourd’hui, nous raclons les fonds de tiroirs. A titre d’exemple, pour la production d’électricité, nous avons commencé essentiellement avec l’hydroélectricité, taux de retour énergétique (TRE ) de 100 à 250 selon les sites, puis le pétrole avec TRE de 50 à 100 dans les années 1950 (aujourd’hui de 5 à 20). Et maintenant l’éolien et le solaire, TRE entre 5 et 80.
      Alors oui, nous sommes de plus en plus nombreux de plus en plus à vouloir consommer de façon débridée et nous aurons de moins en moins de ressources. Tout le monde devra se résoudre à l’évidence, il faudra se serrer la ceinture et oublier la notion de « relance ».

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