LE MONDE complice de la disparition des insectes

On prend aujourd’hui plus intérêt à suivre le mouvements des Gilets jaunes qu’à s’inquiéter de la disparition des insectes. En effet dans une société de masse comme la nôtre, c’est le classement des priorités par les médias qui font l’événement. Ainsi la rubrique « les articles les plus lus » sur lemonde.fr du 14 février met en évidence trois événements « Gilets jaunes » sur 9 items . On me dira que c’est le nombre d’électeurs qui fait l’importance de l’article. Mais quand on voit que l’article le plus lu, c’est le fait que le GJ Christophe Dettinger est condamné à un an de détention, on doute de la perspicacité des lecteurs. C’est au fond la faute au MONDE : ce fait insignifiant n’aurait même pas du figurer en brève dans les colonnes d’un journal de référence. En numéro 5, nous constatons que le GJ Jérôme Rodrigues aurait (peut-être) perdu l’usage de son œil (193 commentaires) : beaucoup de bruit pour rien. Un manifestant digne de ce nom ne devrait jamais être en position d’affrontement avec les forces de l’ordre. Et le fait que la GJ Ingrid Levavasseur renonce à mener la liste RIC aux européennes, on devrait ignorer l’info puisqu’il n’y a pas d’info. Alors parlons plutôt des insectes, l’événement qui compte vraiment.

Sur une page entière du MONDE*, on nous annonce que depuis trente ans, la biomasse totale des insectes diminue de 2,5 % par an. A ce rythme-là, d’ici un siècle, il ne restera plus d’insectes sur la planète. Ou alors à peine quelques espèces nuisibles qui se seront développées au détriment des autres. La nature a horreur du vide, lorsqu’une niche écologique est libre, elle est vite occupée par une nouvelle espèce. Mais il ne faut pas compter sur la disparition généralisée des insectes pour nous débarrasser des espèces qui nous posent problème. Avec la diminution des insectes, on observe un effet boule de neige : leurs prédateurs meurent de faim. On voit déjà certaines espèces de grenouilles et d’oiseaux disparaître. Ensuite viendra le tour des prédateurs des oiseaux et ainsi de suite jusqu’à bouleverser la totalité de la biodiversité. C’est aussi un cercle vicieux : plus nous utiliserons des pesticides pour améliorer les rendements, plus, au final, nous allons perdre en rendement par la disparition des insectes. Ce déclin des insectes commence au moment de l’industrialisation, apparition des premiers fertilisants synthétiques dans les années 1920, pesticides organiques des années 1950, est mise en circulation des nouveaux groupes d’insecticides des années 1990. Les pesticides tels que les néonicotinoïdes et le fipronil, introduits il y a vingt ans, sont dévastateurs. L’éditorial du MONDE** fait fort. En bref : « Les cultures pollinisées par les insectes assurent plus du tiers de l’alimentation à l’échelle mondiale. Face à cette menace majeure, l’impuissance des autorités publiques est aussi évidente qu’accablante. La France ne fait pas exception, loin de là. Le plan Ecophyto, adopté en 2008, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, prévoyait de diviser par deux, en dix ans – « si possible », était-il prudemment précisé –, l’usage de pesticides. Le constat d’échec est patent : en 2018, loin de diminuer, leur utilisation a augmenté de 22 %. Les palinodies des gouvernements successifs sur la suppression du glyphosate confirment cette coupable cécité. »

Sur ce blog biosphere, nous pouvons conclure que si les politiques accordent aussi peu d’importance à la perte de biodiversité, c’est parce que les Gilets jaunes accaparent le haut du pavé. Et si les Gilets jaunes acquièrent cette importance démesurée, c’est parce que les comités de rédaction, y compris celui du MONDE ne font pas un tri pertinent entre les différentes informations. Notons pour finir que la rubrique « Planète » devrait être en première ligne sur lemonde.fr… elle vient après la rubrique « Sport » et bien après la rubrique « Vidéos » ! Nous avons la disparition des insectes que nous méritons, nous aurons donc beaucoup moins à manger demain.

* LE MONDE du 14 février 2019, La disparition des insectes, un phénomène dévastateur pour les écosystèmes

** LE MONDE du 14 février 2019, éditorial : Un cruel besoin d’insectes

AJOUT

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5 réflexions sur “LE MONDE complice de la disparition des insectes”

  1. C’est la nature humaine. C’est comme un accident sur l’autoroute et le bouchon qui se forme sur l’autre voie.
    De plus aujourd’hui on a une population élevée hors sol. Ils ont très peu de contact avec la nature sans béton et ils sont souvent accroché à leur smartphone.

  2. Il est facile d’observer effondrement des insectes grâce à ce qu’on appelle le “syndrome du pare-brise”. La plupart des conducteurs de plus de 40 ans peuvent comparer l’état de leur pare-brise aujourd’hui à celui d’il y a quelques dizaines d’années : le nombre d’insectes écrasés a considérablement diminué. 

  3. Clos du thym (sur lemonde.fr) : Je ne vois vraiment pas où est le problème. Vous oubliez le génie génétique. Si les insectes disparaissent, on prend leur ADN et on le met dans les vers de terre et on a des vers de terre pollinisateur. Et v’là l’travail. Réciproquement, si les vers de terre disparaissent on met leurs gènes dans les insectes et ils vont nous aérer la terre vite fait bien fait. Si les deux disparaissent, là par contre, on est dans la m…

  4. De la fonte des glaces et de la disparition des insectes, tous les dirigeants s’en fichent complétement ! Une fois, j’avais songé à ce que les industries accueillent comme une bonne nouvelle la fonte des glaces en arctique et en antarctique, certains en venaient à penser que je me faisais des idées ! Et ben pas du tout ! Même sur le site de Raël la fonte des glaces est accueillie comme une bonne nouvelle, puisque ça permettrait aux industries d’y puiser des ressources aux pôles nord et sud pour le bien et la prospérité de l’humanité, à noter aussi que l’installation d’industries directement sur place y était mentionnée aussi !

    Mais bon, vous connaissez mon analyse qui se confirme de plus en plus, et quand je dis analyse, ça part de constat, et non pas d’opinion ou d’avis, ça sera le déluge, l’effondrement, car il n’y a pas 5 % de l’humanité qui voudra consentir à des efforts, 95 % des gens ne sont obnubilés que par leur expansion de plaisir par l’intermédiaire de biens matériels. Même les africains, ils nous reprochent pas d’éradiquer leur culture encore issue du néolithique, ils nous reprochent de ne pas les avoir occidentalisés davantage sur leur continent pour jouir du même train de vie qu’aux Usa et en Europe, et il en est de même sur les autres continents. Alors l’effondrement a 100 % de chance de se produire. Il faudrait déployer une dictature et une répression d’une violence inouïe pendant plusieurs décennies pour juste contenir le consumérisme planétaire ambiant, alors quel politicien se risquerait à un tel programme à l’approche d’élections, multitudes élections qui s’enchaînent tous les 2 ans quand ce n’est pas tous les ans ? (mairies, régionales, députés, présidentielles, européennes, etc)

  5. De la fonte des glaces et de la disparition des insectes, tous les dirigeants s’en fichent complétement ! Une fois, j’avais songé à ce que les industries accueillent comme une bonne nouvelle la fonte des glaces en arctique et en antarctique, certains en venaient à penser que je me faisais des idées ! Et ben pas du tout ! Même sur le site de Raël la fonte des glaces est accueillie comme une bonne nouvelle, puisque ça permettrait aux industries d’y puiser des ressources aux pôles nord et sud pour le bien et la prospérité de l’humanité, à noter aussi que l’installation d’industries directement sur place y était mentionnée aussi !

    Mais bon, vous connaissez mon analyse qui se confirme de plus en plus, et quand je dis analyse, ça part de constat, et non pas d’opinion ou d’avis, ça sera le déluge, l’effondrement, car il n’y a pas 5 % de l’humanité qui voudra consentir à des efforts, 95 % des gens ne sont obnubilés que par leur expansion de plaisir par l’intermédiaire de biens matériels. Même les africains, ils nous reprochent pas d’éradiquer leur culture encore issue du néolithique, ils nous reprochent de ne pas les avoir occidentalisés davantage sur leur continent pour jouir du même train de vie qu’aux Usa et en Europe, et il en est de même sur les autres continents. Alors l’effondrement a 100 % de chance de se produire. Il faudrait déployer une dictature et une répression d’une violence inouïe pendant plusieurs décennies pour juste contenir le consumérisme planétaire ambiant, alors quel politicien se risquerait à un tel programme à l’approche d’élections, multitudes élections qui s’enchaînent tous les 2 ans quand ce n’est pas tous les ans ? (mairies, régionales, députés, présidentielles, européennes, etc)

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