Nicolas Hulot, son engagement écolo

Ce livre* est un hommage qui se veut le plus objectif possible de l’action permanente, depuis quelques décennies, de Nicolas Hulot en faveur de la cause écologique. Son diagnostic devrait être partagé par tous : « Les sommets sur le climat se succèdent, les conférences sur l’état de la planète se multiplient, nous croulons sous l’avalanche de rapports plus alarmants les uns que les autres. Et l’on se rassure avec une multitude de déclarations d’intention et de bonnes résolutions. Si la prise de conscience progresse, sa traduction concrète est dérisoire face à l’accélération des phénomènes que nous sommes censés juguler. Nous sommes technologiquement époustouflants, culturellement affligeants. Nous assistons en spectateurs informés à la marche vers la catastrophe globale. [Osons, plaidoyer d’un homme libre de Nicolas Hulot – Les liens qui libèrent, octobre 2015] »

Pour essayer d’éviter la catastrophe, Nicolas Hulot a fait tout au cours de sa vie le maximum de ce qu’il était possible de faire dans différentes instances, la télévision avec Ushuaïa, la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), les élections où il est intervenu directement ou indirectement, et maintenant un poste de ministre d’État pendant plus d’un an à l’heure où j’écris ces lignes. Jamais un écologiste n’a été aussi loin que lui pour politiser les écologistes et écologiser les politiques, y compris au plus haut niveau de l’Etat. Il a conseillé les présidents de la république Chirac, Sarkozy, Hollande. Son choix de toujours était cornélien : faut-il s’opposer par avance à des décisions qui ne sont pas encore prises ou agir pour réorienter la politique dans le bon sens ? Sa réponse constante est sans ambiguïté, il s’est même engagé directement au niveau politique. Lors de la présidentielle 2007, il a fait signer par tous les principaux candidats la « Charte de l’écologie ». Candidat à la présidentielle de 2012, il a échoué au sein de la primaire d’EELV à cause de l’imbécillité gauchisante des partisans de l’écologie institutionnalisée. Mais il est devenu envoyé spécial pour la planète de François Hollande. Il a obtenu avec Emmanuel Macron le titre de ministre de la transition écologique et solidaire.

Cet essai devrait permettre de mieux comprendre la difficulté de l’engagement écologique et la complexité de l’exercice du pouvoir politique. Lors de la présidentielle 2017, Nicolas Hulot a mesuré personnellement le vertige du pouvoir, dans un contexte où l’éclatement des partis traditionnels avait donné leurs chances à des candidats nouveaux sur la scène politique. Il pouvait peut-être parvenir au second tour devant le FN de Marine Le Pen et les Insoumis de Mélenchon s’il était resté candidat. Il a renoncé au dernier moment, il pensait avoir trop à perdre, lui et sa famille, dans la lutte pour le pouvoir. (à suivre)

* Extraits du livre de Michel Sourrouille, « Nicolas Hulot, la brûlure du pouvoir »

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17 réflexions sur “Nicolas Hulot, son engagement écolo”

  1. Puisque Bga80 veut du Hulot pour s’aiguiser les dents, nous lui en donnerons à nouveau.
    Qu’il essaye cependant de varier ses arguments, de la monotonie naît l’ennui.

    1. Alors autant que vous voulez BIOSPHERE, puisque vous êtes le maître à bord. Nicolas sera alors le nonos à BGA. Mais il faudra laisser notre pauvre ami se faire les dents sans le perturber. Parce que comme on sait, les sans-dents ça ronge tout doucement 🙂

    2. C’est vous qui n’avez aucun argument ! A part annoncer par des déclarations brutes que je n’en ai aucun sans le prouver et sans preuves ! Puis-je connaître l’empreinte écologique de Hulot ? Parce qu’il a de la marge par rapport à moi ! Je n’ai pas de voiture, je ne prends jamais l’avion et je me déplace essentiellement à pied, pour le reste je n’ai pas de moto, scooter, ou encore navire ! ALORS ON FAIT LES COMPTES ? Car entre lui et moi si un doit réduire son train de vie pour sauver la planète c’est lui ! Moi je ne peux pas réduire en-deça de mes besoins essentiels, donc oui je n’ai strictement aucune leçon de moral à recevoir de lui !

      1. Tu n’ as pas tort sur NH car prêcher la sobriété aux plus pauvres quand soi- même on « pète dans la soie  » , n’ est guère vertueux .
        Tiens , cela me fait penser aux bobos gauchos qui recommandent la solidarité avec les afromuzz mais qui évitent de placer leurs enfants dans des écoles pourries par la surprésence de cette chère diversité ( au propre comme au figuré=) .
        Le masque de la bobotterie est tombée, cher NH !
        NH a créé ushuaia le mag et on y retrouvait sous les traits (jolis) de Cyrielle Ariel et Co la crème de la bobotterie prout prout parigotte qui se permettait de contester un Jancovici lorsque ce dernier affirmait que les éoliennes n’ étaient guère productives vu l’ irrégularité du vent : je m’ esbaudis en repensant à ce verbiage de crétins assotés de gauchisme bien pensant !

        1. Tant que nous y sommes, à en rajouter au Grand N’importe Quoi, je nous propose d’oublier Monsieur Hulot 5 minutes et de penser plutôt à ce « coup de chalumeau dans les vignes » (article d’hier).
          Je fais remarquer au passage que ce très bon article de Catherine Bernard (vigneronne dans l’Hérault) ne semble pas inspirer grand monde.
          Allez un peu d’imagination que diable ! Je ne sais pas moi … Soros ne serait-il pas là derrière, par hasard ? Ou alors les « afromuzz », qui comme on sait ne boivent pas de pinard. Je serais quand même curieux de savoir qui est le responsable de ce sale coup (de chalumeau).

      2. Précédemment je te demandais si t’en connaissais toi des « exemplaires ». Et je disais à BIOSPHERE qu’il conviendrait plutôt de nous présenter des gens anonymes, qui font beaucoup moins de bruit, mais chez qui l’engagement écolo est aussi fort que celui de Nicolas. Différent certes, mais aussi fort. Et en fin de comptes… peut-être encore plus productif.
        Eh ben voilà , c’est toi le type « exemplaire » ! Pourquoi ne le dis-tu pas comme ça ? Le modèle à suivre et à écouter, c’est pas Nicolas, ni Greta, ni Rabhi etc. c’est BGA !
        Certes tu fais un peu de trop de bruit à mon goût, ne serait-ce qu’ici, mais qu’en est-il réellement de ton engagement écolo ? Autrement dit en fin de COMPTES… même si ton bilan carbone est en dessous de celui de N-Hulot, en quoi sers-tu réellement l’écologie, en quoi serais-tu réellement productif ? Allez vas-y, argumente ! Mais attention, pas pour dire des conneries, parce que tu sais quand même l’impact environnemental de nos messages numériques. (besoins essentiels … je me marre !)

  2. Nombre de commentaires sur ce blog chaque fois que nous parlons de Nicolas Hulot nous navrent.
    Nicolas explique la situation dramatique de la vie sur Terre…et il est la cible d’attaques ad hominem, de calomnies, de caricatures, de tentatives de discrédit… Comme le dit Aurélien Barrau, « Il est étonnant que, chez certains, l’angoisse ne naisse pas du désastre en cours, qui est scientifiquement établi, mais du fait que la recherche de solutions soit enfin posée sur la table. »
    En revanche, si rien n’est entrepris, il n’est pas exclu que diverses catastrophes et les déplacements massifs de réfugiés climatiques conduisent à l’émergence de dictatures. D’un point de vue géostratégique, c’est même probable. Il s’agit justement d’éviter ces catastrophes. Nicolas Hulot est avec nous tous sur le Titanic (titre d’un de ses livres), il essaye d’agir avant que l’iceberg nous percute.

    1. Ben que Nicolas Hulot commence par baisser son empreinte écologique colossale avant de vouloir réduire l’empreinte écologique des autres qui l’ont déjà très basse ! Arrêtez votre dialectique alarmiste pour faire pleurer les sans-dents et manipuler le débat par l’émotion. Moi je dis rien que les faits, que Hulot baisse son empreinte pour sauver la planète ! L’heure est grave comme vous dites !

    2. @ BIOPHERE. Comme je demandais, à quoi bon nous présenter Nicolas Hulot comme un modèle ? Pourtant vous savez bien qu’on viendra systématiquement ressortir « ses hélicoptères, ses hydravions, ses bateaux de croisières » et j’en passe. C’est navrant mais c’est comme ça. En quelque sorte vous donnez là des bâtons pour vous faire battre.
      Je pense qu’il conviendrait plutôt de nous présenter des gens anonymes, qui font beaucoup moins de bruit, mais chez qui l’engagement écolo est aussi fort que celui de Nicolas. Différent certes, mais aussi fort. Et en fin de comptes… peut-être encore plus productif, eh va savoir.
      Mais comme je ne suis pas naïf, je sais aussi que même là on viendra raconter n’importe quoi et/ou rigoler (bien au chaud derrière son clavier). C’est d’ailleurs ce que disais précédemment. Bref, c’est fou comme on se répète, en attendant.

      1. D’autres écolos aussi menteurs en somme ? Parce que quand Hulot se balade en navire ce n’est pas grave pour la planète, mais quand ce sont les autres oui…. Ce n’est pas grave pour la planète quand Hulot se balade avec ses 3 voitures motos et scooters, mais quand ce sont les autres qui se baladent qu’avec 1 seul véhicule c’est très grave pour la planète ? Bon halte au sketch ! Hulot prend surtout les autres pour des bulots ! Parce que j’imagine que Hulot chauffe ses 3 maisons, même s’il n’en occupe qu’une à la fois, il n’en demeure pas moins qu’il chauffe simultanément les 3 pendant l’automne hiver histoire que ça ne moisisse pas à l’intérieur ? Pendant que des bulots n’ont pas les moyens de se chauffer l’hiver pour leur santé ainsi que celle de leurs enfants ! Alors oui, Hulot prend les autres pour des bulots !

        1. Mais oui BGA, c’est bon là, on a compris. Même les bulots, même les huîtres ont compris. Alors à quoi bon en rajouter au Grand N’importe Quoi ?

          1. Mais oui toujours dans la dialectique et pas dans les faits ! En quoi ça serait du Grand N’importe quoi que de demander à Hulot de montrer l’exemple en baissant son empreinte écologique ? Je suis désolé mais tant qu’il n’est pas exemplaire alors il n’a aucune crédibilité et ça prouve bien qu’il nous prend pour des bulots !

          2. Mais cesse donc de raconter n’importe quoi !
            T’en connais toi des « exemplaires » ? Et depuis quand faudrait-il être irréprochable pour pouvoir être crédible ? Ne suffit-il pas tout simplement de dire ce qui est, pour être crédible ? Et depuis quand faudrait-il être un saint pour parler du bien et du mal ? Autrement dit, en quoi tout ce que tu racontes là au sujet de Nicolas Hulot peut-il discréditer son discours ? Allez va, puisque tu sembles avoir du temps à perdre, essaye donc de réfléchir 5 minutes.

  3. Je comprends que pour « bien » vendre une quelconque marchandise (ici un bouquin) il faille faire un peu de promo (pub), mais à quoi bon nous parler encore de notre cher ex ministre préféré ? Je pense qu’il a mérité de bonnes vacances, et une bonne retraire, non ? Le meilleur service que nous puissions lui rendre, ne serait-il pas de l’oublier ?

    L’engagement écolo de Nicolas Hulot est évident, il est sincère. Mais nous n’irons quand même pas jusqu’à en faire un saint, ni prendre son action comme modèle. Si nous nous amusions à dresser le bilan, depuis le moment où il s’est tourné vers l’écologie, que pourrions-nous en conclure ? Pour moi ce bilan n’est certainement pas globalement positif. Ni globalement négatif, du moins j’ose encore l’espérer (parce que sinon ce serait à désespérer de tout).

    On nous dit que grâce à ses émissions, ses images, il a grandement participé à la fameuse prise de con science. Oui peut-être… et alors ? je veux dire, si … Nicolas et son pote YAB n’avaient pas été là… alors nous en serions encore à croire que tout va bien, peut-être ? Allons-allons un peu de sérieux ! En attendant, nous voilà bien avancés.

    On nous dit que Nicolas s’est toujours appliqué à « politiser les écologistes et écologiser les politiques » . Ça c’est marrant, ça nous renvoie encore à l’opposition entre écologie et économie. ( POLITIQUE = du grec «politikos», science des affaires de la Cité. La politique c’est l’organisation de la Cité, autrement dit l’État. ÉCOLOGIE = du grec «oikos» et «logos». L’écologie c’est la science, la connaissance, de la «Maison»). En fait sur ce point Nicolas n’aura fait qu’enfoncer des portes ouvertes.

    On nous dit que face au choix cornéliens (dilemmes) il a toujours fait preuve de constance. Oui c’est sûr, Nicolas a toujours navigué en zig-zag, au gré du vent, selon ses humeurs du jour et les cycles qui le gouvernent. Ce n’est un secret pour personne, Nicolas alterne des phases où il est gonflé à bloc et des phases où il est au fond du trou.

    1. Le très millionnaire Hulot, oui c’est clair qu’il est temps qu’il prenne sa retraite et se fasse oublier. En effet, pour pouvoir profiter pleinement de ses 3 maisons, son navire de plaisance, ses 9 voitures, sa moto et son scooter, il faut avoir du temps, beaucoup de temps même ! Faire de la politique, même avec un faux nez écologiste, c’est chronophage, trop chronophage pour pouvoir profiter de vacances en Suisse, en Bretagne et en Corse, alors il est grand temps qu’il prenne le large pour pouvoir profiter de son bateau de ses voitures, de sa moto, de son scooter et de ses maisons !

    2. Michel C, « oublier » Hulot » ne va pas être facile. Il continue de faire tribune et interview dans les médias. C’est vrai, parfois « il est au fond du trou », il n’en dort plus la nuit, car sa constance dans la vie, c’est d’être sensible aux défaites écologiques que nous subissons jour après jour, même avec un gouvernement qui se dit aux avant-postes de l’écologie.
      Les dénonciations et actions de Hulot ne vous semblent pas plus utiles que vos critiques ?

      1. @ BONSENS.
        Déjà, si Nicolas Hulot « continue de faire tribune et interview dans les médias », c’est qu’il le veut bien. Ceci dit j’espère que vous aurez remarqué que je ne tire pas à boulets rouges sur Nicolas (ni sur Greta d’ailleurs). Je profite seulement de l’occasion qui m’est donnée ici pour exposer mon point de vue à son (ou leur) sujet. Et comme il se trouve que nous parlons ici du personnage Hulot, permettez-moi au moins de dire ce qui est. Je pense que là aussi c’est juste une question de … bon sens. Maintenant si je dis des choses erronées, je vous serais reconnaissant de me corriger.

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