Le Monde censure

Cher homo sapiens

On voit bien dans l’édition du 13 septembre où va la curiosité du quotidien « Le Monde ». Un tiers de page de publicité pour la firme Total qui nous raconte mensongèrement que « Pour vous, notre énergie est inépuisable » alors que les réserves de pétrole ont une durée de vie de seulement 40 ans. Sur la même page, un article conséquent sur la redécouverte d’une tombe gaulois, annonce dont l’intérêt est proche du néant. Et caché à côté dans un minuscule entrefilet, l’adoption par le sénat du « droit à l’eau » dans la loi, une eau de plus en plus disputée. Même si c’est de façon inconsciente, mon quotidien préféré prépare pour la Biosphère un avenir non durable.

Pour en savoir plus, http://www.biosphere.ouvaton.org

l’espoir fait vivre

Le jour de ma mort, notre planète continuera à tourner. Le jour de la fin de l’espèce homo sapiens, la Terre continuera à tourner. Le jour de la fin de la Terre, l’univers continuera à jeter des bribes de vie ici ou là : je trouve tout cela très réconfortant… La Biosphère se reconstituera ailleurs.

En attendant, vivons en harmonie avec ce qui vit aujourd’hui !

Le Monde dérape

Le journal Le Monde imite le sketch de Coluche, tous ces milieux bien informés qui s’autorisent à dire…. Ainsi ce grand quotidien national parle beaucoup de la décision que Michael Schumacher va prendre, et qui va certainement nous surprendre : on ne parle plus que de ça sur le circuit de la F1. Monsieur Schumacher lui-même a d’ailleurs été on ne peut plus précis : « Vous savez tous que nous allons faire une annonce dimanche, et je vous prie de ne pas poser de question sur ce sujet car nous n’y répondrons pas ! » De telles informations, un quotidien de référence peut s’en passer, d’autant plus qu’il faudrait plutôt condamner le sport automobile qui glorifie l’effet de serre et cultive la débilité des tifosi. La Biosphère dit : « Que Schumacher démissionne, ou qu’il s’écrase contre un mur, peu importe. » Pour en savoir plus, http://www.biosphere.ouvaton.org/

Révoltons-nous !

La Biosphère est révoltée par tous ces politiques qui prônent ma croissance durable (projet du PS comme Sarkozy)

et donc la détérioration de la planète, la Biosphère est  révoltée par ces religions fantaisistes, nataliste et certainement pas écologistes,

mais ne perdons pas espoir :

le journal « LA DECROISSANCE » vient de sortir en kiosque,

ou écrivez 11 place Croix-paquet, 69001 Lyon

Benoît XVI, un pape rabougri !

Benoît 16 vient de se prononcer contre le dialogue entre les religions : « La rencontre interreligieuse de prières ne doit pas prêter à des interprétations syncrétiques, fondées sur le relativisme qui nierait le sens même de la vérité et la possibilité de l’atteindre. » Il dit non à la dilution de l’identité chrétienne, comme il a rappelé à l’ordre les franciscains d’Assise, promoteurs de manifestations interconfessionnelles devenues des rendez-vous pacifistes, altermondialistes et écologistes. Pourtant, Benoît 16 reconnaît qu’« il n’est permis à personne de prendre argument de la religion comme prétexte à une attitude belliqueuse à l’égard d’autres humains. » Pourtant  Benoît 16 avoue dans le même temps que « les différences religieuses constituent des motifs d’instabilité et de menace ». Ce pape ne sait pas résoudre ses contradictions. Ce pape n’a pas encore compris que dans l’intérêt de la planète, il ne doit pas se cacher derrière des dieux invisibles, mais défendre fermement une nature en perdition.

Le texte officiel qui avait consacré en 1980 François d’Assise comme Saint patron de l’écologie soulignait que la nature était un don de Dieu fait aux humains. Quelle erreur profonde dans l’expression ! L’Eglise n’acceptait pas le message d’humilité des humains vis-vis de la Nature que propageait François d’Assise. D’ailleurs dès son vivant il a été régulièrement trahi par l’Eglise qui portait pourtant comme lui le même message des Evangiles. Au lieu d’enseigner la vraie joie par la simplicité volontaire, la fraternité et par dessus tout l’humilité, les porteurs de la parole qu’ils disent divine n’ont fait qu’exalter le culte des apparences et soutenir l’emprise des humains sur la Nature.

survie de l’humanité

Cher homo sapiens,

Rappelle toi les accents prophétiques de Jean DORST en 1965,  «  L’humanité ne pourra survivre qu’en accord avec les lois biologiques qui régissent notre planète ».

Depuis plus de 40 ans, nous avons oublié son analyse fondamentale : « En dépit de tous les progrès de la technique et d’un machinisme devenu envahissant, en dépit de la foi que professent la plupart de nos contemporains en une civilisation mécanique, l’homme continue de dépendre étroitement des ressources renouvelables, et avant tout de la productivité primaire, la photosynthèse en représentant le stade premier. Ce fait fondamental lie l’homme d’une manière très étroite à l’ensemble du monde vivant, dont il ne forme qu’un élément. L’étude des maux dont nous souffrons actuellement et l’analyse détaillée de leurs causes nous montrent que l’homme a enfreint gravement certaines lois. Il est d’ailleurs symptomatique de constater que l’homme dépense de plus en plus de son énergie et de ses ressources pour se protéger contre ses propres activités et contre leurs effets pernicieux, à se protéger contre lui-même au fond. »

Humains, réveille-toi, il n’est que temps de prendre la défense de la Biosphère pour assurer ton propre salut !

Bonheur National Brut

Le Bonheur National Brut, c’est ce que cherchait à conserver le Bhoutan. Il était sur la bonne voie, il gardait des villes toutes petites (la capitale Thimphu compte 50 000 habitants seulement) et refusait les feux rouges, et surtout il éloignait la cigarette et les touristes en imposant des taxes colossales. Mais le ver est déjà dans le fruit, le Bhoutan a cédé aux vertiges de l’éducation scolaire et aux ravissements de la télévision, en conséquence le contact avec la Nature va disparaître au triple galop : la Biosphere ne peut plus être tranquille même sur les bords de l’Himalaya.

la biodiversité en péril

Selon l’Union mondiale pour la nature, 12 à 52 % des espèces actuelles seraient menacées. Le manque de précision provient des lacunes de l’inventaire des espèces, mais on peut déjà penser à une sixième extinction (la dernière a vu la disparition des dinosaures il y a 85 millions d’années) et cette fois l’activité humaine en est presque le seul et unique responsable.

Il ne suffit pas d’accroître les connaissances comme la Conférence internationale qui vient de se terminer à Paris le voudrait, encore faut-il ressentir la nécessité impérieuse de passer à l’action. La gouvernance, qui désigne les moyens politiques et institutionnels d’action en faveur de la biodiversité, reste un sujet délicat dans le système actuel. Il suffirait pour les libéraux de calculer les services rendus par la biodiversité (les avantages) pour qu’on puisse les comparer au coût de la sauvegarde. Mais on sait déjà que les activité pétrolières développées dans des régions très fragiles et les mines autorisées par dérogation dans des forêts protégées sont le résultat d’une pondération à très courte vue de ce rapport bénéfice/coût.

Pour François d’Aubert, ministre délégué à la recherche, « l’instruction de ce dossier devra être rapide afin qu’un rapport soit finalisé pour la prochaine conférence des parties à la Convention de la diversité biologique » (en l’an 2006 au Brésil). Combien d’espèces auront-elles disparues d’ici-là ? C’est comme la tragédie du changement climatique, le processus d’atteinte à la biodiversité est assez invisible pour que seuls les scientifiques soient à même d’en détecter les signes, alors les politiques attendent.

Mais un seuil d’irréversibilité approche rapidement, chaque politique doit réagir à son niveau de compétence, commune, département, région ou plus, chaque citoyen doit se comporter en écocitoyen.

quelle recherche ?

une recherche sans avenir
Le Parlement examinera avant l’été (Le Monde du 28/01) la loi d’orientation et de programmation sur la recherche. Déjà le mouvement « Sauvons la recherche » dénonce un projet de loi inacceptable, déjà un député PS passe en première ligne pour soutenir les OGM. Pourtant la question essentielle est ailleurs : il faudrait considérer la recherche non comme un tout dont l’objectif serait d’accaparer au moins 3 % du PIB, mais comme des études spécifiques dont les domaines d’application seraient réellement utiles et sans danger pour la société humaine et pour le reste de la planète. Par exemple, faut-il financer principalement la biologie moléculaire et les OGM ou faut-il favoriser la recherche des naturalistes sur les avantages de la biodiversité dont on nous a rappelé lors de la dernière conférence internationale à Paris qu’elle était en péril extrême. Faut-il consacrer plus de 80 % du financement de la France en matière d’énergie à la recherche nucléaire et laisser seulement quelques miettes pour les énergies renouvelables. Faut-il toujours plus de recherche en tous genres sans s’interroger sur les risques pour la santé humaine de nos applications techno-scientifiques alors que nous accumulons déjà des tas de produits chimiques dans notre corps et que les cas de cancers et d’allergie se multiplient. Finalement notre polarisation sur d’éventuels sauts technologiques dans la recherche à la mode (une mode déterminée par les industriels) nous empêche de consacrer toutes nos forces et notre attention à l’endiguement des dégâts que nous infligeons aujourd’hui à notre planète, donc à nous-mêmes. Le débat politique ne peut plus porter sur une enveloppe financière globale qui va sauver quelques emplois de chercheurs, mais sur notre manière de penser et de vivre qui pèse beaucoup trop sur la Biosphère et pénalise le sort des générations futures.

démographie

En Allemagne, le nombre de naissances a été divisé par deux en quarante ans, passant de 1,3 million naissances en 1964 à environ 700 000 en 2003. Cette baisse s’explique par la pauvreté des équipement collectifs de prise en charge (crèches, écoles maternelles), mais aussi par la difficulté de trouver le bon partenaire pour fonder une famille ou par la profonde crise qui secoue le monde du travail et accentue l’ampleur du chômage. On peut donc noter l’émergence d’un climat général hostile à l’enfant et même aux parents qui veulent en avoir ; une vie sans enfant semble procurer plus de satisfaction qu’avec des enfants. La biosphère ne peut qu’être en accord avec un tel type de comportement, la voie malthusienne est la première des solutions au désordre planétaire actuel. Le seul modèle qui mérite d’être défendu, c’est celui d’un seul enfant par famille, qu’elle soit allemande, chinoise ou d’une autre nationalité.

solidarité avec les bonobos

Solidarité avec les bonobos
D’un côté le tsunami pourrait faire aujourd’hui 150 000 victime humaines, de
l’autre chimpanzés, gorilles, orangs-outans et bonobos risquent de
complètement disparaître dans une ou deux décennies. D’un côté les
soubresauts de la planète laissent en vie largement plus de 6 milliards
d’humains, de l’autre l’activité de ces mêmes humains élimine leurs plus
proches cousins par la déforestation, la chasse et la pression de la
démographie humaine. D’un côté les aides publiques d’urgence en faveur de
l’Asie dépassent déjà 1,2 milliards de dollars (sans compter la générosité
privée), de l’autre il faudrait seulement 25 millions de dollars pour
enrayer l’irrésistible baisse des populations de primates.

L’humanité envoie en avion ses touristes occidentaux à l’autre bout du monde pour accélérer le changement climatique, mais elle n’a presque aucun respect pour la vie
des non-humains sous toutes ses formes ; l’humanité s’apitoie sur son propre
sort, mais elle n’a pas beaucoup de considération pour le déclin de la
biodiversité dont elle est pourtant le principal responsable.

Il y a quelque chose d’absurde sur cette planète…