Pandémie Covid-19, la faute à la surpopulation

On dit aujourd’hui que la pauvreté est la première cause de mort des victimes des pandémies. Oui la pauvreté aggrave une pandémie. Et l’eau mouille. Et le feu brûle. Mais les causes premières sont ailleurs ; la pauvreté elle-même est due principalement à la surpopulation. C’est une conséquence : trop d’enfants, d’où pauvreté, ce qui veut dire encore plus d’enfants, donc toujours plus de miséreux. C’est ce que l’on appelle une causalité circulaire. Selon qu’on s’intéresse à un moment ou un autre de la boucle, on privilégiera telle ou telle cause en vain. Autre enchaînement de circonstances, la fin des épidémies explique pour une part l’explosion démographique, mais la surpopulation implique des risques croissants d’épidémie. En effet la concentration humaine accentue les risques de contamination. L’épicentre du coronavirus actuel, la ville de Wuhan, a été obligé à mettre en quarantaine 11 millions d’habitants. Comment croire qu’avec une telle masse de gens, le syndrome respiratoire aigu (SRAS) n’allait pas se répandre sur toute la planète et toucher d’autres concentrations humaines. Quelques précisions :

Le Covid-19, dont on dénombre déjà plus de 100 000 cas confirmés et plus de 3 200 décès dans le monde, se présente comme un syndrome grippal. La grippe saisonnière fait globalement plus de morts (jusqu’à 650 000 décès par an) car elle touche bien plus d’individus. Mais le virus n’a pas dit son dernier mot. L’épidémie de grippe espagnole, en 1918-1919, tua de 30 à 100 millions de personnes dans le monde. Les plus grandes pertes ont touché les pays par ordre de surpopulation décroissante : l’Inde (18,5 millions de morts, soit 6 % de la population), la Chine (4 à 9,5 millions de morts selon les estimations, soit 0,8 à 2 % de la population) et l’Europe (2,3 millions de morts, soit 0,5 % de la population). Sa morbidité (la proportion de la population infectée) était exceptionnelle, dépassant couramment 20 % de la population, avec des records à 80 %. Cependant le taux de reproduction de base ou « R0 », n’est pas une valeur constante et les mesures de distanciation sociale et de quarantaine ont un impact sur la chaîne de transmission. Ce sont les armées en campagne qui ont propagé le virus de la grippe espagnole, ce sont les facilités de déplacement par les trains et avions qui facilitent la propagation actuelle du Covid-19. La létalité en 1918-1919 (la proportion de décès parmi les malades) dépassait souvent 3 % dans les groupes les plus touchés. Dans le cas du Covid-19, les variations sont comprises entre 2 % et 4 %, selon les régions. Le Covid-19, comme la grippe, est une infection respiratoire transmise par le biais de gouttelettes émises par une personne infectée, inhalées, et en portant à son visage sa main après contact avec le virus. Nous échappons à une transmission aérienne sous forme d’aérosol comme cela existe pour la rougeole, ce qui entraînerait une véritable hécatombe.

Nous évitons aujourd’hui une mortalité importante grâce à tous nos moyens de communication et d’organisation complétés parle savoir-faire de nos services de santé et d’hygiène. Pourtant chaque jour, 30 000 enfants de moins de cinq ans meurent de maladies et près de la moitié des habitants de la planète (soit 3,4 milliards d’individus)sont confrontée à de grandes difficultés pour satisfaire leurs besoins élémentaires. Pour l’avenir, les perspectives sont encore plus sombres car la surpopulation a pour corollaire une surexploitation des ressources, ce qui va entraîner la pénurie, d’où une décroissance forcée de nos sociétés thermo-industrielles. La sobriété imposée sera associée à des situations de limitations de soins et d’augmentations des risques. Nous avons refusé pendant plus de deux siècles d’écouter le message de Malthus appelant à une maîtrise de notre fécondité. Épidémies, guerres et famine se chargent de nous rappeler aux réalités bio-physiques de la planète : toute espèce même humaine ne peut dépasser impunément par son nombre les capacités de son milieu de vie.

Pour en savoir plus, https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/05/quelles-differences-entre-le-coronavirus-et-la-grippe_6031939_3244.html

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8 réflexions sur “Pandémie Covid-19, la faute à la surpopulation”

  1. La pauvreté / misère est -elle due à la mauvaise (ou à l’ absence de) redistribution des revenus / richesses (thèse de la gauche) ou à la surpopulation et son terrible avatar , la surnatalité (thèse des malthusiens) ?
    Pour une famille lambda possédant un revenu couvrant juste les besoins élémentaires d’ un nombre donné de personnes, toute bouche supplémentaire qui va y naître va l’ appauvrir (cfr Malthus et son banquet de la nature …) .
    Même si on répartissait équitablement les richesses minières du Congo (cobalt , tantale , uranium, diamant cuivre …), par exemple ou du Nigéria (pétrole, gaz) , ce qui n’est pas le cas vu que les revenus générés ne profitent qu’ à une minorité prédatrice , il n’ est guère certain qu’ ils pourraient assurer un niveau de vie décent à ces Africains vu l’ augmentation constante et effrayante de leur population .

    1. Et on peut également présupposer que la pauvreté est inhérente à la nature humaine (concept également très pratique pour botter en touche). Seulement les chiffres sont têtus. Par exemple, en 2015 la FAO estimait qu’il faudrait investir 267 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim dans le monde d’ici à 2030. Pour comparer, le budget annuel mondial consacré à la publicité est de 500 milliards. Celui de l’armement d’environ 2000 milliards de dollars.

      Maintenant c’est sûr, ce ne sont pas les dollars ni les euros qui remplissent nos ventres. Ni le cobalt, le pétrole, le gaz etc. Selon les latitudes et les habitudes, ce qui nourrit les hommes ce sont les patates, le manioc, le blé, le riz, telle ou telle viande etc.

      1. Oui et ? Il me semble qu’un individu 1000 fois plus riche qu’un smicard ou qu’un pauvre ne mange pas 1000 fois plus dans une journée ! Qu’on soit riche ou pauvre, on a les mêmes besoins alimentaires au quotidien ! (Hormis dans les pays nordiques où l’on mange un peu plus l’hiver pour se faire du gras et rester en bonne santé, mais un peu plus ce n’est pas 1000 fois plus !

        1. Oui BGA, c’est bien ce que tu dis, il te semble. Et de mon côté il me semble qu’il n’y a pas que la bouffe dans la vie. Et de ça, je dirais même que j’en suis con vaincu. Comme je suis convaincu que tu n’as toujours pas compris cette histoire de besoins (et de «besoins»). Alors, comme on ne sait jamais je recommence. Qu’il soit milliardaire ou smicard un être humain a un certain nombre de besoins. Je t’ai déjà donné de quoi t’éclairer sur le sujet, je me souviens t’avoir présenté un célèbre constructeur de pyramides, un certain Maslow.
          Je te rappelle aussi ce que j’ai dit précédemment, les chiffres sont têtus. Puisque tu abordes la richesse, celle qui parle à tout le monde, celle qu’on mesure en euros ou en dollars (misère misère !), tu n’es donc pas sans savoir que le «pauvre» smicard français est un véritable nabab comparé au pauvre soudanais, par exemple. Si tu ne veux pas le croire, jette tout simplement un œil sur n’importe quel classement des pays par PIB par habitant. Et au passage profite-en pour essayer de te situer, dans cette misérable histoire.
          C’est bien pour ça que j’emploies régulièrement le terme petit-bourgeois. Je pourrais dire aussi petit-nabab ou petit-émir, ou encore petit-pharaon etc. Mais je pense que le petit-bourgeois percute beaucoup mieux. Tout le monde comprend que dans ce genre d’expression, le petit ne fait qu’exprimer la bassesse, voire la misère.

  2. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 200 millions d’habitants, est considéré comme vulnérable à la propagation virale en raison de sa forte densité démographique et de son système de santé sous-financé… Un premier cas a été recensé le 24 février…
    Le gouvernement fait tout pour que le pays ne revive pas le vent de panique qui avait soufflé sur Lagos en 2014 après l’apparition du premier cas d’Ebola.
    (LE MONDE du 10 mars 2020, « Ce n’est pas parce que j’éternue que j’ai le coronavirus ! » : la fièvre monte au Nigeria)

  3. Nous pouvons également rappeler que les épidémies n’ont pas attendu que nous soyons près de 8 milliards pour faire des ravages.
    – « L’eau mouille, le feu brûle… et la concentration humaine accentue les risques de contamination.»
    Oui certes. Précisons et rappelons aussi que ces lois ne sont vraies que sur Terre. Du moins dans ce monde dans lequel nous vivons. Sur d’autres peut-être aussi, mais en tous cas pas partout, quand on est sur la lune par exemple, tout ça est faux. Ceci pour dire à ceux qui ont peur du Covid-19 et/ou qui se sentent trop à l’étroit là où ils sont, qu’ils peuvent toujours essayer d’aller vivre ailleurs.
    Justement, ne dit-on que la vérité est ailleurs ? Bien sûr ce n’est qu’au cinéma qu’on dit ça, ici bas on dit « les causes premières sont ailleurs ». Les causes premières ou La Cause Première, la vérité ou La Vérité peu importe, aujourd’hui je peux même dire que la vérité est celle qui m’arrange.

    Ainsi, quand 10 % ou 20% d’une population s’accapare et consomme 80 % de l’énergie et des ressources d’une planète, quand le hasard m’a placé du bon côté, quand mon train de vie de petit-bourgeois occidental aurait fait pâlir un pharaon, je peux dire que «la pauvreté elle-même est due principalement à la surpopulation». Et en même temps je peux dire que la pauvreté est due principalement à un problème de répartition.

    Quoi qu’il en soit, étant entendu sur cette planète que mon point de vue vaut n’importe quel autre (de nos jours on dit «c’est MA vérité !» Misère misère !), partant de là chacun peut donc développer n’importe quelle théorie et la défendre. Tant bien que mal, évidemment.
    Mais reconnaissons que c’est bien pratique finalement. Puisqu’ainsi chacun peut y trouver son compte, autrement dit se conforter dans la vision du monde qui l’arrange le mieux. En attendant, c’est ce que j’appelle tourner en rond.

  4. Coronavirus, panique sur la bourse. Vendredi 28 février 2020, le CAC 40 a perdu 3,38 % ; en cinq séances, l’indice-phare de la Bourse de Paris a cédé environ 12 %, comme l’Euro Stoxx 50. Avec des baisses entre 10,5 % et 12,4 %, les trois grands indices des valeurs américaines ont connu leur pire semaine depuis octobre 2008. Autrement dit le mois suivant la faillite de Lehman Brothers.
    « Quand la mer se retire, on voit ceux qui nagent sans maillot de bain », aime à dire le célèbre investisseur américain Warren Buffett : après des années d’argent facile qui ont conduit entreprises, investisseurs et Etats à empiler des dettes, les marchés financiers ont de quoi prendre des allures de camps de naturistes. La Fed et la Banque centrale européenne sont devenues les otages des marchés financiers qui comptent sur elles pour les sauver.

    1. Oui mais. N’allons surtout en déduire que si la bourse dévisse ce serait à cause de ce coronavirus. Là encore demandons-nous si les causes premières ne pourraient pas être ailleurs. D’où est partie cette chute des bourses mondiales ? Pourquoi la chute du cours du baril de pétrole ? Qui sont les gagnants dans cette affaire ? etc. etc.
      En ce moment nous entendons dire que cette chute du cours du pétrole n’est pas une «bonne nouvelle» pour la planète, plus exactement pour la sacro-sainte Transition. Déjà parce que moins il est cher et plus on en brûle, mais aussi parce que ça n’incite pas à rechercher des énergies de substitution. Comme je ne cesse de le dire, aujourd’hui on peut développer n’importe quelle théorie.
      Partant de là, pour ce qui est de savoir de quoi demain sera fait (vieille marotte propre à notre espèce depuis la nuit des temps), de grands savants (avec ou sans «») s’appliquent à perfectionner à n’en plus finir leurs sacro-saints algorithmes. Ces machins hyper compliqués (c’est ça justement qui les
      qui les sanctifie) qui alimentent, toujours plus, une véritable armada de modèles. Ces modèles informatiques qui moulinent 24H/24 pour nous prédire tout et n’importe quoi, comme la force et la direction du vent, ici et ailleurs, ou encore le nombre de soudanais de plus de 40 kg en 2102 etc. etc.
      Nous savons que les cours de la Bourse fluctuent pour un oui pour un non. Une mouche qui passe et hop ça monte, ou ça descend, justement ça dépend du vent. Mais bien sûr tout ça est «maîtrisé» grâce à ces fumeux algorithmes. Or, les bourses comme les économies reposent sur une seule chose qui s’appelle, la confiance.

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