Pour sortir des pièges de la technologie

Les technologies ont envahi notre quotidien, et grignotent à grande vitesse nos modes de vie et libertés. Elles font de nous leurs complices à travers ces objets-pièges, ces objets-espions, ces objets-doudous que nous utilisons chaque jour : téléphones mobiles, ordinateurs, gadgets électroniques… Mais le climat change, les espèces disparaissent, les emplois sûrs et de longue durée sont remplacés par de petits boulots stressants et mal payés : sur Internet, dans les centres d’appel, les Uber, Deliveroo… Le piège se referme, mais nous pouvons lui échapper. Voici une dizaine d’actions légales et sans risque faciles à mettre en œuvre pour affirmer notre singularité face aux GAFA-Microsoft-BATX, qui commandent aujourd’hui aux États, et même au marché :

  • continuer à lire des livres et des journaux papier
  • continuer à envoyer lettres et cartes par la poste
  • continuer à payer par chèque ou en espèces, fuir le sans-contact
  • boycotter les caisses électroniques pour régler nos achats en magasin (et expliquer que passer par elles, c’est justifier le licenciement de personnel)
  • limiter notre utilisation du smartphone, de l’ordinateur, et le temps passé sur Internet (réseaux-sociaux…)
  • réduire nos achats (surtout lointains par Internet) et conserver nos matériels dans la durée (voiture, électro-ménager, high-tech)
  • ne pas donner son avis après un achat ou évaluer une prestation de service
  • refuser la 5 G
  • privilégier les transports en commun (bus, car, train), le vélo ou la marche pour se déplacer
  • restreindre notre consommation de viande et compenser par celle des légumineuses (riz, lentilles, pois chiches, haricots…)
  • en règle générale, fuir puces électroniques, RFID, implants, interconnexion des données ; éviter robots et assistants

Il n’est pas interdit, enfin, d’aller un peu plus loin en se regroupant, pétitionnant ou écrivant aux élus, pour réclamer un véritable « droit à la non-connexion » des personnes qui ne souhaitent pas utiliser Internet pour effectuer les démarches administratives ou payer les impôts.

Olivier Gabriel (association TECHNOlogos)… pour en savoir plus sur ce blog biosphere :

14 septembre 2017, Technologos contre la numérisation de l’éducation

1er octobre 2017, BIOSPHERE-INFO présente l’association TECHNOlogos

1er octobre 2016, BIOSPHERE-INFO, sur la « science sans conscience »

27 juin 2015, Technologos : résistons à la démesure technicienne

10 octobre 2014, Résilience, un passage nécessaire par les low tech

3 septembre 2014, Colloque TECHNOlogos, discours critique sur la technique

25 novembre 2012, Esclaves de la technique, nous glorifions notre maître

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3 réflexions sur “Pour sortir des pièges de la technologie”

    1. Tout à fait MARCEL, et merci de nous le rappeler. On pourrait également parler de dictature technologique, ou de dictature numérique.
      Je pense en effet qu’il est très important d’insister ici (comme ailleurs) sur les mots «tyrannie» et/ou «dictature».
      BIOSPHERE aurait pu également mettre le lien vers son article du 7 mai 2015 «Pourquoi il faut s’opposer à la tyrannie technologique», ainsi que celui vers son dossier «2007 La tyrannie technologique, critique de la société numérique (collectif)».

  1. Oui mais… et en même temps, on nous invite (contraint) à utiliser ces technologies de plus en plus.
    Comme en ce moment justement, où il est question de mettre le télétravail à l’échelle nationale. Un seul exemple. Comment les profs non connectés pourraient-ils faire pour assurer tant bien que mal leur mission, en attendant le retour des «beaux jours» ? On dira qu’il n’en existe aucun, que tous les profs sont aujourd’hui connectés. Certes, et les gamins, et leurs parents ? Euh… Alors on dira qu’il faut qu’ils le soient eux aussi, que tout le monde se doit d’être connecté, qu’il en y va de notre avenir et patati et patata.
    En attendant, aujourd’hui on mise donc sur cette technologie pour nous aider à passer le cap, et après tout pourquoi pas. Mais parions que si nous en tirons «bien»… cette technologie sera par la suite encore plus développée. Certains d’ailleurs la mette souvent en avant pour des raisons écologiques, nous disant que les visio-conférences évitent je ne sais combien de tonnes de CO2 etc. Et c’est vrai, le concepteur de gadgets, ou de publicités, le rédacteur d’articles en tous genres, peuvent très bien faire ça chez eux. Et combien d’autres activités comme ça ? Et après tout, comme on peut apprendre à jouer de la guitare sur Internet, pourquoi nos gamins ne pourraient-ils pas apprendre à lire, à compter etc. de la sorte ? Imaginons alors les économies, en termes d’émissions de CO2, en termes de postes, donc de pognon, d’impôts etc. etc. Qui donc viendra cracher là dessus, hein ?
    Et il en sera de même en ce qui concerne toutes ces technologies qui alimentent Big Brother. On nous expliquera que le traçage (puces RIFD, applications à la con etc.) ainsi maintenant que la reconnaissance faciale nous permettent, entre autres, de nous protéger d’un tas de dangers. Oui, admettons. Seulement, et si… pour telle ou telle raison, tout ce bazar venait à tomber en panne, qu’est-ce qu’il se passerait ? Euh… On dira alors que ce n’est pas possible. C’est c’là, oui.
    Pour moi le piège est déjà refermé, il est trop tard, nous ne pouvons plus lui échapper.

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