principe innovation / principe de précaution

Dans le livre « Les Gardiens de la raison », on explore les nouvelles stratégies des firmes pour instrumentaliser le savoir. L’usage de l’autorité scientifique est vital au maintien de pans entiers de l’industrie : c’est donc la possibilité même de la diffusion de la vérité scientifique auprès du plus grand nombre qui se trouve attaquée. Les années 2000 ont été vouées au lobbying des “marchands de doute” et de leurs études sponsorisées dissimulant les dangers de leurs activités. Aujourd’hui les arguments de l’industrie se dissimulent sous les atours de la science comme recherche du bien commun. Critiquer les pesticides, les biotechnologies ou le nucléaire, c’est être “contre la science”, c’est verser dans l“obscurantisme”. L’idéal de vérité est perverti. Des associations “à but non lucratif”, en fait financées par l’industrie, mettent en selle des citoyens “ordinaires” qui demandent à leurs députés de prendre leurs décisions politiques sur la base de preuves scientifiques. Référencé comme journaliste, « biosphere » a reçu une illustration parfaite des propos de ce livre sur le thème « Pour le bien commun, vive la 5G » :

La 5G est en marche, la « Révolution du Soigner » avec la Télémédecine c’est maintenant ! Si la 5G succède à la 4G, nous aurons une couverture optimale sur l’ensemble du territoire, un débit plus important, une rapidité d’exécution, et la possibilité d’échanger un plus grand nombre de données sans engorgement du réseau…Ce serait une erreur historique de ne pas considérer et inclure la Télémédecine dans cette avancée majeure… La Télémédecine se doit de prendre part au projet de la 5G avec autant d’audace que de prudence (Communiqué de Presse de l’« Institut de France – Académie de Télémédecine et eSanté <communique@pressonly.info>)

Les politiciens au pouvoir en France soutiennent cette tendance technophile, il faut dit Macron ne pas en rester à la lampe à huile. Le gouvenement veut mettre en place un centre officiel fournisseur de matière scientifique prête‑à‑l’emploi pour les journalistes. Si nous n’avons pas encore atteint le stade orwellien d’un ministère unifié de la Vérité, voilà déjà les brigades du Vrai qui entrent en action. Le projet de loi de programmation de la recherche (LPR) pour les années 2021 à 2030, présenté lundi 21 septembre 2020 à l’Assemblée nationale, prévoit la création d’une « Maison de la science et des médias ». A l’instar de Science Media Centres (SMC) au Royaume-Uni, cet organisme aurait pour vocation de « permettre la mise en contact rapide entre journalistes et chercheurs, favoriser l’accès des citoyens à une information scientifique fiable, et accroître l’apport d’éclairages scientifiques dans les débats publics sur les grands sujets actuels… A l’heure où la société française est traversée par des courants d’irrationalité et de doutes sur les progrès et les connaissances, le gouvernement fait le choix d’inverser résolument la tendance », expose le projet de loi. Et ce, afin de « replacer la science et la rationalité scientifique au cœur du pacte social et du développement économique du pays ».

Aucun des trois groupes de travail ayant nourri le projet de loi ne suggère la création d’un SMC « à la française ». Ce n’est que le fruit d’une volonté du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ! Sollicité, le cabinet de la ministre n’a pas répondu aux questions du MONDE. En fait il s’agit d’un action concertée par les lobbyistes du complexe thermo-industriel pour soutenir le « principe d’innovation » contre le principe de précaution. Voici quelques articles complémentaires sur notre blog biosphere :

22 janvier 2020, SDHi et le principe de précaution bafoué

1er mai 2017, BIOSPHERE-INFO, le principe de précaution

7 octobre 2014, Principe de précaution, de prévention et de responsabilité

4 octobre 2013, le principe de précaution et ses adversaires

24 juin 2010, principe de précaution ou principe d’irresponsabilité ? (à propos du chlordécone)

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22 réflexions sur “principe innovation / principe de précaution”

  1. Même avec de grosses loupes (des culs de bouteille) quand on est dans la fumée on ne voit pas plus clair pour autant. Ainsi avec les miennes je ne vois pas du tout cette régression technologique qui aurait déjà commencé. Bien au contraire, je ne vois que du toujours plus. De machines de plus en plus sophistiquées, de robots, d’armes, de gadgets pour nous distraire et nous ramollir, de systèmes pour nous fliquer et nous contrôler etc.
    Par contre je vois la régression dans bien d’autres domaines. S’accrocher au nucléaire ou en déplorer l’abandon, alors que cette filière est en totale déconfiture, alors que les risques d’accidents majeurs ne vont faire que croître, alors que nous allons devoir faire avec des tonnes et des tonnes de déchets hautement toxiques, est pour moi un signe de cette folie qui nous ravage.

    1. (suite réponse à BGA 16h14…)
      Quant à l’abandon du Concorde, la belle affaire. Cet avion était peut-être à la pointe de la technologie de son époque, mais il n’avait pour autant rien de révolutionnaire, la preuve. Pour comparer, l’invention de la tôle ondulée c’est quand même autre chose. (Lire «Quoi de neuf ? Du rôle des techniques dans l’histoire globale» de David Edgerton, 2013)

      1. Le nucléaire à fusion ne sera certes pas éternel mais il est bien un amortisseur de la décroissance. Sans nucléaire à fusion, ce sera le chaos assuré rapidement, sans période d’adaptation dans le monde d’après. Bref, toutes les villes de France finiront comme site archéologiques comme Angkor…

        1. Depuis 50 ans on nous raconte que la fusion nucléaire c’est pour demain. ITER aussi, c’est pour demain. La bonne blague. Les centrales électriques à fusion nucléaire sont du même ordre que les avions et les bagnoles à hydrogène, ça ne marche que sur le papier et sur quelques protos qui ne prouvent absolument pas que ces techniques représentent une quelconque solution (ou révolution), au contraire. Mais ça ne fait rien on a besoin d’y croire à ça aussi, en se disant que plus ça rate et plus on a de chances de réussir (Shadoks).
          Jancovici ne croit absolument pas à l’hydrogène, il ne croit pas trop non plus à la fusion, les EnR n’en parlons pas. En attendant la «bonne» vieille fission semble lui aller plutôt bien. Les déchets ? PFFF ! On fait un trou bien profond on les y met et on les y oublie, qu’il nous dit. Parfois il est marrant lui aussi dans son genre, je vais finir par croire qu’il n’est pas qu’un marchand d’amortisseurs.

          1. Pardon je voulais parler du nucléaire à fission, la France et l’Allemagne seront contraintes de faire machine arrière et relancer la filière pour éviter le chaos social, si ce n’est la guerre civile, c’est un amortisseur de la décroissance, sur ce point je rejoins Jancovici.

            Quant à la Fusion d’Iter, c’est une technologie mort-née ! C’est de l’argent à fond perdu pour les pays qui mettent leurs billes dedans. Bon il y a les disruptions dont j’ai déjà parlé. MAIS, supposons qu’ils parviennent à rendre cette technologie fonctionnelle, alors déjà ça ne va pas produire autant d’électricité que prévu car le champ électromagnétique va bouffer une énergie astronomique, qui fait que l’excédent produit par la centrale et ben ça ne sera bésef. ET surtout, il n’y aura jamais assez de MATÉRIAUX RARES sur Terre pour monter des dizaines de centrales, vois tu le nombre de métaux rares qui se chiffrent en tonnes dans la machine ?

          2. Et pour les aimants ? Et puis il y a encore plein d’autres raisons, mais la fusion ne verra jamais le jour.

            D’ailleurs, ça serait bien que les ingénieurs d’ITER nous livrent un inventaire de tous les matériaux de la machine, et nous expliquent combien de machines ils pourront faire en fonction de la disponibilité des matériaux rares fournis par la Terre ? A mon avis ce n’est pas bésef ! Quand on sait qu’une seule pièce peut déjà peser plusieurs tonnes.

    2. Des robots consommateurs d’énergie c’est très facile, c’est d’ailleurs ce que l’on a multiplié et étendu le plus dans nos usages (voitures, ordinateurs, portables, aspirateurs, micro-onde, frigo, machines de fabrication en tout genre, etc… il y a des millions de robots consommateurs d’énergie)

      MAIS des robots producteurs d’énergie sans brûler des combustibles fossiles, c’est là que ça hic ! Je doute fort que nos fameux ingénieurs et économistes de la croissance infinie puisse inventer des voitures qu’on pourra brancher sur un cerveau, ni même un ordinateur, une tablette, une machine à laver, un micro-onde et tous les millions de robots consommateurs d’énergie. Aussi intelligents soient ils, leurs géniaux neurones du progrès infini risque de buter sur les lois de la physiques… Sans énergies fossiles, la majorité des robots crèveront et rouilleront sans possibilité de les remettre en marche…

  2. Si vous lisez l’article de Marc Touati sur site Capital.fr intitulé « La dette publique de la France explose : qui va payer ?  »

    Je vous livre la conclusion synthétisant le contenu que vous pourrez lire directement dans l’article :

    « En conclusion, à l’exception de la 1ère solution, les 3 autres engendreraient des dégâts collatéraux considérables et certainement destructeurs. Dans ce cadre, il nous faut donc une fois encore rappeler le bon sens : augmenter les dettes publiques, oui mais pas seulement pour éteindre l’incendie, cela doit aussi favoriser l’investissement, l’innovation, et, in fine, le retour à la croissance forte. La solution existe, reste à savoir si, pour une fois, nos dirigeants auront l’intelligence de la mettre en musique. »

    1. Comme vous pouvez voir, selon Touati il faut souscrire à de nouvelles dettes pour éteindre l’incendie de la dette, mort de rire, mais par l’investissement et l’innovation, car en plus on aura de la croissance selon lui, mort de rire. Les liens entre énergies /croissance et énergies/dettes, ça n’existe pas chez Touati, non pour lui c’est l’innovation/croissance et innovation/remboursement dettes.

      Bon puis bien évidemment dans sa dialectique pour tenter de convaincre il finit par dire  »reste à savoir si pour une fois nos dirigeants auront l’intelligence de la mettre en musique » bref autrement dit, c’est une manière de dire de manière voilée que vous êtes stupides si vous ne faites pas ce que je dis ! Mort de rire !

      Et ben il peut continuer de rêver debout Touati, il n’y aura plus de croissance dans un monde en déplétion énergétique.

      1. En faite, Touati ne s’est pas trop cassé la tête pour nous pondre ses recommandations, il s’est juste contenté de photocopier le rapport de la Commission Attali sous le mandat de Sarkozy ! (vous pouvez le trouver sur le wikipedia) et je cite un des passages =

        « Pour croître, notre économie ne peut plus se contenter de copier le modèle américain, comme au cours des Trente Glorieuses, elle doit innover (…) dans l’innovation il y a forcément une part d’incertitude, un risque à assumer. (…) avec le principe de précaution nous n’aurions pas eu d’antibiotiques — trop risqué à créer — pas d’Internet — par crainte des images pédophiles — sans parler des voitures…8. »

        Comme vous comprenez bien, le principe de précaution, ils s’en battent les steaks, bref il faut faire du crédit afin de faire de l’innovation pour obtenir de la croissante forte, mort de rire !

        1. Déjà Jancovici soulignait dans ses conférences qu’Attali ne prenez pas en compte les limites physiques et énergétiques, c’est donc pareil pour Touati !

          1. « La dette publique de la France explose : qui va payer ? »
            Sur cette seule question ce ne sont pas les «réponses» qui manquent. On trouve des pages et des pages et des vidéos «explicatives» aussi. Au sujet de la dette, du principe de précaution ou de n’importe quoi, nous lisons et entendons toujours les mêmes discours (à force de répétitions etc.) Et nous nous pouvons faire confiance aux merdias pour tendre leurs micros toujours aux mêmes, Touati, Roux de Bézieux et Compagnie. Sans oublier ces vieux perroquets séniles qui n’ont que le mot Croissance au bec et qui depuis des décennies ont largement démontré leur totale incompétence à gouverner, conseiller, planifier etc. Comme notre «génie» national qui dans les années 70 pourfendait l’idéologie de la croissance, c’était alors à la mode. Attali donc, ce vieux «décroissant» inventeur en 2009 de l’ «adéqroissance» (la décroissance soutenable). Encore là une sacrée innovation, à la con !

          2. Sarkozy avec Attali et Macron avec Touati, c’est la même chose, même idéologie, mêmes bêtises, mêmes dettes délirantes. Ce sont des clones, et leurs femmes du gouvernement aussi, hier on avait des sarkozettes, aujourd’hui des macrounettes pour donner un visage sympathique au Président en terme de communication, c’est kif kif bourriquettes. !

            Bref, on n’a pas changé de gouvernement depuis 2007, on teint en blond Sarkozy on obtient Macron, et on teint Macron en brun on a Sarkozy.

            Tous deux pensent qu’on va pouvoir violer les lois de la physique pour produire de la croissance forte. Hélas, on obtiendra les mêmes résultats mais en pire, toujours plus de dettes, toujours moins de croissance, toujours plus de faillites, toujours plus de chômage, et rien ne sera prêt pour effectuer une véritable transition, elle se fera à la dernière seconde dans la violence et l’oppression et surtout avec des marges de manœuvre à zéro si ce n’est négatives

  3. Cet article de Biosphère soulève lui aussi plusieurs problèmes. Au fait, doit-on dire merci (ou pas) aux auteurs du livre Les Gardiens de la raison ? Pour essayer d’y voir clair sur ce point on peut toujours lire ce «Merci aux auteurs du livre Les Gardiens de la Raison» de M. Marcel Kuntz.
    Parmi tout ce que nous savons (mais que nous ne voulons ou ne pouvons pas forcément croire) il y a la façon dont nous nous arrangeons du principe de précaution. Et ceci au plus haut niveau, comme au niveau de notre petite personne (lire les articles de Biosphère sur ce sujet).
    Mais qu’à cela ne tienne, pour «simplifier» les choses, pour parvenir à un «rééquilibrage du principe de précaution», il a fallu innover… et nous pondre le non moins fumeux «principe d’innovation». Encore une fois, avec ça nous voilà bien avancés.

    1. (suite) Déjà là, comment faire comprendre à tous ces fous d’innovations (à la con) que NOUVEAU n’est pas synonyme de MIEUX ? Là aussi le novlangue est déjà passée par là. Comme pour le PLUS = MIEUX. Encore plus difficile, comment leur faire comprendre tout simplement, que ce TOUJOURS PLUS est une folie ?
      Notre monde d’aujourd’hui est caractérisé par l’hubris, la démesure, la grande confusion et le grand n’importe quoi. Et il est pris dans une fuite en avant. Dans ces conditions je ne vois pas quel machin (un Ministère de la Vérité, un SMC «à la française» ?) pourrait nous permettre d’y voir plus clair.
      Mais comme on peut tout imaginer… peut-être est-il de notre intérêt, et donc de l’intérêt commun, de patauger dans cet état. En attendant.

  4. Les arguments que l’on nous présente pour vanter les avancées technologiques aujourd’hui sont les mêmes que ceux qui étaient valables pour les avancées du passés et sont les même aussi que celles qui nous seront présentés pour celles de demain.
    Ce qui est vrai en 2020 sera vrai en 202x pour la 6 G et en 203x pour la 7 G et cela peut être décliné dans tous les domaines
    Or si ces technologies ont des avantages de court terme ou à titre individuel (je pense à la médecine) en pratique, pour la planète et pour l’humanité elles sont sans doute tout à fait catastrophiques.
    Ne voyons-nous pas que le progrès technologique augmente le pouvoir de l’homme sur la nature et que l’augmentation de ce pouvoir est parfaitement corrélé avec la destruction de cette même nature.
    Contrairement aux optimistes je ne crois pas qu’il soit possible d’inverser le sens de cette corrélation

    1. solange.sentagne@sfr.fr

      Chacun voit le monde avec ses propres lunettes, plus ou moins déformantes. Or le monde est complexe, il ne l’a jamais été autant, et pour en rajouter à la difficulté de sa lecture et de sa compréhension il y a toute cette fumée. Selon que nous soyons plutôt vaillant ou au contraire plutôt fainéant, de nature optimiste ou au contraire pessimiste, formaté par telle ou telle autre culture etc. chacun verra les choses à sa manière. Cette réalité devrait déjà être très claire pour tout le monde.
      Je pense que cette opposition entre principe de précaution et principe d’innovation ne peut qu’en rajouter à la confusion. Je pense qu’il en est de même de l’opposition technophiles vs technophobes, avec des risques en plus.
      – «Ce n’est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique, qui nous empêche d’avoir une fonction critique et de la faire servir au développement humain. » (Jacques Ellul, Les nouveaux possédés, 1973)

      1. Je ne vois pas le monde avec des lunettes roses optimistes ou des lunettes noires pessimistes, mais avec verres biens translucides du réalisme ! ( et ils sont de bonnes loupes en plus)

        Jusqu’à présent, on a fait mentir Malthus, parce qu’après le bois, on a ajouté le charbon, ensuite additionné le gaz, ainsi que du pétrole conventionnel, du pétrole non conventionnel et enfin le nucléaire. Et après le nucléaire ? A priori plus rien, on a fait le tour du tableau de Mendeleïev et toutes les ressources sont en déplétion.

        Or, ce que je vois de mes propres yeux étant que la régression technologique a déjà commencé, on abandonne progressivement le nucléaire qui était la source d’énergie la plus efficace ou encore abandonné le Concorde supersonique de l’aviation civile !

        1. Ensuite, on nous bassine avec les soit-disant progrès technologique pour extraire des ressources. Et ben ça ne change rien au résultat final. Les nouvelles technologies ne permettent pas de grossir davantage les réserves, mais uniquement d’accéder et d’épuiser les réserves existantes plus vite c’est tout ! C’est comme un bouteille de soda de 2 litres, vous commencez à boire le soda avec une paille de 10 cm, au bout d’un moment vous n’accéder plus à la boisson, alors vous prenez une paille de 20 cm, puis 30 cm et enfin mettez une pompe à l’extrémité de la paille pour tirer la dernière goutte et pomper plus vite. Pour autant, la quantité du contenu de la bouteille reste la même ! Et ben c’est pareil avec le pétrole !

          1. D’ailleurs, c’est pour ça qu’en terme de communication, il faudrait que les journaux arrêtent de dire production de pétrole et remplacer par extraction de pétrole, ce qui est beaucoup plus objectif et réaliste, car on ne le produit pas le pétrole, il n’y en aura pas plus de ce que la planète veut nous fournir en des temps géologiques.

  5. En lisant par-ci par-là, notamment quelques critiques, ce livre (que je n’ai pas lu) soulève a priori plusieurs problèmes. Bien entendu tous ces problèmes sont liés, entrelacés etc.
    Extrait du résumé de ce livre, par la librairie Eyrolles (www.eyrolles.com) :
    – «Leur cible privilégiée n’est plus seulement le ministre ou le haut fonctionnaire. Aux aguets sur les réseaux sociaux, des agences spécialisées visent le professeur de biologie de collège, blogueur et passeur de science, le citoyen ordinaire, le youtubeur, le micro-influenceur.»
    L’affaire est donc entendue, et ce n’est même pas nouveau, les nouveaux «marchands de doutes» voient tout, ils sont partout, ils nous traquent, ils nous manipulent etc. Nous voilà bien avancés.

    1. Alors, des fois que nous n’aurions toujours pas compris, depuis le temps, essayons de répondre à la question : Mais pourquoi ? Pourquoi donc autant d’énergie pour nous enfumer ? Pourquoi donc en rajouter, toujours plus, à la grande confusion, au grand n’importe quoi etc. ?
      – Heu… pour pas que nous sachions, pardi !
      – Mais que nous sachions quoi ?
      Nous savons comment tourne le monde, nous savons qui sont les marionnettes et qui sont ceux qui tirent les ficelles, nous savons la puissance des lobbies, nous savons depuis longtemps les stratégies et les techniques de manipulation, cet «art» qui consiste à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, un cercle pour un carré, la gauche pour la droite etc. etc. Nous savons l’inconfort que provoque le doute, nous savons que la recherche de la vérité est un long et pénible travail, nous savons que nous préférons croire ce qui nous arrange, etc. etc. Alors quoi ?

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