Problème, anti-migrants ou anti-immigration ?

Problématique : J’ai plusieurs amis qui accueillent chez eux des migrants et j’ai beaucoup de sympathie pour leur engagement. Dois-je renoncer à convaincre mes amis d’adhérer à l’association  « Démographie Responsable » si elle est en désaccord ?

Analyse : La question n’est pas si l’on est « anti-migrants »car qui pourrait être insensible à la misère des migrants venus du tiers monde ? La question est plutôt de savoir si l’on est  » anti-immigration « . La réponse à cette question est difficile et doit être nuancée. Malheureusement, les interlocuteurs  » pro-migrants » ne veulent pas quitter le terrain de la morale et de l’émotivité et évacuent le problème général des flux migratoires avec des slogans de type « l’accueil d’abord « . Comme ils reprochent , souvent implicitement, à leur contradicteurs d’être des égoïstes qui ne veulent pas partager leur confort, il faut déplacer le débat sur le terrain des faits :

1. L’empreinte écologique. Celle d’un habitant d’Érythrée est de 0,5 gha, celle d’un Malien de 1,6 gha, et celle d’un Français métropolitain de 4,5 gha ( en 2016). En s’installant en France un immigré venu du tiers monde multiplie son empreinte écologique personnelle et augmente l’empreinte générale de la France et de la terre . Cet effet est encore renforcé, à terme, par la plus grande fertilité des femmes immigrées. Ce type d’immigration est donc néfaste sur un plan écologique. Les accueillants qui sont souvent des écologistes devraient être sensibles à cet aspect. Mais cela ne semble pas être le cas.

2. pression démographique et colonialisme. Même l’accueil le plus vaste ne change rien au problème démographique qui est à la base des flux migratoires, même si la cause immédiate sont souvent des conflits armés pour les ressources que doivent se partager une population toujours plus grande : même si l’Europe accueillait 100 millions Africains, cela ne baisserait que marginalement la pression démographique en Afrique dont la population de 1 350 000 000 habitants en 2019 est prévue de passer à 2 450 000 000 en 2050 ! Je rappelle que , contrairement à une idée reçue, l’Afrique est déjà en déficit écologique lequel augmente d’année en année. Pire, l’accueil sans discernement aggrave les problèmes des pays d’origine. D’une part, l’émigration sert de soupape de sûreté à la pression démographique et retarde par cela la prise de conscience que la solution ne peut venir que des pays concernés eux-mêmes. C’est un principe bien connu en psychiatrie : pour guérir, le malade doit être conscient qu’il est malade et cette prise de conscience passe souvent par la souffrance. Le malade ne peut pas guérir par des anti-douleurs. Pourtant, la soit-disant aide au développement des occidentaux consiste à donner des anti-douleurs. De l’autre, ce sont souvent les forces vives qui émigrent, les plus pauvres n’en ont pas les moyens. Or, ces pays ont besoin de ces émigrés sur place et non de l’argent qu’ils envoient au pays, rendant ainsi ces pays encore plus dépendant de l’extérieur. On estime à 1000 le nombre des médecins syriens qui soignent les seniors allemands au lieu de la population restée sur place. C’est une forme de colonialisme !

3. Ethique et humanisme. En dernier lieu je voudrais mentionner un aspect qui n’est pas en rapport direct avec la démographie mais qui me paraît important pour la clarté du débat. En général, les « pro-migrants » hébergent les immigrés le temps de régulariser leur situation administrative, souvent à force de pression médiatique. Ensuite ils les remettent aux bons soins de l’État français,c’est-à-dire l’ensemble des Français qui, au demeurant, dans leur majorité subissent cette immigration plutôt qu’ils ne l’approuvent. Sur un plan éthique, les accueillants exercent donc une sorte charité au frais d’autrui. Ce type de miséricorde, à bon prix, n’est prévue ni par la bible ni par la pensée humaniste. La conviction, et parfois la fierté, des accueillants d’être « bon », et les autres « mauvais », n’est pas justifiée. Ils agissent, pour reprendre la fameuse distinction de Max Weber, selon une éthique de conviction et non selon une éthique de responsabilité laquelle prend en compte tous les effets d’une action et pas seulement les effets immédiats qui dans le cas présent, donnent la bonne conscience à certains mais s’avèrent, à plus long terme, négatifs pour tous.

Martin Rott

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14 réflexions sur “Problème, anti-migrants ou anti-immigration ?”

  1. Tant qu’il y a des Etats, il y a des frontières. Le problème est donc se savoir si l’on veut leur abolition ou leur continuation.
    Parler d’un « accueil inconditionnel » des migrants comme le fait EELV, c’est se situer pour l’abolition des Etats en tant que tels et, pour ce qui nous concerne directement, pour l’abolition de la France en tant qu’Etat souverain, pouvant décider des personnes qu’il accepte ou non sur son territoire. Cette prérogative est en effet l’une des premières qui soit attachée à la souveraineté.
    Ce positionnement n’est pas surprenant de la part d’EELV, qui est un parti politique à l’idéologie individualiste/mondialiste et, très logiquement, européiste, sans grand rapport avec l’écologie. Idéologie très présente dans les classes moyennes cultivées et urbanisées, ainsi que dans les médias, mais minoritaire dans la population.

  2. Je voulais rappeler que l’extrême droite est nataliste et ne souhaite pas  comme l’association Démographie Responsable que la France passe de 70 millions à 35 millions.
    L’homme menace toutes les espèces animales, mais pas seulement, l’homme menace aussi les hommes… (les guerres et les envahissements de territoires ont toujours existé).
    Nous devons nous protéger de nous même, nous devons nous protéger des autres hommes inconscients des problèmes écologiques, prêts à tout dévaster et à couper tous les arbres, prêts à mettre des enfants au monde sans s’assurer avant que cela ne va pas entraîner effondrement, famine et guerre .

    1. C’ est exact , l’ extrême droite est catholique traditionnaliste et favorise la natalité des siens tandis que l’ extrême gauche (EELV incluse) favorise la natalité musulmane pour nous jeter dans les bras de lise lame et détruire notre civilisation !😎
      On voit très vite où se situent les traîtres et les islamocollabos

      1. Extrême droite… extrême gauche ? Pour plus de clarté dans ce débat, il faudrait peut-être mettre des noms, ou des sigles de partis, afin de savoir tout simplement de qui et de quoi on parle. Non je dis ça, parce que là j’ai un peu de mal à suivre. Jusque là j’avais cru comprendre que Marine Le Pen était de gauche… et maintenant j’apprends que EELV est à l’extrême gauche.
        Je comptais sur Biosphère pour m’éclairer… et ben plus ça va et plus je suis perdu ! 🙂 🙂 🙂

  3. François BE

    Il s’agit avec martin ROTT d’arguments pseudos écolos bien réactionnaires, et bien néo-colonialiste pour le coup.
    Argument 1 : mieux vaut restez chez vous les immigrés, c’est néfaste pour le bilan carbone ! 
    Argument 2 : la démographie est un problème dans les pays du sud qui n’en ont pas conscience à cause de l’émigration !
    Argument 3 : à cause des « pro-migrants », la majorité des français subissent l’immigration.
    Moi je préfère rester sur le terrain de la morale.

  4. Suite
    1 : Martin Rott aurait pu aussi nous parler de l’empreinte écologique du jeune français parti vivre en Australie ou au Canada.
    2 : Non le problème démographique n’est pas à la base des flux migratoires, non les conflits armés ne portent pas nécessairement sur les ressources. Tout le reste du raisonnement est donc à revoir.
    3 : Sur l’éthique etc. : «l’ensemble des Français qui, au demeurant […] Sur un plan éthique, les accueillants exercent donc une sorte charité au frais d’autrui. [etc.]» Je ne vois là qu’un bel exemple de rhétorique, ou plutôt de sophisme.

    1. On ne va pas s’entasser à 7 milliards d’habitants en France au nom de l’idéologie gauchiste consistant à dire qu’il faille faire des Quantitative Easing de migrants pour lutter contre la misère, parce que là pouyr le coup c’est vraiment du sophisme !

      1. Sophisme ? Où ai-je dit, ou laissé entendre, qu’on pouvait ou devait «s’entasser à 7 milliards d’habitants en France» ?

    2. Didier BARTHES

      Bonjour Michel C
      Le français qui part vivre en Australie change beaucoup moins son empreinte écologique que la majorité des personnes qui viennent en France.
      Si, la pression démographique est bien la cause majeur des migrations, enfin regardez les flux, leur volume et leur sens.

      1. Je doute que le français qui part vivre en Australie soit attiré par le mode de vie des Aborigènes. L’Australie fait partie de ces pays qui attirent, notamment de plus en plus de jeunes Français, pour sa légendaire qualité de vie. Serait-ce là la «preuve» qu’il devient de plus en plus difficile de vivre en France ? Qu’est-ce que la qualité de vie ?
        En tous cas, si notre exemple émettait 5,5 tonnes CO2 /an lorsqu’il vivait en France, en Australie ce sera 17 tonnes. 50 à 70.000 français vivent en Australie. En 2019, le nombre de français expatriés dans le monde était estimé à 2,5 millions. D’autre part, selon l’INSEE en 2018 le nombre d’immigrés vivant en France était de 6,5 millions. Tous comptes faits, vous avez raison, il n’y a pas photo. 😉

        1. 6.5 millions d’ immigrés en France , « sacrée » INSEE (institut national et socialiste d’ études erronées) et son chiffre bloqué au temps de Mitron ou Chichi , le supermenteur communiste de naissance !😂😂😂😂😂
          Tablons plutôt sur 15 millions d’ étrangers
          Il est étonnant que les pseudo gouvernements qui ont sévi de Giscard à Macron , ont toujours refusé les stats ethniques, bizarre , vous avez dit bizarre , comme c’ est étrange

  5. – «La question n’est pas [etc. ]»
    Pour DR, soit. Par contre pour moi ce qui prime ici c’est de savoir si on est «anti-migrants» ou pas. Et qu’on ne vienne pas me raconter que personne ne peut être insensible à la misère des migrants etc. Lire ici aujourd’hui à 8h42. MARCEL a au moins le mérite de la franchise.
    Mais puisqu’encore une fois il nous faut faire dans le binaire, un «pro-migrant» peut très bien, et en même temps, réfléchir aux problèmes migratoires, autrement dit à l’immigration.

    1. On serait antimigrant dans la mesure où le migrant est un clandestin ayant forcé les frontières par ruse ou autre .
      Il a un caractère invasif et il diminue par sa présence l’ espace vital (pas la même signification que le lebensraum conquérant des nazis) et les ressources qui devraient échoir normalement aux vrais natifs .
      Sa nationalité est plutôt un facteur secondaire même si certains peuples ont p^lus tendance que d’ autres à l’ im) migration car ils sont incapables de faire prospérer leur pays .

  6. « La question n’est pas si l’on est « anti-migrants »car qui pourrait être insensible à la misère des migrants venus du tiers monde ? La question est plutôt de savoir si l’on est » anti-immigration « . La réponse à cette question est difficile et doit être nuancée.  »

    Migrant est un terme politiquement correct utilisé par l’ ennemi mondialiste pour atténuer
    la négativité associée au mot « immigration  » souvent et à juste titre relié à violence , islam, natalité effrénée , parasitisme social , invasion démographique .
    Perso, le sort de ces gens m’ indiffère totalement : je ne puis malheureusement en dire plus !

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