SUV, sports utility vehicles, l’objet à embras(s)er

Les ventes de SUV ou 4×4 ont quintuplé depuis 10 ans pour atteindre 5,1 % du marché en France (en 2005). Ces voitures n’ont pourtant rien à faire en ville et pas plus sur les petits sentiers de campagne ; l’Ademe pense même que cet achat n’est pas un acte rationnel. Le 4×4 pollue proportionnellement davantage à cause de son poids, du manque d’aérodynamisme de ses lignes, sans compter la transmission intégrale permanente aux quatre roues qui absorbe un surplus d’énergie ; rouler en 4×4 (229 g/km de CO2 en moyenne) contribue au réchauffement climatique beaucoup plus qu’une berline (142 g/km de CO2). Son usage incarne une américanisation rampante du mode de vie occidental alors que le slogan « toujours plus » est désormais dépassé, c’est devenu une forme d’arrogance, si ce n’est de provocation.

Des SUV sont déjà incendiés en Pennsylvanie, des vitres brisées dans l’Etat de Washington et des slogans « no blood for oil » tagués sur leurs carrosseries dans le Massachusetts. La Biosphère saute de joie devant ces actes, car que faire d’autre contre la bêtise humaine : deux tiers des américains préfèrent embrasser leur voiture plutôt que leur mère !
(écrit il y a dix ans par Michel Sourrouille)

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1 réflexion sur “SUV, sports utility vehicles, l’objet à embras(s)er”

  1. Le peuple souverain (sic) rêve à la fois de liberté et de SUV, la propagande publicitaire assimilant d’ailleurs les deux sans que le décérébré de base (c’est-à dire vous et moi, révolutionnaires en charentaises) y voie une contradiction. Face à ce rouleau compresseur de la propagande, il n’y a rien que nous puissions faire, hormis avoir le courage de brûler des voitures sans avoir la prétention de croire que cela pourra élever un tant soit peu le niveau d’intelligence humaine. Nous restons « scotchés » à nos performances intellectuelles du paléolithique (et encore…), et dans ce domaine curieusement personne ne réclame de croissance.

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