Ton émission personnelle de CO2, çà compte

Chaque Français rejette en moyenne 2,2 tonnes équivalent carbone par an. Si tu te chauffes au fuel, tu émets dans l’année 2400 kg équivalent carbone dans l’atmosphère (extraction du pétrole, raffinage et combustion) ; avec le gaz naturel, tes émissions sont encore de 1900 kg. Ta grosse cylindrée qui parcourt environ 20 000 km dégages 2000 kg équivalent carbone chaque année. Même le contenu de ton frigo est source de dioxyde de carbone : pour fabriquer un steak de 200 g, il faut cultiver les céréales pour le bétail, utiliser des engrais, transporter bétail et viandes froides. L’ensemble de la filière dégage peu de CO2 et beaucoup de méthane. Note qu’un kilo de méthane cause autant de dégâts dans l’atmosphère que 23 kilos de CO2 !

Quelles solutions ? Baisser le chauffage hivernal de 1°C va t’économiser 7 % de ta consommation. Du côté de ton frigo, tu réduiras tes émissions en consommant des légumes plutôt que de la viande et en choisissant des produits de ta région qui n’ont pas eu besoin d’un long déplacement pour arriver jusqu’à toi. Ce n’est pas en éteignant la lumière que tes rejets de CO2 vont diminuer puisque l’électricité est chez toi à 80 % nucléaire, donc sans émission ou presque de gaz à effet de serre. Mais c’est là un autre problème que le réchauffement climatique, la gestion des déchets radioactifs reste encore un problème insoluble. Dans la Biosphère tout est relié, de ce que tu manges à ce par quoi tu seras mangé….

Pratique la simplicité volontaire, marcher avec tes deux jambes provoque un bilan carbone assez équilibré.
(écrit le 19.08.2006 par Michel Sourrouille)

3 réflexions sur “Ton émission personnelle de CO2, çà compte”

  1. Monsieur Barthès,

    Si on cessait de considérer les profits des grands industriels milliardaires comme ce dont la baisse serait un horrible péché, on pourrait aisément diminuer les prix payés par les consommateurs finaux sans baisser la rémunération des petits producteurs et sans que la qualité des aliments en soit détériorée.

    Et la bouffe que vous dîtes bon marché n’est en fait que celle mauvaise pour la santé et/ou pour les sols. Les produits bios et végétariens sont quant à eux hors de prix, et pas seulement pour les ultra-pauvres.

    Tant que les prix pratiqués par les société de grande distribution pour des aliments plus compatibles avec l’écologie que ne le sont les seuls que madame ou monsieur tout le monde puisse actuellement acheter ne connaitront pas une forte diminution, vous pourrez être sûr que les gens demeureront incapables de réduire leur consommation de ces produits faits de chaire animale industrielle pour produire de telles quantités desquels des êtres vivants sont élevés en batterie dans des conditions atroces et avec les dégradations de la biosphère qui vont avec.

  2. Il sera bien difficile de faire baisser les prix, car déjà la nourriture coute très peu cher, elle n’a jamais été aussi bon marché et les gens n’ont jamais consacré une si faible part de leur budget à se nourrir (environ 13 % aujourd’hui).
    Il va sans doute falloir, pour avoir des produits de meilleure qualité, revenir aux temps passés où nous consacrions une part plus importante de nos ressources à l’alimentation.

  3. Le problème, concernant la conservation de la nourriture, c’est que les produits végétariens capables de combler les besoins en protéines sont à des prix inabordables pour que les gens puisse les faire remplacer les viandes « 1er prix ».

    Il faudra donc faire baisser les prix des produits sans viande, ce qui sera intrinsèquement sans le consentement des patrons des sociétés de grandes distribution. Et pour cela, il faudra rompre avec un certain système, ce qui ne peut pas se faire individuellement, mais collectivement.

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