Vivre en 2050, ce sera survivre plutôt que vivre

Le site de documentation des écologistes « biosphere.ouvaton », en lien avec notre blog « biosphere.lemonde », nous offre une vision complète du passage aux années 2050. En voici l’introduction : une UTOPIE pour 2050

Nous avons besoin d’une utopie mobilisatrice pour répondre à la question qui se posera bientôt dans notre futur proche : comment vivre mieux avec moins ? D’ici à 2050, la synergie des crises alimentaires, énergétiques, climatiques et démographiques va entraîner une dégradation rapide et brutale du niveau de vie à l’occidentale. Face à la catastrophe annoncée, les humains vont réagir à leur manière, selon deux modalités contradictoires. Pour une part, les violences seront exacerbées, qu’elles s’exercent entre les humains ou pour piller les dernières ressources accessibles. Nous ferons aussi appel à la raison, à la coopération, au sentiment d’interdépendance. Nous ne pouvons pas déterminer à l’avance ce qui l’emportera entre la face sombre de l’individu ou l’intelligence des situations. Des analyses comme le rapport secret du Pentagone sur le changement climatique envisagent le pire, c’est-à-dire la raison d’État et la survie des sociétés les plus combatives. Il y a aussi les pessimistes qui pensent que plus rien n’est possible. D’autres analystes misent sur la pédagogie de la catastrophe. En effet, le temps que nous avons pour réagir est très court, mais le sentiment de la catastrophe en marche pourrait servir de pédagogie.

Nous avons considéré comme hypothèse probable que les années 2030 seront marquées par la réalité physique d’un krach écologique multiple, et donc par une prise de conscience généralisée. Les années suivantes, l’humanité sera obligée de changer fondamentalement de paradigme. Ce que nous prévoyons pour 2050 est déjà largement avéré au niveau des statistiques ; les moyens de réagir et les objectifs face à une crise systémique causée par le système capitaliste ont fait l’objet de propositions de nombreux analystes. Il n’est pas besoin de beaucoup imaginer, encore moins d’auditionner des spécialistes : il suffit de lire leurs écrits. Un Mouvement social-écologiste, qui voudrait préparer un avenir durable, se doit d’envisager des scénarios pour accélérer l’évolution vers des comportements écologiquement vertueux  d’ici à 2050. Il s’agit de concilier le volontarisme politique et le sens de l’utopie dans un contexte actuel qui nous fait déjà penser que 2050 sera profondément différent de ce qu’a construit la société thermo-industrielle en deux siècles. Plusieurs programmes écologistes pertinents ont été élaborés dès les années 1970, vous pouvez en trouver l’exposé sur notre blog biosphere :

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2015/04/01/elements-pertinents-pour-un-vrai-programme-ecologique/

Lire aussi sur notre blog biosphere :

=> Neutralité carbone en 2050, la volonté de ne rien faire

Le point de vue malthusien (10 décembre 2017)

=> 10 milliards d’habitants en 2050, bonjour les dégâts !

le scénario d’Yves Cochet (6 septembre 2017)

=> De la fin de notre monde à une renaissance en 2050 ?

Le scénario Négawatts (26 janvier 2017)

=> Notre défi, 100 % de sobriété énergétique en 2050

Pénuries et chômage (31 décembre 2016)

=> Regard sur le futur proche, un jour de réveillon en 2050

La décroissance démographique (4 mars 2016)

=> Des millions de morts de faim en 2050 ?

Le lien énergie/démographie (30 avril 2015)

=> Neuf milliards d’êtres humains en 2050 ? Pas si sûr !

L’exode urbain vers la terre (22 août 2009)

=> tous paysans en 2050

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