RÉSEAU de DOCUMENTATION

des ECOLOGISTES

Congrès PS 2012 de Toulouse, mode d’emploi

Le parti socialiste aime la paperasse, les différentes contributions à un congrès se déroulent sur des centaines de pages. Les contributions générales du 76e congrès prochain couvrent déjà 251 pages papier, écrit très petit. Autant dire qu’on ne les lit pas. De toute façon, elles ne servent à rien, les militants voteront pour des motions, simple formalité qui ne sert à rien non plus : les jeux sont faits d’avance, l’appareil du parti a déjà distribué les postes à ses ténors et le premier signataire de la motion des éléphants, Harlem Désir, deviendra Premier secrétaire ! Voici un résumé des contributions générales ou thématiques qui se veulent explicitement écolos.

Notre analyse de ces contributions nous permet de l’affirmer, le PS ne peut devenir écolo sans y être obligé par des circonstances extérieures. La conférence sur l’environnement et ses suites ne sont qu’un épiphénomène.

Si vous voulez approfondir ou critiquer notre analyse, écrivez-nous… Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

1/5) Deux contributions générales «  écolos »… en concurrence

Sur les 18 contributions générales, la concurrence déloyale entre le pôle écologique du PS (Du bleu au ciel) et le mouvement Utopia (Socialistes, écologistes et altermondialistes !) recommence, comme au précédent congrès de Reims (novembre 2008). Ces deux groupuscules ont été incapables de s’entendre pendant cinq ans, ils n’ont même pas cherché à le faire. De toute façon, pas la peine d’épiloguer, les contributions générales ne servent absolument  à rien si elles ne débouchent pas sur des motions qui vont donner un nom au futur Premier secrétaire du PS.

En 2008, la motion du pôle écologique avait obtenu 1,59 % des voix (soit 2075 sympathisants), celle d’Utopia 1,25 %. Exit donc la tendance écologique du PS, en dessous de la barre des 5 % on n’obtient aucune représentativité. Les militants s’étaient en effet rassemblés autour d’un leader potentiel, il n’y a plus de débat d’idées au sein du parti socialiste. Notons que le vote des militants sur les motions n’a été en 2008 qu’un simulacre démocratique, c’est la guerre des leaders qui a déterminé le nom du Premier Secrétaire : Ségolène Royal arrive en tête au premier tour, elle est écartée par un complot entre les trois autres, Aubry/Delanoë/Hamon. L'écart de voix au second tour entre Royal et Aubry est si restreint que le dépouillement est controversé. Il faut que ce soit le conseil national du PS qui valide le 25 novembre 2008 l'élection de Martine Aubry avec 102 voix d'avance ! A dégoûter de participer aux élections internes au PS…

2/5) génération écologiste, une génération pour faire la transition écologique

Les jeunes militant-e-s socialistes ont pondu une des deux contributions thématiques explicitement « écolo » (dans leur titre) pour le Congrès socialiste d’octobre, « génération écologiste »  : « Nous sommes la dernière génération à pouvoir mettre fin au capitalisme productiviste forcené. » Très bien, bon début. Mais ça se gâte dès la phrase suivante, ils réclament  « une plus grande compétitivité ». Comme si productivisme et compétitivité n’étaient pas deux mots jumeaux ! En fait ils sont obsédés par le déficit du commerce extérieur qui « s’amplifie pour dépasser les 70 milliards d’euros ». Alors ils préconisent tout ce que l’écologie condamne, tous les grands Projets Inutiles,  les nanotechnologies, les NTIC, les LGV, l’Aéroport de Roissy CDG…

Pour soi-disant « mettre en œuvre la conversion écologique », les jeunes militant-e-s socialistes se réfèrent à la vieille recette keynésienne, déficit budgétaire et expansion monétaire : « Il est nécessaire de combattre le principe de constitutionnalisation de la règle d’or qui, empêchant de facto tout endettement, réduirait à néant l’investissement public. Elle suppose également que le politique retrouve la maîtrise de la politique monétaire et que la Banque centrale européenne ait la possibilité d’accorder des prêts aux Etats afin de mettre en œuvre une série de grands travaux. » Ils ne savent pas que cette politique a débouché dans les années 1970 sur la stagflation, mélange de stagnation économique, de chômage et d’inflation. Cet échec a été l’explication principale du tournant libéral des années 1980. Nous ne voyons rien d’écologique dans cette aventure.

En définitive les jeunes militant-e-s socialistes veulent un « financement d’investissements publics en faveur de la transition écologique, génératrice de croissance ». Non seulement nous ne voyons pas ce qui les différencie des politiques croissancistes de la droite, mais nous condamnons un greenwashing éhonté : au nom des générations futures, on applique les recettes qui ont échoué. Une phrase de cette contribution éclaire le débat de fond : « La conversion écologique impose un Etat fort car la crise écologique produit, avant tout, de la souffrance sociale. » Il y a référence au mythe socialiste de l’intervention étatique toute puissante alors que l’écologie prône la relocalisation des activités sur des territoires qui tendent à l’autonomie énergétique, alimentaire et démocratique. Il y a mention de la souffrance sociale immédiate alors que la non prise en compte de l’épuisement de la planète va aboutir irrémédiablement à une souffrance encore plus grande pour les générations futures. En définitive ces jeunes militants sont de vieux cons, formatés par un parti socialiste qui n’a rien compris à l’urgence écologique (épuisement des ressources naturelles, réchauffement climatique, extinction des espèces, etc.).

3/5) Pour un redressement écologique de l’industrie automobile

C’est la deuxième contribution thématique qui se déclare explicitement écolo (dans son titre) pour le prochain congrès : « Pour un redressement écologique de l’industrie automobile ». Les auteurs n’ont pas du tout perçu l’oxymore, c’est-à-dire la contradiction absolue entre écologisme et automobilisme. La voiture émet des gaz à effet de serre, enferme les travailleurs et les conducteurs hors de la nature, utilise un pétrole en voie de disparition ou des agrocarburants en compétition avec l’alimentation, etc. Alors pourquoi s’ingénier à redresser l’industrie automobile ? Voici quelques extraits de cette contribution et notre commentaire :

« Nous sommes des militants engagés pour faire progresser notre système social et permettre les conditions d’une croissance au service des hommes. »

BIOSPHERE :  Le problème du PS, c’est que le social étouffe complètement les préoccupations écologiques et empêche de voir les réalités biophysiques en face. De plus il est significatif que le mot d’ordre de François Hollande, le croissancisme apparaisse ; le PS n’a pas encore compris qu’une croissance économique dans un monde fini est impossible. On ne peut pas continuer longtemps à « servir les hommes » avec une planète dont les ressources diminuent de plus en plus rapidement.

« Nous devons méditer des exemples aussi différents que l’Allemagne, les Pays Bas, l’Autriche… qui ont réussi à développer une compétitivité forte et une capacité d’exportation. »

BIOSPHERE :  Dire qu’Arnaud Montebourg se faisait avant le chantre de la démondialisation et qu’il est tombé à bras raccourci en tant que ministre sur le groupe PSA qui avait choisi un enracinement plutôt franco-français ! Il n’y a pas de différence entre la gestion de droite et de gauche, les éléments de langage sont les mêmes, croissance, compétitivité, exportations. Aucune pensée sur la nécessaire relocalisation qui implique une réduction des échanges internationaux.

« Dans ces pays, on note une certaine forme de cohésion nationale sur le sujet, un rôle de « l’Etat stratège », la conscience forte de l’importance de la technologie. »

BIOSPHERE :  l’Etat ne peut être stratège en matière de politique industrielle aux mains des grandes firmes transnationales. La BD les indégivrables (LE MONDE du 14-15-16 juillet) est significative : « Que peut faire l’Etat quand une usine ferme ? - Oh ! Nous avons un large éventail : nous offusquer, nous indigner, nous scandaliser, … ». Quant à la technologie, la voiture appartient aux techniques non appropriées dans un monde fini. Il nous faut penser en termes de dévoituration, seuls la marche, le vélo et les transports en commun sont adaptés à la descente énergétique qui s’amorce.

« Nous proposons cette contribution sur l’industrie automobile, pour en faire un acteur essentiel de la révolution écologique : réduire de manière drastique la facture pétrolière des transports, contribuer au développement durable. »

BIOSPHERE :  Enfin une mention de l’écologie, mais pour ces contributeurs la façon de réduire la facture pétrolière ne passe que par « l’électrification accélérée et volontariste du parc automobile français ».  Ils occultent complètement la manière de produire de l’électricité et le potentiel (limité) des batteries embarquées. Cette contribution pseudo-écolo ne pense ni à limiter la puissance des véhicules en bridant les moteurs, ni aux techniques douces de déplacement, ni à la limitation des mouvements pendulaires. Inutile de leur dire que le « développement durable » est un oxymore, ils ne comprendraient pas.

« Tous les ans sont immatriculés un peu plus de 2,5 millions de véhicules particuliers et utilitaires, et 2 millions sortent de l’immatriculation française pour la casse [1,5 Millions] ou l’exportation. Le recyclage peut se limiter à un broyage pour matériaux de construction. La suggestion serait une incitation positive s’il y a casse déconstruction fine et recyclage « normalisé » du véhicule et une pénalité dans le cas inverse. »

BIOSPHERE :  La seule observation vraiment écolo est cette préoccupation du recyclage, ce qui n’est d’ailleurs qu’une partie de l’ensemble du cycle de vie du produit automobile. Pour avoir une voiture écolo, il faudrait que ses éléments constituants puissent à nouveau permettre de fabriquer autre chose, etc. De toute façon, toute opération de recyclage nécessite de l’énergie, et comme le pic pétrolier est déjà passé (en 2006), l’énergie va manquer pour clore le cycle de vie du produit. La massification de l’usage de l’automobile a duré un siècle (fabrication de la Ford T en 1908), elle ne durera que quelques dizaines d’années maintenant. Or les socialistes ne pensent pas du tout à la sortie du pétrole, ils pensent soutien à l’industrie automobile et à l’emploi présent, sans s’interroger sur ce qu’il faut produire, comment le produire, pendant combien de temps.

4/5) Deux contributions thématiques contradictoires sur le nucléaire

Deux contributions thématiques pour le congrès d’octobre 2012 s’opposent fortement en matière énergétique. Des membres du CEA infiltrés dans le PS prônent le maintien du nucléaire (Pour une stratégie énergétique responsable) ; une autre contribution, à l’initiative du mouvement Utopia, prône la sortie du nucléaire (Sortir du nucléaire pour entrer dans le 21e siècle). Quelle est l’argumentation en présence, quelle conclusion faire valoir ?

Pronucléaires (pour une stratégie énergétique responsable)

La France doit mettre sa compétitivité industrielle à l’abri des fluctuations des prix des hydrocarbures. N’entretenons pas l’illusion que des énergies renouvelables  intermittentes (éolienne et solaire) pourraient se substituer au nucléaire. L’Allemagne brûlera du charbon sans se préoccuper outre mesure du réchauffement climatique.

Les engagements du Président de la République, visant à ramener d’ici 2026 la production électronucléaire de 75 à 50 %, sont réalistes. Chaque arrêt de tranche nucléaire devra être précédé de la mise en service d’une capacité équivalente en énergie de substitution. La décision relative à la construction d’un deuxième EPR devrait être prise avant 2017. Si les énergies fossiles sont  prioritairement écartées, pour des raisons écologiques, il faudra avoir recours à des énergies renouvelables. Il y a lieu de privilégier le développement des ENR permanentes (hydraulique, géothermique, biomasse) par rapport aux ENR intermittentes (éolien, solaire). Une place de choix devra être réservée à la filière hydrogène dont dépendra, à terme, le développement des biogaz et des biocarburants (mais essentiellement à partir des algues et des feuillus à croissance rapide des jachères ou des sous-bois afin de ne pas créer des tensions sur les prix des végétaux comestibles) nécessaires à la compétitivité  d’un des secteurs les plus consommateurs d’énergie, celui des transports.

Les réacteurs de quatrième génération, qui n’arriveront à maturité que d’ici une quarantaine d’années, ne seront probablement pas construits en France. En revanche il est important que le CEA reste à la pointe des technologies relatives à ces réacteurs pour préserver la place de l’industrie française dans leur construction partout dans le monde. Dès à présent, les recherches doivent être menées, notamment par le CEA, pour offrir à notre pays, à partir de 2100, un large éventail de choix entre les énergies renouvelables permanentes, un nucléaire de fission qui n’exclut pas les réacteurs « à sels fondus au thorium» et le nucléaire de fusion.

Antinucléaires (sortir du nucléaire pour rentrer dans le XXIe siècle)

Au PS, malgré une légère évolution suite à l’accident de Fukushima, il est toujours aussi difficile de débattre de politique énergétique. La probabilité des risques augmente avec le vieillissement des centrales, le dérèglement climatique (sècheresse, augmentation des risques naturels…). Le nucléaire porte des risques si importants que l’humanité ne doit pas les prendre. Vers 1960, on nous disait que le problème des déchets allait être assez rapidement résolu. Un demi-siècle plus tard, le problème reste entier. Comment trouver un lieu sûr de stockage pour une durée quasi éternelle à l’échelle de l’Humanité ? Les déchets nucléaires représentent un cadeau empoisonné que nous allons léguer aux générations futures. Initialement autonome, la France a aujourd’hui exploité ses mines d’uranium jusqu’au dernier filon. Aujourd’hui, on importe tout l’uranium nécessaire au nucléaire.

« Le nucléaire permet de lutter contre le dérèglement climatique » ? Si la lutte contre ce réchauffement est un objectif de toute première importance, il est plus efficace de s’attaquer aux principales sources de réduction de CO2 : la sobriété, l’efficacité, dans les transports, par l’isolation des bâtiments, la relocalisation de la production d’énergie et la substitution à l’énergie fossile et nucléaire de l’énergie renouvelable. Rappelons que le nucléaire ne pèse que près de 3 % de l'ensemble de l’énergie finale mondiale. Le recours au nucléaire et la lutte contre le dérèglement climatique sont en réalité deux enjeux différents, mais l’investissement acharné dans le nucléaire empêche la recherche de l’efficacité énergétique et les solutions  renouvelables.

Le CIRED et WWF ont  analysé le scénario Négawatt 2006 qui permettrait de baisser les GES de 30 % d’ici 2020 tout en créant 684 000 emplois. L’industrie nucléaire emploierait aujourd’hui au maximum 100 000 personnes en direct, une centrale nucléaire dans sa phase de fonctionnement n’emploie que 250 personnes. En Allemagne, on estime que 340 000 emplois ont été créés ces 10 dernières années dans le domaine des renouvelable et de l’efficacité énergétique à la suite de la volonté de sortir du nucléaire.

Conclusion du mouvement Utopia

La renaissance du nucléaire, credo des communicants d’EDF, d’AREVA et du CEA, tient plus de la propagande que de la réalité industrielle. La dette d’EDF accroît la dette publique française et on paie l’électricité trois fois : en tant que contribuable pour la recherche appliquée et les infrastructures, en tant qu’usager pour la consommation et à nouveau en tant que contribuable pour le démantèlement et les déchets.

La «société nucléaire» se révèle pour ce qu’elle est : la soumission à un modèle de société productiviste, centralisé,  pyramidal, mettant la consommation au service de la production, dans une logique du toujours plus, incompatible avec l’écologie. La décision de sortir du nucléaire doit s’accompagner de mesures d’urgence : la fermeture des centrales à risques, l'abandon de l'EPR (chantier à Flamanville, projet à Penly), la restriction de la recherche dans le domaine de l’énergie nucléaire aux seules questions relatives au démantèlement ou à la protection des sites,  au stockage et à la gestion des déchets ainsi que l'affectation des budgets ainsi dégagés aux  projets avancés et prototypes d'énergie renouvelable (production, réseau de distribution intelligent, stockage), une négociation européenne pour l’arrêt du projet de réacteur thermonucléaire expérimental ITER sur la fusion nucléaire, un moratoire/arrêt  concernant les surgénérateurs de la 4ème génération (fin du projet ASTRID).

5/5) Réussir le changement, la contribution générale Aubry/Ayrault

Analysons du point de vue écologiste la contribution générale Aubry/Ayrault préparatoire au prochain congrès de Toulouse. Réussir le changement ? Il paraît qu’en « décidant l’alternance, le peuple français a voulu la croissance » ! Mais aucun socialiste n’a voulu expliquer au bon peuple que la croissance dans un monde fini est impossible. Il paraît que « pour toutes les générations se fait sentir l’impératif d’une réconciliation entre l’humanité et la planète ». Ouah, chouette ! Mais ensuite il y a ensuite le bla bla bla habituel, « signification historique », « volontarisme transformateur », « confiance retrouvée dans le politique », « le rêve français », etc.

Plus loin, Aubry/Ayrault font le même constat que l’écologie politique sur les « nouveaux défis planétaires : le changement climatique et ses dangers, la course au moindre coût avec ses dégâts humains et environnementaux, la crise alimentaire et le choc énergétique qui vont accroître la pauvreté dans les nations et les tensions entre grands ensembles régionaux, l’orientation éthique des bouleversements de la technique ». Aubry/Ayrault déclarent que « Le défi premier, le défi vital, c’est le rapport à la planète elle-même. Raréfaction de l’eau, épuisement des énergies fossiles, déforestation, appauvrissement de la biodiversité, urbanisation incontrôlée : nous faisons comme s’il y avait une seconde Terre à investir une fois épuisées les ressources de celle qui nous accueille. Partout, périls écologiques et inégalités sociales se renforcent mutuellement ». Comment Aubry/Ayrault vont-ils donc agir face à cette urgence écologique ?

Rien que du bonheur : « Nous plaidons pour les circuits locaux pour l’agriculture et la pêche avec des clauses de proximité dans les marchés publics, le déploiement des transports collectifs décarbonés, une production industrielle et une construction de logement économes en énergie. Oui, le socialisme à venir est une social-écologie. La planète est un tout : c’est un fait sans précédent dans l’histoire de l’humanité ». Mais tout de suite après on revient au bla bla bla habituel, « bonne utilisation de l’argent public », « laïcité », « lutte contre les discriminations », « urbanisme humain »,  etc. La sortie de crise se résume aux vieilles recettes, filières d’avenir, compétitivité internationale, pouvoir d’achat, croissance et réduction des déficits, solidarité budgétaire de l'Europe… L’écologie a disparu jusqu’à la fin du texte, sauf une exception (tarifs progressifs de l'eau et de l'énergie) et un nouvel oxymore (l'écologie productive).

Voici pour les mots, voyons pour les actes. Le premier ministre Ayrault a déjà viré sa ministre de l’écologie qui lui tenait tête, le ministre du redressement productif voudrait sauver le mode de déplacement le plus pernicieux (la voiture individuelle) et penche pour le nucléaire filière d’avenir, le ministre de l’agriculture se positionne contre la commission européenne en défendant l’indéfendable (le chalutage profond en mer),  la ministre de la culture soutient la publicité qui fait le vide dans les cerveaux (en préconisant son rétablissement à la télé de service public), la ministre de l’écologie pense comme son Premier ministre, elle voudrait un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Quant à la conférence sur l’environnement (14-15 septembre), le blabla commence, il durera cinq ans. Nous n’avons aucune confiance dans les grandes déclarations « écologistes » du parti socialiste…

 

Pour ceux que la politique politicienne ne répugne pas, nous rappelons les dates du prochain Congrès du PS. Les militants socialistes seront invités à départager les motions par vote le jeudi 11 octobre ; les premiers signataires de ces motions ont vocation à être le ou la première secrétaire après le congrès qui a lieu du 26 au 28 octobre à Toulouse.

 

Le dépôt des motions a eu lieu le mercredi 12 septembre. Mais le pôle écologique du PS disparaît en ne présentant pas de motion. Inutile donc à notre avis de participer à ce congrès social-démocrate dont la ligne directrice reste productiviste.