La sortie du Rapport Planète Vivante (Living Planet Report – LPR) du WWF version 2010 amène des conclusions pessimistes. Sur la base des données de 2007 analysées dans le rapport 2010, l'Empreinte Ecologique de la Terre a dépassé sa biocapacité de 50%, dérèglement causé, entre autres, par la surpêche et la sur-pollution qui entraîne le changement climatique. Selon Jim Leape, « Le rythme de perte de la biodiversité est le plus alarmant dans les pays à bas revenus et souvent situés en zone tropicale alors que les pays développés vivent dans un paradis factice, alimenté par une consommation excessive et des émissions de carbones élevées. »

Le LPR annonce aussi que 71 pays font actuellement face à une situation de stress hydrique sur les ressources en eau dite « bleue. » En 2025, on estime qu’environ les deux-tiers de la population mondiale, 5,5 milliards de personnes, vivront dans des régions soumises à des stress hydriques modérés à sévères et par conséquent, sans cet accès indispensable à l’eau potable, la terre, la nourriture adéquate, l’énergie et les matériaux, les individus les plus vulnérables ne pourront sortir du piège de la pauvreté et prospérer.

le rapport "Planète vivante 2010"

Pour faire face aux défis les plus urgents, le WWF demande à ce que les actions suivantes soient mises en oeuvre :

- Augmenter la proportion d’Aires Protégées à 15 % de l’ensemble des régions écologiques

- Aider à la gestion durable des forêts

- Arrêter la sur-consommation d’eau et la fragmentation des écosystèmes d’eau douce.

- Eliminer la sur-pêche et les pratiques de pêche destructives.

- Investir dans la biocapacité.

- Valoriser la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes.

- Résoudre les dilemmes entre l’alimentation et l’énergie, créés notamment par les agrocarburants.

- Prêter attention aux problèmes soulevés par l’allocation des terres et la planification de l’usage de terres.

- Partager les ressources naturelles limitées.