L’affaiblissement du Ministère de l’Ecologie signe la fin de l’ambition écologique du quinquennat

- Première surprise, Nathalie Kosciusko-Morizet n’aura pas rang de ministre d’Etat.

Pourtant, il s’agissait d’un engagement solennel pris par le chef de l’Etat au moment de sa signature du Pacte écologique. Particulièrement compétente sur les questions écologiques, en quoi Nathalie Kosciusko-Morizet était-elle illégitime pour avoir rang de ministre d’Etat ? Cet arbitrage traduit le fait que l’environnement n’est plus un sujet prioritaire.

- Ce sentiment de perte d’influence est renforcé par le transfert de tutelle de l’écologie au MINEFI en ce qui concerne l’énergie, faisons craindre pour les choix à venir. Va-t-on voir ressurgir l’Etat EPR ? En définitive, le périmètre transversal  (écologie, énergie, transport, logement et mer)  s’est considérablement réduit si on y ajoute la perte de référence à la « mer » et la réduction du nombre des secrétaires d’Etat rattaché à l’écologie, passant de 4 à 2.

- L’esprit de cohérence n’a pas plus suffit à réintroduire dans son champ d’autorité l’aménagement du territoire dont Bruno Lemaire prend autorité. Nous exprimons là encore nos craintes s’agissant d’un Ministre en charge de l’Agriculture. Quel avenir pour la Trame verte et bleue lorsqu’on sait l’influence du lobby de la FNSEA et des pesticides sur l’action de ce Ministère ?

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