A l’heure ou le gouvernement décrète un moratoire de trois mois sur les aides publiques à l'énergie solaire, plusieurs ONG affirment leur soutien au développement de l’énergie solaire photovoltaïque en tant qu’alternative durable aux énergies fossiles et fissiles, et rappellent que cet essor doit s’accompagner d’un cadre de vigilance :

- L’intégration au bâti doit être l’application prioritaire de cette technologie même si l’application au sol permet d’accélérer sa rentabilité.

- Définir un cadre déterminant les meilleures pratiques notamment en matière d’impacts sur l’environnement et sur l’économie locale

Concernant le cas spécifique des installations au sol :

- Le parc photovoltaïque installé au sol doit s’inscrire dans une politique de territoire (réflexion sur les consommations et production d’énergie, concertations, PCET, Agenda 21,etc)

- Tout projet de parc photovoltaïque doit avoir fait l’objet d’études sur l’usage des sols et leur artificialisation. (études détaillées sur la valeur écologique et agronomique des sols et sur l’articulation du projet avec les activités agricoles locales)

- La préservation de la biodiversité doit faire l’objet d’une considération particulière. Là aussi, des études d’impacts strictement menées doivent permettre de prendre les bonnes décisions sur les lieux d’implantation.

- La multifonctionnalité et la réversibilité doivent être favorisées.

Plus de détails : www.cler.org/info/spip.php?article8429