La métrique des villes, c’est-à-dire leur échelle, était pensée autrefois sur les capacités des habitants à les parcourir à pied. La métrique automobile a tendance à s’imposer, rendant peu à peu impossible les déplacements à pied. Il faut donc en termes d’aménagement physique facilité la marche, songer à des « zones 20 » qui invitent absolument tous les modes de transports à partage l’espace public disponible : les trottoirs sont abolis et des dispositifs mis en place pour faire rouler les véhicules au pas. Genève pratique cette politique en plein centre-ville. Chacun d’entre nous constitue un véhicule ; comme les autres, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Aux gestionnaires urbains d’y pourvoir, à nous d’agir dans ce sens.

(Silence n° 388, mars 2011)