Nulliparité », contrariété d’une société décalée,

« Idiocratie », société où seuls les moins réfléchis font des petits

Ou liberté de pensée où le choix de projet de vie a le droit de se différencier ?

Dans un monde où pollution, surconsommation, reproduction ou reconduction des erreurs du passé

Semblent proférer que nous ne sommes pas forcément une civilisation si avancée.

Pourquoi l’amour, la transmission, la solidarité devraient indiscutablement passer par la fécondation,

La multiparité de notre condition vivipare ?

Pourquoi ne pas accepter la possibilité de penser

« Je ne suis pas prêt. »

«  Ce n’est pas le moment. »

«  Je n’en porte pas le désir. »

« Je n’ai pas rencontré mon compagnon ou ma compagne de foyer… ».

Quand on ne s’accorde pas la souplesse de laisser filer ceux dont la destinée tend à s’étioler.

Quand le droit de mort est perçu comme une monstruosité,

N’est-il pas sensé pour autant de se questionner sur les raisons et les conditions du droit de vie à tout prix ?

Car procréer va au-delà d’une tension pulsionnelle, d’une fusion d’un instant,

Car accompagner l’enfant va au-delà d’une banale continuité de sang,

Car chacun, chacune doit se confronter à ses propres représentations

Pour que tout acte, tout parcours, toute décision soient pleinement endossés, assumés et portés

Le plus allégrement, par monts et par vaux et ce quelques soient les obstacles ou concessions.

Laurence Facquier