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RÉSEAU de DOCUMENTATION

des ECOLOGISTES

L'enquête publique a été prolongée de 2 semaines, agissons contre ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor).

Rappelons  que la mise au point de la technique de la fusion contrôlée (bombe H contrôlée) a commencé il y a un demi siècle et que, dans le meilleur des cas, la construction du premier réacteur industriel produisant de l'électricité commencera dans un autre demi-siècle, car il y aura un premier prototype après ITER. Cette durée ne peut qu'interroger sur l'argent investi ainsi dans une seule technique. Ce projet est « hors normes »

-         hors normes car c'est un sujet de recherches qui n'a pas à respecter les lois à la lettre

-         hors normes car c'est le domaine du nucléaire qui bénéficie toujours de dérogations spéciales. Ainsi, il y a bien eu débat public, mais la décision de faire ITER était prise avant le débat, d'où un débat tronqué. Rappelons que cela s'est aussi produit lors du débat public de Penly3 et qu'il y avait eu aussi des incidents lors du débat sur Flamanville (déclaration de secret défense pour un réacteur civil)

-         Enfin hors normes car c'est ainsi que les promoteurs du projet le présente vers le grand public dans un document étonnant « ITER en chiffres » :

-         80.000km de cables supra conducteurs,

-         23.000 tonnes pour le Tokamak (3 fois la Tour Eiffel),

-         840 m3 pour la chambre à plasma,

-         5000 personnes au plus fort du chantier,

-         200 convois exceptionnels mettant 3 jours à parcourir 104 km,

-         360.000 tonnes pour les fondations parasismiques de l'ensemble (comme l'Empire State Building)

-         …..

De quoi impressionner vraiment les citoyens sauf en ce qui concerne le résultat : produire une quantité d'énergie égale à 10 fois celle injectée dans la machine durant quelques centaines de secondes...

Rappel de la position de FNE lors du débat public

France Nature Environnement s'est déclarée opposée à ce projet sur la base de 4 arguments résumés ci-dessous :

-         si l'objectif est de produire de l'énergie décarbonée pour préserver le climat, le projet n'est pas dans les temps, c'est dans le demi-siècle qui vient qu'il faut trouver les solutions, en particulier à travers la maîtrise des consommations et l'efficacité énergétique

-         le projet est un gouffre financier qui se confirme années après années

-         plusieurs prix Nobel dont Georges Charpak, physicien nucléaire, ont dénoncé ce projet en demandant qu'on résolve d'abord plusieurs problèmes techniques essentiels pour la réussite du projet avant d'aller vers une machine intégrée, une option qui serait moins chère, plus efficace et améliorant les chances de réussite

-         enfin, le dévoiement même de l'idée de débat puisque la décision était prise avant.

Cet avis reste le sien au vu du dossier de l'enquête.

Pourquoi s'autoriser à critiquer un projet de recherche ?

Cette interpellation revient comme un leitmotiv.

Aujourd'hui, dans les laboratoires du monde entier, se poursuivent des projets de recherche qui définissent des avenirs possibles. L'argent investi dans un domaine renforce considérablement ses chances d'aboutir à des produits techniquement faisables (ITER est peut-être une exception, vu les difficultés du projet). Et s'il est un lieu où leur avis n'est jamais demandé aux citoyens, c'est bien celui de la recherche.

Ainsi, vers la fin des années 60, EDF a décidé d'abandonner toute recherche sur l'énergie éolienne et de se consacrer au nucléaire sans en référer à quiconque car, selon ses dires, (document bilan de 25 années d'EDF de 1972) l'électricité éolienne coûtait à l'époque 30% plus cher que l'électricité classique. On a vu le résultat de cette mesure et on voit aujourd'hui comment elle a engagé la France sans le moindre débat démocratique, pas même au Parlement, dans le programme nucléaire le plus démesuré de tous les pays.

Les citoyens doivent donc se saisir de toutes les opportunités pour donner leur avis sur les projets de recherche qui, en fin de compte, définissent les contours des avenirs possibles. Cette définition, elle doit revenir aux citoyens. Si l'argent dépensé depuis 50 ans en France sur la recherche dans les domaines du nucléaire civil et militaire avait été mis sur les énergies renouvelables, la France ne serait pas à ce point en retard dans ce domaine.

L'argent pour la recherche est limité, les choix dans ce domaine sont donc essentiels.

Contrairement à un slogan souvent répété, la fusion ne sera pas une énergie propre…

Le point de vue des écologistes

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