Le procès de Xavier Renou pour refus de prélèvement ADN se déroulera le lundi 7 novembre près de Paris, à Senlis 9h00 du matin. La généticienne Catherine Bourgain (INSERM) apportera la preuve du caractère « codant » des segments d'ADN prélevés par la police. Des travaux de recherche récents montrent en effet que le Fichier des Empreintes Génétiques (FNAEG) permet ainsi de connaître les origines géographiques (raciales) et diverses caractéristiques intimes

Depuis 2003, plus de 700 000 Français ont fait l'objet d'un prélèvement ADN, en garde-à-vue (donc alors qu'elles étaient encore présumées innocentes) ou après une condamnation, même bénigne ou strictement politique (de désobéissance civile).

Xavier Renou et le philosophe Giorgio Agamben expliquent : « Je considère que le fichage biologique est beaucoup trop dangereux pour être banalisé. Je n'oublie pas que c'est la République qui a commencé, dans les années Trente, à ficher ses étrangers et ses opposants, et que lorsque Pétain est arrivé au pouvoir, tout était prêt pour la machine totalitaire.

Parce que l'on n'est jamais sûr de l'avenir, et que je suis inquiet de l'évolution actuelle de notre société, je refuse de donner mon ADN et encourage  tous les militants de la liberté à faire de même, afin de rendreinapplicable cette loi scélérate. »

Xavier Renou, prévenu : 06 64 18 34 21.

Les désobéissants : www.desobeir.net