En poste depuis 5 mois, Delphine Batho est aux prises avec un agenda surchargé :

• conférence environnementale,

• aide à la rédaction du plan de soutien à l'automobile,

• refonte des tarifs de l'électricité,

• défense du budget de son ministère,

• participation au sommet d'Hyderabad sur la biodiversité,

• gestion du dossier des gaz de schiste,

• réflexion sur la fiscalité environnementale,

• contrôle du plan de compensation des zones artificialisées par le chantier de l'aéroport de Notre-

Dame-des-Landes,

• saisine de l'Anses suite à la publication de l'étude Séralini sur le maïs OGM,

• rédaction du plan de soutien au photovoltaïque,

• préparation des appels d'offres éolien offshore et hydrolien,

• suivi de la nouvelle politique des parcs nationaux, de la cohabitation avec les grands prédateurs,

de la stratégie nationale pour la biodiversité,

• suivi des stress tests des centrales nucléaires,

• participation au sommet de Doha sur le climat,

• mesures pour limiter les algues vertes,

• lancement du débat national sur la transition énergétique,

• limogeage de la CGDD,

• reconquête de la qualité de l'air.

Un sacré programme.

Programme sur lequel les 300 journalistes spécialisés, membres de l'Association des journalistes de

l'environnement (AJE), de l'Association des journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE) et de

l'association des journalistes de l'énergie (AJDE) aimeraient interroger la ministre de l'écologie et du

développement durable. Un souhait qu'il faut, pour le moment, classer dans la rubrique des voeux pieux.

Car, malgré de très nombreuses demandes formulées, depuis trois mois, à son cabinet, Delphine Batho ne

daigne répondre à la presse spécialisée. L'agenda surchargé, sans doute. A moins que ça ne soit une

nouvelle conception du dialogue entre les politiques et les journalistes, faite de communiqués et de

relations particulières avec quelques médias choisis.

Et puisqu'il est question d'agenda, Delphine Batho est probablement la seule ministre du gouvernement

Ayrault à ne pas publier le sien. Par souci de discrétion ?

Valéry Laramée de Tannenberg, président de l'AJE

Carine Mayo, présidente des JNE

Joël Spaes, président de l'AJDE

Communiqué de presse, PARIS, le 12 novembre 2012