Le projet d’aéroport est retardé mais il est maintenu… continuons la mobilisation. A l'issue de deux journées de fortes tensions sur le terrain du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, le gouvernement a cherché l'apaisement, samedi 24 novembre.

Les ministres de l’Ecologie Delphine Batho, du Transport Frédéric Cuvillier et de l’Agriculture Stéphane Le Foll «confirment la nécessité de poursuivre le déroulement du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique» sur le site de Notre-Dame-des Landes, dans un communiqué commun ce samedi. Ils s’engagent cependant à ce que la protection de la biodiversité et des zones humides sur la zone concernée soit assurée par un «comité scientifique» et qu'«aucune intervention de défrichement» ne serait réalisée «avant validation par ce comité».

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault quitte sa position rigide : « Dans un souci d'apaisement, le gouvernement confiera dès la semaine prochaine à une commission du dialogue le soin d'exposer ce projet et d'entendre toutes les parties prenantes. » Cette concession contraste avec l'envoi cette semaine de cinq cents gendarmes pour assurer la sécurité des entreprises qui ont une nouvelle fois démantelé les maisons et cabanes construites par les opposants sur le site. Elle rompt aussi avec les déclarations martiales du ministre de l'intérieur Manuel Valls, qui a qualifié de "kyste" l'action menée par les opposants.

Les premiers travaux de défrichement du site de Notre-Dame-Des Landes, qui devaient démarrer en janvier, seront repoussés d'environ six mois. La procédure initiale prévoyait que le comité interviendrait au moment de l'étape de terrassement et non de défrichement.

Ce gouvernement est incompétent en matière de préparation de l’avenir. Un aéroport est une infrastructure lourde faite pour durer des dizaines d’années. Or en 2050, la descente énergétique sera notre réalité et le kérosène sera hors de prix. Les grandes compagnies aériennes auront fait faillite et à NDDL la végétation recouvrira le bitume.