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des ECOLOGISTES

extractivisme en France. Réagissons ! Cuivre, zinc, or, argent, terres rares = pollutions durables et destruction des territoires.

A l’occasion de la Journée internationale contre les projets miniers destructeurs, 22 juillet 2013.

Cette année, l’opposition en France aura été concrète. En effet, le 17 juin dernier, le ministre du développement productiviste, M. Arnaud Montebourg, appose sa signature sur le permis accordant à l’entreprise Variscan l’autorisation d’explorer un territoire de 205 km² à cheval entre la Sarthe et la Mayenne. Ce permis, baptisé PER de Tennie recouvre les communes de Conlie, Crissé, Mézières-sous-Lavardin, Neuvillalais, Neuvillette-en-Charnie, Parennes, Pezé-le-Robert, Rouessé-Vassé, Rouez-en-Champagne, Saint-Rémy-de-Sillé, Saint-Symphorien, Ségrie, Sillé-Le-Guillaume, Tennie, Vernie (département de la Sarthe) ainsi que de Torcé-Viviers-en-Charnie et de Voutré (département de la Mayenne). Au cœur du futur périmètre d’exploration, sur le territoire de la commune de Rouez, se trouve un no man’s land entouré d’un haut grillage interdisant l’accès au public, où l’on distingue depuis la route une maigre végétation desséchée et un immense monticule de terre. Entre 1989 et 1997, Elf puis Total ont exploité ici une mine à ciel ouvert. A peine deux tonnes d’or et sept tonnes d’argent en ont été extraites, mais le bilan environnemental, lui, est sans appel : vingt ans après, il subsiste sur le site entre 250.000 et 300.000 m3 de terres stériles chargées en métaux lourds et les analyses des eaux de ruissèlement révèlent la présence d’un drainage minier acide alarmant. Grâce à la mobilisation des associations locales (notamment Rouez Environnement), les 27 hectares qui correspondent au site de l’ancienne mine ne seront finalement pas retenus dans le périmètre définitif du permis.

Le titulaire, Variscan Mines, est une société fondée en 2010 à Orléans par d’anciens ingénieurs du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) et filiale à 100 % du groupe minier australien Platsearch. Sur le périmètre du permis de Tennie, Variscan espère trouver du cuivre, du zinc et des minerais connexes, comme le plomb, l’or et l’argent. Le gisement pourrait également renfermer du germanium, un métal utilisé dans l’industrie électronique. La phase d’exploration pourrait commencer dès cet été.

Peu importe que des départements comme la Mayenne ou la Sarthe sacrifient leurs territoires aux appétits des industries extractives, la décision est prise dans des bureaux du ministère du « redressement productif ». Peu importe que ce territoire soit un territoire agricole (c’est là que l’on élève les célèbres poulets fermiers de Loué !), ou classé (en grande partie) Natura 2000 ou encore se trouvant dans un Parc Régional ou classé ZNIEFF. La seule chose qui compte, c’est générer de l’activité (peu importe sa nature) et relancer coûte que coûte la croissance du PIB. Tel un « courageux » chasseur d’animaux exotiques confortablement installé dans son véhicule, le fusil sur épaule pour pouvoir tirer de loin, notre productiviste en chef semble vouloir accrocher quelques trophées sarthois et mayennais à son tableau de chasse.

Malheureusement tout cela n’est pas un jeu: la menace est très concrète et, si nous ne réagissons pas, les dégâts, eux aussi, seront réels. Ici, comme ailleurs, l’exploitation minière a toujours des impacts importants :

Sociaux : parce que transformer un territoire agricole ou naturel en zone minière représente en changement lourd de conséquences pour le paysage et pour la culture d’un terroir.

Environnementaux : L’exploitation minière est une des activités humaines les plus polluantes. Les drainages miniers acides (oxydation des minéraux sulfurés par contact avec l'air et l'eau, production d'acide sulfurique et solubilisation des métaux présents dans la roche remuée et ramenée à la surface) peuvent durer jusqu’à plusieurs milliers d’années. L’exemple du site de Rouez (concession de Chantepie) en est un, mais il est loin d’être le seul.

Économiques : Destruction des emplois préexistants et du tissu socio-économique local. Embauches locales proches de zéro car la filière minière est très mécanisée.

Pour toutes ces raisons et parce qu’il n’est pas trop tard, nous vous proposons de dire dès maintenant : Non au permis minier de Tennie ! Oui à la transition énergétique et écologique véritablement citoyenne ! Non aux territoires sacrifiés au nom de la croissance et des profits de quelques-uns! Mr Montebourg, il n’est pas trop tard et, comme dit le proverbe, vous pouvez encore changer d’avis.

Merci d’avance pour votre préoccupation et votre solidarité

Plus d'information : www.aldeah.org/fr/dans-la-sarthe-les-riverains-s-opposent-l-ouverture-de...

Pour participer : http://www.aldeah.org/fr/cyberaction-non-au-permis-de-recherche-miniere-de-tennie-dans-la-sarthe-et-dans-la-mayenne

Signez le courrier qui sera envoyé aux autorités locales et nationales en remplissant le formulaire ci-dessous

Journée internationale contre les projets miniers destructeurs, 22 juillet 2013.

En 2009, lorsqu’à Cerro de San Pedro (Etat de San Luis de Potosi, Mexique) les opposants à une mine d’or et d’argent inauguraient la première journée mondiale contre les projets miniers, par solidarité, nous avions diffusé l’information pour soutenir ces communautés en lutte. En Amérique latine comme dans d’autres régions du « Sud », ils sont nombreux à s’opposer aux entreprises, souvent transnationales, qui ne lésinent pas sur les moyens pour accéder aux richesses du sous-sol : expulsions, déplacement de villages entiers, menaces et agressions, assassinats, tortures des opposants, pollutions durables de l’eau, des terres agricoles et de l’air. Aujourd’hui, le 22 juillet 2013, nous sommes solidaires de tous ceux qui luttent contre ces projets destructeurs dans le monde. De la Patagonie argentine aux Andes équatoriennes, du désert d’Atacama au Chili à la côte atlantique vénézuélienne, en passant aussi par le Mexique, le Pérou, le Brésil, l’Uruguay, le Panama, la Colombie, le Honduras, l’Espagne, le Canada … et la France : en tout, plus de 30 événements différents auront lieu ce 22 juillet pour dire « Non aux industries minières polluantes, Non aux mines, Oui à la Vie » !  Mais, s’il semble tristement habituel de voir les communautés paysannes ou indigènes d’Amérique Latine dans cette liste des opposants, la France n’a pas été cette fois présente à leurs côtés seulement par solidarité.

Le point de vue des écologistes

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