communiqué de presse FNE : Ce matin s’est ouvert le 34e congrès de France Nature Environnement, dédié à l’économie, en présence de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie. La taxe carbone était évidemment dans tous les esprits.

Après les discours d’ouverture de Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, puis de Martin Malvy, président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées, Sébastien Genest, président de France Nature Environnement a prononcé son discours d’inauguration. Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, s’est également exprimée face aux associations de protection de l’environnement.

Ne pas perdre le fil du Grenelle

Sébastien Genest, président de FNE : « Le Grenelle a amené des conclusions qui sont des pistes nécessaires à mettre en œuvre très rapidement. Il est urgent d’agir au niveau national comme au niveau local. Ce n’est pas une révolution écologique, mais il donne des pistes structurantes. »

Face aux militants de FNE, Chantal Jouanno a réaffirmé sa fidélité au Grenelle. « Je resterai fidèle au Grenelle, c’est un engagement collectif que nous avons pris. »

Taxe carbone

Sébastien Genest, président de FNE, est revenu sur la taxe carbone. Il a souligné que la fiscalité écologique reste indispensable. Le projet d’une contribution climat énergie, notamment, ne doit pas être écarté. « La taxe carbone, qui a notre niveau, était une idée que nous avons défendue, sous la forme d’une contribution climat énergie, a été revue, modifiée et de façon quasi inévitable, incomprise. Elle est remise en cause aujourd’hui. Mais l’idée de cette contribution climat énergie ne doit pas être abandonnée. »

Chantal Jouanno a attribué l’échec de la taxe carbone au manque de concertation qui l’a accompagnée. « La véritable erreur, à mes yeux, est de ne pas avoir travaillé ce texte avec tous les acteurs représentatifs de la société, comme nous l’avions fait pour le Grenelle. »

Repenser intégralement notre économie

Sébastien Genest : « Notre modèle économique est à bout de souffle, d’un point de vue social et économique. Nous devons reprendre les fondamentaux : une économie qui est un outil de l’humanité, au service de l’humanité et non pas l’inverse. La crise exacerbe les travers de notre économie. »

Ne soyons pas carbono-centrés

Sébastien Genest : « Nous devons arriver à une économie décarbonée, mais aussi à un point de vue qui ne soit plus carbono-centré. Nous devons avoir à l’esprit que la biodiversité et l’environnement ont une vraie valeur. »

Et de conclure : « Nous devons repenser notre économie, et c’est l’objet de ces deux jours de congrès. »

Jusqu’à demain soir, France Nature Environnement tient son 34e congrès intitulé De l’insupportable au désirable, vers une économie respectueuse de l’homme et de l’environnement, à Toulouse, au centre des congrès Pierre Baudis.