Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire de septembre 2002 à mars 2010, après en avoir été administrateur (2000-2002), dénonce son licenciement à compter de ce jour jeudi 8 avril 2010.
Au delà de la prise de pouvoir bureaucratique dont le Réseau Sortir du nucléaire est victime, cette affaire est une conséquence de l'opération sarkozyste appelée "Grenelle de l'environnement" et qui n'en finit plus de déstabiliser le mouvement écologiste. En effet, Stéphane Lhomme s'était montré très critiquevis à vis du Grenelle de l'environnement et, fin 2010, vis à vis de l'appel "Ultimatum climatique".
Cet appel demande à M Sarkozy de "prendre la tête de la lutte contre lechangement climatique" mais sans préciser qu'il n'est pas acceptable d'utiliser à cet effet l'énergie nucléaire. C'est par la ruse que le directeur administratif a réussi à faire en sorte que le Réseau Sortir du nucléaire soit signataire de cet appel qui, en fin de compte, soutient la politique pronucléaire de M Sarkozy.
C'est après avoir protesté contre la signature de cet appel que Stéphane Lhomme a été menacé d'être licencié, ce qui vient donc finalement de se produire après quatre mois de crise. Huit administrateurs qui ont été "débarqués" en février dernier, dont Didier
Anger (antinucléaire connu et respecté depuis 35 ans), se sont opposés au licenciement de Stéphane Lhomme, à la signature de l'appel Ultimatum climatique, et ont publiquement appelé le 1er mars à reinstaller la démocratiedans le Réseau Sortir du nucléaire

(cf http://reseau.democratie.free.fr )