Chaque jour nous publions un des 27 chapitres du livre de Michel SOURROUILLE
SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni…
aucun pays n’est à l’abri
https://librairie.edilivre.com/essai/33438-surpopulation-9782414634231.html
Madagascar était une île magnifique dotée de richesses naturelles immenses. Ses ressources, sa faune et sa flore en font un endroit unique sur Terre. La plupart des espèces que l’on retrouve sur l’île sont endémiques. Le scénario le plus probable fait remonter son peuplement à l’établissement il y a quelque 1 200 ans d’un groupe très restreint, comptant une trentaine de femmes. Mais l’évolution démographique s’est accélérée de nos jours, 5 millions d’habitants en 1960, 10 millions en 1985, 20 millions en 2009. Un recensement a été effectué en 2018, le précédent datant de 1993. On a dénombré 25 680 342 habitants, avec une très forte croissance démographique annuelle moyenne de 3,01 %. À ce rythme, la population va encore doubler d’ici 2040 : plus de 50 millions d’habitants ? Le taux de fécondité est de 4,03 enfants par femme (2019), le poids du nombre transforme ce paradis en enfer. Mais non seulement cela n’inquiète personne, mais la liberté des femmes est entravée. L’avortement à Madagascar, quelles qu’en soient les causes, reste sévèrement puni par la loi.
Très peu de femmes ont accès la contraception. L’interdiction de l’IVG, même pour des motifs thérapeutiques ou en cas de viol ou d’inceste, maintient les femmes dans l’insécurité. Des milliers de femmes meurent chaque année d’avortements réalisés de manière clandestine. Les femmes sont passibles de six mois à deux ans de prison et à une amende pouvant atteindre 2 millions d’ariary, soit dix fois le salaire moyen.
Madagascar a signé en 2003 le protocole de Maputo, qui garantit les droits des femmes, dont celui à l’avortement dans les cas d’agression sexuelle, d’inceste ou lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère. Mais le texte n’a jamais été ratifié. La loi sur les violences faites aux femmes, adoptée en 2020, n’a toujours pas reçu ses décrets d’application. Une proposition de loi sur l’interruption de grossesse (seulement pour motif thérapeutique) vient d’être retirée de l’ordre du jour sans explication. Le mot « hypocrisie » s‘impose. Car dans chaque famille, on connaît au moins une femme qui a dû avorter et une pour laquelle cela s’est mal passé.1
L’Agence Française de Développement (AFD) avait financé un projet visant à améliorer la santé maternelle et infantile à Madagascar, en occurrence le PASMI (Projet d’Appui à la Santé Maternelle et Infantile)2, mais seulement au niveau des régions de Bongolava et Itasy. De toute façon ce projet n’a été mis en œuvre que sur la période de janvier 2014 à mars 2017 par un consortium de 6 ONGs Françaises. Moins d’une femme sur deux en âge de procréer (15-49 ans) a recours à la contraception. Entre stigmatisation, tabou et croyances sociales, les obstacles au plein accès des femmes aux services de santé sexuelle sont encore puissants.
Rappelons que l’association Démographie Responsable3 demande que 25 % de l’aide publique au développement soit consacrée à la planification familiale. Il faudrait bien compenser par une aide extérieure l’inaction d’un gouvernement en matière de planning familial.
On ne peut que constater que dans les pays surpeuplés, la lutte pour le pouvoir prend une telle place qu’elle occulte complètement toute dimension structurelle aux actions politiques : on se contente de vivre dans le court terme. Par exemple en novembre 2023, la capitale Antananarivo est sous couvre-feu avant la présidentielle. Le jour de vote est sous tension dans un scrutin marqué par l’appel au boycott de presque toute l’opposition. Après le premier tour de l’élection présidentielle des centaines de partisans du président sortant Andry Rajoelina faisaient la queue pour venir chercher leur carte du parti, estimant qu’elle leur donne droit à rétribution. Le président sortant a obtenu 58,95 % des voix au terme d’un scrutin tendu, l’opposition ne reconnaît pas le résultat… Comment parler d’autolimitation de la fécondité dans un tel contexte ?
1 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/05/12/madagascar-dans-chaque-famille-on-connait-au-moins-une-femme-qui-a-du-avorter_6125861_3212.html
2 https://www.planning-familial.org/en/node/244
3 https://www.demographie-responsable.org/

– « De toute façon ce qui importe pour juger d’un état de surpopulation n’est pas le nombre global d’habitants, c’est la densité. » (Biosphère épisode 13/27)
Justement, cette fois c’est même pas la moitié de celle de la France. C’est environ le dixième de celle du Liban, le centième de celle de Gaza. Et comparé à Monaco, là je vous dis pas !
Alors certes, et en même temps c’est quand même 5 fois celle du Kazakhstan.
52 habitants au km2 , c’est la densité de Madagascar. Et tout ça avec 30 femmes au départ.
Moralité, les femmes c’est comme les nénuphars.
C’est évident, il suffit de comprendre la célèbre équation, d’Albert Jacquard.
Concluons, de toute façon ce qui importe pour juger d’un état de surpopulation n’est pas le nombre global d’habitants, c’est le nombre de nénuphars.
Après tout pourquoi pas. En tous cas cette théorie se tient.
Et je tiens à vous le démontrer ! Mais d’abord, qui peut me dire ce que deviendrait une population de milliers ou de milliards de mâles… s’il n’y avait aucune femelle ?
Moi je pense qu’ils mourraient vite, d’ennui. Certes pas tous, vu qu’il y en a qui n’aiment pas chasser les bécasses (femmes). Et après tout c’est leur droit, tous les goûts sont dans la nature, dit-ON. De toute façon ceux-là aussi finiraient par rendre l’âme.
Et de quoi peu importe. 🙂
Blagues à part, qui peut me dire d’où vient cette très vieille idée selon laquelle les femmes seraient inférieures aux hommes ?
Les théories là-dessus ne manquent pas. Hors-mis celles des gros biscoteaux, et celles encore plus ridicules selon lesquelles les femmes seraient plus bêtes que les hommes, et par nature là encore… il en existe une que je trouve intéressante. (à suivre)
(suite et fin) Celle là nous qui dit que si les hommes cherchent à soumettre les femmes… c’est parce qu’ils sont conscients que sans elles ils ne sont rien.
Jaloux de ne pas pouvoir enfanter… et donc conscients de ne pas avoir tous les pouvoirs… alors ces pauvres misérables se vengent sur les femmes.
Si quelqu’un connait cette théorie, je suis curieux de savoir d’où elle vient.
( Je pense à Monique Wittig… mais je n’en suis pas certain. )
En attendant, non seulement cette théorie se tient, mais elle explique pourquoi certains rêvent aujourd’hui de pouvoir être enceint. (ON n’arrête pas le Progrès !) Et/ou que d’autres rêvent de pouvoir fabriquer des bébés dans des usines, à la chaîne (Le Meilleur des mondes). Et elle explique également les agissements de certains pauvres types envers les femmes lorsqu’il s’agit d’éradiquer un peuple ou une culture. (viols, stérilisations forcées etc.)