Chaque jour nous publions un des 27 chapitres du livre de Michel SOURROUILLE
SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni…
aucun pays n’est à l’abri
https://librairie.edilivre.com/essai/33438-surpopulation-9782414634231.html
Trop facile de dénoncer la surpopulation de certains pays du tiers-monde, l’Afghanistan, le Bangladesh ou l’Ouganda. Il faut aussi se rendre compte que la plupart des pays développés sont à des niveaux de surpopulation intenables. Bien sûr les Pays-Bas donnent l’image d’un pays riche, démocratique et paisible, il connaît même une baisse de la fécondité. Mais il faut aller au-delà des apparences. La structure démographique et économique permet-elle une stabilité à long terme ?
Les Pays-Bas sont l’un des pays les plus densément peuplés du monde. 11 millions d’habitants en 1963 et plus de 17 millions en 2020 pour un tout petit pays de 41 500 km², ce n’est pas rien. La densité est donc très forte, 421 habitants/km². Si ce pays devait se nourrir grâce à une agriculture biologique à l’ancienne et avec une alimentation plutôt végétarienne, il ne pourrait pas dépasser une population de 2,6 millions, celle de 1830. Rappelons aussi que 96 % du territoire est plat, et que 25 % des terres sont sous le niveau de la mer dans sa partie basse, la Hollande. Rappelons qu’il a fallu aux Néerlandais des siècles de pratique pour maîtriser la formation de polders, ces immenses zones agricoles protégées de la Mer du Nord par des digues gigantesques. Les travaux, qui continuent toujours à certains endroits, sont titanesques ! Avec la montée des eaux causée par le réchauffement climatique, le pays devrait se réduire fortement en superficie.
Avec un taux conjoncturel de fécondité de 1,57 enfants par femme (2019), on pourrait croire que la population va se stabiliser. Mais se stabiliser à un haut niveau reste toujours synonyme de surpopulation. Et la croissance démographique aux Pays-bas, vu son inertie, est encore de 0,33 % /an. En septembre 2022, la population néerlandaise a atteint 17,8 millions d’habitants, une augmentation de 190 000 personnes depuis le 1er janvier, a annoncé le CBS (Bureau central des statistiques). Dans la même période, la population française a augmenté de 141 000 personnes selon l’Insee, pour une superficie 14 fois plus grande et une population presque quatre fois plus nombreuse. Mais cette augmentation aux Pays-Bas est surtout le fait de l’immigration et, depuis février 2022, de l’afflux de réfugiés ukrainiens.
Problème supplémentaire qui est liée à la fois à la surpopulation et à une alimentation de plus en plus carnée, la forte densité humaine s’accompagne d’une forte densité animale. Le pays croule donc sous les déjections du bétail. Notons que la production animale néerlandaise est la plus rationalisée, la plus densifiée, la plus technologisée de l’espace européen. Dans ce petit pays, près de 100 millions de volailles et 11 millions de porcs sont élevés dans des bâtiments. A quoi il faut ajouter 1,5 million d’ovins et de caprins, ainsi que 3,8 millions de bovins. A comparer aux 17 millions de Néerlandais. Or un cheptel ne peut pas croître indéfiniment sur un territoire fini… La « crise de l’azote » que connaît les Pays-Bas rappelle celle que vit la Bretagne avec les algues vertes. Et les densités de bétail sur les territoires bretons et néerlandais ne sont pas si différentes. Pour les porcs, elles sont même strictement identiques : 275 animaux par kilomètre carré. Les Pays-Bas projettent de réduire d’un tiers le cheptel national pour réduire la pollution de leurs cours d’eau par les nitrates. D’où de fortes tensions entre le gouvernement et les éleveurs. On ajoute à nos différents problèmes la multiplication de nos cheptels domestiques. Intenable, ingérable. Certains l’ont compris au niveau associatif.
Le Club « Van Tien Miljoen » (Le club des 10 millions) aux Pays-Bas considère la surpopulation, tant au niveau mondial que national, comme la plus grande menace pour la qualité de vie, non seulement pour nous-mêmes, mais surtout pour les générations futures. L’association souhaite un retour à un niveau de population raisonnable pour les Pays-Bas, soit 10 millions, ce qui correspond quand même à environ 300 habitants au km². Le Manifeste de la fondation1 s’appuie sur les arguments suivants :
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Le nombre d’habitants aux Pays-Bas est actuellement de presque 15,5 millions et s’accroît encore. Chaque individu a le droit d’avoir des enfants. Toutefois, il y a encore trop de mobiles qui poussent à avoir des enfants sans que la survivance de l’espèce humaine ou l’intérêt de l’enfant soient les éléments prépondérants. Il s’agit, par exemple, de raisons politiques, religieuses ou financières, ou d’une pression sociale et psychologique. De telles raisons ne justifient pas la procréation d’enfants au détriment de l’intérêt général. Les problèmes découlant du vieillissement de la population sont souvent invoqués comme argument contre la limitation du nombre de naissances. Or ces problèmes ne sont pas résolus par la croissance de la population, mais ils sont repoussés vers les générations futures.
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La qualité de vie humaine exige des espaces suffisants pour le développement naturel des autres formes de vie. Dans notre pays, l’homme accapare trop d’espace au détriment de la flore et de la faune, c’est-à-dire de la nature sauvage. L’environnement humain et la nature sauvage constituent trop souvent des conceptions antagonistes. La qualité de vie humaine n’est garantie qu’à condition que cette vie se déroule en harmonie avec la nature sauvage.
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La croissance de la population est une des causes de l’allongement des files d’automobiles et de l’engorgement des aéroports. Les extensions des routes et des aéroports, nécessaires pour résoudre ces problèmes, continuent de dévorer les espaces résidentiels et ceux encore occupés par la faune et la flore. Ces extensions ont en outre pour conséquence la pollution croissante de l’environnement par les produits chimiques et le bruit.
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La croissance continue de la population provoque un agrandissement d’échelle comportant nombre d’effets secondaires néfastes, comme l’intensification des transports de marchandises, des dégâts à l’environnement et des problèmes avec les déchets.
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Le bien-être, la sécurité publique et les possibilités d’épanouissement personnel sont de plus en plus menacés par la concentration des hommes et le stress qui en découle. La pression exercée par la densité de la population engendre généralement des tendances racistes et agressives. L’existence d’un espace suffisant pour chaque être vivant contribue par contre à la tolérance mutuelle.
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L’échelle réduite et la convivialité de communautés, comme celles des villages et des petites villes, disparaissent au profit de constructions résidentielles énormes et de l’infrastructure y afférente. C’est ainsi que l’agriculture et les paysages disparaissent ou sont irrémédiablement atteints.
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Plus il y a d’hommes, plus vite les ressources naturelles s’épuisent. Leur consommation dépend directement et indirectement (entre autres pour la production de biens de consommation et pour les transports) du nombre des utilisateurs. La modération de la consommation est nécessaire à l’ égard des générations futures.
L’association ajoute que les mesures à caractère coercitif doivent être évitées autant que possible. Elle précise que les mesures qui peuvent mener à une forme de racisme ou de discrimination ne seront ni proposées ni soutenues ; et la limitation des naissances aux Pays-Bas devrait se réaliser, autant que possible, à un rythme identique pour tous. Comme l’accroissement de la population aux Pays-Bas est en partie dû à l’immigration, il paraît normal que l’aide au développement soit associée à une politique active de limitation des naissances. Mais vis-à-vis des pays en voie de développement, la limitation des naissances ne peut être défendue de façon crédible que si une politique vigoureuse de limitation de la population est également menée aux Pays-Bas. Pour « Van Tien Miljoen » , les allocations familiales devraient être supprimées après le deuxième enfant, tout comme la progression de l’allocation entre le premier et le deuxième enfant…
Oui, il faut réduire la densité humaine aux Pays-Bas. Oui le niveau des océans va monter. Oui il faut minimise le cheptel néerlandais. Oui, il faut diminuer la part animale dans notre alimentation. Oui, les prix de vente de l’alimentation vont grimper. Oui les Pays-bas sont trop peuplés. La réalité de la densité humaine finit toujours par s’imposer. Toujours. Et quand il faut se comporter à l’inverse des habitudes et du confort à crédit, on résiste et la transition écologique patine. Au final ça va faire mal, très mal. Puisque les ressources naturelles sont limitées et que le réchauffement va rendre nombre d’endroits inhabitables aux Pays-Bas et ailleurs, la compétition pour la survie débouchera nécessairement sur des conflits d’accès aux ressources et des tentatives de migrations de masse. Il aurait fallu s’intéresser sérieusement à la question démographique depuis l’époque où elle a été exprimée par Malthus, 1789. Nous sommes en 2024 et les dirigeants n’en ont pas encore conscience.
1 https://www.overpopulationawareness.org/fr/sur-nous/manifeste

Pour ne parler QUE de ce fumeux club dont Biosphère nous fait la pub :
– « La fondation d’extrême droite The Club of Ten Million a été fondée en 1994 par un groupe de « Néerlandais inquiets » qui voient dans « la surpopulation » la cause commune de nombreux problèmes, tels que la pollution de l’environnement et le stress. [etc.] »
(De Club van Tien Miljoen en de mythe van « de overbevolking » – Gerrit de Wit 2002 – doorbraak.eu)
Là encore nous avons donc affaire à une bande d’inquiets, de stressés, d’obsédés.
Là encore tous les maux de la Terre sont à mettre sur le compte de la Surpop.
– « ce n’est que si on nomme le problème qu’on peut commencer à prendre des mesures pour y remédier. » (Biosphère hier)
En 2021 la fondation a changé de nom. Mais, son discours reste le même. L’idéologie et le mythe aussi. Désormais elle se nomme OverBevolking. En anglais ON dit OverPopulation.
Dans la langue de Molières c’est Le Poumon vous dis-je !
Ce n’est pas la première fois que Biosphère nous fait de la pub pour ce Van Tien Miljoen.
Cette bande est d’ailleurs fortement recommandée lorsqu’ON visite les Pays-Bas.
– Pays-Bas, encore un pays écolo-sceptique (avril 2023)
– Descente démographique d’1/3 aux Pays-Bas (Biosphère 4 octobre 2020)
Ce n’est donc pas non plus la première fois que je lui fais de la contre-pub.
Vous voulez diminuer la population carcérale (composée en majorité d’ étrangers ou de « avec papiers » criminels) , je vais vous le dire moi ?
Retirez parjugement sans possibilité d’ appel la nationalité des criminels naturalisés , déportez – les en terres barbaresques, prenez leur empreinte génétique et interdisez leur la possibilité de jamais revenir en France même avec un visa de touriste .
Bien entendu , la déportation se fera avec la smala d’ abdelkader du criminel .
Procédez de même avec les criminels non naturalisés .
Restaurez la peine de mort pour les graves crimes des naturalisés ou non
Maintenez la racaille étrangère (droguiste) dans un climat de terreur permanent par création d’ escadrons de la mort à la Rodrigo Duterte : la mortalité induite ne figurera jamais dans une cellule et ne coûtera donc rien à la collectivité
Bonjour Marcel
Notre analyse porte sur la surpopulation des Pays-Bas, la surpopulation carcérale n’est qu’un commentaire sur lequel vous vous arrêtez pour faire passer votre propre message : « la déportation se fera… terreur envers la racaille étrangère… ».
Or l’échange entre personnes n’est constructif que si on essaye de prolonger le raisonnement d’autrui pour développer l’intelligence collective et la démocratie. Tourner en boucle son raisonnement personnel sans jamais accepter le dialogue fait en sorte de vous enfermer dans une bulle cognitive qui vous empêche de penser par vous-même.
Le développement du travail d’intérêt général aux Pays-Bas ainsi que le recours à des peines de prison plus courtes ont permis d’y réduire le nombre de détenus. C’est pourquoi, confrontée à la surpopulation pénitentiaire, la Belgique va louer au moins 500 cellules dans la prison de Tilburg, aux Pays-Bas. C’est le genre d’information qu’on retrouve sur lemonde.fr quand on interroge son moteur de recherche interne sur la surpopulation aux Pays-Bas.
LE MONDE multiplie les articles sur la surpopulation carcérale, mais n’aborde jamais ces dernières années la surpopulation humaine : caca !
Que vous le vouliez ou non, la surpopulation carcérale est une réalité indéniable.
Et bien sûr un problème. Il est donc normal que ce sujet fasse l’objet d’articles, de débats, bref de préoccupations. Que vous le vouliez ou non, la surpopulation carcérale est un sujet (problème) d’une tout autre nature que la surpopulation tout court (qu’ON nommera Surpop). J’espère au moins que vous admettrez que les solutions (remèdes) pour en finir de la carcérale sont bien plus évidentes que pour l’autre.
Enfin un conseil, nettoyez vos lunettes. Et vos deux yeux évidemment. Le caca n’est pas du côté du MONDE. Regardez déjà sur Biosphère.
Ne serait qu’ici, ce commentaire de merde 2 août 2025 à 13:57 !