20 août, le programme du Parti « écolo » à Grenoble

L’écologie institutionnelle a programmé lors de ses journées d’été des 20 au 22 août de « gagner la bataille culturelle contre l’extrême droite, de l’immigration sans frontières, des inégalités de genre, de la surpopulation honteuse des prisons françaises et de la remilitarisation bienvenue de l’Europe... »

L’ex-présidentiable Yannick Jadot dans LE MONDE veut tenir un discours plus concret car dédié à l’effet de serre. Malheureusement au niveau des solutions proposées, il reste dans le grand vide. Il est vrai qu’envisager la déconsommation, la dé-publicité, le dévoiturage, la désurbanisation, la démilitarisation, Yannick va dire que « ce n’est pas réaliste » !

Yannick Jadot : En matière de climat, il y a ceux qui en meurent, et il y a ceux qui en vivent. Des autocrates organisent notre addiction au pétrole et au gaz, déclenchent des guerres, bombardent les populations civiles, provoquent des chocs pétroliers. Nous en payons la facture climatique et le prix à la station-service. Des groupes comme TotalEnergies, profiteurs de guerre en Russie et au Moyen-Orient, s’enrichissent comme jamais.

Et puis il y a nos gouvernements climato-arrangeants, qui préfèrent pactiser avec les pires lobbys plutôt que d’engager la mobilisation générale pour sortir le plus vite possible des énergies fossiles. Et toujours l’extrême droite, ce charognard politique, se repaît du chaos, exploite les souffrances individuelles et les défaillances de l’Etat, organise la résignation et nourrit la tentation autoritaire. Tous pensent encore pouvoir s’arranger avec la réalité.

Mais derrière chaque décision, il y a des vies sauvées ou des vies perdues ; soit l’habitabilité préservée du territoire et de la planète, soit des conditions de vie dégradées. Chaque renoncement attise les flammes des mégafeux, ouvre les vannes des inondations, pousse le thermostat des canicules, assèche les cours d’eau et les sols, produit des chocs toujours plus meurtriers et infiniment plus coûteux que les économies budgétaires recherchées.

L’écologie politique doit dorénavant s’ancrer jusqu’à l’obsession dans le concret, le quotidien, le vécu, le territoire.

Le point de vue des écologistes dubitatifs

– On reste dans les grandes généralités malheureusement. Ce genre de texte lyrique est surtout le symptôme de la crise du mouvement écologiste.

– Les Verts représentés par Tondelier et Chatelain ne conduisent pas une politique adaptée à l’urgence écologique.

– Aucune liberté de ce parti vis-à-vis de l’ogre JLM qui les attend au coin du bois, aucune vision du long terme, etc…

– Reste donc à construire une offre politique qui fasse autre chose que de la com dans l’immédiateté.

– Que le (les) gouvernement(s) doit(vent) agir, c’est évident. Mais qu’en est-il de nos comportements individuels qui ne changent pas assez vite ?

– Vu le psychodrame national dès qu’on demande aux français de faire de travailler 2 petites années de plus pour la retraite, personne n’est prêt à faire des efforts.

– Sortir du capitalisme ? Une voiture dans une économie non capitaliste ne polluera pas moins que dans un pays capitaliste.

– Avec la végétation cramée et l’absence d’eau de plus en plus fréquente, on n’aura pas le choix. L’ascétisme forcé sera couplé à des guerres.

Pour en savoir plus sur Yannick Jadot

https://biosphere.ouvaton.org/blog/?s=jadot

4 réflexions sur “20 août, le programme du Parti « écolo » à Grenoble”

  1. – « On reste dans les grandes généralités malheureusement. Ce genre de texte lyrique est surtout le symptôme de la crise du mouvement écologiste. Les Verts représentés par Tondelier et Chatelain ne conduisent pas une politique adaptée à l’urgence écologique. [etc.]» (écologistes dubitatifs)

    Et encore heureux que la préservation du Pouvoir d’Achat ne soit pas au programme. 🙂
    Moi je trouve qu’ON (ces écolos dubitatifs, jamais contents) est un un peu sévère.
    Et j’aimerais bien voir ce qu’ON ferait à la place de Jadot, qui n’est pourtant pas mon idole.
    (à suivre)

    1. esprit critique

      – « L’ex-présidentiable Yannick Jadot dans LE MONDE veut tenir un discours plus concret car dédié à l’effet de serre. Malheureusement au niveau des solutions proposées, il reste dans le grand vide. Il est vrai qu’envisager la déconsommation, la dé-publicité, le dévoiturage, la désurbanisation, la démilitarisation, Yannick va dire que « ce n’est pas réaliste » ! »
      (Biosphère aujourd’hui)

      – « Comment faire en sorte que cette nouvelle nomenklatura à laquelle la majorité des Français appartient soit prête à modifier son imaginaire alors qu’elle accède aux mirages de la société d’abondance ? Comment un système où tout le monde ou presque est complice sans se sentir coupable peut-il vaciller sur ses bases et basculer vers d’autres lendemains ? » (Biosphère hier, “lutte de classes et guerre à la Terre”)

      Comment peut-ON, d’un côté… reprocher à Jadot de zapper les « dé“… et de l’autre admettre qu’il n’est pas facile de le faire comprendre tout ça à un peuple de cons-sots-mateurs ?
      (à suivre)

      1. (suite et fin) Je ne vois donc pas ce que Biosphère attend de plus de Jadot.
        Et j’aimerais bien qu’il me l’explique. En attendant, voici ce que, moi, je disais hier :
        – « Pour aborder la question de la simplicité volontaire (de la sobriété, décroissance), au lieu de parler du pouvoir d’achat… pointons et dénonçons plutôt la double pensée (voir Orwell), les doubles discours, les aberrations, les injonctions contradictoires etc. Bref, l’Hypocrisie … du Système. (Michel C le gaucho 19 août 2026 à 09:17 “Nos écrits en 2005 pour la simplicité volontaire”)

        Et c’est, ni plus ni moins, que ce que fait Jadot dans cette tribune au MONDE

  2. La secrétaire nationale Marine Tondelier a mis l’enjeu écologique, « mère de toutes les batailles », au cœur de son discours aux Journées d’été : « Etat-providence climatique », « Sécurité sociale de l’alimentation », « congé climatique ? »
    En clair on dépenserait toujours plus aux frais de la princesse. C’est ce que proposent plus ou moins tous les partis alors que les caisses sont vides et qu’il faut financer la rupture écologique. Toujours la démagogie et la politique de l’autruche. On est mal.

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