Rappelons d’abord les méfaits de Trump en matière écologique, un négationniste du climat qui empêche toute action en matière de gaz à effet de serre, pire qui accroît la dilapidation du pétrole et pire encore qui empêche la science climatique de s’exprimer comme d’ailleurs toute voix discordante de son discours impérialiste.
Nous attachons donc peu d’importance au discours de Trump à Davos qui n’est qu’une litanie de ses pseudo-mérites sous forme d’auto-congratulation et de victimisation. Mais par contre son contenu est un large éventail de tout ce qu’il croit avoir bien fait alors qu’il complètement bousillé l’ordre international et ses règles, imparfaites sans doute, mais qui avaient le mérite d’exister. Le président américain commence son discours en affirmant être « ravi d’être de retour à Davos » et être présent en Suisse « pour parler devant de nombreux amis et quelques ennemis aussi », ce qui provoque quelques rires. Donald Trump enchaîne ensuite avec des louanges à la première année de son second mandat.
Extraits
– L’Europe est devenue « méconnaissable et ne va pas dans la bonne direction…
– J’ai augmenté les droits de douane contre les nations étrangères qui sont mauvaises pour les Etats-Unis, afin qu’elles paient pour les dommages qu’elles ont créés…
– Mon pays aide le Venezuela et assure que les deux pays vont se partager les 50 millions de barils. Ils vont gagner plus d’argent qu’ils ne l’ont fait depuis longtemps. Une fois que notre attaque a été conclue, ils ont voulu faire un deal avec nous et c’est exactement un exemple que d’autres devraient suivre…
– Il y a des éoliennes partout en Europe. Plus il y a d’éoliennes, plus un pays va mal. C’est la Chine qui fait les éoliennes. Et pourtant il n’y a pas d’éoliennes en Chine. Ils sont vraiment très intelligents. Ils font des éoliennes, ils les vendent très très cher à des gens stupides qui les achètent, mais, eux, ils ne les utilisent pas…
– Les Américains sont traités de manière injuste par l’OTAN. On donne tellement et on obtient si peu en retour . Je suis critique l’OTAN depuis des années et pourtant aucun autre président américain n’a fait autant pour l’OTAN que moi…
– La guerre en Ukraine n’aurait jamais dû commencer. C’est la conséquence de l’élection présidentielle truquée en 2020 aux Etats-Unis. Si j’étais resté au pouvoir, le président russe n’aurait pas envahi l’Ukraine en 2022…
– On veut un bout de banquise en échange de la paix mondiale. Seuls les Etats-Unis sont en mesure de défendre le Groenland, tout allié de l’OTAN a l’obligation de défendre son territoire et aucune nation ou groupe de nations n’est en mesure de protéger le Groenland, cet immense morceau de glace, de le développer et d’en faire un atout pour l’Europe. Je n’ai pas envie d’avoir recours à la force pour acquérir le Groenland. Maintenant, tout le monde est soulagé. C’est probablement la plus grosse déclaration que je fais. Les gens pensaient que j’allais recourir à la force. Mais je n’en ai pas besoin. Je ne veux pas le faire. On a déjà eu le Groenland et on l’a rendu au Danemark après avoir battu les Allemands, les Japonais, les Italiens et les autres pendant la seconde guerre mondiale…
– Le Canada reçoit beaucoup de choses gratuitement de notre part, soit dit en passant. Il devrait aussi nous être reconnaissant, mais il ne l’est pas. J’ai regardé leur premier ministre hier. Il n’était pas très reconnaissant. Le Canada n’existe que grâce aux Etats-Unis. Les Canadiens devraient nous être reconnaissants…
– C’était à l’OTAN et à l’Europe de s’occuper de l’Ukraine. Qu’est-ce que les Etats-Unis retirent de tout ce travail, de tout cet argent, autre que mort, destruction et des sommes d’argent colossales qui vont vers des gens qui n’apprécient pas ce que nous faisons ? Ils n’apprécient pas ce qu’on fait, je parle de l’OTAN, je parle de l’Europe. C’est à eux de s’occuper de l’Ukraine, pas à nous. Les Etats-Unis sont très loin, un grand et bel océan nous sépare. Nous n’avons rien à voir avec ça…
– C’est difficile à croire mais j’aime beaucoup Emmanuel Macron. Je lui ai tordu le bras concernant une hausse du prix d’achat de médicaments, le menaçant de droits de douane de 25 % sur toutes les exportations françaises vers les Etats-Unis s’il n’acceptait pas. « Je vais le faire, Donald », ma dit alors Emmanuel Macron. Il me faut en moyenne trois minutes pour convaincre un chef d’État de faire quelque chose qu’il refusait en premier lieu…
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Donald Trump, narcissique et psychopathe
extraits : Donald Trump est une personnalité narcissique, plus exactement un narcissisme malfaisant. Le narcissique est intolérant aux critiques et se montre virulent lorsqu’on lui fait des remarques. Trump a pris très souvent des décisions de manière impulsive, sans se soucier de leurs conséquences.C’est aussi un psychopathe qui recherche assidûment le pouvoir. Sa personnalité est caractérisée par un ego surdimensionné, une absence de peur. Donald Trump est également un menteur pathologique. C’est ainsi que le décrit sa propre nièce dans son livre « Too Much and Never Enough ». C’est en fin de compte une personne immature, ayant un esprit chaotique et binaire, incapable de comprendre les idées complexes. Il n’arrive pas à focaliser son attention plus de quelques minutes, il ne lit ni la presse ni les rapports qu’on lui donne. Il passe plusieurs heures par jour devant la télévision, en se focalisant sur les émissions qui le mettent en avant….

– « Après son discours agressif à Davos, des propos erronés ou encore la publication de messages privés échangés avec ses homologues, des élus démocrates avancent que le président américain est atteint de démence. »
(« Tout le monde fait comme si c’était normal » : aux Etats-Unis, des élus relancent le débat sur la santé mentale de Donald Trump – franceinfo.fr 23/01/2026)
« Je me suis cogné » qu’il dit.
– Donald Trump explique l’ecchymose sur sa main gauche par un choc contre une table à Davos (ouest-france.fr 23/01/2026)
c’est parce qu’il bouffe trop d’aspirine… et un peu de javel de temps en temps
– « Il y a beaucoup de pays qui sont ce qu’ils sont grâce à nous […] Sans les Etats-Unis, la Suisse ne serait plus la Suisse […] Je ne veux pas blesser les gens. Nous allons donc ramener les taxes à un niveau plus bas. » (Trump, à Davos)
– « Je viens d’obtenir les meilleurs sondages de toute ma carrière politique » (Trump, le 22 novembre dernier)
– Visualisez la chute de la cote de popularité de Donald Trump depuis son retour au pouvoir il y a un an (franceinfo.fr 21/01/2026)
– « Trump, aujourd’hui, c’est une catastrophe internationale » (Claude Malhuret, sénateur)
La détermination de Donald Trump à s’emparer du Groenland a été appréciée par Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, qui s’est empressé de faire le parallèle avec la Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014. « La Crimée est tout aussi importante pour la sécurité de la Russie que le Groenland l’est pour les Etats-Unis », a-t-il martelé lors de sa conférence de presse annuelle, mardi 20 janvier 2026.
– « Certains en Russie vont en tout cas désormais jusqu’à parier sur la désintégration de l’Otan. Quant à l’Europe, devenue cible principale de Moscou depuis l’élection de Trump pour son soutien affiché à l’Ukraine et désormais menacée par le président américain au sujet du Groenland, le Moskovski Komsomolets écrit encore : « L’Europe est totalement désemparée… et c’est un plaisir à regarder. » » (Menace russe supposée au Groenland: Moscou entre ironie, étonnement et contestation – rfi.fr 19/01/2026)
Trump est un grand malade, tout le monde le sait. Seulement il y en d’autres. Notamment ceux qui apprécient (un peu, beaucoup, passionnément) sa détermination… son style, bref sa folie.
Dont certains qui prennent même du plaisir en regardant ce spectacle pitoyable. Et qui souhaitent un bouquet final comme ils n’en ont jamais vu. Hélas il n’y a pas que les Russes alignés à cet autre grand malade de Poutine qui bandent et jubilent. (à suivre)
(suite) Et puis il y a ceux qui viennent mettre de l’huile sur le feu , nous donner des conseils à la con, comme ce gouverneur de Californie. Qui n’en a rien à foot de l’Europe, et qui ne fait là que régler quelques comptes personnels avec le Cinglé.
Pour neutraliser le Cinglé, personnellement je ne vois pas quelle pourrait bien être la meilleure stratégie. Autrement dit le YAKAFOKON qui va bien.
Toutefois je pense que Macron, hier, a bien fait de quitter Davos. Comme c’était prévu… la bonne blague. Si le but était de faire juste un pied de nez au Cinglé, et donc de l’agacer, eh ben c’est gagné.