La 11e conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) se tenait à New York jusqu’au 22 mai 2026. Les Écologiste s’expriment !
Deux communiqués du parti Les Écologistes (13 mai 2026)
L’un est écologiquement insignifiant : 30 propositions contre la solitude
« Nous, Écologistes, avons décidé de faire de la lutte contre la solitude un combat à mener sans tabou, pour qu’elle devienne enfin un enjeu politique concret… Avec ce livret thématique, Les Écologistes souhaitent faire de la lutte contre la solitude un sujet de débat de l’élection présidentielle et proposer des solutions concrètes pour une écologie du lien. »
Le deuxième est frappant : POUR EN FINIR AVEC LE RISQUE NUCLÉAIRE
résumé : « Hiroshima et Nagasaki en août 1945 disent l’immensité du risque nucléaire. L’utilisation de l’arme nucléaire est toujours un écocide, toujours un crime contre l’humanité. La radioactivité induite par une explosion nucléaire se traduit sur le très long terme par des perturbations génétiques mortelles. Cette technologie rend la France dépendante d’approvisionnements en uranium dans des pays étrangers. Elle encombre de déchets dangereux pour des dizaines de milliers d’années. Les bombes actuelles, 1000 fois plus puissantes que celle utilisée à Hiroshima, laissent présager des conséquences cataclysmiques.
Les Écologistes réaffirment que la planète ne peut pas prendre des milliers de fois le risque d’une destruction absolue. »
Mais le diable se cache dans les détails, le communiqué ose : « Avec le nucléaire, le pire n’est certes pas toujours certain. Il peut même apparaître rationnel, face à l’extrême agressivité militaire russe à l’Est de l’Europe, de ne pas démanteler immédiatement l’arsenal nucléaire français. »
Donc on peut prendre une initiative pour un désarmement nucléaire multilatéral, mais pas trop rapidement quand même !
pour une lecture du communiqué intégral
EXAMEN DU TNP : POUR EN FINIR AVEC LE RISQUE NUCLÉAIRE
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Commissions Transnationale, Paix & Désarmement et Défense Les Écologistes
La 11e conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) se tient à New York jusqu’au 22 mai. Les Ecologistes saluent la mémoire des centaines de milliers de victimes des explosions nucléaires militaires survenues à Hiroshima et Nagasaki en août 1945.
Ces événements historiques disent l’immensité du risque nucléaire. Leur bilan humain, déjà insupportable, ne représente qu’une faible part des destructions subies, alors que la radioactivité induite par une explosion nucléaire se traduit sur le très long terme par des perturbations génétiques mortelles pour la plupart des espèces humaines, animales et végétales. L’utilisation de l’arme nucléaire est toujours un écocide, toujours un crime contre l’humanité. L’arsenal nucléaire actuel, qui comporte des bombes 1000 fois plus puissantes que celle utilisée à Hiroshima, laisse présager des conséquences cataclysmiques.
Avec le nucléaire, le pire n’est certes pas toujours certain. Il peut même apparaître rationnel, face à l’extrême agressivité militaire russe à l’Est de l’Europe, de ne pas démanteler immédiatement l’arsenal nucléaire français. Cette technologie rend toutefois la France encore dépendante d’approvisionnements en uranium dans des pays comme le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Niger ou la Russie…, vulnérable face à des attaques de centrales potentiellement dramatiques et encombrée de déchets dangereux pour des dizaines de milliers d’années.
Alors que le nombre d’ogives nucléaires est à nouveau en augmentation pour atteindre un chiffre supérieur à 10 000 (dont environ 300 en France), Les Écologistes réaffirment que la planète ne peut pas prendre des milliers de fois le risque d’une destruction absolue. Le monde est bien plus sûr sans la puissance nucléaire qu’avec. C’est pourquoi à l’occasion de la conférence d’examen en cours du TNP, la France doit prendre avec le Royaume-Uni une initiative pour la reprise du désarmement nucléaire multilatéral total et concerté, en conformité avec l’article 6 du traité.
Sur la base du TNP, ou sur une base contractuelle pour les États dotés non signataires, cinq étapes peuvent être proposées : l’interdiction de l’enrichissement des matières fissiles par les pays dotés, la fixation pour chacun d’entre eux d’un plafond en nombre d’ogives à ne pas dépasser, la réduction proportionnelle sur une base annuelle de tous les arsenaux à partir de ces seuils, des examens réguliers des opérations de démantèlement par l’AIEA, enfin le recours à la Cour internationale de justice en cas de manquement aux obligations contractées.
