Chaque jour nous publions un des 27 chapitres du livre de Michel SOURROUILLE
SURPOPULATION Afghanistan, France, Royaume Uni…
aucun pays n’est à l’abri
https://librairie.edilivre.com/essai/33438-surpopulation-9782414634231.html
Assassinat d’un président, pays noyauté par des bandes armées, isolationnisme du pays frontalier la République dominicaine, les causes profondes de la déliquescence de Haïti sont liées à sa surpopulation. Bien entendu l’appauvrissement d’un pays résulte de multiples causes enchevêtrées, c’est multifactoriel : rapports de pouvoir, élite plus ou moins éclairée, potentiel agricole ou non, attractivité du pays, modalités de l’ingérence internationale, etc. Mais quand la population d’un pays augmente beaucoup trop vite, cela a des répercussions néfastes à la fois politiques, socio-économiques et écologiques. Les peuples sont responsables de leur destin quand ils ne pratiquent pas l’autolimitation de la fécondité.
Avec le quotidien LE MONDE, on sait tout sur tout à propos de l’assassinat le 7 juillet 2021 du président d’Haïti Moïse Jovenel, abattu chez lui d’une douzaine de balles dans le corps… il suffit de lire l’enquête de Nicolas Bourcier : « Jovenel jouait sur plusieurs tableaux à la fois, les gangs, les clans politiques et les oligarques de l’île, cette mafia protéiforme qui a pris en otage le pouvoir… Haïti est devenu un trou noir où prospèrent les gangsters et les forces criminelles qui se sont rendues maîtres de la capitale… Le chef du parquet de la capitale a été limogé juste après avoir demandé l’inculpation du chef du gouvernement Ariel Henry… A Port-au-Prince, les appels à la démission du premier ministre, Ariel Henry, se sont multipliés… »1
Autre article sur l’état du pays en avril 2024 : « Cela fait huit ans que les Haïtiens n’ont pas été convoqués aux urnes. Les fonctions de maire, de parlementaire et même de président sont vacantes. La chaise du premier ministre par intérim, Ariel Henry, est, elle aussi, vide depuis que son retour a été entravé par des bandes armées qui sèment la terreur dans le pays. Les hôpitaux ont été attaqués. Plusieurs milliers de détenus se sont évadés de prisons. Les bandes criminelles contrôlent 80 % de la capitale, Port-au-Prince (qui compte près de 2,8 millions habitants) ».2
On dit tout, mais on ne dit rien du défi démographique dans ces articles du MONDE, centrés sur la saga des incapables qui briguent le pouvoir.
Avec une population qui est passée de 4 à 12 millions d’habitants en 60 ans et une fuite à l’étranger des forces vives, les dirigeants ne font que refléter l’état du pays, ingouvernable. Haïti occupe une superficie de 27 750 kilomètres carrés (un peu moins que la Belgique) dans la partie occidentale de l’île d’Hispaniola, occupée à l’est par la République dominicaine. Il est peuplé en grande majorité des Noirs, descendants d’esclaves africains. Les mulâtres forment la bourgeoisie. La population est évaluée à 6,75 millions de personnes en 1993 (densité de 243 hab./km² ), elle passe à 11,4 millions en 2020 (densité de 414 hab./km² ) malgré les tremblements de terre et autres catastrophes. L’indice de fécondité était proche de cinq enfants par femme en âge de procréer en 1993, mais encore de 2,9 en 2019. Il n’y a rien de pire qu’un enfant non désiré par celle qui le met au monde.
Le statut de l’avortement est un bon indicateur de l’état du planning familial dans un pays. En Haïti, il fait l’objet d’une interdiction pénale selon l’article 262 du Code pénal qui stipule, « Quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, violence, ou par tout autre moyen, aura procuré l’avortement d’une femme enceinte, soit qu’elle y ait consenti ou non, sera puni de la réclusion. La même peine sera prononcée contre la femme qui se sera procuré l’avortement à elle-même. Les médecins seront condamnés à la peine des travaux forcés… » En conséquence les grossesses non planifiées et les violences sexuelles sont monnaie courante ; le ministère de la Santé publique et de la Population estime que 20 à 30% des cas de mortalité maternelle sont dus à des avortements non sécurisés médicalement. Alors, sans maîtrise de la fécondité, on a liquidé les forêts pour en faire du bois de chauffe… Haïti est devenu le pays le plus misérable du continent américain et l’un des plus pauvres du monde.
Selon Jared Diamond l’histoire comparée de ces deux peuples de même origine installés sur la même île, Haïti et République dominicaine, devrait constituer un antidote au « déterminisme environnemental » valorisé au détriment de la variable démographique.
« La République dominicaine est restée un paradis ou presque, alors qu’Haïti est devenu un enfer. En République dominicaine, Balaguer avait confié la responsabilité de la protection des forêts à l’armée en déclarant les coupes de bois « crimes contre la sûreté de l’Etat ». En Haïti, on a laissé la forêt tropicale grignotée par des millions de petits paysans en quête d’un lopin de terre pour survivre. La croissance démographique en République dominicaine était de 1,6 %, mais de 3 % en Haïti. La richesse agricole en Haïti s’était faite aux dépens de son capital en forêts et en sols. Choisissons des dirigeants qui donnent la priorité à la question écologique et à la réponse démographique, base de la survie de nos sociétés… » (chapitre 11 du livre Effondrement, comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie3)
Annoncé en février 2022 par le président dominicain, un nouveau mur frontalier de 160 km est en construction entre la République dominicaine et Haïti. Il vise à lutter contre l’immigration clandestine et à protéger le pays des groupes criminels haïtiens… Surpopulation, émigration, conflits.
1 https://www.lemonde.fr/international/article/2022/01/12/en-haiti-l-enquete-impossible-sur-l-assassinat-du-president-jovenel-moise_6109184_3210.html
2 https://www.lemonde.fr/international/article/2024/03/13/en-haiti-de-quarante-ans-d-instabilite-politique-a-la-menace-d-une-guerre-civile_6221789_3210.html

– « Avec le quotidien LE MONDE, on sait tout sur tout à propos de l’assassinat le 7 juillet 2021 du président d’Haïti Moïse Jovenel […] Autre article sur l’état du pays en avril 2024 : « Cela fait huit ans que les Haïtiens n’ont pas été convoqués aux urnes. […] » On dit tout, mais on ne dit rien du défi démographique dans ces articles du MONDE, centrés sur la saga des incapables qui briguent le pouvoir. »
Oui c’est bon ON connait la rengaine, les journaleux du MONDE sont des incapables, ils ne savent pas trier l’info, ne voient pas le plus important, ils ont de la merde dans les yeux etc. etc.
N’empêche qu’en avril-mai dernier, avec au moins 10 articles sur cette affaire… Le MONDE nous a raconté l’histoire d’une certaine dette. Plus exactement une « double dette ». Même que Macron s’occupe de la rembourser… Mais bon, à quoi bon remplir du papier pour si peu !
– « Thomas Piketty :La France doit 30 milliards d’euros à Haïti et devrait lancer des discussions sur les modalités de restitution » ( Le MONDE 10 mai 2025)
– « En 2025, il y aura 200 ans qu’Haïti a été sommé de payer son indépendance à la France. Une dette doublée de celle de l’emprunt contracté pour la payer. Qui s’en souvient ? […]
Cela explique aussi, en partie, son état catastrophique aujourd’hui. »
( Haïti : l’histoire méconnue de la double dette – lepoint.fr 12/07/2024 )
– « […] Avec une population résiliente et dynamique, Haïti dispose des ressources humaines nécessaires pour relever les défis du XXIe siècle.
En conclusion, la population haïtienne, riche de son histoire et de sa diversité, est l’un des piliers de l’identité nationale. Si vous connaissez d’autres faits marquants ou des chiffres intéressants sur la population haïtienne, partagez-les dans les commentaires pour enrichir la discussion ! »
(Quelle est la population d’Haïti actuellement ? haitiwonderland.com 24 décembre 2024)
Sympa ce petit blog, non ? Haut en couleurs, et en saveurs, moi j’aime bien.
Et ce jeune Appolon, sympa lui aussi non ? Ah ça oui c’est de la positive attitude !
Pas comme ici quoi. 🙂
Je ne sais pas s’il fait bien recette, mais en tous cas cet Appolon ne connaît visiblement pas Biosphère. Celle-ci ferait donc bien de prendre contact avec lui.
Déjà pour lui filer les chiffres qui vont bien. Pour l’informer bien comme il faut, lui remettre les yeux en face des trous, après les avoir soigneusement nettoyés, et décrassés ça va de soi. Bref pour l’éclairer, et plus si affinités.
En tous cas en voilà un de plus qui croit au partage. Partager… pour enrichir la discussion ! Dans le but de développer l’intelligence collective je suppose.
Et pour quoi d’autre sinon ?
En conclusion, mon dieu quel rigolo cet Appolon !!!