Résultats de recherche pour : Stéphane Foucart

Stéphane Foucart devient très très pessimiste

Le journaliste scientifique du MONDE, Stéphane Foucart, interroge les faits : « Il y a contraste entre le fracas des mots utilisés par l’UICN pour décrire le problème de la biodiversité en péril et l’absence forcenée du plus petit début de réponse politique. La France se refuse même à appliquer la loi afin de ne pas entraver des activités aussi marginales que les chasses traditionnelles aux passereaux. Est-il si impérieusement nécessaire de tuer des grives musiciennes ou des vanneaux huppés ? La « nouvelle » politique agricole commune (PAC) va conforter jusqu’en 2027 les modes de production des exploitations les plus grandes, les plus industrialisées, les plus destructrices. La protection de l’environnement n’est pas seulement le domaine des paroles en l’air, c’est aussi celui du brouillage délibéré de la frontière entre l’intérêt général et les intérêts particuliers. A quoi a servi, en définitive, le congrès de l’UICN ? On aurait pu s’épargner les quatre feuillets de cette chronique car la réponse, simple et désespérante, tient en quatre lettres : rien. »

Les commentaires sur lemonde.fr confirment,  soyons pessimistes :

Mamani Quispe : Les gouvernants et industriels ne font que répondre aux demandes et besoins des gentils citoyens écologistes. Ces derniers se disent écologistes dans la mesure où ils peuvent se faire livrer en deux jours le dernier smartphone par Amazon. Un jeune aujourd’hui, accro aux écrans et au macdo, souille la planète infiniment plus qu’un jeune de 1960. Mais ceux qui me pompent le plus, ce sont les seniors qui se paient des croisières en HLM géants flottants. Je paierais pour ne pas faire ce genre de truc. Bref, le manque de réactions adéquates face à l’urgence climatique est la chose du monde la mieux partagée : politiques, industriels et population, jeunes et vieux.

Pascal Biezeray : Tout à fait d’accord. Mais c’est plus facile de taper sur les politiques et sur le capitalisme, que d’arrêter de se chauffer, de s’habiller, de se laver, de voyager, d’avoir des enfants….

Minorités : J’ai arrêté de me chauffer (12° l’hiver dans les chambres-SdB, ça vous convient ?), de m’habiller (des vêtements basiques pour des années, changés en lambeaux), de me laver (pas de bains depuis des années, peu de douches), de voyager (pas mon truc), d’avoir des enfants (vasectomisé) …

DMA : Plus le temps passe et plus je me dis que mes enfants doivent être particulièrement heureux de ne pas être venus au monde.

Benco17 @ DMA : Les pauvres. Ils n’auront pas vu un lever de soleil, des vagues déferler sur une plage, une voûte étoilée, senti le vent dans leurs cheveux, entendu le chant des oiseaux,….

DMA @Benco17 : Il n’auront pas non plus l’angoisse de voir les espèces disparaître les unes après les autres, le climat changer jusqu’à rendre une partie de leur planète inhabitable, les tensions géopolitiques et sociales monter inexorablement… Chacun fera le bilan dans quelques années. J’espère très sincèrement pour les vôtres (sans ironie) que je me trompe du tout au tout…

Peace : L’écologie demande beaucoup d’altruisme, malheureusement pour nous, nous sommes des créatures fondamentalement égoïstes.

Krakatoe : Espérons éviter un choix Macron / le Pen. Ce serait une impasse écologique. Hidalgo, les Verts, Mélenchon,… oui vous avez certes des spécificités, mais laissez vos égos et rassemblez vous nom de nom !

Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere :

synthèse, faut-il être optimiste ou pessimiste ?

5 janvier 2019, Évitons l’optimisme en 2019, cela empêche le réalisme

16 octobre 2018, Climat, faut-il être optimiste ou pessimiste ?

7 janvier 2018, La collaposologie est-elle la voie de l’optimisme ?

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Stéphane Foucart ne croit plus en l’action politique

En résumé : « Spectaculaire conversion de François Hollande à la cause climatique ? Il faut se méfier des effets d’annonce lorsqu’il s’agit d’environnement : c’est le terrain privilégié des paroles en l’air et des promesses non tenues… En matière d’environnement et de climat, les roulements de tambour ne sont souvent là que pour introduire un air de pipeau… L’action de Jacques Chirac n’a rien produit qui fût à la mesure de ces paroles : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l’admettre. La Terre et l’humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables. »… Le mandat de Nicolas Sarkozy a été caractérisé par une inflation verbale aussi constante dans son intensité que versatile dans son orientation.

Même les accords internationaux, pour spectaculaires qu’ils puissent paraître, doivent être considérés avec méfiance… Le 12 novembre, la Chine et les Etats-Unis signaient ainsi un accord bilatéral sur le climat unanimement qualifié d’historique : plan de réduction de leurs émissions, sans rien de contraignant ! Les propriétés radiatives du CO2 n’ont que faire de la politique : selon les calculs de Chris Hope, l’accord sino-américain nous place en réalité sur la trajectoire d’un réchauffement de 3,8 °C d’ici à la fin du siècle. Assourdi par les tambours, le monde entier n’a pas réalisé que ce n’était qu’un air de pipeau : ce qui a été accueilli avec tant d’enthousiasme n’était autre qu’une promesse de désastre. »*

Quatre commentaires seulement sur lemonde.fr dont voici le plus significatif : « Un article qui fera sans doute moins de buzz que la prétendue victoire de N. Sarkozy élu à la direction de l’ UMP et le score stalinien de MLP à la tête du FN. » Les humains ne s’intéressent qu’aux choses immédiates, pas à leurs générations futures. Mais les humains sont aussi à l’image de ce qu’en font les médias : un théâtre d’apparences. Même LE MONDE nous mène au pipeau. Sa « Une », le même jour que l’article de son journaliste Stéphane Foucart, titrait en gros : « Le Pen, Sarkozy, Hollande : la bataille de 2017 est lancée. » Le long terme pour ce journal « de référence », c’est seulement la prochaine échéance électorale qu’il juge importante!

* LE MONDE du 2 décembre 2014, Climat : tambours et pipeau

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Stéphane Foucart, les lois de la nature s’imposent

Le chroniqueur de la page Planète du MONDE*, Stéphane Foucart, s’appuie non seulement sur les lois de la science, mais aussi sur les lois de la nature. Il démontre que les politiques ne veulent suivre ni les unes, ni les autres. Voici quelques extraits :

« Pour une large part du monde politique, les « études scientifiques » ne sont pas tant des outils destinés à mettre en évidence des faits sur lesquels la réglementation doit se fonder que des instruments qui permettent de légitimer une décision prise d’avance. Selon le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, les limites fixées voilà trente ans par la directive de 1991 (sur les nitrates) « doivent être renégociées à l’échelle européenne » (c ‘est-à-dire assouplies)… Le plan Ecophyto, lancé en 2008, avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en dix ans mais, depuis son lancement, les quantités de matières actives épandues n’ont cessé d’augmenter…

Les dettes que nous contractons à l’égard de l’environnement finissent toujours par être réglées. Nous pouvons discuter avec nos créanciers, pas avec les lois de la nature. Elles s’appliquent et s’appliqueront avec entêtement, quoi qu’il arrive… En passant de plus de 38 000 captages d’eau potable en 1998 à 33 500 aujourd’hui, ce sont ainsi près de 5 000 captages qui ont été abandonnés en quinze ans, explique un rapport interministériel rendu fin août. La principale cause, rencontrée dans 41 % des cas, est la mauvaise qualité de l’eau du fait des pollutions diffuses… »

Voici un complément d’analyse. Tous les organismes vivants jusqu’à présent observent ces 9 lois de la biosphère, mais pas les humains d’aujourd’hui :

– s’appuyer sur la coopération et la diversité ;

– utiliser les déchets comme matériaux ;

– s’approvisionner localement ;

– ne pas surexploiter les ressources ;

– récolter en permanence des informations et s’y ajuster ;

– optimiser plutôt que maximiser ;

– utiliser l’énergie solaire (à 90 %) avec efficacité ;

– s’interdire les toxiques persistants ;

– rebondir après les chocs.

Comme les humains pratiquent la compétition et la concurrence, la prédation du sol, du sous-sol et des mers, le libre-échange mondialisé, la surexploitation des ressources renouvelables ou non, le non-ajustement à leurs informations (pensez au refus de la carte carbone par exemple), la maximisation du toujours plus, l’utilisation forcenée des énergies fossiles non renouvelables, l’usage généralisé de toxiques persistants… ils ont de fortes chance d’avoir beaucoup de difficultés à rebondir après le prochain choc pétrolier et/ou un effondrement financier.

* LE MONDE du 14-15 septembre 2014, Ces nitrates que je ne saurais voir

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La fabrique du mensonge selon Stéphane Foucart

à lire pendant les vacances :

 La fabrique du mensonge (comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger).

Les inconvénients du système technique commencent à prendre le pas sur les bénéfices qu’ils nous ont apporté. Les maladies de civilisation, favorisées ou provoquées par la technique, pèsent désormais plus lourd que les maladies naturelles. L’espérance de vie en bonne santé commence à régresser dans bon nombre de pays, les conditions de mortalité dans l’avenir ne seront pas identiques. Autrefois l’agriculture était largement exempte des intrants de synthèse (pesticides), l’alimentation n’était pas encore passée sous la coupe des géants de l’agroalimentaires, etc. Les femmes enceintes et les jeunes sont exposés aujourd’hui à une quantité toujours plus grande de substances qui interfèrent avec le système hormonal ; l’obésité infantile aura aussi des effets sur l’espérance de vie. Stéphane Foucart est honnête et compétent. Il en dit bien plus dans ce livre que ce qu’il peut dire dans LE MONDE, dont il est journaliste scientifique. Voici quelques extraits et précisions sur son livre :

1/6) Les fabricants de cigarette et la science

Lire notre article sur un compte-rendu de Stéphane Foucart dans LE MONDE. Il va à l’essentiel : Le tabac tue et rend esclave

2/6) L’amiante et l’opération Heidelberg

On trouve référence dans l’appel d’Heidelberg, à une « écologie scientifique ». Se réclamer de quelque chose pour le tuer, inverser le sens des mots pour changer la perception du réel, c’est digne du livre 1984 de George Orwell.

3/6) Les think tanks et le dérèglement climatique

Lire à ce propos Les marchands de doute de Naomi Oreskes et Erik Conway

Lire aussi Le populisme climatique, Claude Allègre et Cie (enquête sur les ennemis de la science) de Stéphane Foucart

4/6) Les abeilles et les insecticides

Lire notre article synthétique sur la question : écologie du risque et course contre le temps

5/6) Une bombe à retardement : les perturbateurs endocriniens

Stéphane montre  clairement dans son livre que l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) est un organisme complètement soumis au lobby industriel.

6/6) La recherche sur les OGM : tous les moyens sont bons

Internet est souvent vu comme un formidable outil d’émancipation, c’est aussi un instrument très adapté à la pire forme de propagande, la propagande virale.     L’une des raisons pour lesquelles il est impérieux, pour les agrochimistes, de discréditer les chercheurs hostiles aux biotechnologies végétales n’est pas seulement commercial. Il faut conserver vivace l’idée que la science est le progrès technique. Il s’agit d’exercer un contrôle sur les mots et les idées. Les industriels parviennent ainsi à fabriquer des idées trompeuses, en recourant à des arguments puisés dans la science même. Cette production d’ignorance vise deux objectifs. Le premier est de peser sur les instances d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux, afin de leur faire minimiser les risques induits par telle ou telle technologie. Le second objectif est de coloniser nos conversations. Il vise les médias de masse et les nouvelles communications en ligne.

(éditions Denoël, 306 pages, 17 euros)

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St. Foucart et l’émergence de l’extrême droite

Inondations, l’artificialisation des sols, exacerbation de maladies chroniques… tout ce qui éprouve le corps social nourrit les sentiments d’injustice et d’abandon, alimente colère et ressentiment et fait le jeu de l’extrême droite.

Stéphane Foucart : Alors que la « préférence nationale » va faire son entrée dans le droit français, l’extrême droite parvient depuis quelques années à entraîner avec elle tout le camp conservateur dans une dérive populiste sur la question environnementale, alimentée par le simplisme et la démagogie, le déni et, en fin, de compte, l’inaction. C’est l’autre grande victoire idéologique de l’ultradroite. Le RN s’est forgé, sur les questions environnementales, une doctrine réduite à un mélange d’agrarisme et de localisme (« consommer local » relève d’une préférence nationale). Le tout teinté de climatoscepticisme, de techno-solutionnisme et de complaisance vis-à-vis des pollueurs de tout poil – pour peu qu’ils soient enracinés dans les territoires. Les mêmes tendances sont à l’œuvre un peu partout dans le monde. Les politiques que les droites souhaitent promouvoir ne permettent ni l’adaptation ni la résilience des sociétés face aux menaces du réchauffement, des pollutions ou de l’écroulement de la biodiversité.

L’extrême droite et la crise écologique ont tout pour être les deux portions d’un même cercle vicieux. La montée en puissance de l’extrême droite est le meilleur carburant à la crise environnementale, et la crise environnementale a toutes les chances, en retour, de nourrir l’adhésion aux idées de Marine Le Pen, d’Eric Zemmour ou de Vincent Bolloré.

Le point de vue des écologistes

Pfon : Stéphane Foucart en résumé. La crise climatique augmente les catastrophes, les catastrophes augmentent l’insatisfaction, l’insatisfaction pousse les gogos à voter Le Pen. Un monument de logique : « Nous sommes au bord du gouffre, faisons un grand pas en avant » !

Audry : Que l’extrême-droite ne soit pas passionnée par le sujet écologique est une évidence, mais regardons les choses en face : des personnalités de droite et de gauche nous ont sciemment menti pendant des années sur les conséquences de la croissance et nous ont trompés sur le caractère anodin de la surpopulation.

Juste du Bonsens : Exact ! Les théories des pères du libéralisme économique négligent les coûts externes qui ne sont pas supportés par les acteurs économiques mais par les tiers, notamment les coûts environnementaux.

Canicule : Nous sommes de plus en plus conscients que notre confort de vie est menacé par le dérèglement climatique. Face à ce fait anxiogène, nous avons des réactions très divers : déni, rejet, ou alors croire à des solutions miracles. Mais nous ne faisons pas l’effort de réfléchir à ce qui est important et essentiel dans notre vie dans ce monde aux ressources limitées.
Dans ce contexte, l’extrême droite joue sa partition et s’oppose à toute mesure contraignante face au dérèglement climatique avec l’idée de gagner des parts électorales.

Ja : L’extrême droite est un réflexe identitaire de gens apeurés. Or la peur favorise le repli sur soi et la désignation des « autres » comme la cause de leurs difficultés. C’est très lié à une forme de faiblesse intellectuelle, de raccourcis idéologiques pour des problématiques pourtant complexes. C’est habituel. Ce qui est aussi constant dans l’Histoire, ce sont les conséquences immédiates lorsque l’extrême droite est au pouvoir : violences et persécutions des minorités, restrictions des libertés publiques et individuelles, destruction de la démocratie et culte de la personnalité d’un leader. On y va tout droit.

XYZ : Le « lepénisme » est avant tout une amnésie. Quant au climat, tant que ce sont les lobbys qui gouvernent, par marionnettes interposées. Il n’y aura donc de solution que celle que la nature nous imposera. Et quand le Titanic va couler (sans canaux de sauvetage celui-là), tout le monde sera précipité au fond de l’océan.

En avoir plus sur Stéphane Foucart grâce à notre blog biosphere

Dans LE MONDE du 29 juillet 2011, Stéphane Foucart s’intéressait déjà à l’état de la planète : « Tandis que les uns fondent leur optimisme sur les acquis du demi-siècle écoulé, les autres craignent, avec raison, celui qui vient. Les effets négatifs du système technique commencent à en concurrencer les effets bénéfiques car ses dimensions sont désormais telles qu’elles se heurtent aux limites physiques de la terre. Arrivé au sommet des courbes, on peut voir le déclin se profiler.

Stéphane Foucart devient très très pessimiste (septembre 2021)

extraits : Le journaliste scientifique du MONDE, Stéphane Foucart, interroge les faits : « Il y a contraste entre le fracas des mots utilisés par l’UICN pour décrire le problème de la biodiversité en péril et l’absence forcenée du plus petit début de réponse politique. La France se refuse même à appliquer la loi afin de ne pas entraver des activités aussi marginales que les chasses traditionnelles aux passereaux. Est-il si impérieusement nécessaire de tuer des grives musiciennes ou des vanneaux huppés ? La « nouvelle » politique agricole commune (PAC) va conforter jusqu’en 2027 les modes de production des exploitations les plus grandes, les plus industrialisées, les plus destructrices…

Stéphane Foucart ne croit plus en l’action politique (décembre 2014)

extraits : Spectaculaire conversion de François Hollande à la cause climatique ? Il faut se méfier des effets d’annonce lorsqu’il s’agit d’environnement : c’est le terrain privilégié des paroles en l’air et des promesses non tenues… L’action de Jacques Chirac n’a rien produit qui fût à la mesure de ces paroles : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l’admettre. La Terre et l’humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables. »… Le mandat de Nicolas Sarkozy a été caractérisé par une inflation verbale aussi constante dans son intensité que versatile dans son orientation…

Stéphane Foucart, les lois de la nature s’imposent (septembre 2014)

extraits : Le plan Ecophyto, lancé en 2008, avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en dix ans mais, depuis son lancement, les quantités de matières actives épandues n’ont cessé d’augmenter… Les dettes que nous contractons à l’égard de l’environnement finissent toujours par être réglées. Nous pouvons discuter avec nos créanciers, pas avec les lois de la nature. Elles s’appliquent et s’appliqueront avec entêtement, quoi qu’il arrive…

La fabrique du mensonge selon Stéphane Foucart (juillet 2013)

extraits : Internet est souvent vu comme un formidable outil d’émancipation, c’est aussi un instrument très adapté à la pire forme de propagande, la propagande virale.     L’une des raisons pour lesquelles il est impérieux, pour les agrochimistes, de discréditer les chercheurs hostiles aux biotechnologies végétales n’est pas seulement commercial. Il faut conserver vivace l’idée que la science est le progrès technique. Il s’agit d’exercer un contrôle sur les mots et les idées. Les industriels parviennent ainsi à fabriquer des idées trompeuses, en recourant à des arguments puisés dans la science même. Cette production d’ignorance vise deux objectifs. Le premier est de peser sur les instances d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux, afin de leur faire minimiser les risques induits par telle ou telle technologie. Le second objectif est de coloniser nos conversations…

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Trumper sur le cancer, « backlash » 

C’est l’une des singularités de notre époque : le mensonge est commis au nom de la lutte contre le mensonge. Voici à propos d’un article de Stéphane Foucart les commentaires de personnes qui nient que le niveau de santé se dégrade à cause de nos manières de produire. Selon le dernier calcul mené par Santé publique France , 60 % des cancers ne sont pas attribuables à des facteurs de risque suffisamment connus.

Stéphane Foucart : Lbacklash cancer (« retour de bâton sur le cancer ») réduit la maladie aux comportements individuels pour la dépolitiser. L’augmentation de son incidence serait principalement liée à la consommation de tabac et d’alcool et à l’allongement de l’espérance de vie. Tout le reste – les déterminants socio-économiques, la dégradation de l’environnement, les réglementations laxistes ou absentes – ne serait que distraction. Ce discours n’a pourtant de la science que l’apparat. A bien des égards, il présente de nombreuses analogies avec la campagne climatosceptique. Dans les deux cas, l’accroissement des connaissances déclenche le même genre de contre-discours, souvent porté par des personnes s’exprimant hors de leur champ d’expertise. A chaque fois est répercuté dans l’espace public un mélange de contrevérités, d’omissions et de sophismes. A droite ou à l’extrême droite, les journaux qui propagent aujourd’hui la rhétorique du « cancer backlash » sont ceux qui ont alimenté le climatoscepticisme.

Les commentaires des trumpistes sur lemonde.fr,

l’art de parler pour ne rien dire

Sambon : Quelle honte cette article

aubledur : chronique consternante de mauvaise foi … une de plus

LeontiPreis : Le Foucart du dimanche. On ne le lit plus.

lecteur assidu : La capacité d’autodérision de nos Zecolos est stupéfiante. Vous avez aimé Fessenheim, le glyphosate , le scientisme … vous allez adorer le «  backlash sur les cancers » …

Catcityreader : Comme toujours chez Stéphane Foucart, la manipulation et la déformation de la connaissance scientifique passe avant la rigueur. Tout d’abord, Stéphane Foucart semble accuser certains scientifiques sur ce « Cancer backlash »: pourquoi ne pas les citer et fournir des contre-arguments ? Je ne vois qu’une hypothèse: relativiser et hiérarchiser les différents facteurs de risque du cancer ne convient pas à l’agenda écologique dogmatique de S. Foucart.

Charlieck : Il y a de nombreux oncologues et épidémiologistes, visés par Foucart, qui sont tout à fait dans leur domaine de compétence et d’expertise quand ils doutent ou discutent des informations à la Foucart dont la compétence et l’expertise ne sont pas prouvées.

Arnaud.2 : Les analyses de S.Foucard sont contestées par de nombreux scientifiques qui leur reprochent un manque de rigueur et une dérive idéologique et politique.

22/02/2026 : L’abbé Foucart dans son exercice favori, quand on ne suscite que l’indifférence dans la population, on nomme un ennemi pour essayer de justifier sa quête messianique. Or, les gens ont d’autres préoccupations, des joies, des peines, enfin une vie propre loin de tous ces circonvolutions intellectuelles de bourgeois.

Hydropente : Cet article n’a rien de scientifique mais tout d’idéologique et comme dans toute croisade, il faut désigner les hérétiques qu’il convient d’éliminer…

pm22 : La peur, il faut alimenter la peur… Peur des pesticides, des polluants éternels, du diesel, de n’importe quoi en fait. Il faut alimenter la peur. « On empoisonne nos puits », vielle ritournelle… Nous vivons dans un pays privilégié, bien mieux que nos ancêtres. Heureux comme un français au début du 21 siècle… Mais « il faut alimenter la peur »..

Saint-Thomas : Il suffit pourtant de taper « cancer facteur de risque » dans Google pour avoir des informations plus fiables que cette tribune voulant faire passer au forceps l’idée que l’environnement est responsable d’une grande partie des cancers.

Bandera : La France est l’un des grands pays développés parmi les plus protégés, les plus propres et ayant l’environnement le mieux préservé. Qu’on arrête donc de nous rabattre les oreilles avec des risques environnementaux en réalité microscopiques voire inexistants.

Face à ces trumpistes, quelques vérités

Etoiledunord : Nous produisons salement et donc nous respirons de l’air sale, mangeons des aliments sales et buvons de l’eau sale. Produire proprement devrait être une évidence, mais ce n’est pas l’avis de ceux pour qui la rentabilité et le profit restent la priorité absolue. A charge pour la sécurité sociale de réparer au mieux les dégâts. Les discours moralisateurs vont bon train ( c’est de votre faute si vous êtes malade ), aussi bien dans la population générale que chez les médecins. Je pense à cette personne de ma famille, toujours prête à distribuer ses leçons de morale, qui ne fumait pas, ne buvait pas, mangeait ses cinq fruits et légumes quotidiens, faisait son heure de marche tous les jours, et vantait son mode de vie impeccable. Jusqu’au jour où il lui a été diagnostiqué une tumeur cancéreuse. Oups. Ça calme hein ! Merci à l’auteur de l’article de remettre un peu les pendules à l’heure.

Canicule : La SCIENCE est claire : Le rapport Cancer et environnement (INSERM, 2008), qui constitue l’une des expertises collectives les plus complètes réalisées en France, souligne que des facteurs environnementaux peuvent contribuer à la genèse de certains cancers. Il met notamment en avant l’importance des expositions chroniques à faibles doses et des effets cumulés. Le rapport Pesticides et santé (INSERM, 2013, actualisé en 2021) indique que certaines expositions professionnelles sont associées à un risque accru de lymphome non hodgkinien, de myélome multiple, de leucémies, de cancer de la prostate. (pm22 ca va ?) Certaines familles de substances, comme les organochlorés, les organophosphorés et les carbamates, sont notamment étudiées dans ce cadre. Les mécanismes biologiques plausibles incluent la génotoxicité, la perturbation du système immunitaire et le stress oxydant.

Pour en savoir plus sur Stéphane Foucart grâce à ce blog, le lien :

https://biosphere.ouvaton.org/blog/?s=St%C3%A9phane+Foucart

Trumper sur le cancer, « backlash »  Lire la suite »

Nous ne croyons que ce que nous voulons croire

Lorsque des croyants découvrent que la prophétie au cœur de leurs croyances ne se réalisa pas, loin de renoncer à leur foi, ils bâtissent une explication « logique » à l’échec de leur prophétie et redoublent de ferveur. Le psychologue américain Leon Festinger, à partir de l’étude d’une secte, a défini son concept de « dissonance cognitive » : ainsi désigne-t-il l’inconfort mental que nous ressentons lorsque nous sommes confrontés à des convictions contradictoires, un malaise que notre cerveau cherche à réduire en modifiant nos croyances, voire notre interprétation des faits.

De nombreuses expérimentations, menées sur des étudiants mis en situation, ont confirmé le déclenchement d’esquives cognitives visant à retrouver une cohérence de soi lorsqu’on affronte une contradiction interne : déni, oubli, nouvelle hiérarchie de ses valeurs, etc. La théorie de la dissonance cognitive présente un modèle plutôt robuste. ll n’y a pas que les croyants en des théories fumeuses qui pratiquent la dissonance cognitive.

– Par exemple une théorie applicable à bien d’autres croyances, la technolâtrie qui sauve. Certes cette technique ne marche pas, mais une autre, plus tard, donnera bien une solution. C’est ce qui explique le nombre de friches industrielles et les fusées d’Elon Musk.

– La plupart des négationnistes du climat, on a beau leur expliquer la validité scientifique des études du GIEC, ils continueront à croire de plus belle à leurs illusions. Il suffit d’entendre Trump déclarer que le réchauffement climatique, c’est une escroquerie. Cela coupe court à toute possibilité de rationalité, et on s’empresse de contredire ou d’interdire tout ce qui va à l’encontre de la foi climato-sceptique. Quitte avec Trump, cas extrême de refus de la réalité objective, d’interdire toute information publique sur le réchauffement climatique. Casser le thermomètre est une manière de soigner sa dissonance cognitive..

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Tout savoir sur la dissonance cognitive (extraits)

Le psychosociologue Leon Festinger a appelé « dissonance cognitive » la situation de notre psyché lorsque se mettent à l’habiter deux croyances contradictoires. De ce sentiment d’inconfort, nous tendons inconsciemment vers un état de stabilité, d’apaisement, vers un état dans lequel cette tension puisse être résolue.

James Howard Kunstler : « C’est une constante de l’histoire humaine que les évolutions les plus importantes sont souvent les plus ignorées, parce que les changements qu’elles annoncent sont tout simplement impensables. On peut qualifier ce processus de « problème hors contexte », phénomène si éloigné de l’expérience des gens qu’ils ne peuvent comprendre les informations disponibles. On peut aussi l’appeler « dissonance cognitive ». La plupart des économistes orthodoxes ne reconnaissent aucune limite à la croissance projetée dans l’avenir. Otages de leur propre système, ils ne sont pas capables de concevoir une autre forme d’économie.

Stéphane Foucart emploie deux dénominations significatives de la dissonance cognitive: « schisme de réalité » et « double pensée » : « Les politiques savent que nous allons dépasser le seuil de 2°C, passage vers des perturbations ingérables. Ou bien la conscience trouve le moyen d’éviter d’y penser en participant à une mascarade nommée COP21. Il y a une telle opposition entre ce qu’on sait de dramatique et le besoin absolu de pouvoir conserver les choses en l’état qu’on veut ignorer ce qui fait mal….

Lire, La fabrique du mensonge (comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger) de Stéphane Foucart

extraits : Qui considère que le changement climatique d’origine anthropique est une réalité ? Toutes les grandes sociétés savantes compétentes. Ce consensus de la communauté scientifique se cristallise dans les rapports du GIEC qui rassemblent des milliers d’études publiées sur le sujet. En dépit de cela, le discours climato-sceptique fait florès. Comment une telle dissonance cognitive, ce hiatus entre ce que nous croyons et ce que nous savons, s’est-elle construite ? Les entreprises incommodées par la question climatique ont eu massivement recours à une galaxie de think tanks qui ont propagé dans la sphère publique un discours pseudo-scientifique. Pour insinuer le doute.

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Décroissance, mot nécessaire et indicible

A sa seule mention du mot « décroissance » apparaissent immédiatement des images mentales de pénurie, de privations et de retour à la bougie. Mais que se passe-t-il lorsque les individus sont amenés à juger de ses grands principes lorsque le mot lui-même n’est pas mentionné ? Une équipe de chercheurs en économie et en sciences comportementales de la London School of Economics et de l’université autonome de Barcelone a testé le concept.

Stéphane Foucart : Les idées saillantes de la décroissance, quand on ne mentionne pas le mot, recueillent un large soutien, de 74 % à 84 % au Royaume-Uni et de 67 % à 73 % aux Etats-Unis : réduction de la production des biens et services inutiles et nuisibles à la santé et/ou l’environnement, accès universel aux services publics et à des logements abordables, mise en place progressive d’un contrôle démocratique de l’économie, abolition des mécanismes d’appropriation des ressources du Sud global par les pays riches, recherche d’efficacité technologique en accord avec des impératifs de durabilité, etc. L’adhésion à la décroissance ne dépend pas, chez les individus interrogés, de leur niveau de revenus ou de la satisfaction qu’ils en tirent. Les plus riches n’y étaient en moyenne pas moins favorables que les moins fortunés. La résistance du public à la décroissance ne tient donc pas à une opposition à ses fondements, mais à un manque d’occasions d’en débattre en tant que politique cohérente.

Une très large majorité des gens aspirent à une économie radicalement différente. Mais la théorie économique telle qu’elle existe aujourd’hui a été fondamentalement conçue pour résoudre les problèmes d’un autre siècle.

Le point de vue des écologistes décroissants

La convention citoyenne sur le climat, d’octobre 2019 à juin 2020, l’avait déjà certes démontré : des citoyens tirés au sort, peu ou pas politisés, lorsqu’ils sont confrontés à l’état de la connaissance et qu’ils sont extraits de l’océan d’insignifiances et de diversions du bavardage médiatique, peuvent proposer des mesures de protection de l’environnement et du climat plus fortes que les plus ambitieuses portées par les partis écologistes. Et ce, en assumant explicitement de faire décroître certains secteurs, comme le transport aérien, la chimie ou l’agroalimentaire.

Mais il ne faut pas se payer de mots, littéralement. Si une réalité fait peur, appelez-la par un nom désirable et le tour serait joué ? Remplacez « décroissance » par « économie du bien-être », « guerre » par « opération spéciale », « mensonge » par « liberté d’expression », etc. Ce qu’il faudrait tester, ce n’est pas l’adhésion aux idées, mais l’adhésion aux conséquences concrètes de ces idées. Évidemment que tout le monde est d’accord pour ne pas consommer de biens inutiles ou nuisibles. Mais qui est prêt à ne pas faire crouler les enfants sous des monceaux de cadeaux à Noël ? Qui est prêt à se passer des facilités d’un système économique qui flatte l’égo, l’égoïsme et l’égocentrisme ?

De toute façon, si on ne veut pas utiliser publiquement ce terme «  décroissance », pourtant celle-ci s’imposera bientôt à nous. La démesure de la société thermo-industrielle avait entraîné le règne des « SUR » : SURabondance, SURactivité, SURcommunication, SURconsommation, SURdéveloppement, SURemballage, SURendettement, SURéquipement, SURmédicalisation, SURpâturage, SURpêche, SURproduction, SURtourisme…

Dans un contexte de pénurie globale des ressources naturelles, l’avenir n’est plus dans l’expansion, mais nécessairement dans son inverse. A la croissance économique doit donc succéder la DEcroissance conviviale, à l’effet rebond l’effet DEbond, à la mondialisation la DEmondialisation, à la pollution des sols et des esprits la DEpollution, au populationnisme la DEpopulation, à l’urbanisation la DEsurbanisation, à la voiture pour tous le Devoiturage, au réarmement actuel la DEmilitarisation et au tourisme de masse la Demobilité.

Mais le passage à la décroissance socialement consentie ne peut se faire immédiatement, nous sommes tellement bercés actuellement par la musique ambiguë d’un croissancisme destructeur.

 

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L’Union européenne, une dérive fascisante

« Nous ne combattons pas les combustibles fossiles, mais uniquement les émissions de gaz à effet de serre qui en sont issues. » L’auteur de cette déclaration aux relents de rhétorique orwellienne, c’est Ursula von der Leyen. la présidente de la Commission européenne. Fin juillet, la Commission européenne s’engageait auprès de Washington à importer pour 750 milliards de dollars (638 milliards d’euros) de combustibles nucléaires, de pétrole et surtout de gaz naturel américains au cours des trois prochaines années.

Stéphane Foucart : Cette déclaration de Leyen n’est pas un mot maladroit. Elle est, au contraire, symptomatique du mouvement d’alignement en cours de l’Union européenne (UE) sur l’Amérique de Donald Trump. Cet alignement prend la forme, ces derniers mois, d’une série de reculs environnementaux : détricotage du volet agricole du pacte vert, report du règlement sur la déforestation importée, révision à la baisse du projet d’interdiction universelle des « polluants éternels », réduction à néant de la directive sur le devoir de vigilance des entreprises, large dérégulation des « nouveaux OGM » sans remise en question de leur brevetabilité, etc., à quoi s’ajoute le feu roulant des paquets législatifs « omnibus » destinés à « simplifier » la réglementation de l’UE sur la chimie, l’environnement, l’automobile, l’alimentation, etc. Le commissaire européen à la santé, le Hongrois Oliver Varhelyi, souhaite la possibilité d’autoriser les pesticides sans limite de temps, de déroger à l’obligation de tenir compte de la littérature scientifique dans les réévaluations nationales des produits ou d’allonger de trois années supplémentaires les « délais de grâce » dont bénéficient les utilisateurs des substances les plus dangereuses après leur interdiction.

Les éléments de langage brandis à l’appui de ces reculs – lutter pour la « compétitivité » de l’Europe, sa « souveraineté », défaire la « complexité » de la réglementation, etc. – ne sont guère qu’un écran de fumée qui dissimule la vassalisation de l’Union. C’est l’esprit de Munich qui souffle ces jours-ci sur Bruxelles. Comme dans les années 1930, il fait accroire que, face à un pouvoir brutal et agressif, autoritaire et peu soucieux du droit, seule la complaisance peut acheter la tranquillité.

Le point de vue des écologistes effondrés

– Il suffit qu’un braillard outre atlantique hausse le ton pour que nos girouettes politiciennes sans conviction se couchent et suivent aveuglement.

– L’UE avec sa stratégie Farm to Fork (littéralement de la ferme à la fourchette) s’était dotée d’un plan pour un système alimentaire durable grâce à la réduction de l’utilisation de pesticides et d’engrais, la promotion de l’agriculture biologique (à hauteur de 25 % des terres), la lutte contre le gaspillage alimentaire et la promotion de régimes alimentaires sains grâce à un étiquetage plus clair, tout en garantissant les moyens de subsistance des agriculteurs et la sécurité alimentaire. » Voilà ce que nous sommes en train de perdre.

– On a les politiques que l’on mérite : de petits politicards sans vision, sans conviction, sans objectif, sans connexion avec le monde réel… Contre l’attente de la population qui aux 3/4 souhaite une transition, nos poulets sans tête courent dans la perspective d’un « bon coup médiatique » dans les 48 h, avec une éternité fixée à 2027 !

– La commission obéît aux injonctions anti environnementales de l’extrême droite du Parlement à laquelle s’est rallié le PPE depuis les assauts de son président Manfred Weber contre l’environnement.

– Globalement ce qu’on appelle « écologie punitive » c’est juste la description factuelle de ce qu’il faudrait faire pour garder la planète à peu près habitable. Notre mode de vie ne peut pas durer, c’est tout.

– Les croyants de l’évangile croissanciste sont incapables de comprendre que l’économie c’est de la thermodynamique : c’est l’énergie fossile abondante et gratuite seule qui a permis la croissance des 230 dernières années.

– Pour croire en une croissance infinie dans un monde fini, il faut être soit un fou, soit un économiste.  Car une croissance économique, c’est obligatoirement une croissance des déchets et des externalités négatives.

– Les faits sont têtus, il n’y a pas de société humaine viable dans un environnement trop dégradé.

– Les politiciens feraient bien de reconsidérer un jour une autre valeur que celle de leur réélection et prendre en compte le bien commun, celui-ci dépassant largement toutes les frontières nationales.

– Si l’on devait aller jusqu’au bout de la logique des normes écolo-sanitaires, il faudrait commencer par arrêter de produire du vin.

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Glyphosate : l’agrochimie nous ment

Nous sommes dans un monde de fous, et ce n’est pas seulement de Trump ou de Poutine dont nous parlons. Comme pour les aliments ultra-transformés et autres…, les multinationales, leurs actionnaires, leurs dividendes passent avant la santé publique. Elles contribuent directement à la dégrader, sans jamais en payer le prix. Il est vrai que la fabrique du mensonge intoxique les politiciens.

Stéphane Foucart : Dans une notice de rétractation du vendredi 28 novembre 2025, la revue Regulatory Toxicology and Pharmacology a annoncé que l’étude, qui concluait à la sûreté du glyphosate en avril 2000, est retirée de ses archives. Ce désaveu intervient donc vingt-cinq ans après sa publication, et huit ans après les révélations de milliers de documents internes de la firme Monsanto rendus publics par la justice américaine (les « Monsanto Papers »), indiquant que les réels auteurs de l’article ne seraient pas ses signataires, mais plutôt des cadres de la société Monsanto. Cette pratique, baptisée « ghostwriting » (littéralement « écriture fantôme »), est considérée comme une forme de fraude scientifique : on rémunère des chercheurs afin qu’ils acceptent de signer des articles de recherche dont ils ne sont pas les auteurs.

L’article récemment rétracté a eu un impact considérable sur les décisions réglementaires sur le glyphosate et le Roundup pendant des décennies ; il est cité à une quarantaine de reprises dans le rapport d’expertise européen de 2015 qui a conduit à la ré-autorisation de l’herbicide en 2017.

Un faux débat sur lemonde.fr

pm22 : Du Foucart pur jus… La suite au prochain numéro quand des personnes compétentes s’exprimeront. En attendant, les membres de la Secte de L’Ecologisme frétille d’aise : on dit du mal du glyphosate !!! Super.

PatronVert @ à pm22 : Ha la la, ça fait mal, hein ??? S’en prendre au rédacteur de l’article ne changera rien au fond qui ne va pas, une fois de plus, dans votre sens. Too bad.

Alp25 : Beaucoup attendaient la réaction de pm22 sur ce forum, ils ne sont pas déçus : pm22 fait du pm22, quelle surprise ! Et sinon, sur la revue scientifique qui s’est fait berner par Monsanto, il en dit quoi, pm22 ? Rien, car c’est bien plus facile de taper sur Foucart.

MEKEDA : On le savait avec certitude depuis 8 ans après le scandale des Monsanto papers, le glyphosate est un poison. Une fois cela dit ça n’empêche pas notre gouvernement de criminaliser les défenseurs de l’environnement et d’œuvrer afin que ces substances toxiques restent autorisées. Pourquoi, parce que la transition vers une agriculture plus saine n’a pas été faite, mieux le phénomène inverse est à l’oeuvre. La vérité est que le modèle agricole actuel, très mécanisé, avec des engins de plus en plus gros et de plus en plus chers et moins d’intervention humaine est majoritaire et que les céréaliers, en particulier ne savent pas faire sans pesticide et seraient conduits à la ruine en cas d’interdiction brutale avec pénuries alimentaires. Alors nos gouvernants dans leur politique absurde ont choisi le modèle explosion des cancers et troubles hormonaux, qui plus sur le long terme se voient et se prouvent moins. Comme pour la malbouffe la sécu trinque et son déficit explose. C’est criminel.

En savoir plus grâce à notre blog biosphere

Le glyphosate, cancérigène, sur le banc des accusés (mars 2015)

extraits : Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), annonce avoir classé trois pesticides dans la catégorie « cancérogènes probables » –, dernier échelon avant la qualification de « cancérogène certain ». C’est la troisième substance épinglée, le glyphosate, qui donne son caractère singulièrement explosif à l’avis rendu par le CIRC. Synthétisé par Monsanto dans les années 1970, le principal ingrédient du célèbre désherbant Roundup est en effet l’herbicide le plus utilisé au monde et le plus souvent retrouvé dans l’environnement. Son utilisation a fortement augmenté avec le développement des cultures transgéniques tolérantes au glyphosate. La grande majorité des plantes génétiquement modifiées (PGM) mises en culture dans le monde sont en effet conçues pour pouvoir absorber cet herbicide sans péricliter. Dans un communiqué publié lundi 23 mars, Monsanto fustige la « science poubelle » (junk science, dans le texte) de l’agence intergouvernementale. Le Bundesinstitut für Risikobewertung a été chargé de réévaluer le glyphosate au nom de l’Europe : un tiers des membres du comité sont directement salariés… par des géants de l’agrochimie ou des biotechnologies ! ….

L’agriculture à l’ancienne pour éviter le glyphosate (septembre 2017)

extraits : L’usage massif des herbicides est lié à l’industrialisation de l’agriculture : Chardons, liserons, lupins, coquelicots, moutarde, renouée, folle avoine, gaillet… viennent en compétition avec les semences. Depuis 10 000 ans, les agriculteurs désherbent. A la main, avec des outils, mais surtout avec des rotations de culture et leur diversification – des cultures sarclées, pour «nettoyer» le champ des mauvaises herbes, des prairies fourragères entre les années à céréales. Depuis les années 1950, les herbicides chimique ont rompu cet héritage agronomique. Ils ont permis une simplification et une spécialisation extrême des systèmes agraires, comme ces cycles blé, orge, colza, et on recommence. Le pire de cet usage et bien sûr celui qui le couple avec une plante génétiquement modifiée pour lui résister (maïs, soja, coton…). C’est le cas, unique pour l’instant, des semences vendues par Monsanto, résistantes au glyphosate.

La France POUR en même temps CONTRE le glyphosate (octobre 2017)

extraits : La France votera contre le prolongement de l’autorisation par l’Union européenne du glyphosate pendant dix ans a déclaré le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert. Pour autant, il n’est pas question d’interdire immédiatement l’utilisation de ce produit en France, a-t-il précisé : « Le premier ministre m’a chargé, avec mon collègue Nicolas Hulot, de trouver les moyens d’établir un calendrier de sortie de ce produit qui devra trouver la bonne trajectoire pour permettre la transition nécessaire, notamment dans les professions agricoles… Nous devons donner les moyens à la recherche de trouver des produits de substitution. »….

Glyphosate, deux conceptions opposées de l’agriculture (octobre 2017)

Thèse : Round up, un produit sans aucun équivalent, tant il est efficace et bon marché. Il suffit d’épandre 2,5 litres de glyphosate par hectare pour tuer l’ensemble des plantes, moyennant 12 euros par hectare….

Antithèse : Olivier Chaloche, céréalier dans la Beauce, dirige une exploitation de 120 hectares intégralement en agriculture biologique. Il n’utilise pas une goutte de glyphosate ni aucun autre pesticide chimique : « Il faut changer de logiciel. Cela passe d’abord par recommencer à aller tous les jours dans ses champs pour développer des savoirs et des observations qui se sont perdus avec l’essor de la chimie. » Il a mis en place une rotation des cultures très variées, tous les huit ou neuf ans…

Synthèse : Le gouvernement français a tranché : il votera à Bruxelles contre le renouvellement de l’autorisation de la substance pour dix ans….. (extrait)

Glyphosate, 3 ans ou 5 ans ? Un suspens intolérable (novembre 2027)

extraits : L’industrie chimique espérait que l’autorisation européenne de l’herbicide le plus vendu et le plus controversé au monde serait prolongée de cinq ans. Aucune majorité qualifiée parmi les Etats membres n’a permis aujourd’hui de prendre cette décision. Générations Futures, foodwatch et la Ligue contre le cancer rappellent que tout converge vers une interdiction : la pression des citoyens qui réclamaient la sortie du glyphosate sans attendre, mais aussi de nombreuses organisations dont des associations d’anciens agriculteurs malades, des députés français et européens, le scandale des Monsanto papers … Surtout, le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation mondiale de la santé, a classé le glyphosate parmi les cancérigènes probables chez l’homme en mars 2015….

L’Europe autorise le glyphosate pour 5 ans… et plus (novembre 2017)

extraits : Stéphane Horel (journaliste du MONDE) : Dans cinq ans se reposera à nouveau… la question d’un renouvellement de la licence du glyphosate. Stéphane Travert, le ministre de l’agriculture s’est dit « heureux » qu’un accord ait été trouvé : « Nous sommes partis de loin, nous étions sur une réautorisation à 10 ans. Nous avons réussi à force de dialogue, à force de discussion avec nos partenaires, à réduire de moitié la durée qui était prévue. Donc il faut utiliser ces cinq ans de manière positive. Il faut que ces cinq ans soient utiles à l’agriculture, et à notre environnement. »….

L’Assemblée nationale nous fait bouffer du glyphosate (mai 2018)

extraits : Sortie du glyphosate ? Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a surtout insisté sur la nécessité de trouver une solution pour les agriculteurs, rappelant la ré-autorisation européenne pour cinq ans, « sur fond de controverse scientifique sur sa dangerosité ». Un député (LFI) a expliqué au ministre « qu’il n’y avait pas de controverse scientifique sur le glyphosate », jugeant ce débat « emblématique du renoncement du gouvernement à changer le modèle agricole »….

Le glyphosate, c’est bon pour la santé (juin 2022)

extraits : L’association Générations futures s’est intéressée aux taux de glyphosate décelables dans l’urine de diverses personnes d’âges différents, végétariens ou non, vivant en ville ou à la campagne. Le test est sans appel : 100 % des échantillons contiennent du glyphosate, la molécule active de l’herbicide Roundup produite par Monsanto. La contamination moyenne est de 1,25 microgramme par litre (µg/l), soit 12,5 fois la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau. Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) assure que les preuves de génotoxicité (la toxicité pour l’ADN) du glyphosate sont « fortes ». Le CIRC se fonde uniquement sur des données publiées dans la littérature scientifique, ou publiquement accessibles….

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