Résultats de recherche pour : Stéphane Foucart

Stéphane Foucart devient très très pessimiste

Le journaliste scientifique du MONDE, Stéphane Foucart, interroge les faits : « Il y a contraste entre le fracas des mots utilisés par l’UICN pour décrire le problème de la biodiversité en péril et l’absence forcenée du plus petit début de réponse politique. La France se refuse même à appliquer la loi afin de ne pas entraver des activités aussi marginales que les chasses traditionnelles aux passereaux. Est-il si impérieusement nécessaire de tuer des grives musiciennes ou des vanneaux huppés ? La « nouvelle » politique agricole commune (PAC) va conforter jusqu’en 2027 les modes de production des exploitations les plus grandes, les plus industrialisées, les plus destructrices. La protection de l’environnement n’est pas seulement le domaine des paroles en l’air, c’est aussi celui du brouillage délibéré de la frontière entre l’intérêt général et les intérêts particuliers. A quoi a servi, en définitive, le congrès de l’UICN ? On aurait pu s’épargner les quatre feuillets de cette chronique car la réponse, simple et désespérante, tient en quatre lettres : rien. »

Les commentaires sur lemonde.fr confirment,  soyons pessimistes :

Mamani Quispe : Les gouvernants et industriels ne font que répondre aux demandes et besoins des gentils citoyens écologistes. Ces derniers se disent écologistes dans la mesure où ils peuvent se faire livrer en deux jours le dernier smartphone par Amazon. Un jeune aujourd’hui, accro aux écrans et au macdo, souille la planète infiniment plus qu’un jeune de 1960. Mais ceux qui me pompent le plus, ce sont les seniors qui se paient des croisières en HLM géants flottants. Je paierais pour ne pas faire ce genre de truc. Bref, le manque de réactions adéquates face à l’urgence climatique est la chose du monde la mieux partagée : politiques, industriels et population, jeunes et vieux.

Pascal Biezeray : Tout à fait d’accord. Mais c’est plus facile de taper sur les politiques et sur le capitalisme, que d’arrêter de se chauffer, de s’habiller, de se laver, de voyager, d’avoir des enfants….

Minorités : J’ai arrêté de me chauffer (12° l’hiver dans les chambres-SdB, ça vous convient ?), de m’habiller (des vêtements basiques pour des années, changés en lambeaux), de me laver (pas de bains depuis des années, peu de douches), de voyager (pas mon truc), d’avoir des enfants (vasectomisé) …

DMA : Plus le temps passe et plus je me dis que mes enfants doivent être particulièrement heureux de ne pas être venus au monde.

Benco17 @ DMA : Les pauvres. Ils n’auront pas vu un lever de soleil, des vagues déferler sur une plage, une voûte étoilée, senti le vent dans leurs cheveux, entendu le chant des oiseaux,….

DMA @Benco17 : Il n’auront pas non plus l’angoisse de voir les espèces disparaître les unes après les autres, le climat changer jusqu’à rendre une partie de leur planète inhabitable, les tensions géopolitiques et sociales monter inexorablement… Chacun fera le bilan dans quelques années. J’espère très sincèrement pour les vôtres (sans ironie) que je me trompe du tout au tout…

Peace : L’écologie demande beaucoup d’altruisme, malheureusement pour nous, nous sommes des créatures fondamentalement égoïstes.

Krakatoe : Espérons éviter un choix Macron / le Pen. Ce serait une impasse écologique. Hidalgo, les Verts, Mélenchon,… oui vous avez certes des spécificités, mais laissez vos égos et rassemblez vous nom de nom !

Pour en savoir plus grâce à notre blog biosphere :

synthèse, faut-il être optimiste ou pessimiste ?

5 janvier 2019, Évitons l’optimisme en 2019, cela empêche le réalisme

16 octobre 2018, Climat, faut-il être optimiste ou pessimiste ?

7 janvier 2018, La collaposologie est-elle la voie de l’optimisme ?

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Stéphane Foucart ne croit plus en l’action politique

En résumé : « Spectaculaire conversion de François Hollande à la cause climatique ? Il faut se méfier des effets d’annonce lorsqu’il s’agit d’environnement : c’est le terrain privilégié des paroles en l’air et des promesses non tenues… En matière d’environnement et de climat, les roulements de tambour ne sont souvent là que pour introduire un air de pipeau… L’action de Jacques Chirac n’a rien produit qui fût à la mesure de ces paroles : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l’admettre. La Terre et l’humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables. »… Le mandat de Nicolas Sarkozy a été caractérisé par une inflation verbale aussi constante dans son intensité que versatile dans son orientation.

Même les accords internationaux, pour spectaculaires qu’ils puissent paraître, doivent être considérés avec méfiance… Le 12 novembre, la Chine et les Etats-Unis signaient ainsi un accord bilatéral sur le climat unanimement qualifié d’historique : plan de réduction de leurs émissions, sans rien de contraignant ! Les propriétés radiatives du CO2 n’ont que faire de la politique : selon les calculs de Chris Hope, l’accord sino-américain nous place en réalité sur la trajectoire d’un réchauffement de 3,8 °C d’ici à la fin du siècle. Assourdi par les tambours, le monde entier n’a pas réalisé que ce n’était qu’un air de pipeau : ce qui a été accueilli avec tant d’enthousiasme n’était autre qu’une promesse de désastre. »*

Quatre commentaires seulement sur lemonde.fr dont voici le plus significatif : « Un article qui fera sans doute moins de buzz que la prétendue victoire de N. Sarkozy élu à la direction de l’ UMP et le score stalinien de MLP à la tête du FN. » Les humains ne s’intéressent qu’aux choses immédiates, pas à leurs générations futures. Mais les humains sont aussi à l’image de ce qu’en font les médias : un théâtre d’apparences. Même LE MONDE nous mène au pipeau. Sa « Une », le même jour que l’article de son journaliste Stéphane Foucart, titrait en gros : « Le Pen, Sarkozy, Hollande : la bataille de 2017 est lancée. » Le long terme pour ce journal « de référence », c’est seulement la prochaine échéance électorale qu’il juge importante!

* LE MONDE du 2 décembre 2014, Climat : tambours et pipeau

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Stéphane Foucart, les lois de la nature s’imposent

Le chroniqueur de la page Planète du MONDE*, Stéphane Foucart, s’appuie non seulement sur les lois de la science, mais aussi sur les lois de la nature. Il démontre que les politiques ne veulent suivre ni les unes, ni les autres. Voici quelques extraits :

« Pour une large part du monde politique, les « études scientifiques » ne sont pas tant des outils destinés à mettre en évidence des faits sur lesquels la réglementation doit se fonder que des instruments qui permettent de légitimer une décision prise d’avance. Selon le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, les limites fixées voilà trente ans par la directive de 1991 (sur les nitrates) « doivent être renégociées à l’échelle européenne » (c ‘est-à-dire assouplies)… Le plan Ecophyto, lancé en 2008, avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en dix ans mais, depuis son lancement, les quantités de matières actives épandues n’ont cessé d’augmenter…

Les dettes que nous contractons à l’égard de l’environnement finissent toujours par être réglées. Nous pouvons discuter avec nos créanciers, pas avec les lois de la nature. Elles s’appliquent et s’appliqueront avec entêtement, quoi qu’il arrive… En passant de plus de 38 000 captages d’eau potable en 1998 à 33 500 aujourd’hui, ce sont ainsi près de 5 000 captages qui ont été abandonnés en quinze ans, explique un rapport interministériel rendu fin août. La principale cause, rencontrée dans 41 % des cas, est la mauvaise qualité de l’eau du fait des pollutions diffuses… »

Voici un complément d’analyse. Tous les organismes vivants jusqu’à présent observent ces 9 lois de la biosphère, mais pas les humains d’aujourd’hui :

– s’appuyer sur la coopération et la diversité ;

– utiliser les déchets comme matériaux ;

– s’approvisionner localement ;

– ne pas surexploiter les ressources ;

– récolter en permanence des informations et s’y ajuster ;

– optimiser plutôt que maximiser ;

– utiliser l’énergie solaire (à 90 %) avec efficacité ;

– s’interdire les toxiques persistants ;

– rebondir après les chocs.

Comme les humains pratiquent la compétition et la concurrence, la prédation du sol, du sous-sol et des mers, le libre-échange mondialisé, la surexploitation des ressources renouvelables ou non, le non-ajustement à leurs informations (pensez au refus de la carte carbone par exemple), la maximisation du toujours plus, l’utilisation forcenée des énergies fossiles non renouvelables, l’usage généralisé de toxiques persistants… ils ont de fortes chance d’avoir beaucoup de difficultés à rebondir après le prochain choc pétrolier et/ou un effondrement financier.

* LE MONDE du 14-15 septembre 2014, Ces nitrates que je ne saurais voir

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La fabrique du mensonge selon Stéphane Foucart

à lire pendant les vacances :

 La fabrique du mensonge (comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger).

Les inconvénients du système technique commencent à prendre le pas sur les bénéfices qu’ils nous ont apporté. Les maladies de civilisation, favorisées ou provoquées par la technique, pèsent désormais plus lourd que les maladies naturelles. L’espérance de vie en bonne santé commence à régresser dans bon nombre de pays, les conditions de mortalité dans l’avenir ne seront pas identiques. Autrefois l’agriculture était largement exempte des intrants de synthèse (pesticides), l’alimentation n’était pas encore passée sous la coupe des géants de l’agroalimentaires, etc. Les femmes enceintes et les jeunes sont exposés aujourd’hui à une quantité toujours plus grande de substances qui interfèrent avec le système hormonal ; l’obésité infantile aura aussi des effets sur l’espérance de vie. Stéphane Foucart est honnête et compétent. Il en dit bien plus dans ce livre que ce qu’il peut dire dans LE MONDE, dont il est journaliste scientifique. Voici quelques extraits et précisions sur son livre :

1/6) Les fabricants de cigarette et la science

Lire notre article sur un compte-rendu de Stéphane Foucart dans LE MONDE. Il va à l’essentiel : Le tabac tue et rend esclave

2/6) L’amiante et l’opération Heidelberg

On trouve référence dans l’appel d’Heidelberg, à une « écologie scientifique ». Se réclamer de quelque chose pour le tuer, inverser le sens des mots pour changer la perception du réel, c’est digne du livre 1984 de George Orwell.

3/6) Les think tanks et le dérèglement climatique

Lire à ce propos Les marchands de doute de Naomi Oreskes et Erik Conway

Lire aussi Le populisme climatique, Claude Allègre et Cie (enquête sur les ennemis de la science) de Stéphane Foucart

4/6) Les abeilles et les insecticides

Lire notre article synthétique sur la question : écologie du risque et course contre le temps

5/6) Une bombe à retardement : les perturbateurs endocriniens

Stéphane montre  clairement dans son livre que l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) est un organisme complètement soumis au lobby industriel.

6/6) La recherche sur les OGM : tous les moyens sont bons

Internet est souvent vu comme un formidable outil d’émancipation, c’est aussi un instrument très adapté à la pire forme de propagande, la propagande virale.     L’une des raisons pour lesquelles il est impérieux, pour les agrochimistes, de discréditer les chercheurs hostiles aux biotechnologies végétales n’est pas seulement commercial. Il faut conserver vivace l’idée que la science est le progrès technique. Il s’agit d’exercer un contrôle sur les mots et les idées. Les industriels parviennent ainsi à fabriquer des idées trompeuses, en recourant à des arguments puisés dans la science même. Cette production d’ignorance vise deux objectifs. Le premier est de peser sur les instances d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux, afin de leur faire minimiser les risques induits par telle ou telle technologie. Le second objectif est de coloniser nos conversations. Il vise les médias de masse et les nouvelles communications en ligne.

(éditions Denoël, 306 pages, 17 euros)

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St. Foucart et l’émergence de l’extrême droite

Inondations, l’artificialisation des sols, exacerbation de maladies chroniques… tout ce qui éprouve le corps social nourrit les sentiments d’injustice et d’abandon, alimente colère et ressentiment et fait le jeu de l’extrême droite.

Stéphane Foucart : Alors que la « préférence nationale » va faire son entrée dans le droit français, l’extrême droite parvient depuis quelques années à entraîner avec elle tout le camp conservateur dans une dérive populiste sur la question environnementale, alimentée par le simplisme et la démagogie, le déni et, en fin, de compte, l’inaction. C’est l’autre grande victoire idéologique de l’ultradroite. Le RN s’est forgé, sur les questions environnementales, une doctrine réduite à un mélange d’agrarisme et de localisme (« consommer local » relève d’une préférence nationale). Le tout teinté de climatoscepticisme, de techno-solutionnisme et de complaisance vis-à-vis des pollueurs de tout poil – pour peu qu’ils soient enracinés dans les territoires. Les mêmes tendances sont à l’œuvre un peu partout dans le monde. Les politiques que les droites souhaitent promouvoir ne permettent ni l’adaptation ni la résilience des sociétés face aux menaces du réchauffement, des pollutions ou de l’écroulement de la biodiversité.

L’extrême droite et la crise écologique ont tout pour être les deux portions d’un même cercle vicieux. La montée en puissance de l’extrême droite est le meilleur carburant à la crise environnementale, et la crise environnementale a toutes les chances, en retour, de nourrir l’adhésion aux idées de Marine Le Pen, d’Eric Zemmour ou de Vincent Bolloré.

Le point de vue des écologistes

Pfon : Stéphane Foucart en résumé. La crise climatique augmente les catastrophes, les catastrophes augmentent l’insatisfaction, l’insatisfaction pousse les gogos à voter Le Pen. Un monument de logique : « Nous sommes au bord du gouffre, faisons un grand pas en avant » !

Audry : Que l’extrême-droite ne soit pas passionnée par le sujet écologique est une évidence, mais regardons les choses en face : des personnalités de droite et de gauche nous ont sciemment menti pendant des années sur les conséquences de la croissance et nous ont trompés sur le caractère anodin de la surpopulation.

Juste du Bonsens : Exact ! Les théories des pères du libéralisme économique négligent les coûts externes qui ne sont pas supportés par les acteurs économiques mais par les tiers, notamment les coûts environnementaux.

Canicule : Nous sommes de plus en plus conscients que notre confort de vie est menacé par le dérèglement climatique. Face à ce fait anxiogène, nous avons des réactions très divers : déni, rejet, ou alors croire à des solutions miracles. Mais nous ne faisons pas l’effort de réfléchir à ce qui est important et essentiel dans notre vie dans ce monde aux ressources limitées.
Dans ce contexte, l’extrême droite joue sa partition et s’oppose à toute mesure contraignante face au dérèglement climatique avec l’idée de gagner des parts électorales.

Ja : L’extrême droite est un réflexe identitaire de gens apeurés. Or la peur favorise le repli sur soi et la désignation des « autres » comme la cause de leurs difficultés. C’est très lié à une forme de faiblesse intellectuelle, de raccourcis idéologiques pour des problématiques pourtant complexes. C’est habituel. Ce qui est aussi constant dans l’Histoire, ce sont les conséquences immédiates lorsque l’extrême droite est au pouvoir : violences et persécutions des minorités, restrictions des libertés publiques et individuelles, destruction de la démocratie et culte de la personnalité d’un leader. On y va tout droit.

XYZ : Le « lepénisme » est avant tout une amnésie. Quant au climat, tant que ce sont les lobbys qui gouvernent, par marionnettes interposées. Il n’y aura donc de solution que celle que la nature nous imposera. Et quand le Titanic va couler (sans canaux de sauvetage celui-là), tout le monde sera précipité au fond de l’océan.

En avoir plus sur Stéphane Foucart grâce à notre blog biosphere

Dans LE MONDE du 29 juillet 2011, Stéphane Foucart s’intéressait déjà à l’état de la planète : « Tandis que les uns fondent leur optimisme sur les acquis du demi-siècle écoulé, les autres craignent, avec raison, celui qui vient. Les effets négatifs du système technique commencent à en concurrencer les effets bénéfiques car ses dimensions sont désormais telles qu’elles se heurtent aux limites physiques de la terre. Arrivé au sommet des courbes, on peut voir le déclin se profiler.

Stéphane Foucart devient très très pessimiste (septembre 2021)

extraits : Le journaliste scientifique du MONDE, Stéphane Foucart, interroge les faits : « Il y a contraste entre le fracas des mots utilisés par l’UICN pour décrire le problème de la biodiversité en péril et l’absence forcenée du plus petit début de réponse politique. La France se refuse même à appliquer la loi afin de ne pas entraver des activités aussi marginales que les chasses traditionnelles aux passereaux. Est-il si impérieusement nécessaire de tuer des grives musiciennes ou des vanneaux huppés ? La « nouvelle » politique agricole commune (PAC) va conforter jusqu’en 2027 les modes de production des exploitations les plus grandes, les plus industrialisées, les plus destructrices…

Stéphane Foucart ne croit plus en l’action politique (décembre 2014)

extraits : Spectaculaire conversion de François Hollande à la cause climatique ? Il faut se méfier des effets d’annonce lorsqu’il s’agit d’environnement : c’est le terrain privilégié des paroles en l’air et des promesses non tenues… L’action de Jacques Chirac n’a rien produit qui fût à la mesure de ces paroles : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l’admettre. La Terre et l’humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables. »… Le mandat de Nicolas Sarkozy a été caractérisé par une inflation verbale aussi constante dans son intensité que versatile dans son orientation…

Stéphane Foucart, les lois de la nature s’imposent (septembre 2014)

extraits : Le plan Ecophyto, lancé en 2008, avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en dix ans mais, depuis son lancement, les quantités de matières actives épandues n’ont cessé d’augmenter… Les dettes que nous contractons à l’égard de l’environnement finissent toujours par être réglées. Nous pouvons discuter avec nos créanciers, pas avec les lois de la nature. Elles s’appliquent et s’appliqueront avec entêtement, quoi qu’il arrive…

La fabrique du mensonge selon Stéphane Foucart (juillet 2013)

extraits : Internet est souvent vu comme un formidable outil d’émancipation, c’est aussi un instrument très adapté à la pire forme de propagande, la propagande virale.     L’une des raisons pour lesquelles il est impérieux, pour les agrochimistes, de discréditer les chercheurs hostiles aux biotechnologies végétales n’est pas seulement commercial. Il faut conserver vivace l’idée que la science est le progrès technique. Il s’agit d’exercer un contrôle sur les mots et les idées. Les industriels parviennent ainsi à fabriquer des idées trompeuses, en recourant à des arguments puisés dans la science même. Cette production d’ignorance vise deux objectifs. Le premier est de peser sur les instances d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux, afin de leur faire minimiser les risques induits par telle ou telle technologie. Le second objectif est de coloniser nos conversations…

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Le sexe en pâture dans LE MONDE

Affaire des viols « libertins » : Christophe B. impose à ses compagnes des pratiques sexuelles extrêmes avec des hommes recrutés en ligne. Ces femmes racontent avoir subi la violence quotidienne du maître des lieux qui imposait son « contrôle coercitif », le mécanisme par lequel un membre d’un couple exerce sa domination sur l’autre. Chez lui, elles ont dû endurer les assauts sexuels de ses invités, pour la plupart rencontrés sur le site Wyylde, un réseau social libertin. ces moments s’apparentent à des séances de viols collectifs, marquées par la haine et la volonté d’humiliation de celle qui était jetée en pâture. Sur une vidéo, l’une de ses ex-compagnes réagit par des cris de douleur et des refus explicites à une sodomie imposée lors d’une soirée réunissant plusieurs hommes. Christophe B. : « Quand elle dit non, c’est oui. »

Sur l’un de ses téléphones, les enquêteurs ont dénombré 4 305 recherches Internet à caractère pornographique (« femme servant de vide-couille à sperme » ou « il offre sa chienne à remplir de jus par des étrangers ») sur une période de dix ans. Soit une moyenne supérieure à une recherche par jour.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/07/18/affaire-des-viols-libertins-ex-ouvrier-chasseur-christophe-b-un-homme-ordinaire-accuse-de-violences-extraordinaires_6724580_3224.html

Olivier D. se dépêche de parcourir les quarante minutes de route qui le séparent de « Prêteur33 » pour participer à une soirée pluralité, là où plusieurs hommes se jettent sur une seule femme, un « gang-bang » dans le langage pornographique. Olivier D. gare sa voiture sur le terrain herbeux, où vient l’accueillir la compagne de Christophe B., vêtue d’une tenue hypersexualisée : chaussures à talons, bas résille, haut en vinyle laissant apparaître ses seins. Sur la terrasse du gros pavillon, quatre autres hommes. Les hommes entament des rapports sexuels, parfois simultanés, avec la compagne de Christophe B. Lui se tient à distance, tel un metteur en scène.

Elle doit endurer des pénétrations extrêmes, notamment avec la main ou le poing, et manifeste des réactions de surprise, d’inconfort ou de douleur : « Non, non », « arrête », « putain », crie-t-elle régulièrement. « Quand elle commence à dire non, c’est bon signe », s’exclame Christophe B.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/07/17/affaire-des-viols-libertins-en-gironde-la-mise-en-examen-historique-de-19-hommes-pour-des-crimes-sexuels-avec-torture-ou-acte-de-barbarie_6724168_3224.html

lettre aux abonnés de Pierre Jaxel-Truer, chef du service Société du MONDE

Jusqu’où écrire, jusqu’où décrire ? Face aux violences sexuelles, c’est une question que Le Monde se pose souvent, sans réponse simple. Il faut conjuguer les impératifs : ne pas céder au voyeurisme, à la complaisance ; ne pas choquer pour choquer ; respecter, autant que faire se peut, l’intimité des victimes ; mais ne pas esquiver non plus la réalité, dans sa dureté la plus crue, nécessaire à la prise de conscience. Il faut se limiter, en somme, à ce qui relève de l’intérêt général.

D’intérêt général, l’affaire des viols « libertins » de Gironde l’est pour nous à l’évidence et seule sa description précise permet d’en donner l’ampleur. Lorraine de Foucher et Jérôme Lefilliatre racontent en quatre épisodes ce dossier judiciaire, qui a mené à la mise en examen historique de 19 hommes pour viols, avec la circonstance aggravante de la « torture ou acte de barbarie », toujours maniée avec prudence par la justice. Cette affaire, où certains mis en examen acceptent leur responsabilité et d’autres non, en se retranchant derrière des pratiques « libertines », raconte la violence masculine, l’abolition des limites et de l’humanité, dans un environnement propice à ces dérives.

Notre commentaire

La presse à scandale est une catégorie de publications traitant de l’actualité et de la vie privée des personnes publiques et des célébrités ; normal, pour devenir célèbre il faut paraître dans ce genre de presse. Et il y a des gens qui aiment ce genre de potins sans conséquences. Par contre la presse-poubelle cultive le voyeurisme et le sexe sans limites, c’est ce que fait LE MONDE au nom de « l’intérêt général ». Lequel ?

Donnez en pâture à ses lecteurs le sexe sans limite dans un dossier de plusieurs pages ne fait pas honneur à la perspicacité du MONDE sauf à chercher l’audience au prix du rabaissement de ses convictions. Il est vrai que la presse-papiers est en difficulté étant donné la facilité des messages par écrans interposés… Alors en route pour l’enfer. Après avoir introduit les images, maintenant LE MONDE cultive le choc des photos plutôt que la profondeur du texte. Le sport-spectacle est à l’honneur alors qu’à une époque LE MONDE ne voulait plus en parler. Les affaires judiciaires font la Une et les enjeux écologiques ont toujours la portion congrue. Le planète brûle et LE MONDE entretient le brasier, parlons sexe !  Heureusement que des journalistes écolos comme Stéphane Foucart existent, mais ils sont bien isolés dans les colonnes du MONDE.

Notez que LE MONDE n’a pas ouverts sa série libertine trash aux commentaires, dommage !

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Tout savoir sur le conflit Nature / Culture

Au préalable, précisons qu’on doit éviter la confusion entre les deux sens du mot culture. Il y a la culture au sens traditionnel de « cultivé », c’est-à-dire sachant beaucoup de choses qui n’ont aucune importance. Avant on se gorgeait de littérature et on allait au musée, maintenant on connaît le dernier chanteur à la mode et savoure la version télé de la réalité. C’est toujours une culture de divertissement, que ce soit pour les bourgeois ou pour les prolétaires. Ce n’est pas la culture au sens sociologique, l’ensemble des comportements acquis qui permettent d’apaiser les relations sociales et de préparer un avenir durable.

La mémétique utilise le concept, dû à Richard Dawkins, de « mème » (élément de comportement transmis par imitation) pour étudier les évolutions de la culture dans une approche darwinienne étendue. Si la génétique se base sur le concept de gène pour étudier le vivant, la mémétique se base sur le concept de mème pour étudier la culture. Notre blog biosphere a pour ambition de présenter des éléments de langage, donc une culture, qui pourraient améliorer notre société de façon durable. C’est pas simple !

Notre blog, centré sur toutes les problématiques écolos, débute en 2005 et compte plus de 7000 articles. Sur notre moteur de recherche interne, il suffit de taper une demande pour avoir les réponses les plus parlantes. Ainsi l’item « nature culture » nous offre ce panorama dont nous vous sélectionnons l’essentiel.

Notre rapport détérioré à la nature sauvage

Le faux dualisme entre nature et culture

Pour les uns la na­ture, ça n’existe pas, ce n’est qu’une construction de l’esprit, tout est culture. Or ce dualisme a mené l’humanité à une exploitation effrénée et suicidaire des res­sources naturelles. Pour d’autres comme l’anthropologue Philippe Descola, les tribus amérindiennes entrent en connivence avec les autres « existants », tous dotés d’une vie autonome dont dépend la qualité de vie des humains. Satish Kumar a fait une formidable « Déclaration de dépendance » :

« Vous remarquerez que Descartes dit deux fois « je » dans son « je pense, donc je suis ». Il fonde tout seul sa vérité, tout ce qui vit autour de lui n’existe plus ! D’ailleurs il a eu cette révélation en méditant enfermé dans une chambre. S’il avait réfléchi dans la nature, entouré d’arbres, d’animaux, caressé par le vent, il n’aurait pas conclu à une prise de conscience solitaire. En posant l’ego comme le moteur de l’être humain, votre Descartes a institué un dangereux dualisme. »

Cueilleur par nature, obèses par culture

Depuis que l’humanité s’est sédentarisée, passant d’un modèle de chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur, elle s’est éloignée d’une grande partie des 80 000 espèces végétales comestibles de la planète. Mais que se passerait-il si tous les consommateurs se convertissaient à la cueillette et partaient à l’assaut des chemins et des collines ? Il n’y aurait plus aucune plante sauvage comestible vu notre nombre.

Pas de bol, l’impossible retour à la nature sauvage

Pas de bol, « Il est trop tard ». Trop tard pour revenir à l’époque de la chasse et de la cueillette. Trop tard pour que l’agriculture nourrisse l’humanité tout en préservant les sols, les zones humides et les forêts. Trop tard pour espérer vivre avec des loups et des ours à nos portes. Trop tard pour avoir un sentiment océanique au milieu des vacanciers des bords de mer. Trop tard pour aller dans un lieu préservé de l’homme car il devient la destination prévue d’un tourisme organisé. Trop tard pour que nos enfants des villes sachent goûter l’aventure dans la nature. Trop tard pour définir des zones naturelles sauvegardées étant donnée la prolifération de l’espèce humaine. Trop tard pour limiter le nombre de nos animaux d’élevage pour laisser plus de place aux espèces férales. Trop tard, trop tard !

BIOSPHERE-INFO n° 365, retour à la nature à Fatu Hiva

Fatu Hiva relate l’expérience de jeunesse de Thor Heyerdahl (1913-2002), quand il a essayé en 1935 de revenir à la nature, de couper toutes les chaînes qui le reliaient au monde moderne. Il écrit :

« C’est le progrès, quand un fermier abandonne sa houe et un pêcheur son filet pour aller travailler à la chaîne, parce que le champ de blé est loué à une industrie, qui a besoin de la rivière aux saumons comme tout-à-l’égout. C’est le progrès, lorsque l’homme de la rue peut cesser de réfléchir parce que tous ses problèmes sont résolus par d’autres, ou quand des gens deviennent tellement spécialisés qu’ils savent presque tout sur presque rien. C’est le progrès, quand la réalité devient si morne et étouffante que nous survivons en regardant des divertissements qui passent sur une boîte. C’est le progrès, quand les villes deviennent si grandes et les forêts si petites. C’est le progrès, quand les enfants obtiennent une contre-allée en échange d’une prairie, quand le parfum des fleurs et la vue sur les collines sont remplacés par de l’air conditionné et la vue sur la rue…

De tous les coins du monde, montent les voix désespérées de funestes prophètes, qui nous prouvent à l’aide de courbes, de calculateurs électroniques et de statistiques convaincantes que l’humanité marche à la catastrophe. Leurs adversaires – nous pourrions les appeler les marchands de sable – s’affairent à répéter aux foules de continuer à dormir en paix : la science peut résoudre tout et l’homme du commun rester devant sa télévision. »

Réapprendre la nature, une nécessité

Arachnophobie, naturel ou culturel ?

Pour déterminer si un comportement est naturel ou culturel, on peut envisager deux critères. Si ce comportement est universel chez une espèce, il s’agit sans aucun doute d’un conditionnement génétique. Montrer que ce comportement est relatif, variable selon les individus, serait donc une preuve de conditionnement culturel. Il suffit alors de mettre à jour l’apprentissage social d’un comportement pour déterminer d’où il vient.

Enfants coupés de la nature, civilisation sans âme

« Quoi ? Pieds nus dans l’herbe ? Ça va pas la tête ! C’est dégoûtant. Il y a des bêtes… » Dans un monde normal, on découvre le contact direct avec la terre dès qu’on commence à marcher. Aujourd’hui, quatre enfants sur dix (de 3 à 10 ans) ne jouent jamais dehors pendant la semaine. Et les petits franciliens sortent encore moins. Quand on ne sait plus grimper aux arbres et jouer dans l’herbe, on se déconnecte aussi de tout contact avec le sensible, notre odorat, notre toucher. Quand un enfant joue dehors, la nature lui offre des défis variés, il a l’occasion de prendre des décisions, de résoudre des problèmes. Mais tout retient les enfants à intérieur des habitats, l’attrait des écrans, l’urbanisation, les « dangers » de l’apprentissage de l’autonomie. Des enfants dénaturés, le constat est terrifiant. Comment devenir écolo dans un tel contexte ?

Notre très inquiétante séparation d’avec la nature

Pierre Rabhi exprime son inquiétude : « Nous sommes coupés de la nature et de ses flux de vie : nous grandissons dans des crèches, étudions dans des bahuts, logeons et travaillons dans des cubes de verre et de béton, circulons dans des « caisses », allons en « boîte » pour nous divertir, confinons nos aînés dans des maisons de retraite, en attendant notre cercueil. Nous ne savons plus respirer, nous vivons en disharmonie avec les rythmes de la nature et les pulsions de notre cœur. Quand sortirons-nous de notre aveuglement et de notre surdité ? »

Une culture commune à l’école, l’écologisme

L’école actuelle, attachant les élèves à leurs chaises pendant des années et des années, n’est qu’une création du système thermo-industriel qui a chassé les paysans de leurs terres et rendu l’école obligatoire pour trouver du travail en ville, « en sachant lire, écrire et compter ».

Les jeunes doivent se préparer à un monde beaucoup moins abondant en énergie. Ils doivent donc devenir performant en cuisine, en jardinage ou en bricolage, devenir autonomes au niveau compétences et réflexion. Nos enfants doivent maîtriser des notions comme la capacité de charge d’un territoire, le niveau de CO2 dans l’atmosphère, le taux de renouvellement des ressources, le maximum de captation des ressources fossiles, etc. Ils doivent comprendre les cycles du vivant et la dépendance de l’être humain à la Nature. Il s’agit pour eux de privilégier les conséquences à long terme de ses actes sur la simple satisfaction du moment présent. Il s’agit pour les enfants d’acquérir le sens des limites ainsi qu’une manière de vivre favorable aux générations futures et à la biodiversité.

« La haine de la nature » selon Christian Godin

« La détestation de la nature constitue sans doute l’obstacle principal qui empêchera les hommes d’agir à temps afin de prévenir la catastrophe écologique globale prévue. Le mépris de la nature est une histoire de longue durée : la pensée tend en effet à ne reconnaître qu’autres supériorités qu’en elle. La haine de la nature est d’abord celle d’un réel qui ne vient pas de nous. La nature ne figure pratiquement plus dans notre sphère symbolique. Elle ne nous fait plus contester, ni aimer, ni rêver. Le monde devient inhumain à partir du moment où il n’est plus qu’humain, seulement humain. »

Notre addiction à la culture de la liberté

L’inhumaine loi des hommes contre les lois de la nature (2014)

Une « loi de la nature » décrit une réalité objective qui ne peut souffrir la moindre exception sauf à détériorer les cycles naturels. Dans une société où la loi humaine se veut plus forte que la loi de la nature, il n’est que temps de revenir à ce qui aurait du rester les fondamentaux de toute culture. Stéphane Foucart : « Le problème, c’est que les lois de la nature ne paraissent pas aux yeux de la plupart des gens comme quelque chose que nous ne pouvons pas transgresser. Ainsi de la différence des sexes pour procréer ou les idées de géoingénierie contre le réchauffement climatique. »

Le sexe/genre relève-t-il de la nature ou de la culture ? (2013)

Contrairement au discours courant, il ne faut pas confondre exercice de la sexualité et « théorie du genre ». Lors des journées d’été d’EELV en août 2013 un atelier a eu lieu sur « le genre pour les nuls ». Pourtant il n’ a pas été question de sexualité, mais des inégalités des rôles masculins et féminins dans une tradition toujours bien présente, même en France. La hiérarchisation entre mâle et femelle humaine peut être contestée et modifiée.  Ce n’est pas parce qu’on est égalitariste qu’on prône l’identique. La notion de genre permet de se démarquer d’un certain féminisme « essentialiste » qui croit encore à un déterminisme biologique.

Sexe et enfant, l’homosexualité en lutte contre la nature (2012)

L’homosexualité témoigne de deux manières différentes de la volonté de s’affranchir des limites naturelles. Il s’agit d’abord de promouvoir une sexualité hors norme, ensuite d’exiger une reproduction qui ne peut être que bizarre.

Au niveau sexuel, la possibilité du coït par un couple de lesbiennes est ignorée sauf utilisation d’un godemichet, ce qui ne constitue qu’un succédané de la relation physique entre sexes différents. Entre deux hommes homosexuels, il y a le plus souvent mimétisme : un homme joue le rôle « passif », celui de la femme, offrant son anus faute de vagin et l’autre partenaire se veut « actif », jouant le rôle de l’homme tout en niant la place de la femme. Cette sexualité entre femmes ou entre hommes nie la différenciation sexuelle, mécanisme inventé par la nature pour faciliter le brassage des gènes tout en permettant la reproduction à l’identique. Pourtant, c’est un fait, l’homosexualité existe à toutes les époques. Comment expliquer cette déviance par rapport à l’ordre sexué inscrit par la nature dans nos chromosomes ? Le comportement des humains n’est pas fixé par la nature, mais par la culture. Tout est alors possible.

La faculté de reproduction constitue le deuxième élément naturel qui fonde la différenciation sexuelle. Or les couples de même sexe ont un problème physiologique pour concevoir. Ce n’est pas une pathologie, il s’agit d’un simple constat : un spermatozoïde ne peut en tout état de cause rencontrer un ovule quand il s’agit de sexes identiques. Il s’agit d’utiliser la procréation médicalement assistée (PMA) pour deux lesbiennes ou la gestation pour autrui (GPA) pour deux gays. Le couple parental n’est plus un homme et une femme, mais concerne plusieurs personnes dont on va ou non proclamer le statut parental ou l’anonymat. Il s’agit ni plus ni moins que de fonder une famille dans laquelle plus aucune contrainte naturelle ne serait admise. Le mariage pour tous et la reproduction homosexuelle n’est que le symbole éclatant de la négation totale de la nature par la société occidentale industrialisée.

La culture ne reflète plus notre nature sexuée, elle devient l’expression de la liberté totale des hommes et des femmes insérés dans des institutions dont on a transgressé la stabilité. Une telle société est vouée à l’échec. Non seulement l’enfant n’est qu’un jouet supplémentaire dont on peut disposer à son gré dans les sociétés riches, mais la liberté totale sans aucune limite dissout les liens sociaux et présage du pire.

guerre contre la nature, guerre contre l’homme

Faute d’un changement immédiat et de grande ampleur des comportements, la perte croissante des écosystèmes naturels (pollution de l’air, de l’eau, des sols, équilibre des climats…) va entraîner des modifications irréversibles. Que nous devenions possesseurs et maître de la fusion nucléaire ne ferait qu’accélérer la fin de notre civilisation thermo-industrielle, asphyxiée dans un monde de la démesure, sur une planète de moins en moins vivante, recouverte de bétons et  de terres stérilisées.

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Les lois de la nature contre la loi des humains

L’été 2025, des arrêtés sécheresse ont été pris dans près de 95 % des départements et quelque 2 000 communes ont été privées d’eau courante. Comment réagiront les populations qui ne recevront plus d’eau potable à leur robinet ? Pourtant nos politichiens actuellement méprisent les lois de la nature ?

Stéphane Foucart : les textes réglementaires et législatifs adoptés depuis deux à trois ans – ainsi que d’autres en cours d’examen – construisent avec constance, pièce par pièce, les conditions d’une dégradation inéluctable de la disponibilité et de la qualité de l’eau. Le projet de loi d’urgence agricole, de même que la loi Duplomb, adoptée en juillet 2025, facilitent ainsi l’installation ou l’agrandissement de grands élevages intensifs – dont les effluents dégradent aussi la qualité de l’eau –, ou encore les projets de mégabassines. Les possibilités de recours s’amenuisent et même certaines réunions publiques d’information pourraient être supprimées. Et encore n’est-il ici question que d’agriculture, mais l’avenir sera aussi fait d’une multiplication de projets hydrovores qui ajouteront des tensions sur la ressource : data centers, installations de production énergétique, projets miniers, etc. Tout converge ainsi pour verrouiller une trajectoire catastrophique, et faire de la société civile l’observateur impuissant de la dégradation d’un bien commun irremplaçable. Sur l’eau et sur bien d’autres choses, une part non négligeable de la classe dirigeante se tient ainsi, à une distance respectable des lois de la nature.

La seule chose que cela peut nourrir dans les territoires est la frustration, la colère et, in fine, la tentation de la violence.

Le point de vue des lois de la nature

Tous les organismes vivants jusqu’à présent observent ces 9 lois de la biosphère :

s’appuyer sur la coopération et la diversité ;

utiliser les déchets comme matériaux ;

s’approvisionner localement ;

ne pas surexploiter les ressources ;

récolter en permanence des informations et s’y ajuster ;

optimiser plutôt que maximiser ;

utiliser l’énergie solaire (à 90 %) avec efficacité ;

s’interdire les toxiques persistants ;

rebondir après les chocs.

Comme les humains pratiquent la compétition et la concurrence, la prédation du sol, du sous-sol et des mers, le libre-échange mondialisé, la surexploitation des ressources renouvelables ou non, le non-ajustement à leurs informations (pensez au refus de la carte carbone par exemple), la maximisation du toujours plus, l’utilisation forcenée des énergies fossiles non renouvelables, l’usage généralisé de toxiques persistants… ils ont de fortes chance d’avoir beaucoup de difficultés à rebondir après le prochain choc pétrolier et/ou un effondrement financier.

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Stéphane Foucart, les lois de la nature s’imposent (septembre 2014)

extraits : Rien de nouveau malheureusement sous un soleil brûlant, Stépnae Foucart écrivait déjà en septembre 2014 :« Pour une large part du monde politique, les « études scientifiques » ne sont pas tant des outils destinés à mettre en évidence des faits sur lesquels la réglementation doit se fonder que des instruments qui permettent de légitimer une décision prise d’avance. Le plan Ecophyto, lancé en 2008, avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en dix ans mais, depuis son lancement, les quantités de matières actives épandues n’ont cessé d’augmenter… Les dettes que nous contractons à l’égard de l’environnement finissent toujours par être réglées. Nous pouvons discuter avec nos créanciers, pas avec les lois de la nature. Elles s’appliquent et s’appliqueront avec entêtement, quoi qu’il arrive… »

L’inhumaine loi des hommes contre les lois de la nature (mai 2014)

extraits : Une « loi de la nature » décrit une réalité objective qui ne peut souffrir la moindre exception sauf à détériorer les cycles naturels. Dans une société où la loi humaine se veut plus forte que la loi de la nature, il n’est que temps de revenir à ce qui aurait du rester les fondamentaux de toute culture. Une chronique de Stéphane Foucart insiste sur cet aspect des choses : « Il s’agissait de protéger les propriétaires de la dévaluation de leurs biens côtiers au moyen d’une garantie législative. Aux lois de la nature, il s’agissait donc d’opposer la loi des hommes. Le problème, c’est que les lois de la nature ne paraissent pas aux yeux de la plupart des gens comme quelque chose que nous ne pouvons pas transgresser. Ainsi de la différence des sexes pour procréer ou les idées de géoingénierie contre le réchauffement climatique. »….

la bioéthique contre les lois de la nature (février 2011)

extraits : Où s’arrêtent les lois de la Nature et où commence celle des humains ? Pour les humains contemporains, cela paraît évident. La nature leur est soumise et ils peuvent tout faire sans contrainte externe ; tout se joue dans les délibérations sociales. Ainsi la fécondation in vitro est-elle passée dans les mœurs. Ainsi l’Assemblée nationale autorise-t-elle le transfert d’embryon post-mortem. Ainsi l’homosexualité doit-elle s’afficher sur le lieu de travail, 53 % des homos y faisant déjà part de leur orientation sexuelle*. La nature peut nous rendre stérile, les individualistes contemporains s’en foutent, ils veulent un enfant, même quand ils sont du même sexe, même quand le mari est mort. Qui en profite ? Les marchands. Qui gagne du fric sur le DPI (diagnostic préimplantatoire, pratiqué sur les embryons fécondés in vitro) ou avec le Cecos (Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme humains)….

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des loups, des renards et des hommes

Quand nous tuons des loups ou des renards, nous avons une idée précise des bénéfices que nous en tirerons, mais aucune des bienfaits qui disparaissent avec eux.

Stéphane Foucart : Le loup est certes protégé, mais ce serait plus simple pour tout le monde qu’il ne soit tout simplement pas là. Cette ambiguïté est le reflet des rapports de domination que les sociétés occidentales entretiennent avec la nature sauvage – et au pays de Descartes plus qu’ailleurs. Avec la destruction et la fragmentation des habitats, des réservoirs d’agents infectieux colonisent de nouveaux espaces et se rapprochent des humains tandis que leurs prédateurs, plus fortement inféodés à leur milieu, déclinent et leur laissent le champ libre. La présence du renard roux – dont 600 000 sont tués chaque année en France, avec un acharnement qui ne laisse pas d’étonner – permet de contrôler les mulots qui ravagent les prairies et pourrait réduire le risque de la maladie de Lyme, en limitant la circulation des petits mammifères qui dispersent les tiques, vecteurs de cette pathologie.

Il est impossible d’identifier tous les avantages tirés de la présence des grands carnivores. Dans les écosystèmes, ceux-ci provoquent des effets en cascade souvent difficiles à observer et, la plupart du temps, les chaînes de causalité sont impossibles à remonter. Quand nous tuons des loups, des renards ou d’autres animaux encombrants qui croquent quelques poules ou moutons, nous avons une idée précise des bénéfices que nous en tirerons, mais aucune des bienfaits qui disparaissent avec eux.

Nos plus anciens articles sur la question des loups

06.03.2005 Entre chien et loup

La protection des derniers animaux sauvages donne bonne conscience et on construit des passages sous autoroutes pour les batraciens ; il faut que l’espèce sauvage se fasse invisible. Les Français ont presque oublié les animaux de ferme ; il faut un projet de Constitution européenne pour qu’on s’intéresse au bien-être animal. Les Français adorent les animaux de compagnie et déjà la moitié des foyers en possède un ; le décret d’attribution d’un secrétaire d’Etat à l’agriculture a même comme objectif la bonne santé de ces animaux dénaturés. Car les animaux domestiques ne sont pas un morceau ambulant de nature, juste un illusoire substitut de chair et de poil à une amitié inter-humaine qui devient une denrée rare. Et les vaches ne sont plus qu’un objet de curiosité au salon de l’agriculture à Paris. Quant aux animaux sauvages ils sont à peine l’objet de commisération après qu’on ait décidé un taux d’abattage d’une partie des quelques trente loups de France ou éliminé la dernière ourse des Pyrénées.

Mais quand vous aurez fait disparaître toute possibilité de retrouvailles avec la Biosphère, quand vous n’aurez pour seul paysage que des HLM et des lignes électriques, des bidonvilles et des logans (une voiture bon marché), quand vous n’aurez plus que le contact avec vos artifices, alors pourra grandir la sauvagerie inter-humaine que vous connaissez déjà dans les conflits qui se déroulent constamment ici ou là.

4.06.2005 Coexistence pacifique

Il faudrait apprendre à composer avec la nature sauvage. C’est ce que font déjà les éleveurs italiens dans le parc national des Abruzzes où on dénombre 60 à 70 loups. Contrairement à la France, les bergers n’ont jamais perdu la mémoire de cette vie partagée avec les ancêtres des chiens et les techniques pastorales sont les mêmes depuis très longtemps. Un troupeau ne dépasse jamais 350 têtes et les bêtes sont accompagnées de chiens de type patous capables de les protéger. Les brebis sont parquées chaque soir dans des enclos, à l’abri de barrières métalliques hautes de deux mètres. C’est ce qui est préconisé en France, mais comme il faut aussi embaucher des bergers supplémentaires, pas grand chose ne se fait.

Au lieu de distribuer de l’argent supplémentaire ou de baisser les charges sociales pour réduire le chômage, mieux vaudrait retrouver une harmonie avec l’environnement, ce qui nécessitera de la sueur, beaucoup moins de matériel sophistiqué et beaucoup plus de main d’œuvre.

12.10.2005 Biocentrisme ou anthropocentré ?

La Nature n’a pas la parole, ce sont des mots exprimés dans les différentes langues humaines qui interprètent d’une façon ou d’une autre ce que la Nature veut nous dire. Les humains peuvent donc s’exprimer au nom d’un cours d’eau qu’on voudrait dévier, au nom des arbres qu’on voudrait abattre, au nom des loups qu’on voudrait exterminer. Rien d’exorbitant à cela, il y a bien un avocat qui s’exprime au nom du pire assassin et une opinion publique qui pense une chose ou son contraire de tout et de n’importe quoi. Il n’y a donc pas d’opposition fondamentale entre l’écologie profonde et l’écologie superficielle, seulement la place que les humains veulent donner à la Nature sauvage, soit une place la plus grande possible, soit une nature le plus possible dénaturée : il suffit de mettre des mots différents sur notre conception humaine de la même Nature.

Pour mieux comprendre la Biosphère, les enfants devraient s’exercer dès le plus jeune âge à prendre le point de vue de la fleur ou le point de vue d’un animal, beaucoup de choses changeraient alors : par exemple une fleur ne serait belle que rattachée à sa plante, certainement pas coupée dans un pot de fleurs.

25.10.2005 Une nature à votre image

« Il faut sauver les baleines, il faut des ours dans les Pyrénées et des loups un peu partout ». Ainsi parle la plupart des associations environnementalistes. « Il faut reconstituer des écosystèmes pour les touristes, un Bioscope en Alsace (ouverture juin 2006 sur 150 hectares), un Vulcania dans le fief de Giscard d’Estaing (déjà en déficit), un Naturascope à côté du futuroscope dans la Vienne (ouf, on s’en éloigne !) ». Ainsi parle les présidents de collectivités locales à l’affût du touriste. D’un côté on valorise certaines espèces animales en laissant de côté la perte irréversible de la biodiversité générale, de l’autre on fait visiter à titre payant des choses qu’on s’est acharné à détruire par ailleurs. Thierry Jaccaud, rédacteur en chef de l’Ecologiste, nous rappelle que la nature ordinaire est également extraordinaire dès qu’on lui prête attention : merles et moineaux, hirondelles et martinets, batraciens ou reptiles, moult coléoptères et papillon… Mais la Nature n’a pas besoin du regard des humains pour exister, la Nature n’est pas un concept abstrait ni une construction humaine, elle a une vie autonome au delà des noms dont on l’habille et des lieux qu’on lui préserve.

Un jour ou l’autre les humains comprendront qu’ils ne peuvent pas continuer à fragmenter tous les territoires pour leurs activités personnelles : la Terre appartient à toutes les espèces, des plus grosses aux invisibles. Ce n’est pas la Biosphère qu’on doit enfermer dans des parcs, ce sont les humains qui doivent vivre dans d’étroites réserves.

01.01.2006 Bonne année 2006

Au début des années 1970 une polémique était née de la proposition du socialiste Sicco Mansholt, alors commissaire européen, de substituer au PNB (produit national brut) le Bonheur national brut et de modifier pour y arriver les modes de croissance. Cette proposition avait crée un débat extrêmement polémique en France et le parti communiste dénonçait à l’époque une nouvelle trahison de classe de la part des socialistes ! En 2005 les mentalités n’ont pas beaucoup bougé, même si le rapport Brundtland en 1987 sur le développement durable et la conférence de Rio en 1992 qui l’a officialisé ont voulu que l’environnement ne soit plus méprisé par le système économique et social. Mais l’appel d’Heidelberg (signé entre autres par les frères ennemis Cl.Allègre et H.Tazieff) réunissait des « scientifiques » qui s’inquiétait de « l’émergence d’une idéologie irrationnelle à l’aube du XXIe siècle » a pourtant occulté la prise en compte de l’écologie en France. Il n’y a pas grand chose à attendre de certains scientifiques qui hurlent au loup alors qu’ils encouragent les prédateurs humains.

Mais la Biosphère ne se décourage pas et souhaite pour l’année 2006 une véritable pandémie de sobriétés énergétiques et de simplicités volontaires dans le monde entier.

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La relance inconsidérée du nucléaire civil

Bien plus que la question climatique, les guerres en Ukraine et en Iran ainsi que les tensions qu’elles induisent sur les marchés d’hydrocarbures ont transformé la relance du nucléaire tricolore en nécessité indiscutable… pour beaucoup trop de monde !

Stéphane Foucart (extraits) : Le retour au nucléaire est à l’œuvre en Belgique, où la loi de 2003 qui prévoyait une sortie totale de l’atome avant fin 2025, a été abrogée in extremis, quelques mois avant l’échéance. Même en Allemagne, qui a misé sur la sortie du nucléaire après la catastrophe de Fukushima (Japon) en 2011, au profit d’un fort développement des énergies renouvelables, la question se repose de manière aiguë. Mais les conflits en Ukraine et en Iran n’ont en effet pas seulement mis en lumière l’ultra-dépendance de l’économie mondiale aux combustibles fossiles : ils montrent crûment que les installations nucléaires peuvent devenir les cibles militaires d’un pouvoir aux abois.

Le risque est aussi lié à la versatilité politique ; à cet égard, la mention d’une possible mise en chantier, en 2030, d’un « premier réacteur à neutrons rapides ». De tels réacteurs expérimentaux ont fonctionné en France, le plus connu, Superphénix, a été fermé en 1997. Le dernier d’entre eux, le projet Astrid, a été abandonné en 2019, au milieu du premier mandat d’Emmanuel Macron.

Le point de vue des écologistes non radioactifs

– Le nucléaire c’est bien en théorie, mais en vrai il y a tout une série d’enjeux, notre dépendance à l’énergie exosomatique, l’idiotie du culte de la croissance dans un monde fini, etc.

– Les hommes politiques actuels n’ont AUCUNE connaissance et compréhension des conditions technologiques de notre prospérité actuelle et jouent avec les concepts comme un exercice de style à Science-Po, c’est à dire sans souci des conséquences ni vision holistique sur le temps long…

– Et dire que l’électricité produite par les centrales nucléaires est classée « verte ». Il serait opportun de rappeler que l’électricité, il faut la fabriquer contrairement aux ressources fossiles.

– Écrire  » énergie extrêmement sûre  » après Tchernobyl et Fukushima, faudrait oser.

– Si les Réacteurs à neutrons rapides ont été partout arrêtés, ce n’est pas pour faire plaisir aux écolos, mais parce que l’on n’arrive pas à les faire fonctionner de façon fiable (pas plus aux EU, qu’au Japon et ailleurs).

– L’ampleur des risques accidentels du nucléaire sont tels que la seule motivation de préserver le nucléaire est militaire. La raison civile voudrait en effet que tels risques ne soient jamais pris.

– Pour l’approvisionnement en uranium, il y a dépendance de dictatures, Kazakhstan, Niger, et Russie pour l’uranium enrichi, donc perte de souveraineté et risque de longs black-outs.

– L’uranium n’est pas une énergie renouvelable, les stocks sont limités, ceux de la France ont déjà été épuisés.

– Les coûts de construction d’une centrale nucléaire sont exorbitants, très nettement sous-évalués dans les projets, pénalisant lourdement les finances publiques.

– Notons l’absence totale de compétitivité économique vis à vis des énergies renouvelables.

– On ne sait toujours pas comment faire pour détruire les anciennes centrales ni l’énormité du coût ( voir Brennilis, petite centrale toujours pas démantelée au bout de 30 ans).

– Le nucléaire n’est pas une énergie propre car elle contribue à fabriquer quantité de déchets dont on ne sait que faire. Et qu’on va joyeusement enterrer, pour partie, de manière non réversible et pour plus de 100 000 ans. Pour rappel les pyramides ont seulement 5 000 ans.

– Est-il raisonnable de construire des centrales nucléaires exigeant un haut niveau de sûreté dans un monde instable, sujet à des conflits de grande ampleur ?

– L’aveuglement des promoteurs du nucléaire (civil et militaire) fait froid dans le dos.

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