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Régime végétarien imposé à ses enfants ?

Il y a la réalité d’un régime alimentaire équilibré. Il faudrait être flexitariens, mangeurs occasionnels de viandes. Et même « écovégétariens », à adopter dans la vie de tous les jours. Une attitude écoresponsable devrait nous conduire à diminuer d’environ de moitié notre consommation de produits animaux pour que la part des calories animales dans nos assiettes passe de 30 % à 15 % des calories totales. A titre indicatif, cela équivaut à consommer de la viande (environ 100-120 g) seulement trois ou quatre fois par semaine, du poisson une fois par semaine, des produits laitiers quatre à sept fois et de la charcuterie quatre ou cinq fois par mois seulement…. Il y a aussi les habitudes des familles. Mais aussi la capacité d’autodétermination des enfants

Peut-on imposer un régime végétarien à ses enfants ?

Valentine Faure : En 2021, la décision de la municipalité de Lyon de servir, temporairement, un menu unique sans viande dans les cantines avait déclenché une polémique nationale. « Idéologie scandaleuse », avait tweeté Gérald Darmanin. Au nom d’une politique « moraliste et élitiste », les écologistes excluraient les classes populaires des cantines scolaires, car « de nombreux enfants n’ont souvent que la cantine pour manger de la viande », écrivait le ministre de l’intérieur de l’époque. Jusqu’où peut-on imposer des choix alimentaires à des enfants ? L’expression « Avenir ouvert » est due à l’Américain Joel Feinberg qui l’emploie en 1980 pour dire que les enfants ont des droits futurs qui ne doivent pas être irréversiblement compromis par les choix des adultes. Une décision parentale devient limite lorsqu’elle transforme la désobéissance en faute morale grave et empêche l’enfant d’accéder à d’autres options plus tard. Autrement dit, les choix éducatifs ne deviennent problématiques non par leur existence, mais par leur degré de fermeture. Or paradoxalement, ce sont aujourd’hui les jeunes qui sont plus enclins à devenir végétariens que leurs parents. Le dilemme se pose alors dans l’autre sens : doit-on convertir ses parents ?

Le point de vue des écologistes flexivores

– Tous les parents du monde imposent des choses à leurs enfants – des horaires, une langue, des règles, parfois une religion ; et tous leur imposent aussi des habitudes alimentaires, bonnes ou mauvaises.

– Dans toutes les familles c’est la même règle. À table les enfants mangent comme les parents. Et avec les copains ils mangent ce qu’ils veulent.

– Les humains sont des animaux culturels où la période d’imitation (dès la naissance) grâce entre autres aux neurones miroirs

– Personnellement j’ai des canines, Je m’en sers, mais je mange moins souvent de viande qu’avant, changement climatique exige.

– La viande (et le cuit) ont joué dans notre bilan énergétique pour permettre le développement de notre cerveau. Et le lait maternel…

– Pensons aussi à la maltraitance animale ( conditions d’élevage, de transport, de mise à mort…)

– Pensons à la maltraitance des consommateurs de viande : augmentation du risque de maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète de type 2…

– La vraie question : peut-on imposer un régime carné à ses enfants ?

– Allons plus loin : peut-on imposer à ses enfants de se faire couper le prépuce ou leur interdire de manger du porc ?

– Dilemme, dilemme… Dans beaucoup d’autres endroits sur la planète le problème pour beaucoup de monde reste de trouver à manger.

– Prochain dilemme : peut-on imposer à nos enfants de naître ?

Tout savoir sur les végétariens grâce à ce blog

https://biosphere.ouvaton.org/blog/?s=v%C3%A9g%C3%A9tarien

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omnivore, carnivore, végétarien ou flexitarien ?

Le passage à une alimentation plus carnée dans notre lignée serait le moteur de la croissance de notre cerveau. Alors, les végans font-ils fausse route ?

Hervé Morin : Notre cerveau a un appétit ogresque, consommant 20 % de l’énergie que nous ingérons – et jusqu’à 70 % durant la petite enfance. Les anthropologues ont fait l’hypothèse que notre encéphale a bénéficié d’un changement de régime alimentaire, plus carné, à un moment de notre évolution. La proportion d’azote 15 – ayant quinze neutrons dans son noyau atomique – par rapport à l’azote 14 y augmente en effet à mesure que l’on monte dans la chaîne alimentaire, c’est-à-dire en fonction de la proportion de viande ingérée. Une nouvelle technique d’analyse de la concentration de l’isotope de l’azote dans l’émail dentaire a permis de déterminer que la consommation carnée était encore minimale chez les australopithèques sud-africains il y a près de 4 millions d’années. Les sept australopithèques sud-africains testés se situent en moyenne au même niveau que chez les herbivores contemporains.

Une interrogation centrale est de déterminer pourquoi, si l’apport de la viande a été aussi décisif dans l’évolution de notre cerveau, les espèces carnivores n’ont pas bénéficié de cet avantage à un tel degré. Un gros cerveau pour les humains prédateurs est encore plus nécessaire que pour les prédateurs animaux, car pour être efficaces comme prédateurs, les humains doivent développer des stratégies de chasse en groupe, des armes pour tuer et des outils pour dépecer. Donc une gamme d’activités cognitives que beaucoup de prédateurs animaux effectuent grâce à des adaptations biologiques – dents, griffes, vitesse, etc., plutôt que culturelles. 

Le point de vue des écologiste omnivores

Reste tout de même à vérifier si cette étude n’est pas financée par un groupe d’influence d’éleveurs bovins, mais si cette découverte est confirmée, les véganes n’auront plus qu’à faire profil bas…

Nos ancêtres ont été d’abord charognards, dans le climat chaud de la savane , la viande reste consommable pour l’homme pendant 48 heures. La viande contient toutes les protéines nécessaires dans un volume réduit. C est son grand avantage pour un cerveau quia besoin de beaucoup d énergie . Homo sapiens a été un chasseur cueilleur, avec une dentition d’omnivore. Si la viande n’a pas fait le cerveau, produit de l’évolution, le cerveau a permis d’accroître la part carnée de son alimentation. La chasse en groupe, en meute comme les loups, devait demander beaucoup d’efforts et une bonne organisation. On sait déjà que le chimpanzé, notre plus proche parent, mange à l’occasion de la viande, et élabore des stratégies de chasse en groupe pour capturer, tuer et manger des proies. Quand il vit librement dans la nature, le chimpanzé « consomme en moyenne 65 gr de viande par jour pour un adulte …

Et si c’est la viande qui a contribué à l’éveil du cerveau, que va-t-il advenir quand nous n’aurons plus que les protéines végétales ? Nous retournerons là d’où nous venons ? A l’heure où les réseaux sociaux et les consoles de jeu dominent la pensée humaine, pas besoin de changer de régime alimentaire pour constater une liquéfaction du cerveau…

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féroces carnivores

extraits : « L’homme consomme, engloutit à lui seul plus de chair que tous les animaux ensemble d’en dévorent ; il est donc le plus grand destructeur, et c’est plus par abus que par nécessité ; au lieu de jouir modérément des biens qui lui sont offerts, au lieu de les dispenser avec équité, au lieu de réparer à mesure qu’il détruit, de renouveler lorsqu’il anéantit, l’homme riche met toute sa gloire à consommer, toute sa grandeur à perdre en un jour à sa table plus de biens qu’il n’en faudrait pour faire subsister plusieurs familles ; il abuse également des animaux et des hommes, dont le reste demeure affamé, languit dans la misère, et ne travaille que pour satisfaire à l’appétit immodéré et à la vanité encore plus insatiable de tous ces riches qui, détruisant les autres par la disette, se détruisent eux-mêmes par les excès. »

Buffon (1707-1788), extrait de son article sur le bœuf

Repas, manger est un acte politique

extraits : « Si j’utilise une feuille de thé, un peu de sucre et de l’eau bouillante, puis que j’en bois le produit, je soutiens le prix du thé et du sucre et, plus indirectement, j’interfère dans les conditions de travail au sein des plantations de sucre et de thé dans les pays en voie de développement. Pour chauffer l’eau, j’ai probablement utilisé du bois ou de l’électricité ou un autre type d’énergie, et ce faisant, je prends part à la grande controverse concernant l’utilisation de l’énergie. J’utilise de l’eau et prends aussi part à une myriade de problèmes politiquement brûlants qui concernent les réserves d’eau. J’ai donc une influence politique quotidienne. Je peux par exemple penser que les pays en voie de développement ne doivent pas exporter le thé, mais plutôt produire plus de nourriture… »

[Arne Naess, Ecologie, communauté et style de vie (1ère édition 1976, éditions MF 2008)]…. 

Écovégétarien, flexitarien, végétalien…

extraits : Certains se qualifient maintenant de flexitarien pour signifier qu’ils sont des mangeurs occasionnels de viandes. Nous aurions besoin d’un mot plus signifiant, celui d’« écovégétarien », que je vous invite à adopter dans la vie de tous les jours. Une attitude écoresponsable devrait donc nous conduire à diminuer d’environ de moitié notre consommation de produits animaux pour que la part des calories animales dans nos assiettes passe de 30 % à 15 % des calories totales. A titre indicatif, cela équivaut à consommer de la viande (environ 100-120 g) seulement quatre ou cinq fois par semaine, du poisson une fois par semaine, des produits laitiers quatre ou sept fois, des œufs deux à quatre fois et de la charcuterie quatre ou cinq fois par mois seulement….

Locavore, l’art de cuisiner dans le futur

extraits : Les locavores mangent local. Tout ce qui n’a pas été produit, préparé et emballé dans un rayon de 160 km (ou 30, ou 200) est interdit de séjour dans les assiettes de ceux qui adoptent la façon de manger locavore.  Le New Oxford American dictionary a fait de locavore son mot de l’année 2007. Ce sera le mot d’ordre du XXIe siècle. Pour économiser l’énergie et conforter la sécurité alimentaire, il faudra produire et consommer le plus possible localement sa nourriture. Mais le locavore que nous deviendrons tous de gré ou de force après le choc pétrolier n’aura pas la vie facile. Manger local, ce sera souvent faire vache maigre, avec de préférence un régime très végétarien…

Manger cru ou manger cuit, un débat pas si anodin

extraits : Un écologiste conséquent devrait se pencher sur tous les actes quotidiens, à commencer par celui de manger : cru ou cuit ? Pour Angela Sirigu, « L’expansion de notre cerveau, très gourmand en calories, s’est effectuée au détriment du système digestif, dont la taille a rétréci en même temps que nous commencions à cuire les aliments, ce qui a permis de réduire l’utilisation d’énergie pour la mastication et la digestion. La cuisson a procuré un avantage reproductif aux groupes humains. » Les précieux nutriments (vitamines, oligo-éléments, minéraux, enzymes…) que nous croyons épargner en mangeant cru, nous coûtent en fait cher car leur assimilation n’est pas garantie. pour qu’un aliment soit facilement transformé en énergie, il faut qu’il soit, au moment de son absorption, à la température de l’estomac. En d’autres termes, les aliments crus demandent davantage d’effort à l’estomac pour la digestion. D’ailleurs les céréales doivent impérativement être complètement cuites pour être bien digérées….

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Végétarien, une des manières de devenir écolo

Michel Sourrouille, auteur en 2017 du livre « On ne naît pas écolo, on le devient », a décidé avant de mourir de partager sa pensée avec tous les Internautes qui fréquentent ce blog biosphere. La parution se fera chaque jour pendant les mois de juillet-août. Il dédie ce livre aux enfants de ses enfants, sans oublier tous les autres enfants… car nous partageons tous la même maison, la Terre, si belle, si fragile…

Végétarien, une des manières de devenir écolo

Tu manges un cadavre disent les végétariens aux carnivores. N’entends-tu pas le cri de la carotte que du croques, disent les omnivores aux végétaliens. J’ai été élevé dans une famille où on ne rencontrait pas du tout ce genre de controverse à table ; on mangeait de tout, y compris du foie gras, et les repas de grande fête chez ma grand-mère maternelle accumulaient les mets. Dans mon enfance, je ne savais même pas que les végétariens pouvaient exister. Cela m’aurait paru bizarre si j’avais su. Bien plus tard, le 13 avril 1971, j’écrivais à Pierre Fournier, l’écolo de service à Hara-Kiri : « Avec l’urbanisation de la campagne, la vie s’accorde de moins en moins directement aux rythmes biologiques et naturels. L’obligation faite de se mouvoir dans un espace plus restreint et artificiellement construit amèneront progressivement l’individu à perdre son autonomie individuelle. Quant à ton régime végétarien, c’est une profession de foi. Tu n’as pas expliqué en quoi ce serait une rationalisation de la conduite individuelle. Pour moi, un brin d’herbe est aussi respectable qu’un agneau, et il faut bien marcher et bouffer… Mais j’aime bien ce que tu écris… »

Je n’étais toujours pas végétarien. Dans une notule du 3 janvier 1971, j’écrivais même que c’est une mystification : « L’être humain a mis des millénaires pour se doter de canines et devenir omnivore. D’autre part l’animal n’est pas la seule concrétisation de la vie, les plantes aussi sont vivantes. »  Depuis, j’ai modulé ma pensée, j’ai pris conscience de la nécessité vitale de modifier le régime alimentaire des populations occidentalisées pour des raisons écologiques. Les experts l’écrivent.

Hervé Le Bras (démographe, directeur d’études à l’INED) : « Le problème le plus important n’est plus le nombre total des hommes, mais la structure de leur consommation, celle d’hydrocarbures, et de plus en plus celle de nourriture animale. Si la planète entière adoptait le régime alimentaire des Français, elle ne pourrait nourrir que 3,4 milliards de personnes, soit la moitié de la population actuelle. En outre les ruminants émettent du méthane, puissant gaz à effet de serre ». (Entropia n° 8, printemps 2010)

Rajendra Pachauri, président du GIEC : « Un des premiers gros efforts que devra réaliser la société humaine pour lutter contre le changement climatique est de réduire sa consommation de viande. Le cycle de production de la viande est très intensif, il nécessite beaucoup d’énergie, d’eau et d’aliments pour le bétail et génère d’importante émission de gaz à effet de serre. Changer les habitudes de nourriture nécessite un vrai changement de valeurs et une vraie information des populations pour leur expliquer l’association qui existe entre la consommation de viande et l’effet de serre. Je pense que le changement climatique est un déclencheur qui va nous amener à repenser notre mode de vie et à mettre l’accent sur d’autres valeurs. Nous croyons en Inde que l’Univers est une seule famille. Je pense qu’il est improductif et dangereux pour nous de ne pas croire en cette philosophie. » (Sciences et avenir hors série janvier-février 2010)

A la suite de l’initiative de la ville belge de Gand, l’A.V.F. (Association Végétarienne de France) avait lancé par un communiqué de presse du 29 mai 2009 une campagne « pour un jour végétarien hebdomadaire en France ». Plusieurs associations se sont assemblées en partenariat autour du mot d’ordre « Lundi, Jour Végétarien ».

Notre groupe de réflexion de Charente-Nature communique devant l’AG du 24 avril 2010 : « Depuis plusieurs mois, la commission énergie étudie les tenants et aboutissants de l’élevage. Après analyse des mécanismes de l’intensification des conditions d’élevage, de l’impact de l’élevage sur le réchauffement climatique et du gaspillage énergétique lié aux calories animales, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait agir dans le domaine alimentaire pour sensibiliser le grand public. Il nous semblait donc nécessaire d’adhérer à la campagne associative « Nous sommes d’accord avec le lundi végétarien ».

Il n’y a jamais eu de décision explicite d’adhésion de Charente-Nature au lundi végétarien. Il est très difficile d’arriver à un vote clair, même dans une petite association. La participation à une association est un moyen de faire progresser la pensée et la pratique collective, mais le résultat est diffus, incertain.

Bien entendu j’avais fait du lundi végétarien un mot d’ordre pour ma propre vie de famille. Mais j’avoue que quand il y a quelques restes du WE, je me pose quelques questions. Ne pas gaspiller la nourriture ou suivre un idéal ? Manger bio ou manger local ? Suivre le mouvement familial ou croque sa carotte en solitaire ?

(à suivre… demain sur ce blog biosphere)

Déjà paru :

On ne naît pas écolo, on le devient, introduction

Abécédaire, la façon la plus simple pour s’y retrouver

Abeille, qui ne pique que si on l’embête

Abondance, s’éloigne dès qu’on lui court après

Absolu, un mot à relativiser, un mot indispensable

Acteurs absents, dont on a eu tort d’ignorer l’existence

Adolescence, moment de révolte ou de soumission ?

Alcool, dur pour un écolo de refuser de trinquer !

Amour, une construction sociale trop orientée

Animal, une facette de notre humanité trop ignorée

Austérité, mot qui fait peur et pourtant source de bonheur

Barbe, un attribut des hommes qu’on voulait faire disparaître

Cannabis, une dépénalisation qui créerait l’usage

Chasse, activité dénaturée par des chasseurs motorisés

Compétition, système inhumain au service d’une société inhumaine

Croissance, l’objectif économique le plus débile que je connaisse

Démographie, le problème central qui est systématiquement ignoré

Devoir, la contre-partie nécessaire de nos droits

Doryphore, symbole d’une agriculture post-moderne

École obligatoire et gratuite, une entreprise de déculturation

Écologiste en devenir, notre avenir commun

Électricité, les inconvénients d’un avantage

Ethnologie, la leçon primordiale des aborigènes

Eugénisme, engendrer de bonne façon est-il condamnable ?

Euthanasie, mourir de belle manière comme heureuse conclusion

Féminisme, on ne naît pas femme, on le devient

Futur, il sera à l’image de notre passé !

Génériques, l’achat au meilleur rapport qualité/prix

Homoparentalité, la stérilité n’est pas une damnation

Interaction spéculaire, je fais ainsi parce que tu fais de même

IVG, une mauvaise expérience par manque d’expérience

Logement, une maison à la mesure de nos besoins réels

Loisirs, plutôt les échecs que le match de foot à la télé

Mariage pour tous, l’oubli du sens des limites

Militantisme, une construction de soi qui ne va pas de soi

Mobilité, aller moins loin est bien plus rapide

Musée, pas besoin du passé pour être un vrai artiste

Objecteur de conscience j’ai été, je suis, je serai

Pêche, une activité artisanale devenue un massacre de masse

Peine de mort, abolie un jour, tentation toujours

Philosophie, les valeurs de l’écologie profonde

Portable, suis-le le seul à ne pas en avoir ?

Publicité, une agression qui touche à l’acharnement

Recherche sans développement, refondation de la science

Religions, un frein à notre réflexion

Repas, manger comme acte profondément politique

Roman, qui ne mérite pas l’arbre qu’on a coupé pour lui

Sciences économiques et sociales, une tentative holistique ratée

Simplicité… volontaire aujourd’hui, obligatoire demain

Sourrouille Michel, présentation de l’auteur

Techniques appropriées et d’autres, à exclure

Testament, mérite mieux qu’un nom sur une pierre tombale

Toilettes, dis-moi comment tu défèques, je te dirais où tu vas

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Écovégétarien, flexitarien, végétalien…

Christian Rémésy : nous avons développé un clivage entre végétarien et non végétarien, centré sur la consommation de viandes, sauf que l’urgence climatique exige plutôt de faire la part entre calories d’origine animale ou végétale. La nécessité de lutter contre les anciens clivages commence à être dénoncée et certains se qualifient maintenant de flexitarien pour signifier qu’ils sont des mangeurs occasionnels de viandes. Nous aurions besoin d’un mot plus signifiant, celui d’« écovégétarien », que je vous invite à adopter dans la vie de tous les jours. Une attitude écoresponsable devrait donc nous conduire à diminuer d’environ de moitié notre consommation de produits animaux pour que la part des calories animales dans nos assiettes passe de 30 % à 15 % des calories totales. A titre indicatif, cela équivaut à consommer de la viande (environ 100-120 g) seulement quatre ou cinq fois par semaine, du poisson une fois par semaine, des produits laitiers quatre ou sept fois, des œufs deux à quatre fois et de la charcuterie quatre ou cinq fois par mois seulement. Etre « écovégétarien », c’est aussi opter pour le bio en évitant ses dérives industrielles. C’est enfin un atout remarquable pour rester en bonne santé. Mais les pouvoirs publics évitent de se prononcer clairement pour ne pas avoir à affronter les puissants lobbies de l’élevage.*

Sur notre blog biosphere, quelques variation sur végétarien, végétalien, vegan, lovavore, extraits :

12 septembre 2019, Le repas végétarien à l’école, enfin !

Dans un pays ou seulement 5 % de Français se déclarent végétariens, et 35 % « flexitariens », l’appropriation culturelle du repas végétarien est un processus long, trop long. Dix ans pour que l’État réagisse enfin ! Le 29 mai 2009 L’A.V.F. (Association Végétarienne de France) avait lancé la campagne pour « un jour végétarien hebdomadaire en France » à la suite de l’initiative de la ville belge de Gand. Elle travaillait en partenariat avec toutes les organisations se reconnaissant dans l’intérêt du « Lundi Jour Végétarien »…

11 juin 2012, Locavore, l’art de cuisiner dans le futur

Les locavores mangent local. Tout ce qui n’a pas été produit, préparé et emballé dans un rayon de 160 km (ou 30, ou 200) est interdit de séjour dans les assiettes de ceux qui adoptent la façon de manger locavore.  Le New Oxford American dictionary a fait de locavore son mot de l’année 2007. Ce sera le mot d’ordre du XXIe siècle. Pour économiser l’énergie et conforter la sécurité alimentaire, il faudra produire et consommer le plus possible localement sa nourriture. Mais le locavore que nous deviendrons tous de gré ou de force après le choc pétrolier n’aura pas la vie facile. Manger local, ce sera souvent faire vache maigre, avec de préférence un régime très végétarien…

28 aout 2017, Végan, l’art de l’ersatz et de la confusion des valeurs

Il est discutable de vouloir confondre les végétariens, les végétaliens un peu plus radicaux, et les extrémistes végans pour qui tout produit issu de l’exploitation animale est à bannir. Il est encore plus contestable de réduire le débat à la question qui tue : « Est-il loisible, recommandé ou condamnable de tuer des animaux pour les manger ? » Il est sans consistance aucune d’évoquer « des raisons morales » au choix végan. A force d’approximations, il s’agit pour cette militante du véganisme de laisser le lecteur dans l’ignorance de ce que veulent dire les mots et les pratiques. Éclairons le débat. Le végétarisme exclut tout régime alimentaire basé sur la consommation de chair animale (viande, poissons ou crustacés). Le végétalisme s’interdit en outre tout produit issu des animaux, œufs, miel, laitages. Le véganisme va encore plus loin et récuse toute forme de contact avec les animaux, le cuir, la soie, la laine et tout produit contenant des matières animales…

* LE MONDE du 19-20 janvier 2020, « Devenir “écovégétarien” offre l’espoir d’être plus en harmonie avec le monde vivant »

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Le repas végétarien à l’école, enfin !

Dans un pays ou seulement 5 % de Français se déclarent végétariens, et 35 % « flexitariens », l’appropriation culturelle du repas végétarien est un processus long, trop long. Dix ans pour que l’État réagisse enfin ! Le 29 mai 2009 L’A.V.F. (Association Végétarienne de France) avait lancé la campagne pour « un jour végétarien hebdomadaire en France » à la suite de l’initiative de la ville belge de Gand. Elle travaillait en partenariat avec toutes les organisations se reconnaissant dans l’intérêt du « Lundi Jour Végétarien ». Voici leurs arguments :

– Manger végétarien un jour par semaine, c’est bon ! Vous n’avez rien à perdre, mais beaucoup à gagner. A la découverte de nouveaux ingrédients, recettes, restaurants et livres de cuisine… un monde de nouveautés gustatives s’ouvre à vous !

– Vous prenez soin de votre santé. L’instauration d’une journée végétarienne par semaine est un excellent pas vers un mode d’alimentation plus sain. La plupart des personnes mangent trop de viande et trop peu de fruits et légumes. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le dit pourtant noir sur blanc : adoptez des habitudes alimentaires saines, à base de produits végétaux principalement.

– Vous sauvegardez la planète. Manger plus souvent végétarien signifie moins d’abattage de massifs forestiers pour les pâtures et les aliments fourragers, moins de pollution mais aussi moins de gaz à effet de serre. L’élevage est en effet responsable du rejet d’une part majeure des gaz à effet de serre.

– Vous aidez autrui.Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim. Elles n’ont pas suffisamment accès à des aliments nourrissants et bon marché. Pendant ce temps, près de 40% des céréales à travers le monde servent à nourrir le bétail, ainsi que 90 % du soja. En mangeant moins de viande animale, vous réservez plus de céréales, de terres cultivables et d’eau pour les humains.

– Vous sauvez des animaux. Sa vie durant, un Français non-végétarien mangera 6 à 7 bœufs, vaches ou veaux, 33 cochons, 1 à 2 chèvres, 9 moutons, plus de 1300 volailles et 60 lapins, ainsi que des centaines d’animaux marins, sans compter tout le reste… En mangeant végétarien une fois par semaine, vous sauvez donc la vie d’un grand nombre d’animaux.

Dix ans plus tard, au 1er novembre 2019, toutes les cantines scolaires françaises devront proposer au moins un repas végétarien par semaine aux élèves. La mesure, qui prend pour l’instant la forme d’une expérimentation de deux ans introduite par la loi EGalim (octobre 2018) constitue selon le gouvernement un levier important en termes de santé et de lutte contre le réchauffement climatique. Le temps de restauration à la cantine est en effet un temps d’éducation. Mais aucun décret d’application de cette loi « expérimentale » n’a encore été publié. Et puis il faudrait éviter que l’arrivée de plats végétariens dans les cantines ne profite « à l’industrie agroalimentaire, aux steaks de soja ou boulettes de pois chiche industrielles plutôt qu’aux produits et aux producteurs locaux de qualité, donc aux usagers »*. Quelques compléments montrant que notre blog biosphere s’intéresse à la question depuis longtemps :

4 janvier 2019, 500 personnes (plus moi) appellent au lundi végétarien

30 mars 2015, Le lundi végétarien à la place de la viande de porc ?

21 mars 2013, Journée sans viande ou lundi végétarien ?

21 mars 2011, journée sans viande ou lundi végétarien ?

9 juin 2010, Interbev et le lundi végétarien

22 mai 2010, pour un lundi végétarien

* LE MONDE du 8 septembre 2019, Le défi des repas végétariens obligatoires dans les cantines scolaires

Le repas végétarien à l’école, enfin ! Lire la suite »

500 personnes (plus moi) appellent au lundi végétarien

Sur ce blog biosphere, nous faisons depuis presque dix ans la promotion du lundi végétarien. L’idée progresse, ainsi de l’appel* des 500 personnalités pour un « lundi vert » : « Nous nous engageons à titre personnel à . Voici les arguments qui nous semblent décisifs… Actuellement, en une année, 74 milliards d’animaux terrestres (mammifères et oiseaux) et entre 500 et 1 000 milliards d’animaux aquatiques sensibles (poissons, crustacés décapodes, et mollusques céphalopodes) sont tués pour la consommation humaine. Les recherches récentes en éthologie indiquent que ces animaux disposent de structures anatomiques et de capacités cognitives et sensorielles… L’image commerciale d’animaux heureux en élevage est presque toujours fausse. En France, 99 % des lapins, 95 % des cochons, 90 % des veaux et 82 % des poulets de chair sont élevés de manière intensive, c’est-à-dire qu’ils sont confinés dans des cages jusqu’à leur abattage précoce… En conclusion, pour l’un ou plusieurs des arguments que nous venons de mentionner (la planète, la santé et les animaux), il nous semble à la fois rationnel, souhaitable et réaliste d’infléchir nos habitudes, en commençant par nos repas chaque lundi en remplaçant la viande et le poisson (ou à aller plus loin dans ce sens). Bien que ces évolutions de pratiques individuelles ne soient pas suffisantes pour produire tout le changement nécessaire, nous pensons qu’elles y contribuent. C’est donc l’engagement que nous prenons publiquement et que nous vous invitons à prendre avec nous. » Place aux commentaires plus ou moins éclairés sur lemonde.fr :

Antoine : Je suis un bien pensant qui pense que toutes les initiatives sont bonnes a prendre face a la catastrophe ecologique vers laquelle nous avançons tel le Titanic vers son iceberg. Chers lecteurs « mal-pensant », oserez vous dire que vous connaissiez deja TOUTES les informations données par cette tribune? Les gens du « showbiz » utilisent leur notoriété pour nous interpeller et nous faire réfléchir, un peu. Mais, franchement, ou est le mal???

le sceptique @ Antoine : Un lecteur du Monde peut difficilement ignorer ces informations, on a déjà eu 50 articles et tribunes contre la viande en 2018, du militant végan qui filme des cochons à l’abattoir au chercheur concerné de science planétaire qui voit dans sa boule de cristal informatisée une limite d’usage des sols vers 2078. Pendant ce temps-là, le gilet jaune s’achète son pack de 30 steak Leclerc en pestant sur son pouvoir d’achat, car il ne lit pas Le Monde et pense que Vilani est une marque de ravioli.

Voltaire : Autant les arguments sont assez justes, autant chacun est libre de faire comme il l’entend et les auteurs font comme ils le veulent. Par contre, je dois avouer que j’en ai marre de tous ces donneurs de leçons qui veulent imposer leur mode de vie aux autres.

ChP @ voltaire : Vous n’avez pas lu le texte jusqu’à la fin et votre sang froid s’échauffe un peu vite: « C’est donc l’engagement que nous prenons publiquement et que nous vous invitons à prendre avec nous. ». Où est la contrainte?

Untel : Pas beaucoup de médecins dans la liste mais des actrices, le lobby écolo, un moine… Il feraient mieux de s’occuper de leurs oignons et laisser les analyses sur le cancer aux vrais spécialistes.

F. :Ah tous ces commentaires franchouillards sur l’air du « ces-people-donneurs-de-leçons ». Je ne suis pas végétarien, encore moins vegan, mais je vois bien que la consommation de viande pose problème. Arrêtons deux secondes l’hypocrisie et les petits arrangements. Oui, le fois gras c’est délicieux, oui un bon steak c’est formidable. Mais ces plaisirs-là ont un prix – environnemental, sanitaire, et même moral. Ne le nions pas.

Euh… : Y-a-t-il encore beaucoup de gens qui mangent de la viande tous les jours, pour lesquels « se priver » un jour par semaine serait un défi ? Cela fait des années que les nutritionnistes conseillent au plus un repas de protéines animales par jour, et cela peut aussi bien être à base d’œufs..

Dance Fly : Ils prennent le train en marche: la consommation de viande (hors volaille) dégringole depuis 20 ans et 1/3 des français sont déjà flexitariens…Et c’est compréhensible: ingurgiter un steak assez cher mais pas très bon provenant d’une vache qui n’a jamais vu la lumière du soleil et qui a été nourrie avec un soja OGM cultivé au Brésil à coup de pesticides en lieu et place de ce qui était une belle forêt tropicale: non merci.

le sceptique : Pour compenser ce lundi maigre, qui sera suivi d’appels à un mardi sans voiture, un mercredi sans plastique, un jeudi sans écran, un vendredi sans course et un samedi sans supermarché, je propose la règle du dimanche sans vert. Vous faites des efforts dans la semaine et le dimanche, vous relâchez la pression.

MICHEL SOURROUILLE @ le sceptique : beau programme que celui où on attend le dimanche pour manger la poule au pot, le seul repas carné qu’on pourra tous s’offrir dans une société appauvrie mais égalitaire. Ne vous inquiétez pas, avec la descente énergétique qui s’annonce, on y arrivera bientôt, le passé montre notre avenir…

Victor : C’est d’abord sur la natalité qu’il faut agir. Il vaut mieux redescendre à deux milliards d’habitants et vivre normalement que de souhaiter un monde de vingt milliards de moines végétariens. De plus l’élevage en prairie naturelle laisse vivre toutes les espèces. C’est la culture intensive de végétaux qui tue vers de terre, insectes et donc oiseaux.

* LE MONDE du 4 janvier 2019, « Nous nous engageons à remplacer la viande et le poisson chaque lundi »

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Les végétariens nous ont racontés des salades

Lierre Keith est née en 1964. Son livre « Le mythe végétarien »* est paru initialement sous le titre The Vegetarian Myth : Food, Justice, and Sustainability. Elle a été végétalienne (vegan en anglais) pendant 20 ans, ce qui donne une force particulière à sa critique du végétarisme. En résumé : Pas d’animaux sans végétaux mais les végétaux ont aussi besoin des animaux, et les herbivores ont besoin des carnivores. Il n’y a pas de hiérarchie, nous prenons notre tour dans les cycles de matière et d’énergie. Les humains ont évolué pendant 200 000 ans au moins comme chasseurs-cueilleurs. Leur nourriture à base de fruits, de noix et de viande a été déterminante pour leur physiologie. Les Eskimos, réputés pour leur très faible taux de maladies cardio-vasculaires ne connaissent pas le cancer alors que leur régime comprend 80 % de graisse animale. Le début de l’agriculture (la révolution néolithique) est perceptible pour le paléoanthropologue par son impact sur les ossements (infections et insuffisances osseuses, tuberculose, rachitisme, caries dentaires, petite taille adulte…). Avec l’agriculture, pour laquelle nos corps n’étaient pas préparés, sont apparus l’arthrite, le diabète, l’hypertension, les maladies cardiaques, la dépression, la schizophrénie et le cancer ainsi qu’une série de maladies auto-immunes et inflammatoires. Toutes ces maladies sont communes chez les civilisés et rarissimes chez les chasseurs-cueilleurs. Le cerveau est très gourmand en nourriture. Quand nos ancêtres habitaient les arbres, ils avaient déjà un régime varié avec des fruits, des feuilles, des insectes. Les chimpanzés restés arboricoles sont friands de sources de protéines animales. Quand les primates se sont adaptés à la savane ils ont commencé à manger de gros herbivores, ainsi que l’atteste la composition et l’usure des dents des australopithèques. Notre cerveau est devenu plus gros et notre tube digestif 60 % plus petit. Les gorilles, qui sont strictement végétariens, ont le plus petit cerveau et le plus gros tube digestif de tous les primates.

Les végétariens sont animés du désir (estimable) de protéger la vie, mais semblent ignorer ou censurer une notion importante : la vie n’est pas possible sans la mort. Quoi que vous mangiez, un être vivant a dû mourir pour vous nourrir. Cette loi de la nature est aussi valable pour les végétaux, les champignons, ou les bactéries. Les animaux que veulent protéger les végétariens occidentaux sont des mammifères, des oiseaux, au mieux d’autres vertébrés mais cette hiérarchisation du vivant résulte d’un anthropocentrisme primaire. L’agriculture avec ses monocultures annuelles et son labour détruit le sol et la biodiversité, c’est le biocide systématique. Dans certaines régions au climat favorable comme l’Europe et le Japon, avec des pluies suffisamment étalées au cours de l’année, la rotation des cultures de céréales avec les pâtures a permis de maintenir le sol mais cela implique des animaux domestiques. Une agriculture végétalienne, sans animaux, résulte en un saccage écologique. Pourtant fertiliser avec du fumier n’est pas moralement acceptable par les végétariens éthiques qui considèrent la domestication comme une exploitation, ni par les végétariens politiques qui pensent que toute la terre cultivable doit être dédiée à la culture de céréales annuelles. De nature, les humains et les ruminants ne sont pas en compétition pour le même repas, contrairement au discours des végétariens politiques. C’est la logique industrielle qui a installé la compétition. Les végétariens politiques ignorent les méthodes d’élevage autres que les méthodes industrielles, ils ne semblent pas savoir que les vaches mangent de l’herbe et que le sol mange les bouses des vaches. Quelle que soit la noblesse de leurs intentions, ils projettent un régime alimentaire planétaire en complète ignorance de l’origine de la nourriture. Lorsque les végétariens prétendent, par exemple que la Grande-Bretagne pourrait nourrir 250 millions d’individus suivant un régime totalement végétarien, ils se basent sur les chiffres d’une production qui n’est possible que par l’usage d’engrais issus de combustibles fossiles. Les méfaits du soja sont multiples. A part l’aide apportée aux moines orientaux pour leur faciliter l’abstinence sexuelle, le soja, une source de protéines végétales, n’a que très peu d’avantages. Il se défend contre les prédateurs en inhibant leur trypsine et en freinant leur reproduction. Ses effets sur le cerveau sont dramatiques.

Selon l’association britannique Vegfam, une ferme de 4 ha peut nourrir 60 personnes qui cultivent le soja, 24 personnes qui cultivent le blé, 10 personnes cultivant le maïs et seulement 2 élevant des bovins. Ce calcul fait l’impasse sur la destruction du sol. Un des leaders de la consommation locale et de l’agriculture durable, Joel Salatin, sur 4 ha en Virginie, produit : 3000 oeufs, 1000 poulets, 80 poules, 900 kg de boeuf, 1500 kg de porc, 45 dindes, 50 lapins et ajoute plusieurs cm de sol vivant. C’est suffisant pour nourrir au moins 9 personnes et les maintenir en bonne santé.

Ghislain Nicaise (résumé de son article)

* Le Mythe végétarien de Lierre Keith, aux éditions pilule Rouge (2013)

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Faut-il être végétarien pour sauver le climat ?

Il ne s’agit pas de te convertir immédiatement au végétarisme intégral, mais de réfléchir au poids que fait peser ton mode de digestion sur la Biosphère.

Les pays développés représentent aujourd’hui 15 % de la population mondiale, mais 38 % de la consommation mondiale de viandes bovines. Selon une étude publiée par The Lancet (13 septembre 2007), on consomme dans le monde 100 grammes de viande par jour et par personne, le taux moyen atteignant 200 à 250g dans les pays développés alors qu’il plafonne entre 20 et 25g dans les pays pauvres. Mais presque partout dans le monde, au fur et à mesure que le niveau de vie augmente, la consommation de produits animaux, viande et produits laitiers, augmente au détriment des produits végétaux. Par exemple en Chine, la consommation de viande a été multipliée par quatre en vingt ans. Pourtant en Afrique la consommation de viande a diminué drastiquement au cours des trente dernière années.

Malgré ce sacrifice involontaire de certaines populations, la FAO a publié à l’automne 2006 un rapport titré La grande ombre de l’élevage. En effet à l’échelle de la planète l’élevage représente 18 % de l’effet de serre, davantage que la totalité des transports, et occupe 26 % des terres émergées. Les causes du réchauffement de la planète par l’élevage sont dues à 35 % par la déforestation qu’implique l’augmentation des superficies transformées en pâturages, 31 % par le fumier et le lisier, 25 % par la fermentation entérique des ruminants, 7 % par la production d’aliments de bétail et le reste résulte de la transformation et du transport. Ces émissions de gaz à effet de serre par l’élevage sont dans le monde de 7,1 milliard de tonnes d’équivalent CO2, soit près de 13 fois les émissions de la France, toutes sources confondues. Donc à toi de limiter la taille de ton steak !

Pour aller plus loin, cf. L’élevage, une menace pour l’environnement (L’écologiste n° 23 juillet-septembre 2007)et l’ouvrage de l’agronome Cl.Aubert et du médecins N.Le Berre : Faut-il être végétarien ?  (sous-titré Pour la santé de la planète, éditions Terre vivante, 2007, réédition 2013)

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Vaches d’effet de serre ! Devenons végétariens

La contribution de l’élevage au réchauffement climatique, mesurée en équivalent CO2, est plus élevée que celle du secteur des transports. Le fumier dégage en effet de l’hémioxyde d’azote, un gaz au potentiel de réchauffement 296 fois plus élevé que celui du CO2. Le bétail produit aussi directement 37 % des émissions de méthane liées aux activités humaines, un gaz produit par le système digestif des ruminants qui agit 23 fois plus que le CO2. Les surfaces dédiées aux pâturages et à l’alimentation du bétail entraînent le défrichement des forêts et donc une action négative sur le CO2 ambiant. Dans le même temps, la hausse du niveau de vie s’accompagne d’une consommation plus importante de viande de produits laitiers. Un indien mange en moyenne 5 kg de viande par an, contre 123 kilos pour un Américain. Ce sont là quelques éléments du rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), rendu public le 29 novembre 2006. La conclusion de la FAO est claire, manger de la viande nuit à l’environnement. La FAO suggère même que la consommation excessive de produits animaux parmi les populations riches baisse ! Tout espoir n’est pas perdu, bientôt chaque Américain comprendra qu’il lui faut manger beaucoup moins que 367 grammes de viande par jour !!

Miracle : non seulement la FAO apporte des arguments aux végétariens, mais elle se met à soutenir la Biosphère. Mais cet article a été écrit le 18.01.2007 : qui est devenu végétarien depuis ce rapport ?

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Le lundi végétarien à la place de la viande de porc ?

« Si vous voulez que vos enfants aient des habitudes alimentaires confessionnelles, vous allez dans l’enseignement privé confessionnel. » Nicolas Sarkozy soutenait ainsi la fin du menu de substitution aux plats contenant du porc dans les cantines scolaires de Chalon-sur-Saône.

Face à ce « faux débat », certains proposent sur LE MONDE d’instaurer une alternative végétarienne : « solution laïque et œcuménique aux préférences alimentaires de chacun… on ne distingue plus le musulman ou le juif qui évite le porc du végétarien qui évite la viande… respect des convictions de ceux qui refusent de manger des animaux pour des raisons éthiques… un régime végétarien est bon pour la santé… l’alternative végétarienne est écologique, il est impératif de commencer à agir sur l’une des causes majeures du changement climatique : la consommation de viande… nous appelons à ce que la loi française impose dans chaque cantine scolaire, mais aussi dans les restaurants universitaires et les administrations, une alternative végétarienne, voire végétalienne. »

Bon objectif, mauvaise méthode. Le double menu, carnivore d’un côté et végétarien de l’autre, scinde la population des cantines en deux groupes distincts. Il n’y a pas de réelle incitation à s’initier au menu alternatif. Sur ce blog, nous préférons faire l’éloge du lundi végétarien… pour tous. Trop de choix tous les jours n’incitent pas à découvrir le nouveau, surtout quand on a un rejet épidermique de la viande de la porc ! Voici pour le lundi végétarien les meilleurs moments de nos articles précédents :

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2010/05/22/pour-un-lundi-vegetarien/
… André Méry (président de l’association végétarienne de France) : « Il faut tout de même avoir en tête que la France importe 5 millions de tonnes de tourteaux de sojas par an du Brésil ! Admettons que l’on crée une journée par semaine sans viande, cela permettra de réduire la déforestation, idem pour la pollution atmosphérique, pour le gaspillage d’eau, etc. » …

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2010/06/09/interbev-et-le-lundi-vegetarien/
… Il paraît que le bœuf est « une énergie naturelle qui entretient les prairies, propice à la biodiversité et facteur de réduction de l’effet de serre ». C’est affirmé sur une pleine page de prairie verte sur ciel bleu que nous « offre » LE MONDE du 8 juin 2010, en fait une publicité financée par Interbev, l’interprofession bovine, ovine et équine. On ne peut donc s’attendre un avis parfaitement impartial et désintéressé… Si l’information véhiculée par LE MONDE était objective, on garderait cette page d’Interbev, mais on mettrait en vis-à-vis une pleine page pour inciter la population à pratique le lundi végétarien …

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2011/01/08/lundi-vegetarien-mardi/
… Selon le supplément du monde**, on devrait s’interroger sur notre droit à manger de la viande. Il y a des chiffres effarants : « Le secteur de l’élevage industriel participe au réchauffement climatique pour 40 % de plus que l’ensemble des transports dans le monde ». De quoi déjà se mettre au lundi sans viande. Et puis il y a la manière industrielle de traiter les animaux comme des marchandises, empilés dans des espaces ridicules, empêchés de voir la lumière du jour, rabaissés à de la chair torturée. De quoi se mettre au lundi végétarien…

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2011/03/21/journee-sans-viande-ou-lundi-vegetarien/
… La consommation de viande explose, LE MONDE s’en fait l’écho en une page entière*. La journée internationale sans viande, qui a lieu chaque année le 20 mars existe depuis 1985. Une journée seulement dans l’année ? L’association américaine FARM qui l’a initiée milite pour une alimentation sans viande. Devrions-nous nier notre capacité omnivore ? Ces actions sont relayées en France par la plate-forme militante contre la vivisection et pour les droits des animaux. Ce n’est donc pas une action directe contre les méfaits environnementaux de l’élevage industriel ! Les végétariens, mais aussi les militants contre le réchauffement climatique, prônent une action à la fois plus continue et plus modérée, le lundi végétarien…

* LE MONDE du 27 mars 2015, Le repas végétarien, le plus laïque de tous

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