Derrière les réponses presque magiques de ChatGPT, les vidéos imaginaires sans limites de Sora ou les images synthétiques bluffantes de Grok ou Gemini, l’intelligence artificielle (IA) a une empreinte bien réelle sur le monde. Cette absorption de ressources fait craindre des pénuries ou des conflits d’usage locaux avec d’autres besoins essentiels tels que l’agriculture, l’électrification des transports ou de l’industrie. L’augmentation de la puissance installée des data centers devrait en conséquence faire bondir leur consommation électrique annuelle liée à leur utilisation. Celle-ci pourrait tripler d’ici à 2030. Pour le moment, l’électricité alimentant les data centers ne représente qu’environ 1,5 % de la consommation mondiale, selon l’AIE. Mais aux Etats-Unis, cette part pourrait passer de 4,4 % à entre 7 % et 12 % en 2028, selon le ministère de l’énergie américain. L’IA n’est pas seulement vorace en énergie, elle est aussi insatiable en eau. En 2023, les prélèvements associés aux centres de données auraient déjà dépassé les 5 000 milliards de litres, selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Soit l’équivalent de toute l’eau potable puisée en France en une année.
lemonde.fr : L’IA doit-elle donc être développée à tout prix ? l n’existe pas de recensement mondial du nombre de kilomètres carrés aujourd’hui occupés par les data centers. Mais, aux Etats-Unis, les montants investis dans la construction de ces infrastructures sont sur le point de dépasser ceux des bureaux traditionnels. Et le 8 décembre, plus de 230 ONG ont demandé un moratoire sur la construction de nouveaux centres de données aux Etats-Unis. En France, le gouvernement a annoncé avoir identifié 35 sites « favorables » à l’installation de centres de données pour un total de 12 km² – soit 1 680 terrains de foot.
L’Agence de la transition écologique (Ademe), dans une étude publiée début novembre 2025, recommande de la piloter « avec sobriété », en choisissant « le juste niveau de technologie au service d’un besoin réel ».
Le point de vue des écologistes débranchés
– Déterminer « le juste niveau de technologie au service d’un besoin réel » est un véritable casse-tête. Faut-il en revenir à la hache de pierre ?
– Nous passons 70% de notre temps sur des gadgets futiles chronophages et polluants et toxique psychiquement…. parce ça plaît à notre ego.
– Où est le progrès à part la croissance du nombre de like de temps de visionnage et donc de publicité… l’argent n a pas d’odeur mais c’est dingue comment ça pue et c’est écœurant
– Tout ce gaspillage pour que des gens qui s’ennuient produisent des vidéos IA de chats qu’ils pourront montrer à d’autres gens qui s’ennuient tout autant…Cette folie trouve son origine dans le fait que les requêtes adressées aux IA ont, pour l’usager un coût marginal nul. Autrement dit, une fois mon abonnement payé, que je fasse une ou mille vidéos de chats, cela ne me coûte rien de plus que le temps passé. Cela conduit à une surconsommation totalement déraisonnable et ne peut être viable !
– L’économie enseigne une chose essentielle: quand les choses ne sont pas tarifiées à leur véritable coût, il n’y a que des problèmes. On devrait appliquer à l’IA, comme d’ailleurs à internet en général, le principe du pollueur payeur. C’est la seule façon de rendre viable ce système.
– L’autre question pour l’IA est l’impact sur l’emploi. Est-ce que les gains réalisés génèrent assez d’activités et d’emplois pour compenser ceux perdus par l’IA? On a connu le même phénomène avec internet, une perte d’emplois importante mais compensé par un surcroît d’activité lui-même générateur d’emplois. Dans le cadre de IA, on a le problème de vitesse. La vitesse de destruction des emplois est supérieure à leur création. Sans compter qu’il y a un problème qualitatif puisque l’IA détruit des emplois de services à haute valeur ajoutée.
– Je vous suggère de vous intéresser au paradoxe de Jevons ou effet rebond. Par les gains de productivité correspondants, l’IA va créer d’innombrables nouvelles possibilités et demandes qui vont faire exploser les besoins en matériel informatique, en énergie… qui ne pourront être mis à disposition sans catastrophe écologique.
– Quand arrivera le moment de bascule, on se rendra compte que le vital c’est l’air, l’eau et un écosystème qui te fournit généreusement une alimentation saine et une vie agréable.
– Personne, si ce n’est ce blog biosphere, n’a encore défini les limites à ne pas dépasser, mais ça viendra inéluctablement. Nécessité fait loi.
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Savoir définir les limites à ne pas dépasser
extraits : La population française sait parfaitement qu’il ne faut pas dépasser la limitation de vitesse sur routes. Mais elle ignore dans sa grande globalité que nous avons dépassé les limites de la planète et qu’il faudrait instaurer des limites dans tous les domaines. Voici un récapitulatif de nos articles traitant (en titre) des limites, un mot qui nous incite forcément à penser « Décroissance »….
le portable, technique douce ou dure ?
extraits : Les techniques que nous utilisons devraient être douces à la nature, douce aux communautés humaines. Prenons l’exemple de la communication orale. Rien de plus simple, nous pouvons échanger directement, facilement. Mais notre société a tout compliqué. Le tout petit enfant mâchouille quelque chose au moment de la poussée des dents. Alors les usines mettent sur le marché des morceaux de caoutchouc reproduisant un portable, avec touches et tout. L’intoxication commence. Puis est venue pour l’enfant l’accumulation de jouets, à Noël et autres anniversaires : une montagne de jouets nécessitant presque tous des piles électriques. Pas étonnant qu’à 7-8 ans, l’enfant réclame déjà son téléphone personnel ! Mais ce n’est plus à l’autonomie que l’enfant accède, c’est à la soumission à une société thermo-industrielle. Car qui dit électricité dit prise électrique, énorme réseau de poteaux et de transformateurs, et tout au bout la centrale nucléaire. L’enfant dès le plus jeune âge apprend à devenir complice de ce système de production. Au lieu de jouer avec un simple ballon et d’aller dans la nature faire son propre apprentissage, on enferme les jeunes devant la télé et ses émissions pour tout-petits, on lui laissera bientôt prendre le téléphone à la place de ses parents, puis le portable sera l’aboutissement d’une rupture avec la nature, avec les adultes, et avec la relation directe à l’autre : les « facilités » du tout électrique l’emportent….
Pour en savoir encore plus

Sauf peut-être dans le monde des machines, qui tournent en mode binaire… admettons déjà qu’il est plutôt rare qu’une question puisse se satisfaire d’une seule réponse. Du genre OUI ou NON.
Ou BIEN SÛR, BIEN ÉVIDEMMENT, et/ou SURTOUT PAS et des choses comme ça.
– « L’IA doit-elle donc être développée à tout prix ? » (lemonde.fr )
Déjà parce qu’elle nous amène à réfléchir (oui oui) au moins sur deux choses, cette question exige donc bien plus qu’une seule réponse. D’un côté cette idée de développement (toujours plus), de l’autre celle du prix.
Et déjà là s’en pose une autre, question : Est-ce que cela, réfléchir… en vaut-il le prix ?
Autrement dit… sachant déjà que Time is Money… et que réfléchir ça fait mal à la tête, que d’un âne ON ne fera jamais un cheval de course, et enfin que ça ne sert à RIEN de jouer avec certains… finalement, le Jeu en vaut-il la Chandelle ? 🙂 (à suivre)
– Rire pour réfléchir, au risque de provoquer (Biosphère 31 juillet 2024)
Sauf que… même à ce petit jeu là il y a des limites. La Bienséance (Modération) exige de ne pas attaquer. Or, d’une certaine façon, se moquer c’est attaquer. Là dessus je suis donc bien obligé d’être d’accord. Et ON en revient donc à cette foutue question :
– COMMENT faut-il leur faire comprendre ?
Alors le mieux, finalement, ne serait-il pas de poser toutes ces questions (que plus d’un jugeront à la con) à une IA ? Oui oui, tout connement !
Bon d’accord, je l’admets, je pousse peut-être là le bouchon un peu trop loin.
Alors assez ri, et passons aux choses sérieuses. Reprenons donc le Jeu, sérieusement.
Pour moi, la Réponse se trouve déjà dans les commentaires des deux premiers débranchés.
(à suivre)
– « Déterminer « le juste niveau de technologie au service d’un besoin réel » est un véritable casse-tête. Faut-il en revenir à la hache de pierre ? […]
Nous passons 70% de notre temps sur des gadgets futiles chronophages et polluants et toxique psychiquement…. parce ça plaît à notre ego. »
( Le point de vue des écologistes débranchés )
Eh oui, COMMENT définir le juste niveau, la juste mesure ? Un casse-tête de plus.
Ben oui, 70 %. Et quand bien même ça ne serait «que» 50… alors que je parierais plutôt sur 80, voire 95%… de notre temps, disons éveillé, que nous passons à le perdre.
Et à nous perdre. Bref à déconner. À courir, gaspiller, polluer !
Et à nous battre, la plupart du temps pour des futilités, une merdaille, la Gloire, la Célébrité et autres conneries. (à suivre)
(et fin) Et l’IA là dedans, de COMBIEN nous rend-elle moins cons ?
Ne serait-ce déjà que pour nous permettre de comprendre… qu’entre la Bombe Atomique, la Tronçonneuse Hyper-Con-Nectée, et j’en passe de toutes ces innovations à la con toutes aussi connectées qu’«intelligentes»… et la hache de pierre… il doit bien y avoir quelque part un juste milieu.
– Savoir définir les limites à ne pas dépasser (Biosphère août 2025)
– « Personne, si ce n’est ce blog biosphere, n’a encore défini les limites à ne pas dépasser, mais ça viendra inéluctablement… » (Biosphère aujourd’hui)
Enfin ça viendra… ça ON verra. Ou pas. En attendant, je suis désolé Biosphère… mais en ce qui me con cerne je ne vois toujours pas clairement les limites. Que voulez-vous, j’en reste à ce que disait Einstein au sujet des deux choses infinies. 🙂
Le premier article de notre blog « biosphere » a été posté le 13 janvier 2005, il propose chaque jour un « point de vue des écologistes ». Hébergé par le serveur ouvaton.org, c’est un Journal indépendant sur l’actualité, nous ne sommes alignés sur aucune chapelle.
https://biosphere.ouvaton.org/blog/
Ce blog est directement relié à un site, on peut aller de l’un à l’autre rapidement.
https://biosphere.ouvaton.org/
Notre site « biosphere » est relativement statique, les contenus y sont organisés par pages pour la plupart anciennes. Mais c’est un « réseau de documentation des écologistes » qui fournit à peu près toute la culture que devrait avoir un écologiste militant. Nous avons une volonté de formation des citoyens. Nous ne sommes pas un réseau social qui met en contact n’importe qui pour n’importe quoi grâce à Facebook, TikTok, Twitter (X)…
Prière par vos commentaires de faire en sorte d’améliorer l’intelligence collective, merci.